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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 17:22
Le chouchou du mois de mai 2013

En ce mois de mai 2013, Black Novel aura fêté ses 4 ans. Et j’ai bien du mal à y croire, mais cela me fait énormément plaisir. Je tiens donc à remercier encore tous les visiteurs de ce blog.

Et pour le chouchou de ce mois de mai 2013, il n’y a pas de suspense. Le titre est allégrement décerné à Stephen King pour 22/11/63 chez Albin Michel, car c’est un roman extraordinaire. En plus, cela faisait plus de vingt cinq ans que je n’avais pas lu un roman du maitre du suspense et de l’horreur. 22/11/63 s’avère être probablement son meilleur roman. N’hésitez pas ! plongez dans l’Amérique du début des années 60.

S’il est un domaine où je suis ignare, c’est bien les nouvelles. J’en lis très peu, car le format me convient peu. Je dois dire que le recueil Washington noir chez Asphalte, dirigé par George Pelecanos lui-même m’aura donné l’occasion de lire de petites merveilles dont je garderai un souvenir pendant très longtemps.

Parmi les auteurs que j’adore, il y a Mons Kallentoft. Avec son personnage de Malin Fors, il a créé une inspectrice qui a le don d’entendre les morts. La 5ème saison, au Seuil, son dernier roman en date va plus loin que ses 4 précédents romans, se permettant de juger la société suédoise, et montrant que finalement, les maux que connaissent les sociétés occidentales sont présents partout. C’est un roman qui s’avère plus brutal et agressif que les autres, pour mon plus grand plaisir.

C’est aussi ce sujet que l’on retrouve dans Ce qu’il faut expier de Olle Lönnaeus (Livre de Poche). Si ce n’est que l’auteur démontre plutôt la volonté de son pays, la Suède, de montrer un visage plus blanc que blanc, alors que sous la peinture qui s’écaille, la population s’avère raciste au possible. Une vraie découverte !

Megan Abbott, auteure que j’adore, démontre dans Envoûtée (Editions du Masque) tout son talent : A partir un fait divers des années 30, elle construit un portrait de femme tout en subtilité, comme elle sait les faire. Envoutée, comme Adieu Gloria et La fin de l’innocence, est pour moi un de ses meilleurs romans.

Du coté des Français, qui ne sont pas en reste, j’aurais lu des premiers romans prometteurs tel que Le cercle des tueurs de Annie Ramos (Citron bleu), agréable tel que Roulette charentaise de Alain Mazère (Le geste noir), franchement emballant tel que Le complexe du prisme de Fabrice Pichon (Citron Bleu), ou franchement stressant comme Unter Blechkoller de Michael Mention (Fantascope). Bref, un mois de mai qui montre que la France regorge de talents dont on attend déjà les futures parutions.

Faites votre choix parmi ces quelques chroniques et n’oubliez pas le principal : lisez !

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 18:04
Le chouchou du mois d’avril
Voici donc le moment tant attendu du chouchou du mois. Encore une fois, j’aurais eu beaucoup de chances dans mes lectures, puisque je compte rien moins que deux coups de cœurs pour ce mois d’avril. Le premier est la réédition du formidable roman de Jim Thompson L’assassin qui est en moi, et le deuxième l’extraordinaire roman de Sam Millar On the brinks, qui est une autobiographie, qui retrace deux épisodes incroyable de la vie de cet auteur de noir.
Dans les auteurs que j’adore, j’aurais particulièrement apprécié le très bon retour de George Pelecanos avec le début d’une nouvelle série dont les premières aventures sont un polar classique mais tellement bien fait qu’il se lit en un rien de temps. Ça s’appelle Une balade dans la nuit. Il y a aussi Carlos Salem, qui continue à fouiller ses thèmes de prédilection dans un roman où flotte de l’humour, de l’autodérision et de la poésie dans Un jambon calibre 45. Enfin, Sébastien Gendron nous aura fait parcourir les routes de France à 100 à l’heure avec son roman incisif et amoral, avec une fin tout particulièrement réussie et qui donne à son roman Road Tripes une réflexion intéressante sur le bien et le mal.
Au rayon des découvertes, j’aurais été très agréablement surpris par trois auteurs que je n’avais jamais eu la chance de lire auparavant. Elisa Vix avec Rosa Mortalis a construit un roman policier dont les personnages sont très attachants et les intrigues multiples. Muriel Mourgue m’aura fait passer un très bon moment de lecture avec deux nouvelles Association de malfaiteuses et Green Gardenia, et je suis curieux de lire cette auteure sur un livre plus long. Enfin j’aurais découvert un « jeune auteur » en devenir, à savoir Gilles Morris (qui a derrière lui plus de 200 romans) avec Le Bout de l’horreur.
Le titre du chouchou du mois revient donc à Philipp Meyer, avec son formidable Un arrière gout de rouille, un roman choral d’une puissance incroyable, un portrait d’une Amérique qui se fissure, une peinture d’un pays qui a oublié ses âmes, qui a perdu son âme, et des habitants qui poursuivent un idéal, dépassé par une société qui les a oubliés. Un premier roman magnifique, de plus de 500 pages et pendant lesquelles on n’a jamais l’impression qu’il y en ait trop. Remarquable !
Il n’y aura pas de rubrique Oldies le mois prochain, puisque nous aurons quelque chose à fêter ! Et n’oubliez pas le principal, lisez !
Un arrière gout de rouille existe aussi en format poche chez Folio

Un arrière gout de rouille existe aussi en format poche chez Folio

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 17:58

Quand j’ai lancé cette rubrique du chouchou du mois, le but était de mettre en avant un roman qui, pour une raison ou une autre, méritait d’être mis en avant car j’en garderai de bons souvenirs. Vous savez, le genre de roman où une scène vous hantera longtemps, ou bien le dialogue ou la réplique que vous réutiliserez. Evidemment, le choix m’appartenant, je mettais de coté des romans qui m’ont aussi fortement plu car je ne parle que des romans que j’aime et que je veux défendre.

Je ne m’attendais pas à être en face d’un choix tellement difficile que, au moment où j’écris en improvisant, ce petit billet, je ne sais toujours pas qui va remporter ce trophée … enfin cette distinction. Je me retrouve dans la position de l’auteur qui, face à une page blanche, se demande comment il va faire évoluer son intrigue. Et c’est dans ces moments là que l’on ressent une grande solitude et que je me rends compte que je ne serai jamais un auteur ! D’un autre coté, ce n’était pas mon ambition, donc je ne suis pas déçu.

Bref, je disais donc que je ne savais pas qui allait être distingué. A cela, il y a plusieurs raisons mais la principale est que je n’ai lu et chroniqué que de très bons romans. Ils ont tous un petit quelque chose (ou un grand quelque chose) qui rend ce mois de mars 2013 un bon, voire un très bon mois de lecture. Et puis surtout, ils sont tous originaux, attachants, attendrissants, et de style différent. Donc, j’ai bien peur que le choix ne doive se faire par élimination, et dans ce domaine, quand il s’agit de trouver de fausses excuses, je suis champion. Bref, si vous lisez ce billet jusqu’au bout, sachez que tous les romans qui suivent ont remporté la palme du chouchou du mois mais, qu’à la fin … il n’en restera qu’un !

La rubrique Oldies était l’occasion de se plonger dans la collection Spécial Police, avec un roman de Paul Sala, Monsieur Lucien. Comme cette rubrique est hors jeu, pour moi, c’est facile.

Dans la catégorie Humour, deux excellents romans très différents mais qui remplissent leur rôle de nous faire rire. Il s’agit de Les mannequins ne sont pas des filles modèles de Olivier Gay et de La vieille qui voulait tuer le bon dieu de Nadine Monfils. N’hésitez pas, les deux sont, chacun dans leur genre, de très bons romans.

Dans la catégorie Je fouille l’Histoire, j’ai lu deux excellents romans qui sont Retour à Whitechapel de Michel Moatti, une enquête romancée et rigoureuse sur Jack L’éventreur, dont la valeur est dans la peinture du Londres du 19ème siècle et La mort n’a pas d’amis de Gilles Schlesser qui lui va nous initier aux groupes des surréalistes. Deux romans français de deux auteurs à suivre car très talentueux.

Vieille qui voulait tuer le bon dieuDans la catégorie Emotions, La plage des noyés de Domingo Villar nous propose une intrigue chez les pêcheurs de Galice tout en subtilité, Etranges rivages de Arnaldur Indridason nous dévoile une part des cicatrices de notre commissaire adoré Erlendur, et dans Chiennes de vie de Frank Bill, nous avons droit à du noir violent sans concession. Enfin, je n’oublierai pas Le théorème de Roarchack de Johann Etienne, un thriller et premier roman fort attachant qui en appelle d’autres.

Jusque là, je ne me suis pas trop mouillé, et c’est la mort dans l’âme, que je vais choisir le chouchou du mois de mars : il s’agit de … La vieille qui voulait tuer le bon dieu de Nadine Monfils.

En conclusion, n’oubliez pas le principal, lisez !

 

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 19:08

Ce n’est pas parce que le mois de février est un mois plus court que les autres, qu’il faut moins en faire. Donc, durant ce mois rigoureux d’hiver, propice aux soirées auprès du feu, sous une grosse couverture, il y eut de nombreuses et fort belles lectures.

Comme tous les mois, je vous rappelle le roman de Ross Mac Donald, Cible mouvante, qui a fait l’objet de la rubrique Oldies. En effet, Gallmeister a publié 2 enquêtes de Lew Archer, et celui-ci était la première. Ne la ratez pas, de du très bon polar.

Dans la boiteEnsuite, il y eut un coup de cœur, et quel coup de cœur ! De quoi en perdre les heures de sommeil, de quoi y songer toute la journée, de quoi ne pas s’arrêter de lire tant que la dernière page n’est pas tournée. Des nœuds d’acier de Sandrine Collette (Denoël Sueurs Froides) est un livre dément, un premier roman qui plus est, qui mettra vos nerfs à rude épreuve et fera la démonstration qu’une histoire simple servie par un style dépouillé peut faire un livre génial pourvu que l’auteur ait le talent de faire monter la pression.

J’aurais aussi adoré le deuxième tome de la trilogie consacrée à Brighton de Peter Guttridge. Cela s’appelle Le dernier roi de Brighton (Rouergue noir), et il est fait un parallèle entre les années 60 et aujourd’hui. C’est très bien fait, passionnant et par moments brillant. Impressionnant aussi, le documentaire sur le Chicago de 1890, celui de l’exposition universelle, où on retrouve un parallèle entre les architectes qui construisent la ville blanche et un serial killer qui se construit sur cette ville nouvelle. Il s’agit de Le diable dans la ville blanche de Erik Larson (Livre de poche)

Dans la boiteJ’aurais enfin continué de découvrir l’univers de Fabio Mitchelli, avec le deuxième tome de la trilogie des verticales, qui s’appelle A la verticale des enfers (Ex-Aequo) ; j’aurais apprécié le deuxième roman de Chevy Stevens, Il coule aussi dans tes veines (Archipel) qui reprend les mêmes recettes que le premier, à savoir des confessions chez une psychologue pour bâtir une intrigue qui n’a pas besoin de ce subterfuge, tant elle tient le lecteur en haleine. J’aurais enfin fondu devant la tendresse qui ressort de Le roman du parfum de Pascal Marmet (Editions du rocher), qui alterne entre le portrait de Tony Curtis et celui d’un nez (une jeune femme qui créé des parfums).

Le titre du chouchou du mois de février revient donc à Frédéric Ernotte avec son roman C’est dans la boite (Avant Propos). Parce que c’est un premier roman, parce que l’auteur a su s’approprier les codes de différents genres pour en faire un mix qui fonctionne du début à la fin. On a droit à un roman noir thriller roman policier à la Agatha Christie qui s’avère à la lecture bigrement jouissif. A ne pas manquer !

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 18:37

Il va falloir vous y faire, en chaque fin de mois, je vous propose un bilan de mes lectures, ainsi que l’élection (unilatérale, cela va de soi) du chouchou du mois.

Au niveau de la rubrique Oldies, nous avons eu droit à un bon polar réédité par les presses de la cité en fin d’année dernière. C’était Fête fatale de William Katz et cela restera comme un bon souvenir, surtout au niveau du scenario et de l’inventivité.

Une nouvelle rubrique a vu le jour sur Black Novel, il s’agit de la chronique virtuelle. Le père Noël, dans sa grande bonté, m’ayant doté d’une liseuse, c'est-à-dire d’un appareil permettant de lire des romans électroniques, j’ai donc étrenné mon nouveau jouet. Et ce fut une réussite tant au niveau du polar avec Zeus de Sébastien Gendron (Storylab), du roman noir introspectif avec Le maître des fils de Stéphane Gravier ou du thriller avec La verticale de fou de Fabio Mitchelli (Ex-aequo).

J’ai aussi lu ce qui devrait être les grosses ventes de romans au mois de janvier, ou du moins les romans qui vont squatter les étals des libraires. Si j’ai été plus qu’emballé par Délivrance de Jussi Adler Olsen (Albin Michel), j’en attendais plus de  Vert-de-gris de Philip Kerr (Editions du Masque). Le premier ne vous laissera pas tranquille, vous obligeant à poursuivre plus avant sa lecture, le deuxième m’a laissé sur ma faim quant aux zones d’ombres de Gunther (le personnage principal) et m’a fait penser à un best-of, ou à des intrigues qui auraient pu paraitre sous forme de nouvelles.

Il y eut de bonnes, de très bonnes découvertes pour moi, en ce mois de janvier. J’ai été bluffé par le talent de Claire Favan avec Le tueur intime (Points), dans le style thriller. J’ai découvert l’univers onirique et bizarre autant qu’étrange de Tania Carver avec Choquée (Ixelles éditions). J’ai adoré le Brighton de Peter Guttridge dans Promenade du crime (Rouergue Noir). D’ailleurs, nous allons bientôt reparler de ce dernier puisque le deuxième tome de la trilogie est sorti et s’appelle Le dernier roi de Brighton. Il y eut, enfin, la découverte d’un auteur pétri de talent, passionné d’histoire, qui nous fait revivre le Vichy de 1943. C’est génial à lire, pour son contexte historique formidablement rendu, et c’est Le vallon des parques de Sylvain Forge (Toucan noir).

Vous allez me dire : Mais alors, ce chouchou, qui est-ce ? J’ai décidé de le remettre à un auteur péruvien, qui nous parle de Lima, sa ville, de son pays, de ses habitants, avec une subtilité poétique rare. Sous forme de cartes postales, au travers un trajet de bus, il va nous peindre un pays à travers la vision de Jeremias, un jeune étudiant. Et magie de la littérature, ça marche, c’est beau, c’est triste aussi, horrible parfois. C’est Tes yeux dans une ville grise de Martin Mucha (Asphalte).

Le mois prochain, les rubriques habituelles reviennent, bien sur. Et puis, je lancerai une lecture commune, pour découvrir un jeune auteur français. Mais chut ! ce sera pour février ! Et n’oubliez pas le principal, lisez !

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 18:51

Le mois de novembre fut un mois intéressant, du coté des lectures, enthousiasmant même ! Peu ou pas de romans moyens (à part un ou deux), et d’autres franchement emballants. Voilà donc pour moi un bon mois, un de ceux où je n’ai pas perdu de temps et où je me suis éclaté !

Monde à l'endroitAu premier rang du podium Novembre 2012, je rappelle le Coup de cœur Black Novel, pour Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock. Avec une intrigue où se mêlent une dizaine de personnages dans une toile d’araignée, le style flamboyant, éblouissant, ce roman est à situer du coté des coups de cœur coups de foudre de Black Novel, un roman marquant inoubliable.

Dans la rubrique Oldies, j’aurais découvert l’univers de Andrea Camilleri, avec le premier roman de la série des enquêtes de l’inspecteur Montalbano, La forme de l'eau. Ce fut une super découverte, le pli est pris, le virus s’est propagé, et j’ai déjà acheté les deux suivants.

Chez les auteurs français, à part Ainsi puis-je mourir de Viviane Moore, que je n’ai pas aimé, les trois autres romans lus m’ont vraiment emballé. Dans le ventre des mères démontre que Marin Ledun est aussi à l’aise dans le roman noir que dans le thriller, En attendant les vers de Michael Moslonka m’a emballé par son ambition de raconter une histoire de souvenirs d’enfance sur plusieurs années, et Grâce de Monde à l'endroitDelphine Bertholon m’a carrément emporté, roman que je n’hésite pas à situer entre Thomas H.Cook et Megan Abbott.

Du coté des auteurs étrangers, c’est en Grande Bretagne que nous sommes allés ce mois-ci. Déliquescence de Deborah Kay Davies m’a surtout déçu du point de vue du style, que j’ai trouvé froid, clinique, sans passion alors que justement c’est un livre de passions. Ensuite, youpi ! Jack est de retour ! Il s’agit de Jack Taylor, bien sur ! Cela s’appelle Le démon, c’est signé Ken Bruen, et même si ce n’est pas la meilleure de ses enquêtes, c’est tout de même hautement recommandable.

Le titre du chouchou du mois revient donc ce mois ci à Ron Rash avec Le monde à l'endroit, roman terrible, et d’une beauté rare. Ron Rash sait parler de l’Amérique des campagnes, des hautes plaines avec des histoires fortes et des personnages marquants. Un excellent roman qui remporte donc normalement le titre de chouchou du mois de novembre. Rendez vous le mois prochain pour un billet de bilan de l’année 2012 .

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 18:33

Voici venir le choix du chouchou du mois d’octobre. Cela va être aussi l’occasion de passer en revue les livres lus durant tout le mois.

Sale temps pour le paysTout d’abord, la chronique Oldies fut consacrée à un roman qui a tout juste dépassé la dizaine d’années.Meurtres à Pékin de Peter May a permis de faire un voyage en Chine, bien agréable, mais pas forcément inoubliable. Ceci dit, la peinture des mœurs chinoises et la description de la vie de tous les jours fut très intéressante.

Nous avons aussi relancé une lecture commune autour de En attendant les vers de Michael Moslonka. Si vous voulez y participer, n’hésitez pas à vous inscrire. Tous les détails sont là.

Du coté des distractions aussi, le dernier James Patterson, écrit en collaboration avec Michael Ledwige, Copycat, est un bon thriller américain. Comme d’habitude, les chapitres sont courts, le scenario tient la route, et pour ceux qui cherchent de l’action, il y a peu de chances d’être déçu.

Du coté des comédies, Demain j’arrête de Gilles Legardinier est un roman fort drôle, et montre que cet auteur, dont j’avais fort peu apprécié L’exil des nages, est très à l’aise dans le domaine de l’humour, avec des personnages un peu fous fous.

Sale temps pour le paysAu niveau des découvertes, en ce qui me concerne du moins, j’ai bien apprécié le Philby de Robert Litell, sorte de biographie romancée de la vie d’un des plus énigmatiques espions que l’on ait connu, au travers de quelques uns de ses proches. J’ai beaucoup aimé Les anneaux de la honte de François Thomazeau, pour la richesse de la documentation, et pour la démonstration de ce que fut la période avant guerre, pendant les jeux de Berlin en 1936. J’ai aussi beaucoup apprécié la plume de Nicolas Rouillé, dans Le Samovar, un jeune auteur dont il va falloir suivre les prochains romans, par la facilité qu’il a de faire vivre une dizaine de personnages, tous aisément reconnaissables. Enfin, dans la catégorie des romans policiers classiques, Vengeance sans visage de Fabrice Pichon est un premier roman fort intéressant, qui m’a suffisamment aguiché pour attendre la deuxième enquête.

Au niveau des confirmations, ne ratez pas le troisième roman de Jacques-Olivier Bosco, Aimer et laisser mourir : un titre à la James Bond pour un pur thriller, un vrai roman d’action avec ce qu’il faut de folie, d’action, de violence et d’émotion ; et croyez moi, vous ne devinerez pas la fin avant les dernières pages.

Sale temps pour le paysEn forme aussi, Monsieur Don Winslow. Il reprend les personnages géniaux du gigantesque Savages, qui vient de ressortir au Livre de Poche, et avec les mêmes ingrédients, réalise une recette bien différente. Don Winslow règle ses comptes avec les gens de sa génération, il est au meilleur de sa forme et ça, c’est cool !

Il est donc temps de vous dévoiler le nom du chouchou du mois. Il s’agit de Sale temps pour le pays de Michael Mention. Parce que de l’affaire de l’éventreur de Leeds sert de toile de fond à une autopsie d’un pays qui tombe en ruine. Parce que les dialogues sont formidables. Parce que les personnages sont des flics honnêtes, qui font bien leur boulot. Parce que c’est un excellent polar, que l’on dévore sans s’en rendre compte.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:47

Il va falloir vous y faire. A chaque fin de mois, vous aurez droit au roman que j’ai décidé de mettre en avant, que j’ai choisi pour ses qualités, mais aussi pour ses émotions qu’il m’a procuré. Ce mois de septembre aura été l’occasion de lire de la littérature dite blanche en alternance avec la littérature noire. Et je trouve qu’il y a bien peu de différences, par moments, entre les deux, tant dans les histoires développées que dans le style, tantôt littéraire, tantôt sec et efficace.  

Dans la catégorie « blanche », j’ai particulièrement été touché par Juste avant de Fanny Saintenoy (Flammarion); un roman court, un dialogue entre une vieille femme et sa petite fille tout en subtilité et non dénué de messages. Dans un autre genre, les histoires de Simon, jeune garçon de 9 ans, qui découvre le monde des grands avec sa logique d’enfant m’a aussi beaucoup plu, et vous pourrez trouver tout cela dans Au pays des kangourous de Gilles Paris (Don Quichotte).

Au niveau des lectures blanches catégorie Bien sans plus, il y a en vrac La petite de Michèle Halberstedt (Albin Michel), Vous prendrez bien une tasse de thé ? de Claude Keller (Plon), Couleur Champagne de Lorraine Fouchet (Robert Laffont) et Et puis Paulette … de Barbara Constantine (Calmann Levy). Entendez par là que certaines lectures m’ont bien plu mais que je n’en garderai pas forcément de grands souvenirs. D’ailleurs, deux autres de mes lectures ne seront pas chroniquées, car je les ai arrêtées.

Petit jouet mécaniqueEn ce mois de septembre, j’aurais aussi eu l’occasion de lire pas mal de nouvelles (ce qui est rare dans mon cas). Ainsi, vous trouverez mon avis sur les 5 petits noirs publiés chez Krakoen à savoir Boarding de Jean-Marc Demetz, Chapeau de Hervé Sard, Lucille de Franck Membribe, Ligne 13 d'Antoine Blocier et Encubé Frederic Prilleux. Et pour les fans de la série Noir, sachez que les éditions GOPE ont publié un recueil nommé Bangkok Noir qui vaut le détour par l’aspect spirituel des nouvelles qu’il renferme.

Finalement, j’aurais bien travaillé en septembre. J’ai aussi lancé une nouvelle rubrique qui s’appelle Oldies. Le but est de lire des romans qui ont plus de dix ans, qu’ils soient d’auteurs dont on ne parle pas assez, ou bien des premiers romans d’auteurs aujourd’hui connus et reconnus. Ce mois ci, ce fut le tour de Noel au chaud de Georges-Jean Arnaud (Plon-Noir Rétro). D’ailleurs je remercie Serge, Claude et Paul pour leurs conseils de lecture des romans de Georges-Jean Arnaud.

Petit jouet mécaniqueBref, je cause, je cause, mais il faut que je vous donne le nom de celui ou celle qui remporte le titre tout honorifique de Chouchou du mois de septembre 2012. Si je m’écoutais, je les mettrai ex-aequo tant le plaisir de la lecture de ces deux romans fut différent mais tout autant jubilatoire. Les deux romans dont je parle sont Un petit jouet mécanique de Marie Neuser (L’écailler) et Chamamé de Leonardo Oyola (Asphalte). Comme je ne suis du genre NSP (Ne Se Prononce Pas), je vais donc choisir Un petit jouet mécanique de Marie Neuser (L’écailler), tant ce roman est aussi fascinant que dérangeant.

A tout de suite pour un mois d'octobre plein de suggestions de lectures et en particulier une lecture commune ouverte à tous. Et n'oubliez pas : lisez ! 

 

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 18:04

Voici donc la première rubrique des chouchous de Black Novel. Cela sera l’occasion pour moi de faire un bilan des lectures du mois, et pour vous de subir un rappel sur la ou les très bonnes lectures à noter sur vos tablettes. Et pour commencer, ce n’est le chouchou du mois d’aout que je vais élire, mais bien le chouchou de l’été 2012.

En parlant de bilan, cet été fut celui de quelques déceptions et non parmi des moindres. Cela a commencé avec Don Winslow et son Heure des gentlemen, au scenario bien trop faible, même si la lecture est plaisante. Cela a continué avec Miséricorde de Jussi Adler Olsen, que j’ai trouvé moyen, puis Le bloc de Jérome Leroy dont j’attendais peut-être trop. Il y eut aussi le premier roman de Peter Leonard, Ne tremble pas ! à propos duquel j’ai trouvé la fin trop plate. Enfin, je suis tombé sur ma première déception pour un auteur dont je suis grand fan : Roger Jon Ellory et ses Anges de New York m’a paru trop mal foutu, trop mal écrit et tellement rempli de poncifs que j’ai eu du mal à reconnaitre cet auteur dont j’admire le style. Un coup d’épée dans l’eau en somme.

A coté de ces déceptions, on trouve les cadors, qui sont à leur meilleur niveau. Il y eut le magnifique et vénéneux Fin de l’innocence de Megan Abbott, le très bon Arnaldur Indridason avec sa Muraille de lave, et la confirmation de Dominique Sylvain avec La nuit de Geronimo. Sans oublier Karim Madani, qui avec Le jour du fléau démontre qu’il vogue avec les meilleurs auteurs de roman noir.

Les partucules et les menteursIl y eut enfin de belles découvertes. Outre le coup de cœur décerné à Monsieur le commandant de Romain Slocombe pour un roman magnifique, j’ai découvert des auteurs plein de promesses, même si certains n’en sont pas à leur premier roman. C’est le cas de Frederic Mars avec Non Stop, roman qui va à 100 à l’heure à la façon de 24 heures chrono et c’est bigrement réussi. C’est le cas aussi de Alexis Aubenque qui réussit un fort joli polar centré sur des personnages forts dans Canyon Creek. Belles découvertes aussi de l’univers de Richard Morgièvre avec United colors of crime ou de celui décalé de Ange Rebelli et Jack Maisonneuve avec Gonzo à gogo. Enfin, j’ai lu un premier roman qui même s’il n’est pas parfait, mérite d’attendre le deuxième tome et il s’agit de Je ne porte pas mon nom de Anna Grue.

Les partucules et les menteursMais alors, me direz-vous, à qui vais-je décerner le titre (virtuel) de chouchou Black Novel de l’été 2012 ? Il revient à Samuel Sutra avec Les particules et les menteurs. Parce que rares sont les polars humoristiques, que les deuxièmes aventures de Tonton et compagnie sont aussi drôles que les premières et parce que j’adore ce ton qui ressemble aux Tontons flingueurs. Félicitations au vainqueur et n’oubliez pas : lisez !

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  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
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