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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 17:08
Les nuits de San Francisco de Caryl Ferey (Arthaud)

Les romans courts, que les Américains appellent novellas, déferlent sur notre pays. Cela devient une habitude de proposer des romans courts (une centaine de pages) à des prix attractifs. Ce genre de roman est aussi l’occasion de proposer une lecture rapide, qui peut combler quelques heures de transport, fussent ils en commun. Pour l’auteur, c’est plus difficile de créer des personnages, un univers, une intrigue avec aussi peu de pages à sa disposition.

Ce roman raconte la trajectoire de deux êtres, et leur rencontre en forme de déflagration. Deux êtres comme deux étoiles, qui viendraient créer un Big Bang. Ils sont deux et ont droit chacun à une partie, dans ce livre qui en comporte deux.

Sam est un indien Lakota. Sa tribu a battu le général Custer avant d’être proprement exterminée à Wounded Knee. Sam aurait pu être un bon gars, selon les critères de la bonne société, mais il boit trop. Quand sa petite amie Liza est enceinte, il décide de partir, de vivre de petits travaux, surtout dans le batiment. La crise économique le jette brutalement à la rue, où il rencontre Jane à San Francisco.

Jane est une belle fille. Ancienne mannequin, elle va vivre avec Jefferson, membre d’un groupe de rock, avec lequel elle va avoir un enfant. Elle aussi va subir des drames qui vont la jeter à la rue.

Il suffit d’ouvrir les yeux pour voir le nombre de gens qui font la manche augmenter. Et derrière ces faces marquées, il y a des hommes et des femmes. Caryl Ferey s’est toujours intéressé à l’Homme. Ici, il nous brosse le portrait de deux êtres abimés, chacun ayant eu sa trajectoire, sa vie, chacun ayant subi des drames à propos desquels ils ne pouvaient rien. La faute à pas de chance, comme on dit. Reste que ce roman, montre que l’on n’a plus le droit à l’erreur dans cette société.

Deux êtres, comme deux arbres isolés en plein désert, qui se rencontrent. Les Chinois disent que seules les montagnes ne se rencontrent pas. Ces deux jeunes gens vont se rencontrer et fusionner; ces deux jeunes gens délaissés, marginalisés, à qui il ne reste rien vont essayer de s’en sortir, de s’évader.

Même si j’ai trouvé que le style était par moments plat, par moments démonstratif, surtout au début du roman, on finit par se laisser porter par ce drame dont le but est de centrer le débat sur l’homme. Sans atteindre la poésie et la force de combat d’un Larry Fondation, Caryl Ferey nous offre là une bien belle histoire avec une fin étoilée. Ne passez pas à coté.

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Published by Pierre Faverolle - dans 2014
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commentaires

Yvan 02/07/2014 19:08

Et voilà, j'ai lu cette novella, merci qui ? Merci Pierre ;-)
Je suis tout à fait en phase avec ton avis, intéressant vraiment, mais quand même loin de ses autres romans à l'ami Férey

Pierre FAVEROLLE 02/07/2014 21:18

Je suis d'accord. Reste que son oeuvre comporte une constante : l'humanisme. Amitiés

marie vlieghe 25/06/2014 07:16

merci de venir chez "marie" excuse moi mais pour l'instant je débute.
soit le bienvenu chez "marie"
es tu prêts pour me conseiller afin de réussir au mieux mon tout nouveau blog
merci ton amie marie

Pierre FAVEROLLE 25/06/2014 21:30

ce serait mieux de laisser le lien si tu veux que visite chez marie.
A bientôt

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