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31 août 2014 7 31 /08 /août /2014 17:40
Le chouchou de l’été 2014

Ceci constitue mon dernier article sur la plateforme Overblog. Vous pourrez trouver le transfert des anciens billets ainsi que les nouveaux ici : http://blacknovel1.wordpress.com/

Et je termine en beauté ! Vous y croyez vous ? En deux petits mois, je me retrouve avec trois coups de cœur ! Trois romans totalement différents, dans des genres totalement différents et pourtant trois romans qui m’auront enchanté. Que ce soit Un enfant de Dieu de Cormac McCarthy (Points), un roman noir aux accents de conte philosophique, que ce soit Reflex de Maud Mayeras (Anne Carrière) un thriller extrêmement bien fait et psychologiquement fort et parfait, que ce soit Des forêts et des âmes de Elena Piacentini (Au-delà du raisonnable) un roman policier magnifique, ils auront tous trois enchanté mes lectures de cet été.

Outre le roman de Cormac McCarthy, la rubrique Oldies m’aura aussi de rendre un hommage à Fréderic Dard avec un roman de jeunesse, La Crève (Fleuve Noir), huis-clos qui se déroule après la seconde guerre mondiale à la psychologie parfaite.

En ce qui concerne les auteurs francophones, outre la déception de Imagine le reste de Hervé Commère (Fleuve éditions), il y aura eu des confirmations telles L’hiver des enfants volés de Maurice Gouiran (Jigal), qui nous plonge dans les pages noires du franquisme, Le mémorial des anges de Fabrice Pichon (Editions du citron bleu) qui montre que Fabrice Pichon fait partie des très bons auteurs de romans policiers, L’avocat, le nain et la princesse masquée de Paul Colize (La Manufacture de Livres) où l’auteur s’amuse avec les codes du polar en rendant hommage aux films classiques américains, L’expatriée de Elsa Marpeau (Gallimard-Série Noire) où nous découvrons l’univers des expatriés avec un roman noir vicieux, ou même La nuit de l’accident de Elisa Vix (Rouergue noir) qui me fait aimer de plus en plus cette auteure par la subtilité de ses intrigues.

Mais il y aura eu aussi des découvertes telles Seuls les vautours de Nicolas Zeimet (Toucan), où l’auteur fait un coup de force en déroulant une intrigue comme le ferait le maître Stephen King, ou bien Arab jazz de karim Miské (Points), premier roman et formidable coup d’essai d’un auteur dont j’attends avec impatience le second opus.

Du coté des étrangers, j’aurais eu l’occasion de lire mon premier polar turc, L'assassinat d'Hicabi Bey de Alper Canigüz (Mirobole Éditions) où l’enquêteur est un jeune garçon de 5 ans. J’aurais découvert l’univers de l’Irlandais Adrian McKinty avec Une terre si froide de Adrian McKinty (Stock-La cosmopolite) dont je lirai la suite puisqu’il s’agit du premier tome d’une trilogie. J’aurais aussi essayé Niceville de Carsten Stroud (Points), sélectionné pour Meilleurpolar.com qui a le défaut de s’essayer à différents genres et qui m’a un peu égaré. Et j’aurais été choqué par le roman norvégiens Le zoo de Mengele de Gert Nygårdschaug (J'ai lu), par sa façon de nous positionner en juge en face des exactions d’un groupe terroriste dont le but est de punir ceux qui font mourir les forêts amazoniennes et leurs tribus.

Le titre du chouchou du l’été 2014, s’il fut difficile à décerner, revient tout de même à Le jour des morts de Nicolas Lebel (Marabout), un formidable roman policier avec des personnages brut de décoffrage que l’on est pas prêt d’oublier.

J’espère que ce billet vous aura donné des idées de lecture. Je vous donne rendez vous le mois prochain pour un nouveau titre de chouchou du mois. Dans tous les cas, n’oubliez pas le principal, lisez !

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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 17:54
Le chouchou du mois de juin 2014

Avant les congés d’été, j’ai décidé de mettre le turbo pour vous proposer toujours plus d’avis sur les polars, en espérant que cela vous serve à quelque chose. A partir du mois de juillet, et ce pendant deux mois, le rythme de parution va descendre à deux billets par mois, parce qu’il fait trop chaud pour travailler !

Dans la rubrique Oldies, j’aurais rendu un hommage tardif à Monsieur Elmore Leonard, en parlant de son roman qui date de dix ans : Mr Paradise de Elmore Leonard (Rivages). Ce n’est pas son meilleur, mais avec Elmore Leonard, c’est toujours bien.

J’aurais eu la chance aussi de publier l’avis de Loley sur Les ailes arrachées des anges de Gilles Caillot (Editions les 7 péchés capitaux). Il faut savoir d’ailleurs que depuis, Loley a créé son blog qui s’appelle Le shoot de Loley. (http://leshootdeloley.blogspot.fr/)

J’aurais eu l’occasion de tester Ska, une maison d’édition exclusivement numérique, en chroniquant cinq de leurs nouvelles qui parlent toutes de boxe. Il s’agissait de A piece of steak de Jack London (Génial), Adrénaline de Joseph Incardona (Très bon), Ring à putes de Rachid Santaki (comme toujours, très bien), Amin’s blues de Max Obione (efficace) No limit de Jeremy Bouquin (Excellent). A ce sujet, j’espère que Jeremy Bouquin sortira bientôt un roman car je suis curieux de le lire sur un nombre plus important de pages.

Du coté des romans français, deux premiers romans m’auront plu. Il s’agit de Un mort de trop de Alexandra Appers (Ring), un roman noir très stylisé, et Un mensonge explosif de Christophe Reydi-Gramond (Liana Levi), un roman de politique fiction et d’espionnage. Et je ne pouvais pas laisser passer les nouveaux romans de deux auteurs que j’adore, à savoir Les nuits de San Francisco de Caryl Ferey (Arthaud), une fable humaniste sur la rencontre de deux marginaux et Le dernier tigre rouge de Jérémie Guez (10/18) une vision personnelle de la guerre d’Indochine.

Du coté des américains, j’aurais lu deux romans qui sont en lice pour Meilleurpolar.com des éditions Points, à savoir Brunetti et le mauvais augure de Donna Leon, que j’ai trouvé bien surtout quand il parle de la corruption en Italie, et Une belle saloperie de Robert Littell, qu’il faut prendre à mon avis comme un amusement de l’auteur, une variation dans le domaine du polar de détective privé. Enfin, comme d’habitude, le dernier roman de Thomas H.Cook, Le dernier message de Sandrine Madison (Seuil) est superbe et nous oblige à nous poser des questions importantes avec la subtilité qui le caractérise, et rien que pour cela, il vaut le détour.

Les éditions Jigal nous ont dégotté un nouvel auteur africain. Et comme je l’écrivais dans mon billet : en terme de style imagé, on fait difficilement mieux que les auteurs africains, tant ils semblent être les nouveaux créateurs de la langue française. Même si l’intrigue, dans le fond et la forme, est classique, ce roman est un pur plaisir de lecture grâce à son style, fait d’expressions du cru imagées. Lisez La traque de la musaraigne de Florent Couao-Zotti (Jigal) et vous m’en direz des nouvelles.

Le chouchou de ce mois revient donc à Poubelle’s girls de Jeanne Desaubry (Editions Lajouanie) car j’ai adoré ses personnages, j’ai adoré son sujet, j’ai adoré son contexte, j’ai adoré son style. De ce sujet dramatique, je garderai longtemps en mémoire Elisabeth, Paloma et Blanche que j’aurais côtoyées pendant trois jours. C’est un titre de chouchou bien mérité que celui là, et qui me tient à cœur.

Je vous donne rendez vous à la fin du mois d’aout pour décerner le titre du chouchou de l’été. Et d’ici là, n’oubliez pas le principal, lisez !

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 18:00
Le chouchou du mois de mai 2014

Les mois se suivent et ne se ressemblent pas. En ce mois de mai, j’aurais moins lu, beaucoup moins lu, donc moins chroniqué. Par contre, nous avons fêté en grandes pompes les cinq ans du blog. Nous avons aussi fêté le retour de Suzie, qui nous a parlé de Des yeux dans la nuit de Chevy Stevens (Archipel) qui est un excellent thriller. Décidément, cette auteure est à suivre tant elle sait creuser les psychologies humaines au travers de scenarii bien construits.

J’aurais aussi eu l’occasion de décerner mon deuxième réel coup de cœur de l’année à un roman extraordinaire, à savoir Trois mille chevaux vapeur de Antonin Varenne (Albin Michel), un roman qui se passe au dix neuvième siècle, un portrait rare d’un homme en recherche de rédemption, une réflexion aussi sur l’humanité et la folie des hommes. Ce roman pourrait bien être ma meilleure lecture de l’année, c’est vous dire comme j’y tiens.

Ce mois de mai, ce fut aussi le mois de George P.Pelecanos, puisque j’aurais chroniqué le premier roman de cet auteur paru en France dans le cadre de la rubrique Oldies : Le chien qui vendait des chaussures de George P.Pelecanos (Gallimard – Série Noire), un roman qui reprend les thèmes chers à l’auteur, ainsi que son dernier roman en date Le double portrait de George Pelecanos (Calmann-Levy), qui semble montrer les différences de génération. D’ailleurs, ce fut amusant de lire ces deux romans éloignés de plus de vingt ans et la façon dont ils se faisaient écho.

Ne ratez pas non plus un très bon premier roman, L’échiquier d’Howard Gray de Florent Marotta (Rouge Sang) qui est certes un peu bavard au début, mais qui part à 100 à l’heure dès que les 3 personnages principaux sont en place. Et rien que pour la scène finale, ce roman en vaut la peine.

Je vous avais dit qu’en ce mois de mai, je me faisais plaisir et que je lisais les auteurs que j’affectionne particulièrement. J’ai donc dévoré Lignes de sang de Gilles Caillot (Toucan Noir), qui est un thriller impossible à lâcher, avec un final renversant. La palette de l’ange de Catherine Bessonart (Editions de l’aube), deuxième roman de l’auteure aura confirmé tout le bien que j’en pense avec un scenario diabolique et formidablement bien mené. Le duel de Arnaldur Indridason (Métaillié Noir) est encore une fois très bon. Cette fois ci, Indridason nous propose une enquête avec Marion Briem en 1972, future chef et mentor de Erlendur et c’est encore une fois très fort.

La palme du chouchou du mois revient donc, ce mois ci, à L’hexamètre de Quintilien de Elisa Vix (Rouergue Noir) pour la charge émotionnelle que contient ce roman, pour sa construction très maitrisée, pour son sujet terrible, pour son sujet dramatique qui, je dois vous l’avouer, m’ont secoué et m’ont fait pleurer.

Je vous donne rendez vous le mois prochain pour un nouveau chouchou. En attendant, n’oubliez pas le principal : lisez !

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 18:16
Le chouchou du mois d’avril 2014

Pour ce mois d’avril, il y aura eu beaucoup de lectures, beaucoup de billets et j’aurais eu l’occasion de balayer beaucoup de styles différents et beaucoup de régions différentes. C’est l’une des chances que j’ai, de pouvoir donner libre cours à ma curiosité.

Honneur aux romans français, puisque j’aurais découvert un auteur de grand talent, qui écrit des romans d’action intelligents, je veux parler de Bastards de Ayerdahl (Diable Vauvert). Ce mois d’avril m’aura aussi permis de visiter les petites routes de Corse avec un roman dur et cruel tel que Petite louve de Marie Van Loere (Manufacture de livres), de passer par la région de Saint Etienne avec une bande de pieds nickelés journalistes locaux dans Niglo de Jean Louis Nogaro (Coetquen), de passer quelque jours dans une ville imaginaire nommée Versais pour un polar créatif Le sang des morts de Gilles Vidal (Asgaard), ou bien d’écouter les revendications de La Mort dans un polar humoristique sarcastique dont le titre est In fine de Stéphane Roulhart (Rouge Sang).

J’aurais aussi eu l’occasion de parler de ces nouvelles, éditées au format poche, vendues à des pris raisonnables et dont la qualité est, à mon gout, parfois au rendez vous. Je veux parler de Maitres du jeu de Karine Giebel (Pocket), Plein gaz de Stephen King et Joe Hill (JC.Lattès), L’encre et le sang de Frank Thilliez et Laurent Scalese (Pocket), Hecate de Frederic Jaccaud (Série Noire).

Chez les auteurs étrangers, j’aurais eu la chance de découvrir Filles de Frederick Busch (Folio) dans la rubrique Oldies, un formidable roman psychologique. J’ai fait un petit passage en Chine avec Dragon bleu, tigre blanc de Qiu Xiaolong (Liana Levi), avec la dernière enquête en date de l’inspecteur Chen qui montre un certain désenchantement. J’ai ensuite fait la connaissance d’une vendeuse d’armes hollandaise, dans Trafiquante de Eva Maria Staal (Editions du Masque), avant de finir le mois par un petit voyage à Barcelone avec N'appelle pas à la maison de Carlos Zanon (Asphalte), qui m’a beaucoup plu pour l’imagination de son intrigue et ses deux derniers chapitres terribles.

Le titre du chouchou du mois revient donc à Le cimetierre des chimères de Elena Piacentini (Au-delà du raisonnable), pour ses personnages, pour la maitrise de son intrigue, pour son style si beau, pour ce superbe moment passé à découvrir ce roman, qui m’a laissé tant de beaux souvenirs.

Il me reste donc à me lancer dans ce joli mois de mai et vous rappeler de ne pas oublier le principal : lisez !

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 17:02
Le chouchou du mois de mars 2014

Le jour où j’ai créé la rubrique du Chouchou du mois, j’aurais mieux fait de me casser une jambe. Car il faut bien avouer que, pour choisir celui de ce mois-ci, je suis bien embêté car toutes les lectures chroniquées me tiennent à cœur, pour une raison ou une autre. En tous cas, il n’y aura eu que d’excellentes lectures.

Dans la rubrique Oldies, j’aurais (enfin !) fait la connaissance de Danielle Thiery, avec la guerre des nains (Belfond). Si je pense que ce n’est pas son meilleur, ce roman s’avère être un polar costaud qui va me pousser à en lire d’autres de cette auteure.

Le mois de mars aura aussi vu le retour de la rubrique des invitées, au féminin, puisque j’aurais eu le grand honneur d’accueillir deux chroniques pour deux romans à propos desquelles je suis fier d’en être l’élu. Il s’agit de la chronique de Suzie pour Broken de Karin Slaughter (Grasset) et de la chronique de Loley pour La chambre d'Hannah de Stéphane Bellat (MA Editions), deux livres sur lesquels il convient de se pencher.

J’aurais aussi eu un coup de cœur pour un polar chilien, avec un vrai style, un vrai ton, et un auteur qui a bien assimilé les codes du Hard Boiled américain, tout en le faisant sien. Il s’agit de Les rues de Santiago de Boris Quercia (Asphalte), un fantastique polar à ne rater sous aucun prétexte.

Le seul auteur non francophone chroniqué est un grand styliste, ses sujets parlent de gens que l’on veut ignorer et son roman est poignant, et forme un tout cohérent dans on message, là où ses précédents étaient faits de scènes juxtaposées bout à bout. C’est un roman impressionnant et important et il s’agit bien entendu de Dans la dèche à Los Angeles de Larry Fondation (Fayard).

Quelque soit les styles ou les genres, mes autres lectures m’ont enchanté : que ce soit le deuxième roman de Sandrine Colette qui est très différent de son premier mais qui est psychologiquement très fort (Un vent de cendres de Sandrine Colette - Denoel) ; que ce soit N’éteins pas la lumière de Bernard Minier (XO éditions), qui démontre que cet auteur a su créer son propre univers en seulement 3 romans ; Que ce soit Mémé goes to Hollywood de Nadine Monfils (Belfond) , toujours aussi délirant et déjanté qui va nous décrire la rencontre tant attendue entre Mémé Cornemuse et Jean Claude Van Damme ; Que ce soit Sans crier gare surgit la nuit de Bernard Pasobrola aux excellentes éditions Rail noir qui est un réquisitoire contre toute forme de manipulation de la pensée personnelle ; que ce soit Ombres et soleil de Dominique Sylvain (Viviane Hamy) qui montre, au travers de son sujet très politique et très noir, une évolution du style de l’auteure et un rapprochement de l’univers de Dominique Manotti.

Mon chouchou du mois est donc le dernier que je n’ai pas cité. Il s’agit bien évidemment de Tendre comme les pierres de Philippe Georget (Jigal), un roman d’aventure comme on n’en écrit plus, peut-être par peur du ridicule, mais qui fonctionne merveilleusement bien par son humanité et son respect envers des populations que l’on ne voit plus, éblouis que nous sommes par nos yeux de touristes.

Après ce mois riches en lectures savoureuses, nous allons nous tourner vers le mois d’avril. Et n’oubliez pas le principal, lisez !

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 18:09
Le chouchou du mois de février 2014

Non seulement le mois de février est court, mais en plus c’est un mois en plein cœur de l’hiver où il fait froid et gris. Alors quoi de mieux que de démarrer le mois par une lecture distrayante et hilarante. C’est ce que j’ai fait avec Les enquêtes du commissaire Léon 3 / 4 de Nadine Monfils (Belfond). Une nouvelle fois, Nadine Monfils démontre avec Il neige en enfer et Le silence des canaux qu’elle écrit des intrigues très bien construites et que les éclats de rire sont toujours au rendez vous. Du pur plaisir !

Ce mois de février est aussi l’occasion de souligner un superbe coup de cœur, un de ces romans à la subtilité rare, avec des personnages formidables et une histoire racontée comme un morceau de jazz. Il s’agit bien entendu de Kind of black de Samuel Sutra (Terriciae) et c’est à ne pas rater.

Sur Black Novel, il y a des auteurs que l’on adore. C’est le cas de Sam Millar, dont on aura encore pu apprécier l’aspect visuel de son écriture au travers du premier tome d’une nouvelle trilogie Les chiens de Belfast (Seuil Policiers). Quant à Michaël Mention, son talent multiforme fait de son Fils de Sam (Ring) un livre à la croisée du thriller et de l’enquête journalistique. Assurément deux auteurs, deux sujets, deux obsédés du style, deux livres à découvrir et à dévorer.

Comme d’habitude, il faut souligner les premiers romans de ce mois. Un doigt de politique de Ben Orton (Les éditions létales) propose pour un prix modique (moins de 5 euros) un personnage haut en couleurs pour des aventures polardesques et à la limite du burlesque. Ressacs de David James Kennedy (Fleuve Noir) m’aura permis de faire la connaissance d’un nouvel auteur qui a un style très imagé et qui est promis à un bel avenir. Ne passez pas à coté de Témoin de la nuit de Kishwar Desai (Editions de l’Aube), moins pour son intrigue que pour sa charge contre la société indienne et les tortures institutionnalisées faites aux femmes. Enfin, Le sang des maudits de Leighton Gage (Points Seuil) m’aura fait découvrir le Brésil de l’intérieur à travers la première enquête de Mario Silva et c’est un livre qui va à toute vitesse et qui est empreint de politique sociale et religieuse.

Voilà pour ce mois de février. Le titre de chouchou du mois revient donc, si vous avez bien fait les comptes, à Claire Favan et son Apnée noire (Toucan Noir), un thriller sans une goutte de sang, avec des personnages formidables, une intrigue d’une grande créativité et un style très fluide. Claire Favan a écrit là le roman que tout amateur de thriller va dévorer, et c’est donc en toute logique qu’elle reçoit le titre (honorifique) de chouchou du mois.

Et n’oubliez pas le principal, lisez !

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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 18:55
Le chouchou du mois de janvier 2014

Le mois de janvier avait bien commencé. Enfin, bien commencé, façon de parler, puisque je partais dans un cauchemar absolument incroyable, de ceux dont on se rappelle toute une vie. Je ne pouvais faire autrement que d’accorder un noirissime coup de cœur à Rouge est le sang de Sam Millar (Points), réédition de Redemption factory paru à l’époque chez Fayard.

Je m’étais dit que j’aurais du mal à me relever, que toutes mes lectures suivantes me paraitraient fades. Il n’en a rien été. Par contre, quand je fait un petit retour sur mes avis du mois de janvier, je m’aperçois qu’à part mon coup de cœur, je n’aurais chroniqué que des romans français. Hasard de mes choix ? Oui, sans aucun doute, mais aussi une formidable preuve de la richesse de la production hexagonale.

J’aurais fait chauffer la liseuse en ce début d’année avec deux bons polars : un en format court d’une toute jeune auteure dont on est en droit d’attendre beaucoup à l’avenir. Je veux parler de On ne joue plus depuis longtemps de Karine Gehin (Storylab). Et un polar politique d’un jeune auteur aussi dont la passion est justement de parler de politique. Dans ce cas, il s’agit de la lutte pour les élections municipales pour conquérir la mairie de Concarneau. Ça s’appelle Concarn’noir de Marek Corbel (A verba futuroruM). Pour le cas de ces deux auteurs, j’en suis sur, le meilleur est à venir.

Cette rentrée littéraire 2014, si on peut l’appeler comme ça, est à marquer d’une croix pour les premiers romans, tant la qualité des deux romans dont je vais vous parler est évidente. Dans les deux cas, l’écriture est fluide et est exemplaire quand il s’agit de peindre une ambiance. Et pourtant, les intrigues ne se déroulent pas du tout au même endroit, les sujets sont très différents, mais un parallèle peut être fait quant à leurs qualités d’écriture. Le premier se passe sur une ile proche des cotes bretonnes et place un immigrant illégal ukrainien au milieu des pêcheurs et se nomme Terminus Belz de Emmanuel Grand (Liana Levi). Le deuxième nous place en plein cœur de Notre-Dame de Paris en plein mois d’aout, au milieu des touristes et c’est le très beau La madone de Notre-Dame de Alexis Ragougneau (Viviane Hamy).

Le chouchou du mois de janvier 2014

J’aurais aussi eu l’occasion de lire les derniers romans en date d’auteurs avec qui je discute par mail ou par FB. Suite à une chronique d’un de leurs précédents romans, nous sommes restés en contact et j’ai la chance d’avoir la primeur de leurs œuvres. Dans le cas de Olivier Gay, Mais je fais quoi du corps ? (Editions du Masque) montre une grande évolution pour son personnage principal mais aussi dans la maitrise de l’intrigue, ce qui en fait un très bon opus. Pour Voilà l’aurore de Damien Ruzé (Rouge Sang éditions), ce jeune auteur nous montre une autre facette de son talent protéiforme avec un roman coup de poing. Avec Les chiens de brouillard, Stéphane Gravier nous pond un page-turner qu’il est impossible de lâcher pour le seul plaisir du lecteur.

Il me reste donc deux prétendants pour le titre (honorifique) de chouchou du mois. A savoir :

Dernier désir de Olivier Bordaçarre (Fayard) qui est une métaphore des risques de la surconsommation à travers la vie de deux jeunes gens ayant décidé de vivre chichement à la campagne. Un roman stressant qui m’a marqué. Et L’ile des hommes déchus de Guillaume Audru (Editions du Caïman), un roman d’enquête sur le retour d’un ancien flic sur ses terres natales où le style est effarant de maitrise, comme si Guillaume Audru avait été possédé par un esprit irlandais pour écrire cette histoire écossaise. Et comme je n’arrive pas à choisir, pour le mois de janvier, il y aura donc deux chouchous.

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 07:41
Au revoir 2013 !

Si je tiens à vous souhaiter une bonne, que dis-je, une excellente année, je tiens aussi et surtout à vous dire merci. Merci pour toutes vos visites, qu’elles soient passagères ou habituelles. Merci pour vos commentaires qui enrichissent mes billets, pour les rendre toujours plus accessibles sans pour autant transiger sur mon avis. Merci à tous ceux que j’ai pu rencontrer en vrai, à ceux qui sont devenus mes amis ou ceux qui vont le devenir. A vous tous, je vous souhaite une excellente année pleine de lectures enrichissantes, plein de découvertes et n’hésitez pas à me signaler celles que vous avez adorées.

Je ne vais pas non plus faire durer le suspense plus longtemps. Le titre du chouchou du mois de décembre revient à Megan Abbott pour son excellent roman Vilaines filles.

Je vais aussi revenir sur cette année 2013, pendant laquelle j’aurais beaucoup lu (137 romans) et où j’aurais moins chroniqué que l’année dernière (environ 110 billets pour mes avis), puisque je ne parle plus des romans que je n’aime pas. 2013 aura été une année riche en découvertes et je vais m’essayer à faire mon TOP 10 de l’année. De mon Top 10, je mets de coté les romans qui ont plus de dix ans et qui sont chroniqués dans la rubrique Oldies, même s’ils ont été des coups de cœur. Je veux parler des romans suivants :

L'assassin qui est en moi de Jim THOMPSON (Rivages Noir)

Natural enemies de Julius HORWITZ (Editions de la Baleine)

Nu dans le jardin d'Eden de Harry CREWS (Sonatine)

Au revoir 2013 !
Au revoir 2013 !
Au revoir 2013 !

C’est aussi une façon pour moi de faire un Top13 et pas un Top10.

OK, je triche, et alors ?

C’est moi qui édite les règles ! Non mais !

Bon allons y :

  1. Un long moment de silence de Paul COLIZE (Manufacture de livres) : un roman incroyable
  2. On the brinks de Sam MILLAR (Seuil) : un roman qui dépasse le roman noir et l’autobiographie
  3. Des nœuds d'acier de Sandrine COLETTE (Sueurs froides – Denoel) : un premier roman qui ne vous lâche pas
Au revoir 2013 !
Au revoir 2013 !
Au revoir 2013 !

4. Akhänguetno et sa bande de Samuel SUTRA (Terriciae) : Quand l’humour approche le génie …

5. 22/11/63 de Stephen KING (Albin Michel) : Probablement le meilleur roman du maître du suspense

6. C'est dans la boite de Frederic ERNOTTE (Avant Propos) : un premier roman qui joue parfaitement avec tous les codes et qui donne envie de le relire plusieurs fois

Au revoir 2013 !
Au revoir 2013 !
Au revoir 2013 !

7. Né sous les coups de Martyn WAITES (Rivages) : un premier roman social et sociologique impressionnant par sa galerie de portraits cassés par Margaret Thatcher

8. Djebel de Gilles VINCENT (Jigal) : un polar direct parfait

9. Fin d'Amérique de Damien RUZE (Krakoen) : un premier roman très littéraire qui pourrait bien donner le jour à un auteur de grand talent

10. Vilaines filles de Megan ABBOTT (Jean Claude Lattès) : Lisez Megan Abbott qui excelle dans ces romans psychologiques intimes.

Au revoir 2013 !
Au revoir 2013 !
Au revoir 2013 !
Au revoir 2013 !

Tous ces romans vont me laisser des souvenirs impérissables, et les quatre premiers, coup de cœur, figureront au panthéon de mes lectures. Je dois aussi vous signaler que parmi ces 10 romans figurent quatre premiers romans, ce qui prouve une fois de plus que la curiosité est bonne conseillère.

Il serait tout de même injuste de ne pas citer ceux qui viennent juste derrière, et qui sont aussi d’excellents romans (Dans la désordre) :

Tu n'as jamais été vraiment là de Jonathan AMES (Joëlle Losfeld),

Et si Notre Dame la nuit… de Catherine BESSONART (Editions de l’Aube),

Loupo de Jacques Olivier BOSCO (Jigal),

Sa vie dans les yeux d'une poupée de Ingrid DESJOURS (Plon),

Purgatoire des innocents de Karine GIEBEL (Fleuve Noir),

Du vide plein les yeux de Jérémie Guez (La Tengo),

Un petit boulot de Iain LEVISON (Liana Levi),

Un arrière gout de rouille de Philipp MEYER (Folio),

Mélanges de sangs de Roger SMITH (Livre de Poche),

Utopia de Ahmed Towfik TOWKIK (Ombres noires),

Le boucher de Guelma de Francis ZAMPONI (Folio).

Bref, voilà donc une liste qui, si vous cherchez des titres ou des conseils, va vous guider vers les romans que j’ai énormément appréciés, dans tous les genres.

Il est temps pour moi de retourner à mes lectures, et je vous souhaite à toutes et tous une excellente année pour et vos familles et à très bientôt pour de nouveaux avis en 2014 !

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Published by Pierre Faverolle - dans Divers chouchou
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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 19:11
Le chouchou du mois de novembre 2013

La fin de l’année se profile déjà, mais les lectures diverses et variées sont toujours au rendez vous. Pour les avis de ce mois, leur nombre est plus faible, surtout parce que le mois de novembre est plus court. Ceci dit, on y retrouve tous les styles et beaucoup de titres à noter pour ceux qui préparent leur liste au Père Noël. Pour le mois de décembre, je vais essayer de vous mettre un maximum d’avis pour vous donner encore plus d’idées.

Mais revenons sur ce mois de novembre, que nous avons commencé avec la désormais réputée chronique Oldies. Ce fut le tour de Un petit boulot de Iain Levison (Liana Levi – Piccolo) lors de la réédition de ce formidable roman noir cynique pour le numéro 100 de la collection Piccolo. Un roman à ne pas rater !

Dans les romans qui vont squatter les têtes de linéaires et qui feront partie des meilleures ventes, j’ai testé pour vous Mauvaise étoile de Roger Jon Ellory (Sonatine) et Lignes de feu de Jeffery Deaver (Editions des deux terres). Si j’ai trouvé le roman de RJ.Ellory bien meilleur que son précédent, je l’ai tout de même apprécié en dents de scie avec de formidables passages dans les paysages américains avec des scènes répétitives. Quand au roman de Jeffery Deaver, il remplit son travail de nous tenir en haleine, de nous stresser malgré un enquêteur paraplégique.

Le mois de novembre fut surtout pour moi le mois des découvertes, de tous genres. Emporté par l’ambiance glauque et nauséabonde de Rouge ballast de Jean Claude Le Chevère (Editions des Ragosses), époustouflé par Tu n’as jamais été vraiment là de Jonathan Ames (Josiane Lofeld), emballé par le thriller Haut le chœur de Gaëlle Perrin-Guillet (Rouge Sang), amusé par Chiennes fidèles de William Exbrayat (Storylab), écroulé de rire sous Le poil de la bête de Heinrich Steinfest (Carnets Nord) et Et si Notre Dame la nuit … de Catherine Bessonart (Editions de l’Aube), ce mois de novembre m’aura fait passer par toutes les couleurs.

Mais revenons au titre du chouchou du mois : j’ai décidé de récompenser Du vide plein les yeux de Jérémie Guez (La Tengo) parce que ce roman est très différent des deux précédents, parce qu’il est centré sur un personnage formidable, parce que ce roman est un hommage aux plus grands auteurs de polars, et parce que les dialogues sont fantastiques. Jérémie Guez réussit à clore sa trilogie en beauté.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 19:10
Le chouchou du mois d’octobre 2013

Avec toutes les sorties de cette rentrée 2013, forcément, j’ai lu beaucoup de romans, et forcément j’ai chroniqué beaucoup de livres. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le roman policier se porte bien et qu’il a très largement franchi les frontières de notre pays. Que cela soit dans les pays nordiques, en Suède plus exactement, où Ann Rosman nous donne à lire avec Le cercueil des âmes un roman scandinave matiné de légendes scandinaves, ou Janis Otsiemi qui nous fait visiter le Gabon des hautes sphères avec African Tabloid, que ce soit Lorenzo Lunar qui nous montre le quotidien des Cubains avec le formidable La vie est un tango, ou bien que l’on soit plongé dans la réalité d’une entreprise française de textile avec Miss Lily-Ann de Lucienne Cluytens, j’aurais eu l’occasion de voyager et de découvrir de nouveaux univers.

Puisqu’on parle de découvertes, je ne peux que vous encourager à laisser aller votre curiosité. Par exemple, vous pouvez partir à la rencontre d’un nouveau personnage récurrent dont les aventures sont écrites par un auteur différent, à la façon d’un Poulpe. Le nouveau personnage s’appelle Luc Mandoline, il est Thanatopracteur, et ses deux premières enquêtes sont Harpicide de Vincent Vigneron et Ainsi Fut-il de Hervé Sard. Dans le premier cas, c’est brutal, dans le deuxième c’est loufoque. De quoi satisfaire tous les gouts.

De découvertes, j’aurais lu le premier roman de Barbara Abel, L’instinct Maternel, un roman psychologiquement violent et bigrement maitrisé. J’aurais lu et bien apprécié le premier roman d’une jeune auteure à suivre, à mon avis, à savoir Claire Le Luhern avec Protocole 118, qui nous concocte un roman noir dans un Paris nocturne et désespérant, roman qui a remporté le prix Première impression. J’aurais aussi essayé une expérience inédite avec Fais ton cinéma d'André Delauré (Numeriklire), à savoir lire des nouvelles qui laissent libre cours à l’imagination du lecteur en ne donnant que le strict minimum en terme de descriptions.

Et puis, j’aurais lu aussi le roman de Malcolm MacKay, Comment tirer sa révérence qui a remporté le prix Dagger du meilleur polar écossais de l’année, ce qui est mérité tant je l’ai trouvé prenant et émotionnellement fort. Et j’ai fini ce mois avec une œuvre de « jeunesse » de Don Winslow, Dernier verre à Manhattan, à situer entre polar et roman d’espionnage, où on retrouve tout l’art de cet auteur pour maitriser une intrigue complexe avec des dialogues étincelants.

Le titre du chouchou du mois revient donc à Antoine Chainas avec Pur, un pur roman noir parfaitement maitrisé, écrit avec une aisance incroyable lorsqu’il passe d’un personnage à l’autre, roman témoin de notre société, roman d’anticipation sur des résidences ultra-sécurisées réservées aux riches de cette planète. Avec ce roman, Antoine Chainas écrit son roman le plus accessible sur des résidences inaccessibles, et nous fait réfléchir sans prendre position sur un avenir proche peu enviable. C’est magnifique, passionnant, et c’est un beau chouchou pour ce mois d’octobre.

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Published by Pierre Faverolle - dans chouchou
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