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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 19:30

Attention, Attention ! C’est un immense honneur pour moi de vous présenter une interview de Philippe Georget. Tout d’abord parce que, à la lecture de L’été tous les chats s’ennuient, j’écrivais que je ne demandais qu’à lire les suivants et que Le paradoxe du cerf-volant m’a enthousiasmé ! Ensuite, parce que Philippe Georget a répondu avec beaucoup de gentillesse à mes questions, même si, pour certaines, il n’a pas répondu arguant que « Quand on n'a rien à dire, mieux vaut fermer sa g… ». En plus, vous aurez droit à un scoop. Si, si, lisez plutôt ! En attendant, merci à Philippe Georget pour cette interview réalisée par mail !

Bonjour, Philippe. Pour ceux qui ne vous connaîtraient pas encore, pouvez-vous vous présenter ?
    J’ai 48 ans, je suis marié et père de trois enfants. Je suis né dans la banlieue parisienne, j’ai grandi près d’Orléans et je vis aujourd’hui en pays catalan. Je suis  journaliste à France-3 à Perpignan et auteur de deux romans policiers.

Philippe-georget.jpgVous êtes journaliste et donc confronté aux situations du réel. Pourquoi avez-vous choisi d’écrire ? En quoi votre travail et votre vécu influence-t-il vos romans ?
    Mon travail de journaliste a l’immense intérêt de me faire découvrir des univers et des milieux très différents et de me faire rencontrer un tas de gens. Il m’enrichit considérablement pour imaginer des histoires, des lieux et des personnages. Par exemple, je n’ai pas eu besoin de faire d’enquête particulière pour mon second roman qui met en scène un personnage de boxeur. A une époque, je suivais beaucoup le sport et notamment des boxeurs professionnels de la région orléanaise.
    L’écriture télé qui se doit d’être précise et concise influence sans doute aussi mon style. Mais la télévision, c’est aussi et surtout un récit raconté en images avec des règles voisines de celles du cinéma. Je pense aussi que cela oriente ma manière de décrire des lieux ou des situations, l’alternance de plans par exemple (gros plans, plans larges, etc). mais je crois que beaucoup d’auteurs aujourd’hui s’inspirent des techniques cinématographiques.

Revenons à votre travail. Comment écrivez vous ? Est-ce le matin, le soir ? Prenez vous des notes ? Travaillez vous votre intrigue ou est-ce écrit au fil de l’eau ?
    Comme on vient de le dire, j’ai un autre métier, un vrai, qui m’occupe beaucoup. J’écris donc quand je peux, comme je peux. Le matin, oui, le soir, aussi, rarement la nuit, et parfois –ne le répétez surtout pas- au boulot.
    Quand je commence un roman, j’ai une idée générale de l’intrigue, des décors et des personnages. J’essaye de savoir où je vais avant de commencer mais je constate que mes idées viennent surtout en écrivant. L’intrigue, comme la psychologie des personnages, s’enrichit et se précise au fur et à mesure de ma progression. Ce n’est sans doute pas la plus confortable des méthodes de travail car il est fréquent qu’une idée nouvelle m’oblige à modifier ce qui est déjà rédigé. Au début, je pensais que c’était là une perte de temps. Mais à la réflexion, je pense que l’histoire et le style aussi s’en trouvent bonifiés.

Quels sont vos auteurs préférés et ceux qui vous inspirent ? Qu’en est-il du cinéma, acteurs, réalisateurs ? de la musique ?
    C’était toujours difficile, souvent réducteur et parfois prétentieux, de dire qui nous inspire. Le lecteur est mieux placé que nous finalement. Sachez que les auteurs de polars qui m’ont marqué le plus ces vingt dernières années sont Jean-Claude IZZO, Michaël CONNELLY, Deon MEYER et Heinning MANKELL. Si je remonte plus tôt j’ajoute Frédéric DARD. Au cinéma, j’ai beaucoup aimé le Bertrand BLIER des années soixante-dix et quatre-vingt. Pareil pour Jean-Pierre MOCKY. Alors lesquels m’ont le plus influencé ? A vous de me le dire…

Philippe-geoget-polar-SNCF.jpgJe m’attendais à ce que vous citiez John Harvey car il accorde beaucoup d’importance à la vie personnelle de ses protagonistes. D’ailleurs, vous citez peu d’auteurs anglo-saxons (à part Michael Connely). N'en lisez vous pas ou peu ?
Je lis effectivement peu d’auteurs anglo-saxons. Pourquoi ? Je ne m’étais pas posé la question jusqu’ici, je dois dire. Sans doute parce que le chemin vers eux me semble trop balisé par la pub et par les médias.  Et puis je trouve qu’il y a pas mal de formatage dans le polar anglo-saxon. Il m’est arrivé parfois d’être captivé par certains romans mais d’y trouver plus d’efficacité que de véritable personnalité. Lire est un voyage et je préfère l’aventure aux promenades organisées.
 
L’été tous les chats s’ennuient a reçu le prix polar SNCF ? Comment prenez vous ce prix : un encouragement, une finalité ou simplement une belle récompense ?
     Ce prix est un encouragement, une belle récompense et j’espère un tremplin. Il m’a été attribué pour mon premier roman, c’était inespéré. Quant je regarde la liste de ceux qui m’ont précédé au palmarès, je suis impressionné.
    Le prix SNCF du polar est un des prix les plus importants en France et il est très suivi aussi à l’étranger. Il faudra transformer l’essai. J’espère que ce sera fait avec Le Paradoxe du cerf-Volant.

Vous situez ce roman dans le Languedoc et avez choisi de lui réserver une belle part dans l’intrigue. Situer un polar dans une région particulière vous parait il essentiel pour faire un bon roman ?
    Carton jaune pour l’intervieweur : L’Eté, tous les chats s’ennuient se passe en Roussillon et non dans le Languedoc.  A Perpignan, on est en pays catalan et on n’a rien à voir avec nos voisins occitans !
    Trèves de plaisanterie, le décor est pour moi un élément important dans un livre. J’ai coutume de dire que lorsque j’ai commencé L’Eté, tous les chats s’ennuient, j’avais deux personnages en tête, celui du flic, l’inspecteur SEBAG, et le pays catalan où je vis depuis une huitaine d’années. Tous les deux ont une personnalité bien trempée qui donne, je l’espère, une certaine tonalité au roman.

été tous les chats ennuientL’autre point de L’été … ce sont les deux flics, dont l’un devient rapidement la pierre centrale du roman. Vous montrez qu’un flic est aussi humain que les autres, aussi bon soit-il. Il a ses joies, ses peines, ses doutes. Cette introspection était elle voulue dès le départ ?
    Absolument. En tant que lecteur de polars, j’en avais assez de ces personnages de flics qui ont tout sacrifié à leur métier, leur femme, leurs enfants et même souvent… leur carrière. Je n’avais pas envie d’écrire la même chose. C’est la naissance dans ma tête de ce personnage de flic, flemmard et papa poule, qui m’a donné l’envie d’essayer l’aventure du polar.
Après, tout découle de là. Puisque Gilles SEBAG s’occupe beaucoup de sa famille, celle-ci devait prendre toute sa place dans le livre. Ma crainte était de ne pas trouver le bon équilibre entre l’intrigue et les digressions familiales. Mon manuscrit étant trop long au départ, j’ai du faire pas mal de coupes pour parvenir à la version éditée. J’ai beaucoup réduit les digressions familiales et je crois finalement que ces coupes ont été judicieuses.

Malgré ce traitement original (car on ne rencontre pas beaucoup d’auteurs qui font une telle place à la vie privée), vous respectez ce que tout le monde appelle les « codes » du polar. Ce que je veux dire, c’est que vous parsemez l’intrigue de petits indices. Est-ce un passage obligé pour écrire un polar ? D’ailleurs, êtes vous un gros lecteur ?
    Le roman policier impose un certain nombre de codes effectivement. On n’est pas obligé de les respecter tous à chaque fois mais il en faut un minimum. Semer des cailloux le long de chemin, par exemple, tout en conduisant parfois le lecteur vers des impasses ou des fausses pistes. L’intrigue, pour moi, n’est que le squelette d’un polar qui pour être complet et séduisant, doit aussi posséder des muscles, de la chair, de l’âme et des tripes. Ces derniers sont apportés par les décors, le contexte, le style et les personnages, leurs états d’âme ou leurs soucis personnels. Attention toutefois à ne pas mépriser ou négliger cette intrigue : si le squelette est bancal, c’est tout le polar qui boîte.
    J’ai toujours un ou plusieurs livres en cours, roman policier ou littérature blanche, essai politique, historique ou psychologique. Mais je ne lis pas assez vite et je n’ai pas assez de temps pour être vraiment un gros lecteur. Quand je vois à quel rythme certains blogueurs comme vous publient des critiques de livres qu’ils ont lus, j’ai l’impression d’être un tout petit joueur.

Après L’été …, changement de décor. Vous nous offrez une histoire urbaine, très noire. Vouliez vous dès le départ faire quelque chose de très différent ?
    J’avais passé quatre ans avec Gilles Sebag, sa famille et ses collègues. Deux ans pour l’écrire, deux ans pour trouver un éditeur.  Alors, même si j’ai su dès le départ que SEBAG serait un personnage récurent, j’ai voulu prendre un peu de vacances sans lui. J’ai voulu aussi changer de décor, de climat et d’atmosphère.
    Et puis, comme je le disais précédemment, la personnalité de mon flic (sa flemme, ses histoires familiales…) obligeait une certaine lenteur dans le récit, du moins au départ. J’ai voulu écrire un deuxième roman différent, plus percutant et je l’ai rédigé au présent ainsi qu’à la première personne du singulier.

Paradoxe du cerf-volantPourquoi avoir situé le roman dans le domaine de la boxe ? Est-ce pour prendre un personnage principal habitué à se prendre des coups et à les encaisser ?
    Le pays catalan est le décor de mon premier roman, la boxe, le décor du second. La boxe est un sport étonnant, le plus décrié de tous les sports notamment par les intellos et pourtant c’est celui qui a donné les meilleurs films et les meilleures chansons. Vous en connaissez vous de belles chansons sur le football ? La boxe est une magnifique parabole de la vie. Alors oui, Pierre Couture donne des coups et en encaisse. Sur le ring et en dehors du ring


Autant dans L’été … l’histoire était très policière, autant, dans Le paradoxe du cerf-volant, le contexte est noir et très politique. D’ailleurs, à la fin du livre, vous prenez la peine de signaler que Ante Gotovina est le seul personnage réel de votre roman. Pouvez vous nous dire pourquoi avoir choisi d’illustrer cette guerre avec toutes les horreurs qui ont eu lieu ?
    En fait, j’ai commencé Le Paradoxe du cerf-volant, il y a vingt ans. A cette époque, ce n’était pas un polar mais une histoire d’amour contrarié sur fond d’intrigue liée à la guerre civile en Yougoslavie. Au début des années quatre-vingt-dix, nous étions en plein déroulement de ce conflit et je n’aimais pas le traitement politique et journalistique. Trop manichéen à mon goût. Je n’aime pas les donneurs de leçons. J’ai voulu mettre en avant des aspects moins connus de cette guerre, montrer que les situations pouvaient être plus complexes et les réponses moins évidentes à trouver sur place que dans les salons parisiens.
    Après avoir achevé L’Eté, tous les chats s’ennuient, j’ai relu ce que j’avais écrit autrefois et j’ai été agréablement surpris : le texte me semblait tenir la route et les thèmes abordés toujours d’actualité, notamment grâce aux procès qui se tiennent devant le Tribunal Pénal International. J’ai donc voulu boucler une histoire et des thèmes qui me tenaient à cœur depuis des années.
    Cela dit, le Paradoxe du Cerf-volant est d’abord et surtout l’histoire et le drame d’un jeune homme ballotté par la vie et par ses fantômes familiaux. Le conflit dans l’ex-Yougoslavie n’est pas un décor mais plutôt un arrière-fond.


Une des raisons pour lesquelles j’adore vos romans, c’est la profondeur des personnages. Pierre est à la fois un gentil et un méchant. Mais on s’y attache vraiment par son humanité et sa détresse. Quand vous débutez un roman, commencez vous par le personnage ?
    Mes personnages sont « humains », parait-il. C’est effectivement le compliment que l’on me fait le plus souvent et cela me fait bougrement plaisir. Mes personnages sont « complexes » aussi me dit-on. Tant mieux ! Mais je dois avouer que cela se fait tout naturellement. Autant je peux avoir le sentiment de bosser sur l’intrigue, autant la complexité des personnages se construit toute seule. C’est sans doute parce que mes personnages ont, jusqu’ici, toujours été présents dès le début de l’histoire, voire avant pour l’inspecteur Gilles SEBAG. J’ai bâti mes deux romans autour des personnages, pour eux, avec eux.


Dans vos deux romans, les personnages sont seuls (même si Sebag est marié). Est-ce un trait de caractère nécessaire pour faire un bon personnage ? Est-ce une image de notre société ?


Envisagez vous de vivre de l’écriture ou est-ce un passe temps ? Avez-vous beaucoup d’histoires en attente à raconter ?
    Vivre de l’écriture n’est pas un but en soi. Mon métier de journaliste me plait encore et, comme je le disais plus haut, il enrichit mes histoires. S’il n’est pas tous les jours facile de concilier le journalisme et l’écriture, je ne suis pas sûr qu’il soit forcement plus aisé de ne faire qu’écrire. L’écriture est une activité exigeante et prenante dont il n’est pas simple parfois de s’extraire. Un autre métier permet de prendre de la distance et du recul par rapport à ce travail d’écriture.
Les personnages de roman sont un peu comme nos enfants. On aimerait parfois leur consacrer nos journées entières plutôt que d’aller travailler Mais on sait que si l’on veut rester calme et patient avec eux, il faut les quitter de temps en temps. Ne serait-ce que pour mieux les retrouver après.
En revanche, je suis impatient de pouvoir prendre un mi-temps car j’ai un peu de mal à tout assurer en ce moment, surtout depuis le prix sncf du polar. Le journalisme, l’écriture, les salons polars… et les interviews, je ne suis pas sûr de pouvoir continuer à faire tout cela correctement.
    J’espère que je vais avoir encore plein d’histoire à raconter car je commence à prendre goût à l’écriture ! Au-delà de la boutade, c’est vrai qu’avant il fallait souvent que je me fasse violence pour me mettre devant le clavier après une journée de travail. L’écriture n’est pas un loisir confortable. J’avais trop de doutes par rapport à ce que j’écrivais, je n’étais jamais content de moi. Aujourd’hui, après deux romans très bien reçus, je commence à prendre confiance.  J’ai appris à reconnaitre ma musique, je sais quand j’écris faux et quand j’écris juste. Il m’arrive donc parfois d’être satisfait.


Pour finir, pouvez vous nous dire quels sont vos projets, s’ils ne sont pas top secret ?
    J’ai commencé il y a un petit mois un troisième roman. Je retrouve avec plaisir Gilles Sebag, sa famille et ses collègues ainsi que les paysages du Roussillon. Sortie prévue mai ou juin 2012.

Pour finir, le célèbre questionnaire de Proust (l’original, s’il vous plait !) :

1 - Le principal trait de mon caractère. 
    Douter de tout, de tous et surtout de moi. Ce n’est pas toujours facile à vivre. C’est un défaut mais également une qualité. Le doute vous pousse à vérifier les choses plutôt dix fois qu’une. Dans mon premier métier le journalisme, il m’a empêché de faire un certain nombre d’erreurs. Pas toutes malheureusement. C’est qu’il m’arrive parfois de douter de mon doute.

2 - La qualité que je préfère chez un homme. 
La tolérance

3 - La qualité que je préfère chez une femme. 
La tolérance associée à d’autres qualités, disons plus… esthétiques.

4 - Ce que j’apprécie le plus chez mes amis. 
Qu’ils viennent me voir quand ils veulent mais qu’ils ne restent pas trop longtemps.

5 - Mon principal défaut. 
La procrastination. C’est un défaut très répandu chez les hommes même si ceux qui en sont atteints en ignorent souvent le nom. La procrastination, en fait, c’est la tendance à remettre toujours les choses déplaisantes au lendemain. Mais ça va bientôt aller mieux. J’ai décidé de changer et je commence… demain.

6 - Mon occupation préférée.  
    Lire… N’importe quoi mais lire : des livres, un journal, un dictionnaire et même l’annuaire. Tout sauf un mode d’emploi.

7 - Mon rêve de bonheur.
Lire beaucoup, écrire un peu.
 
8 - Quel serait mon plus grand malheur ? 
Voir un de mes enfants partir avant moi.
 
9 - Ce que je voudrais être. 
Une goutte de parfum sur un cou de femme.
 
10 - Le pays où je désirerais vivre.
La France mais… sans les Français.

11 - La couleur que je préfère.
Toute et aucune. L’importance, ce n’est pas la couleur, ce sont les teintes et les nuances  Je n’ai jamais compris que l’on puisse aimer ou détester une couleur plus qu’une autre. Pourquoi sous prétexte qu’on aime bien le bleu devrait-on aimer tous les bleus ? Par exemple, ce n’est pas parce que j’aime le bleu des yeux de ma femme lorsqu’ils se posent sur moi que je suis obligé d’apprécier celui d’une camionnette de gendarmerie au bord de la route le soir quand je rentre de chez des amis.
 
12 - La fleur que j’aime.
    Le genêt, pour sa couleur, son odeur et le bruit que font ses gousses quand elles éclatent en plein soleil. Pour moi, ce bruit symbolise l’été davantage que le chant des cigales.
 
13 - L’oiseau que je préfère. 
L’albatros. A cause du film de Mocky (1969) et de la chanson de Ferré.

14 - Mes auteurs favoris en prose. 
Emmanuelle Béart. Mais j’ai peut-être fait un contresens sur le mot « prose »L’argot, parfois, nous joue des tours.
 
15 - Mes poètes préférés. 
    Ceux que l’on met en chanson. Aragon, James, Baudelaire, Ferré, Ferrat, Renaud. Sans musique, je trouve ça trop triste, moi, la poésie.
 
16 - Mes héros dans la fiction.
Strauss-Kahn… hein, comment ça c’est pas de la fiction ?!?
 
17 - Mes héroïnes favorites dans la fiction. 
 
18 - Mes compositeurs préférés. 
 
19 - Mes peintres favoris. 
Celui qui a repeint ma cuisine : il a bien bossé !
 
20 - Mes héros dans la vie réelle
 
21 - Mes héroïnes dans l’histoire.  

22 - Mes noms favoris. 
Les « Nom de Dieu ! »
 
23 - Ce que je déteste par-dessus tout. 
Comme tout le monde, la connerie. Celle des autres évidemment.
 
24 - Personnages historiques que je méprise le plus. 
Napoléon Bonaparte

25 - Le fait militaire que j’admire le plus. 
Si c’est militaire, je n’aime pas en général. Ou alors, la prise de la Bastille, mais est-ce vraiment un fait militaire ?
 
26 - La réforme que j’estime le plus.
Tiens j’ai dit une bêtise juste avant : en fait, j’ai bien aimé ma réforme militaire.

27 - Le don de la nature que je voudrais avoir.
Je crois qu’à la longue, tous les dons finissent par être difficile à vivre. Enfin, y parait…

 28 - Comment j’aimerais mourir. 
Comment peut-on aimer mourir… ?
 
29 - État présent de mon esprit. 
Une lassitude mêlée à une certaine espérance. C’est bientôt fini ?
 
30 - Fautes qui m’inspirent le plus d’indulgence. 
     Les fautes d’inattention. J’ai une certaine tendance à la distraction.

31 - Ma devise.
    Ma devise préférée m’a été enseignée par Gilles Sebag,  mon personnage de policier fainéant : « A chaque jour suffit sa flemme ».
    Sinon, j’en ai une autre qui me semble plus à propos et qui explique que je n’ai pas répondu à toutes les questions : « Quand on a rien à dire, mieux vaut fermer sa g… »

Je tiens à remercier Philippe Georget pour sa gentillesse et sa disponibilité. 

Au passage, je remercie Jimmy Gallier car sans lui, cette interview n'existerait pas.

Les photos ont été empruntées sur le site de Jigal.
 

 

Bibliographie aux éditions Jigal :
L’été, tous les chats s’ennuient – Prix Polar SNCF 2011
Le paradoxe du cerf-volant

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Published by Pierre faverolle - dans Interview
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