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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:10

Voici quelques idées de lecture polar dont on m’a fait part et que je voudrais partager avec vous. Ces informations m’ont été communiquées par les auteurs eux-même de façon fort courtoise ; voici donc les romans en questions :

L’information du mardi : quelques idées polar.

Les damnés du Ceallach de David Le Yaouang (Editions Yoran Embanner)

Alors qu'une terrible tempête se prépare, un homme hanté par la disparition mystérieuse de son père revient sur l'île où il est né pour tenter d'élucider les circonstances exactes du drame survenu 12 ans plus tôt. Que s'est il réellement passé sur l'île de Ceallach dans la taverne O'Brien ce funeste soir de Novembre 1788 ? Quel sombre secret unit les derniers habitants de cet îlot rocheux inhospitalier perdu dans la mer d'Irlande au milieu des brumes et des pluies ?

À travers l'histoire du clan Macnamara et la disparition du vieux Tomas, ce récit nous fait revivre la tentative de soulèvement des "Irlandais unis" de 1798. Théobald Wolfe Tone, leader de l'insurrection et père du nationalisme irlandais, y perdit la vie ainsi que plusieurs dizaines de milliers de patriotes.

De l'attitude héroïque et exemplaire de ces hommes allait naître un courant irréversible en faveur de l'indépendance, jusqu'à l'établissement définitif de la république d'Irlande.

David LE YAOUANG, né en 1972,est passionné par l'histoire de la Bretagne, de l'Irlande et des pays celtiques en général. Il nous livre ici un premier roman prometteur doté d'une intrigue surprenante.

L’information du mardi : quelques idées polar.

Dommages Collatéraux de André Bruneau (Editions Bénévent)

Répondant à l’invitation de son ami Gerry, Richard Hamilton passe quelques jours à Montréal au cours desquels il tombe amoureux de l’épouse de celui-ci, Carole Anne. À son retour à Boston, il est l’objet de harcèlement qu’il attribue à la jalousie de son collègue. Les évènements se précipitent, l’intimidation et les menaces se précisent. Sans nouvelles de Carole Anne, il broie du noir jusqu’à ce que celle-ci communique avec lui.

Richard entraîne alors ses collègues de travail et Carole Anne dans une guerre sans merci où tous les coups sont permis. Qui participe à ce complot visant à les faire taire ? Que veut-on les empêcher de découvrir ? Quels sont les intérêts en jeu ?

Les uns et les autres s’investissent pleinement non sans en subir des Dommages collatéraux.

L’information du mardi : quelques idées polar.

Les nouveautés de SkA de mai :

SkA est un éditeur exclusivement numérique et publie entre autres des romans et nouvelles noires. Voici quelques titres et résumés qui vont surement vous faire craquer. N’hésitez pas à aller fouiller sur le site http://skaediteur.net/ et quand vous verrez les noms des auteurs, nul doute que vous allez y faire un tour !

SO de PhD :

CE N’ÉTAIT PAS A VRAIMENT PARLER un parpaing, plutôt un bloc, un cube, comme un casier à disques rempli de ciment, voir un bac à fleurs. Ça ne faisait pas ouvrier, fin de chantier, balancé. Ça sentait amateur. Ça sentait domestique. Comme coulé dans son salon sur un plastique pour protéger le tapis. Gégé, d’un grand ballant du bras, abattit son marteau sur un coin du ciment. Un pied apparut aussitôt. Un petit pied. Un squelette de pied. — Merde ! grogna Nubrait.

Bouches cousues de Sylvette Heurte :

A TABLE, je regarde ses longues mains claires piquetées de taches rousses, on ne se ressemble pas. J’ai hérité de la peau café au lait et des membres courts du Méchant Nain, notre paternel. Mon frère est tout en longueur et pâleur rouquine. Je reviens à la charge : — Mais toi, tu l’as déjà entendu parler de Toulouse ?

Fin de parcours de Paul Colize

FRANKIE-GROS-BRAS porte bien son nom. Le 357 Magnum qu’il braque sur moi est minuscule et semble se recroqueviller dans sa main. Il me dépasse de deux têtes et d’une bonne centaine de kilos. Enfoncés dans la graisse, ses petits yeux cruels me dévisagent jusqu’au fond de la prostate. J’anticipe sa question. — Heu, salut, Frankie, je vais tout t’expliquer.

Manger M’Alice de Olivier Bordaçarre

POUVOIR IDÉAL ET PARFAIT t’intégrer à ma chair, M’Alice, ton sang dans mon sang, nos foutres à la même coupelle, tes petits os flottent dessus pour me nourrir mes muscles. Te sens, M’Alice, circuler dans mes veines sans fin, faire le vent dans mes vaisseaux et chanter dans m’oreilles Don’t worry et tes yeux dans mes mains. Tu t’enfuiras jamais M’Alice, sortiras jamais de moi, j’a tout cousu les trous et bientôt plus parler juste avec la cervelle et donner des signes et c’est tout. L’amalgame, toi et moi, ça donne ça. Puissance Pure, toujours. Peuvent observer, les chefs, savoir tout de nous… dès la sortie de Freddy, c’est the end pour eux. Jeu d’enfant ! Because nous, on est le précieux de tout : la Vérité.

Lac noir de Jan Thirion

UNE SECONDE LUI SUFFIT pour mettre un prénom sur ce visage. Chloé. Elle était avec lui au centre de rééducation en Savoie, après la perte de son bras, là où on apprend à vivre avec son nouvel handicap et à s’adapter à sa prothèse. Chloé avait perdu une jambe dans un accident de moto. Une fille sympa, gentille, jolie, qu’on avait envie de consoler, de prendre dans ses bras, même avec un seul bras. Il n’était resté que quatre semaines, mais il avait eu le temps de tomber amoureux. Ils n’avaient pas fait l’amour, mais ils avaient échangé de fougueux baisers la dernière semaine. Le centre était une bulle à l’extérieur du monde. Après, chacun est retourné à son existence. Ils ne se sont pas revus depuis. Elle avait un copain. Elle habitait Nantes. Lui, il n’était pas arrivé à imaginer une vie commune entre un manchot et une cul-de-jatte. — Chloé !

L’homme gris de Max Obione

IL A PEUR SOUDAIN lorsqu’elle le pousse à la renverse sur le lit et qu’elle vient s’allonger contre lui. Ils restent immobiles, il est désappointé, elle semble aux anges. La situation est incongrue, il voudrait chasser cette folle, cette allumeuse. Mais elle susurre des paroles de désir à son oreille, elle distille des murmures si doux. Le cœur en tumulte, le vieux monsieur n’y croit pas. Ou du moins, au fond de lui-même, sans que sa conscience y prenne part, il ne souhaite pas ne pas y croire. Cette double négation exprime un désarroi aride qui l’emplit de confusion. Son cœur est en proie au doute. « Serais-je encore vivant ? » Sans le vouloir, il trouve les lèvres de la femme qui répond par un baiser profond. Sa langue est de miel.

Erika de Hafed Benotrman

ALLEZ, PARLEZ DONC ENTRE VOUS, pour une fois que vous êtes tous OK ! De fenêtre en fenêtre. D’étage en étage, du premier au troisième, du troisième au rez-de-chaussée. Elle tourne bien l’impuissance au rendez-vous des cons. Vous savez pas d’où ça vient, ce bordel ! ce boucan ? Cherche cherche cherche oua oua les chiens c’est un loup qui hurle aououououou…. ! Vingt-deux heures ? Ah oui, il est vingt-deux heures ! Le taulard ? C’est tatillon sur la loi quand elle l’arrange !

L’heure du bouillon de Jeanne Desaubry

MONIQUE AVAIT SU RÉGLER LE PROBLÈME de la longévité excessive de Roger. Rien de terrible. Elle avait dilué dans un peu de sérum physiologique le petit sachet trouvé dans la chambre de son José. Il avait suffit de l’injecter ensuite dans la perfusion posée par l’infirmière de l’hospitalisation à domicile. Elle avait souri à Roger, lui avait allumé la télé, puis était allée prendre un bain, se demandant ce qu’elle trouverait au retour. Est-ce que la poudre blanche était toujours dangereuse après toutes ces années ?

Un de trop de Paul Colize

JOSETTE A DONC 1,2501 chance sur 2 d’avoir une crise cardiaque avant d’arriver à la maison. Si j’ajoute les pavés glissants, je dois pouvoir monter mes estimations de 0,4 point. Soit 1,6501 chance sur 2 de se casser la pipe. Si tel est le cas, ce soir, j’invite Maurice et Dédé pour voir le foot. On pourra se vautrer dans le canapé et mettre les pieds sur la table…

La glacière deMagali Duru

ASSISE SOUS LA VÉRANDA, Maman Ba étendit ses vieilles jambes fatiguées. Elle avait préparé le repas, puis, laissant sur la tiédeur des braises ses casseroles d’où montaient des effluves de coriandre, elle était venue s’installer avec son éventail. Le soleil venait de plonger. La nuit tropicale était tombée, définitive, sans la moindre précaution de crépuscule. Elle attendait. Sur ces genoux, deux coupures de journaux pas encore jaunies, déjà fatiguées. Et elle les dépliait encore une fois.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 18:22

Il y a peu, je vous proposais une sélection de pavés étrangers pour passer un excellent moment cet été sur la plage … ou ailleurs. Voici l’occasion de compléter vos bagages avec cette sélection de polars français qui trouveront, j’en suis sur, une petite place dans vos valises … Bref, plus que jamais, n’oubliez pas le principal, lisez !

L’information du mardi : des pavés français pour la plage

Stone island de Alexis Aubenque (Toucan noir) :

Archipel en plein cœur de l’océan pacifique, Stone Island est le paradis sur Terre...ou presque...

A la suite du décès de son père biologique, Fiona Taylor, jeune avocate fraîchement diplômée, devient héritière. Plutôt que de couler des jours paisibles dans son pays d’adoption, elle décide de se rendre sur Stone Island à la recherche de ses véritables racines. Dès lors, elle va s’établir dans une vaste demeure coloniale, perdue dans la jungle, où accueillie par des domestiques et une aïeule au comportement étrange, elle tentera de percer les secrets de sa famille. Dans cette quête, elle doit passer par le commandeur Jack Turner, premier homme de loi de l’île, qui doit faire face de son côté au meurtre d’un homme d’affaires, tué dans des circonstances étranges. Simple crime crapuleux, raciste, ou plus délicat encore ?

Turner devra faire le tri entre toutes les pistes, pour tenter de comprendre les tenants et les aboutissants d’une inquiétante série de meurtres qui ne serait peut-être pas sans liens avec les questions de Fiona...

Alexis Aubenque a publié une dizaine de romans (chez Pocket, Calmann-Lévy & Livre de Poche) dont Canyon creek à l’été 2012 chez Toucan.

Il a reçu le Prix du Polar en 2009 pour Un Automne à River falls.

L’information du mardi : des pavés français pour la plage

Un long moment de silence de Paul Colize (Manufacture du livre)

1920 : Wladyslaw ouvre sa pharmacie à Lwow.

1948 : trois jeunes Italiens attendent la sortie des élèves du Brooklyn College devant leur coupé Hudson rouge.

1952 : un homme poursuit une fillette sur le parking enneigé de l'aéroport de Stuttgart.

1989 : une femme aborde trop vite une courbe sur le ring de Bruxelles.

2012 : Stanislas déshabille une femme qu'il connaît à peine.

Paul Colize est l'auteur de Back Up (Folio Policier-Gallimard). Il vit à Waterloo.

L’information du mardi : des pavés français pour la plage

Sa vie dans les yeux d’une poupée de Ingrid Desjours (Plon)

Barbara, vingt-quatre ans, a tout oublié de l'horreur qu'elle a vécue, ce soir d'hiver dans un parc désert. Pourtant, de cette incursion au cœur de la douleur et de l’épouvante, elle n'est pas revenue seule : elle a ramené avec elle une vision, une hallucination tenace, entrevue à travers les lambeaux de son cauchemar. Une image avec qui la jeune femme vit. Hantée, obsédée. Et habitée par une soif inextinguible de vengeance dont la poupée qu’elle vient de s’offrir se fait le relais.

C'est comme ça que la douce Barbara se laisse progressivement posséder par un double maléfique. Et commet en son nom les pires atrocités.

Sur ses traces, Marc Percolès, flic provocateur et omniscient, au corps et au cœur plus couturés que Frankenstein. Il est le premier à faire le lien entre la petite esthéticienne sans histoire et le monstre qui torture des hommes, la nuit tombée. Prêt à tout pour la coincer, il n'hésitera pas à sortir du cadre légal pour arrêter l'escalade de violence.

Mais, en cours d'enquête, il comprendra que Barbara ne tient pas forcément les rênes de sa folie, et que d'autres personnes de son entourage ont tout intérêt à ce qu'elle continue. Et que, elle aussi, il devra la sauver.

Née en 1976, Ingrid Desjours est psychologue spécialisée en psycho-criminologie. Après avoir pratiqué en Belgique auprès de criminels sexuels, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture romanesque et scénaristique. Elle a déjà publié Echo et Potens (Plon, 2009 et 2010) remarqués et plébiscités par la presse et le public. Elle a animé l’écriture de Connexions, un polar interactif édité en partenariat avec l’émission Au Field de la nuit (TFI).

L’information du mardi : des pavés français pour la plage

Le purgatoire des innocents de Karine Giebel (Fleuve noir)

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.

Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux.

Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang.

Deux morts et un blessé grave.

Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra.

Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.

Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal.

Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.

Et son sourire est le plus abominable qui soit…

Karine Giébel est née en 1971 dans le Var, où elle vit toujours. Son premier roman, Terminus Elicius (Editions la Vie du rail, 2004) reçoit le Prix Marseillais du Polar en 2005. Suivront Meurtres pour rédemption (Editions la Vie du rail, 2006, et réédité au Fleuve Noir en 2010) qui a été sélectionné pour le Prix Polar Cognac, Les Morsures de l'ombre (Editions Fleuve Noir, 2007) tour à tour lauréat du prix Intramuros, du Prix SNCF 2009 et du Prix Derrière les murs, Chiens de sang (Editions Fleuve Noir, 2008) et Jusqu'à ce que la mort nous unisse (Fleuve Noir, 2009), Lauréat du Prix des Lecteurs au Festival Polar de Cognac. Juste une ombre a reçu le Prix Marseillais du Polar et le Prix Polar de Cognac. Purgatoire des Innocents est son dernier roman paru au Fleuve Noir.

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 17:44

Ah, ils font fort, en ce mois de mai, chez Points. Ils vont sortir quatre polars, dont deux ont déjà été lus et classés dans les coups de cœur de Black Novel. A cela, on ajoute un roman de Arnaldur Indridason et un de Deon Meyer. Donc, au mois de mai, c’est chez Points que cela se passe. Jugez donc :

L’information du mardi : Un Points, c’est tout !

Antonin Varenne : Le Mur, le Kabyle et le Marin

2009 : flic le jour, boxeur la nuit, George Crozat, dit le Mur, sent sa carrière décliner et accepte de tabasser des inconnus pour le compte d’un mystérieux commanditaire.

1957 : Pascal Verini, ouvrier de Nanterre, soldat en Algérie, refuse de pratiquer la torture. Rien ne semble devoir réunir ces deux hommes. Pourtant, leurs trajectoires vont se croiser et en être définitivement bouleversées.

Né à Paris en 1973, Antonin Varenne est diplômé de philosophie. Il a parcouru le monde avant de revenir en France pour se consacrer à l’écriture. Il a reçu le Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points 2010 pour Fakirs.

« Varenne frappe encore plus fort qu’avec Fakirs. Un texte noir d'une incroyable force et la confirmation d'un écrivain de tout premier plan. » Lire

Mon avis coup de coeur est ici

L’information du mardi : Un Points, c’est tout !

Psychose de Robert Bloch

Sa mère est folle. Norman le sait, mais il l'aime trop pour l'envoyer à l'asile. Alors, il se débarrasse des cadavres. Partie retrouver son fiancé, Mary s'arrête pour la nuit dans un motel isolé. Le propriétaire, un grand garçon à l'air timide, finit par accepter de lui donner une chambre. Epuisée par dix-huit heures de route, elle décide de s'accorder une douche bien méritée...

Né en 1917, Robert Bloch est l’auteur de nombreux thrillers et romans noirs, dont le plus célèbre est Psychose, qu’il écrit en 1957 et qui fut adapté au cinéma par Alfred Hitchcock en 1960. En 1959, il remporte le prix Hugo pour That Hell-Bound Train.

Mon avis coup de coeur est ici

L’information du mardi : Un Points, c’est tout !

A la trace de Deon Meyer

L'Afrique du Sud est un labyrinthe dangereux où se perdnet les traces des plus redoutables prédateurs. Il faut des hommes sauvages comme Lemmer pour espérer s'en sortir. Un trafic de rhinocéros noirs le conduit sur la piste d'un trafic international, mettant en jeu Al-Qaïda. Sa route croise celle de l'ancien policier Mat Joubert, de l'innocente Milla. Tous sont traqués par plus menaçants qu'eux et leurs destins vont se mêler en un inextricable puzzle.

Né en 1958 en Afrique du Sud, Deon Meyer est l'auteur des Soldats de l'aube, Grand Prix de littérature policière. A la trace a été reconnu comme l'un de ses romans les plus ambitieux et des plus aboutis.

"On verrait bien Deon Meyer dans le panthéon qui abrite déjà Mankell et Le Carré."

Le Point

A noter que le prochain roman de Deon Meyer s'appelle 7 jours, et qu'il est disponible aux éditions du Seuil depuis le 17 mai

L’information du mardi : Un Points, c’est tout !

La muraille de lave de Arnaldur Indridason

Abasourdi, Sigurdur lève les yeux vers l’imposante Banque centrale, surnommée la « muraille de lave » en référence à l’impénétrable barrière de corail de la mer d’Islande. Ici règnent le crime et la corruption : une employée, adepte du libertinage, a été poignardée. Sigurdur en est persuadé, l’assassin est entre ces murs. Plus que jamais, les conseils d’Erlendur seraient précieux, mais il a disparu…

Après la pause noire du magnifique Bettý (disponible en Points), Arnaldur Indridason revient sur les terres qu’il connaît bien : celle des atmosphères lourdes et mafieuses de l’Islande aux paysages presque fantasmagoriques sous sa plume. Encore un très bon cru qui prouve que, loin de s’épuiser, cette formidable saga Erlendur a encore de très beaux jours devant elle…

« Un conte moral très sombre sur une société en pleine dérive, qui perd ses repères mais y gagne ses galons littéraires. » Le Monde

« Le charme est intact. Poésie noire et obsédante, maîtrise parfaite du tempo et des intrigues, dénuement du verbe, tendresse et vague à l'âme. » Télérama

Mon avis est ici

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 09:02

J’ai déjà parlé ici de la maison d’édition Ring, avec la sortie du document de Stéphane Bourgoin 999 ans de serial killers. Je vais aujourd’hui aborder les romans qui sont sortis récemment, un nouveau roman noir très ambitieux qui inaugure la nouvelle collection Ring noir et une réédition d’importance.

L’information du mardi : Montez sur le Ring !

La femme qui valait trois milliards de Boris Dokmak

Elle est la plus célèbre disparue au monde. Elle sème la mort et le chaos.

Elle s’appelle Paris Hilton.

Le privé Almayer, dopé aux cocktails et à l’étherine, va remonter la piste sinueuse de la princesse blonde de Beverly Hills. A Bruges, un flic obsessionnel enquête sur le meurtre d’une jeune femme, retrouvée embaumée suivant un rituel surgi du fonds des âges. Grouillant sous le soleil de Californie, la jet-set dégénérée, les narcotrafiquants et les mercenaires saignent pour leur place au paradis. La femme qui valait trois milliards sera leur ticket pour l’enfer.

"Premier roman saisissant d’un écrivain de 40 ans né en Ukraine et vivant en Anjou, La Femme qui valait trois milliards fait partie des livres qu’on n’oubliera pas cette année. Polar paré de mille qualités, magnifique objet pop et déclinaison haletante d’un genre qu’il embrasse avec amplitude, angoisse et maestria, La femme qui valait trois milliards imagine la disparition de Paris Hilton dans une intrigue qui mêle services secrets américains, narcotrafiquants et serial killers férus d’égyptologie. Remarquable." Benjamin Berton, Première.fr – Fluctuat

Plus d’informations : http://www.ring.fr/livre/trailer.php/livre/la-femme-qui-valait-trois-milliards

L’information du mardi : Montez sur le Ring !

DOBERMANN - L'INTÉGRALE VOL.1 de Joël Houssin

"Il y a des hommes qui naissent pour fleurir les cimetières, d’autres pour les remplir."

La saga explosive et haletante du Dobermann, monument du thriller français vendu à plus d'un million d'exemplaires à travers le monde.

Né en Janvier 1981, le Dobermann a, en 4 ans et 19 romans, taillé une sanglante balafre dans le paysage du polar. Une anthologie du braquage, un best-of du hold-up ! Côté flics, le mot d’ordre est clair : « Personne n'a envie de voir le Dobermann et son gang en prison. Il y a des voyous qu'on n'arrête pas. Le Dobermann, ce n’est pas un gangster comme les autres. Il ne respecte rien. Il braque les banques pour le plaisir. Ce n’est pas humain.

On n'a pas le droit de mépriser l'argent comme ça. L'argent, ça se mérite. Et le Dobermann, il mérite que d'aller au trou... Un trou bien profond avec de la terre par-dessus. Alors collez-moi un paquet de balles dans la tête de ces tueurs de flics ! » Le problème, c’est que pour mettre le Dobermann dans le trou, faut d’abord le trouver. Pas facile de traquer un gibier qui a toujours le doigt sur la gâchette. C’est comme ça. Il y a des hommes qui naissent pour fleurir les cimetières, d’autres pour les remplir.

Plus d’informations : http://www.ring.fr/livre/trailer.php/livre/dobermann-integrale

Le volume II paraitra en mai 2014

Le volume II paraitra en octobre 2014

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 17:11

Je vous avais parlé de Zeus de Sébastien Gendron, une lecture numérique que j’avais beaucoup aimé. Ceux qui ne sont pas équipés de liseuse numérique vont avoir la chance de trouver des petits textes noirs sous format papier.

Les éditions Intervalles ont lancé en octobre 2012, en collaboration avec la maison d’édition numérique StoryLab, la collection « One Shot », qui regroupe des nouvelles contemporaines.

Ces « shots » de littérature, à l’origine publiés au format numérique, embarquent le lecteur dans des univers forts à l’écriture incisive.

Pour chaque titre acheté en librairie, un titre au choix de la collection est disponible gratuitement en téléchargement sur le site www.storylab.fr.

Le format de ces instantanés est de 105 x 150 mm pour 48 pages et le prix est de 5 €.

L’information du mardi : Les éditions Intervalles

UN PSYCHOPATHE ET DEMI, D’ELIAS JABRE

Résumé :

Rien de plus délicat que d’annoncer une rupture surtout quand votre partenaire pense vivre le parfait amour. Et puis cette histoire de serial killer qui tourne en boucle à la télé ne vous met pas dans les meilleures conditions pour amorcer la fameuse discussion. Et si... Et si c’était votre jour de chance ?

Elias Jabre

Elias Jabre est né en 1975 dans un village de la montagne libanaise. Quatre mois plus tard, il débarque à Paris et décide de s’y établir jusqu’à nouvel ordre. En 2004, il publie Immortalis, un roman d’anticipation aux éditions du Masque. Depuis, il multiplie les formes d’écritures, des romans aux scénarios, en changeant régulièrement d’avatar.

L’information du mardi : Les éditions Intervalles

ZEUS, DE SÉBASTIEN GENDRON

Résumé :

Zeus est un tueur-né. Zeus aime le sang, il est violent, il est incontrôlable. Tom, petite frappe du banditisme bordelais, aurait préféré ne jamais croiser sa route. Mais quand on veut jouer dans la cour des grands...

Sébastien Gendron

La naissance de Sébastien Gendron advient seulement quatre-vingt dix jours après la mort de François Mauriac, et à peine vingt après celle du Général de Gaulle. Ses parents en sont si troublés qu’ils hésitent longuement sur le prénom : sera-ce François ou Mon Général ? Ils optent finalement pour un « Sébastien » qu’ils imaginent neutre et moins handicapant. Bien mal leur en prend.

À quarante ans, non seulement Sébastien Gendron n’a pas libéré la France, mais en plus, il n’a toujours pas obtenu de prix Nobel pour l’ensemble de son oeuvre. Ce qui est désespérant, pour ses parents surtout.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 17:11

Il est rare que je parle de livres autres que des romans ici. Mais je me dois de vous parler maintenant de deux essais exceptionnels de deux personnes qui font énormément pour la promotion du polar. Le premier est signé Claude Mesplède, l’auteur et coordinateur du dictionnaire des littératures policières, qui a sorti un recueil d’une partie de ses écrits sur le polar. Le deuxième est François Guérif, créateur des éditions Rivages noir, qui vient de sortir un livre d’entretiens. Revenons sur ces deux documents exceptionnels.

L’information du mardi : Deux livres exceptionnels sur le polar

30 ANS d’ÉCRITS SUR LE POLAR de Claude Mesplede (Krakoen)

Ce document (qui est le premier tome) regroupe des articles très différents. Dans la première partie, sobrement intitulée Le polar, Claude Mesplede livre la partie la plus « intime » de son combat pour promouvoir le genre qu’il aime, mais aussi son combat pour que les gens lisent (auquel j’adhère à 200%). C’est une partie militante que j’ai trouvé passionnante, entre biographie littéraire et manifeste pour un combat.

Ensuite, Claude Mesplède ayant une connaissance énorme sur la série noire de Gallimard, nous avons le droit à neuf articles thématiques sur cette collection mythique, qui a découvert tant d’auteurs aujourd’hui connus et reconnus.

Enfin, vient une partie sobrement intitulée Portraits qui fait la place belle à des auteurs tels que James Lee Burke, Jim Thompson ou Jack London. Cette partie est suivie de quelques entretiens, dont ceux avec James Ellroy ou le gigantesque et regretté Robin Cook. Puis viennent des chroniques, qui sont des articles sur des thématiques liées au polar. Dans cet exercice, Claude Mesplède excelle sans pour autant étaler sa culture polardesque. Cela m’a permis aussi de noter des romans dont je n’avais jamais entendu parler.

Enfin, ce document finit en beauté avec une aventure du Poulpe, écrite par Claude Mesplède lui-même, revue, complétée et corrigée. Je ne l’ai pas encore lue mais sachez que cela s’appelle Le cantique des cantines. Puis viennent des témoignages de 30 personnes sur Claude et le polar. Quand je vous dis que c’est un document exceptionnel, je ne vous mens pas !

L’information du mardi : Deux livres exceptionnels sur le polar

DU POLAR – Entretiens avec François Guerif (Rivages)

Celui là, je ne l’ai pas encore lu, mais ça vient. Voici donc la quatrième de couverture.

Auteur de plusieurs ouvrages de référence sur le cinéma américain, et notamment le film noir, fondateur de la revue Polar, lauréat du Ellery Queen Award en 1997 et surtout éditeur des auteurs les plus prestigieux du genre aux Éditions Rivages, François Guérif est aujourd'hui sans doute l'un des plus grands spécialistes français du roman policier.

Au fil de ces entretiens à bâtons rompus avec le journaliste Philippe Blanchet, François Guérif revient sur la genèse du polar, de Conan Doyle à Agatha Christie, sur les premiers classiques modernes (de Dashiell Hammett à Raymond Chandler) et sur les grands auteurs actuels. Tout au long de ce livre à la fois érudit et passionné, il analyse les principales étapes du genre. Évoque sa carrière, ses coups de coeur (David Goodis, James Cain, Jim Thompson), ses amitiés (Léo Malet, Jean-Patrick Manchette, Robin Cook, James Ellroy...), ses souvenirs et ses livres de chevet.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 18:07
L’information du mardi : Stéphane Bourgoin à l’honneur

Si vous ne connaissez pas Stéphane Bourgoin, il faut que vous sachiez qu’il est un des spécialistes mondiaux des tueurs en série. Il a parcouru le monde entier, interrogeant des êtres implacables et inhumains pour mieux comprendre leur psychologie. Il a aussi participé à plusieurs enquêtes en tant que consultant. Il est aussi un auteur d’essais où il fait part au grand public de son expérience. Deux documents exceptionnels viennent de sortir, l’un est une réédition en format poche, l’autre est un livre en grand format impressionnant.

L’information du mardi : Stéphane Bourgoin à l’honneur

Mes conversations avec les tueurs de Stéphane Bourgoin (Points)

"Cela fait trente ans que j'interroge les serial killers. J'ai rencontré plus de soixante-dix de ces tueurs et tueuses multirécidivistes aux quatre coins de la planète. J'ai accumulé des ouvrages de criminologie, journaux de faits divers, archives de police, photos et vidéos de scènes de crimes, confessions, dessins et écrits.

Dans mes livres, j'ai toujours présenté les serial killers de manière distanciée, sans porter le moindre jugement ni faire part de mon ressenti. Dans Mes conversations avec les tueurs, je désire vous faire partager l'envers du décor. Vous montrer l'épreuve physique de ces rencontres, les moments d'angoisse qui précèdent les entretiens, la peur, parfois. Vingt ans plus tard, mon corps se souvient encore de la terreur qui s'est emparée de moi lors de ma rencontre avec Gerard Schaefer, un ex-policier accusé du meurtre de 34 femmes en Floride. Dès l'instant où je me suis trouvé face à lui, j'ai eu le sentiment d'être confronté au Mal absolu.

Je suis préparé, mentalement, à rencontrer ces "personnages" plus ou moins hors du commun. Mais à mon retour à Paris, je me demande parfois si ces voyages ont eu lieu. Oui, ils sont bien réels. Et incroyables."

L’information du mardi : Stéphane Bourgoin à l’honneur

999 ANS DE SERIAL KILLERS de Stéphane Bourgoin (Ring)

LA PLUS GRANDE GALERIE DE TUEURS EN SÉRIE DE L'HISTOIRE

365 authentiques portraits de serial killers, un pour chaque jour de l’année, de l'antiquité jusqu’à nos jours.

Assassin à 13 reprises et condamné à mort, on oublie de le pendre pendant sept ans et il est gracié. Un auteur de nouvelles, fan d’Hannibal Lecter, éventre sa mère pour y placer une poupée. Policier à Miami et tueur en série de criminels, il inspire le héros de la série « Dexter ». Une adolescente dénonce son père serial killer dans un talk-show à la télévision. Un vampire suédois qui consomme la chair de ses deux sœurs. A Hong-Kong, des fillettes sont tuées puis violées pour « créer » des fantômes destinés à tourmenter l’épouse du meurtrier. Un serial killer travesti qui adore se déguiser en Adolf Hitler. Un père et son fi ls deviennent tueurs en série à 22 ans d’intervalle.

Schizophrène et serial killer, il rêve d’être Freddy Krueger. Un authentique tueur en série engagé pour jouer aux côtés de Val Kilmer. Icône gay et travesti, « Ryan le dépeceur » devient une vedette de la chanson dans le Couloir de la mort. Condamné pour huit des trente meurtres qu’il avoue, Thomas Quick est un serial killer qui n’a jamais existé. Un trio de cannibales qui vend des beignets de chair humaine. Une tueuse en série iranienne s’inspire d’Agatha Christie pour commettre ses forfaits. En prison, le tueur du Zodiaque épouse un criminel travesti qui exige de changer de sexe. Un serial killer canadien qui écrit des livres pour enfants. Une Australienne tue son fi ls de deux ans quand une voix lui affirme qu’il est Jack l’Eventreur...

Spécialiste mondialement reconnu des tueurs en série, auteur d’une vingtaine d’ouvrages et d’une centaine de documentaire télévisés, Stéphane Bourgoin a rencontré et interviewé plus de 70 serial killers à ce jour. Plus grande galerie de portraits de tueurs de l’histoire, 999 ans de serial killers est l’aboutissement de plus de trente ans de recherches et d’investigations à travers le monde.

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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 18:00

La finale est lancée pour décerner les trophées 813. Je vous rappelle que ces trophées sont décernés après vote des adhérents de l’association en deux étapes : une première où l’on propose des romans étant parus l’année d’avant, une deuxième où le vote doit désigner le vainqueur dans quatre catégories. Voici donc les 4 catégories avec la liste des romans et documents en lice, ce qui peut vous donner des idées de lecture. Toutes les infos sont bien sur disponibles sur le blog 813 : http://blog813.over-blog.com/

Alors rejoignez l'association 813 et recevoir plein d'infos sur le polar et défendre les romans que vous aimez

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

TROPHEE DU ROMAN FRANCOPHONE :

Back-up de Paul Colize :

Quel rapport entre la mort en 1967 des musiciens du groupe de rock Pearl Harbor et un SDF renversé par une voiture à Bruxelles en 2010 ? Lorsque l'homme se réveille sur un lit d'hôpital, il est victime du Locked-in Syndrome, incapable de bouger et de communiquer. Pour comprendre ce qui lui est arrivé, il tente de reconstituer le puzzle de sa vie. Des caves enfumées de Paris, Londres et Berlin, où se croisent les Beatles, les Stones, Clapton et les Who, à l'enfer du Vietnam, il se souvient de l'effervescence et de la folie des années 1960, quand tout a commencé...

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

I Cursini de Alix Deniger :

'Félix Codaccioni s'installe au volant... La vitre conducteur explose, une, deux, puis trois décharges de chevrotines le déchirent. Douleur fulgurante, sang et lambeaux de chair qui éclaboussent le cuir... Une silhouette noire se recule légèrement. Une autre s'avance à droite, une Kalach crache une longue rafale qui hache l'habitacle. Un troisième homme s'approche, un Beretta 92 à la main. Il tire encore deux coups dans le visage déjà fracassé. Les tueurs s'éloignent tranquillement, indifférents aux fenêtres qui s'entrouvrent. Les témoins parleront de combinaisons, de cagoules, d'une Mercedes noire...' Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire. Peut-être est-ce pour cela que le sujet du terrorisme en Corse et du combat, par nature secret, des clandestins n'a que rarement été traité dans le roman policier, peu désireux d'écorner le mythe bâti par ses acteurs. Au-delà des accusations de dérive mafieuse et de barbouzeries que se renvoient flics et cagoulés, I cursini, premier roman d'Alix Deniger, nous présente sans concession les acteurs de la tragi-comédie qui se joue dans l'île depuis trente-cinq ans.

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

Balancé dans les cordes de Jeremie Guez :

Finaliste prix SNCF du polar « Tout y est, la noirceur sociale des grands écrivains américains et le sens de la mouise de Léo Malet. » Renaud Monfourny Les Inrockuptibles Balancé dans les cordes Tony est un jeune boxeur. Garçon sans histoires, il consacre sa vie au sport, prépare son premier combat pro et se tient à l'écart des trafics qui rythment la vie de sa cité. Mais il doit composer avec une mère à problèmes, qui se laisse entretenir par des voyous. Tout dérape lorsque l'un d'entre eux la bat et l'envoie à l'hôpital. Tony décide de faire appel à Miguel, le caïd de la ville, pour étancher sa soif de vengeance. Dans ce milieu, rien n'est jamais gratuit. La faveur demandée a un prix, celui du sang.

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

Arab jazz de Karim Miské :

Dans le 19e arrondissement de Paris toutes les communautés, religieuses et ethniques, se côtoient au quotidien. Sushis casher, kebabs, restaurant turc – point de ralliement de tous les jeunes du coin –, la librairie d’occasion farcie de romans policiers jusqu’au plafond, coiffeur juif…

Seul Ahmed Taroudant – qui a l’horrible privilège de découvrir le corps sanguinolent de sa voisine et amie, Laura Vignola, suspendu au-dessus de son balcon – se tient à distance de cette population cosmopolite : prisonnier d’une histoire personnelle traumatisante, rêveur, lecteur fou de polars… Il constitue le coupable idéal de ce crime abominable.

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

L’homme à la bombe de Christian Roux :

Dans une France minée par le chômage et les plans sociaux, Larry, ingénieur acousticien, perd son emploi. Même pour un travail non qualifié, on ne veut pas de lui. Trop diplômé. Lassé des entretiens d'embauche qui ne mènent nulle part, écoeuré, aux abois, il fait une bêtise. Fabrique une bombe. Elle est fausse, mais lui seul le sait et le pouvoir de persuasion de la bombe est immense...

Depuis Le Couperet de Westlake, la souffrance au travail, la peur du chômage et la détresse induite par la perte d'emploi, sont des thèmes plus actuels que jamais. Christian Roux s'en empare dans ce road-novel intense aux accents de fable politique.

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

Le dernier lapon de Olivier Truc :

L’hiver est froid et dur en Laponie. À Kautokeino, un grand village sami au milieu de la toundra, au centre culturel, on se prépare à montrer un tambour de chaman que vient de donner un scientifique français, compagnon de Paul-Emile Victor. C’est un événement dans le village. Dans la nuit le tambour est volé. On soupçonne les fondamentalistes protestants laestadiens : ils ont dans le passé détruit de nombreux tambours pour combattre le paganisme. Puis on pense que ce sont les indépendantistes sami qui ont fait le coup pour faire parler d’eux.

La mort d’un éleveur de rennes n’arrange rien à l’affaire. Deux enquêteurs de la police des rennes, Klemet Nango le Lapon et son équipière Nina Nansen, fraîche émoulue de l’école de police, sont persuadés que les deux affaires sont liées. Mais à Kautokeino on n’aime pas remuer les vieilles histoires et ils sont renvoyés à leurs courses sur leurs scooters des neiges à travers l’immensité glacée de la Laponie, et à la pacification des éternelles querelles entre éleveurs de rennes dont les troupeaux se mélangent. Au cours de l’enquête sur le meurtre Nina est fascinée par la beauté sauvage d’Aslak, qui vit comme ses ancêtres et connaît parfaitement ce monde sauvage et blanc.

Que s’est-il passé en 1939 au cours de l’expédition de P-E. Victor, pourquoi, avant de disparaître, l’un des guides leur a-t-il donné ce tambour, de quel message était-il porteur ? Que racontent les joïks, ces chants traditionnels que chante le sympathique vieil oncle de Klemet pour sa jeune fiancée chinoise ? Que dissimule la tendre Berit malmenée depuis cinquante ans par le pasteur et ses employeurs ? Que vient faire en ville ce Français qui aime trop les très jeunes filles et a l’air de bien connaître la géologie du coin ? Dans une atmosphère à la Fargo, au milieu d’un paysage incroyable, des personnages attachants et forts nous plongent aux limites de l’hypermodernité et de la tradition d’un peuple luttant pour sa survie culturelle. Un thriller magnifique et prenant, écrit par un auteur au style direct et vigoureux, qui connaît bien la région dont il parle.

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

TROPHEE Michèle WITTA- ROMAN ETRANGER :

La tristesse du samouraï de Victor del Arbol :

Trois générations marquées au fer rouge par une femme infidèle. L'incartade a transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre. Et quelqu’un doit laver le péché originel.

Victor del Árbol est né à Barcelone en 1968. Après avoir étudié l'Histoire, il travaille dans les services de police de la communauté autonome de Catalogne. Il est l'auteur de deux romans, dont La Tristesse du samouraï, paru dans la collection "Actes noirs" en 2012.

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

A la trace de Deon Meyer :

Chacun des protagonistes de ce roman aux intrigues apparemment distinctes laisse des traces. Toutes, à un moment donné, vont se croiser. Milla, mère de famille qui plaque son foyer et rejoint l?Agence de Renseignement Présidentielle au moment où un groupuscule islamiste s?agite de manière préoccupante. L?aventurier Lemmer qui protège le transfert à la frontière du Zimbabwe de deux inestimables rhinos noirs. Lukas Becker, l?archéologue aux prises avec les gangs de la plaine du Cap. L?ex-flic Mat Joubert, devenu détective privé, chargé d?enquêter sur la disparition d?un cadre de l?Atlantic Bus Company. Comparée à l?univers du polar américain (corruption, drogue, prostitution), la matière romanesque de À la trace, qui allie « le monde animal, inhérent à notre culture », des contrebandes pittoresques, l?émancipation des femmes, la culture gangsta des villes, frappe par sa richesse et sa diversité. Deon Meyer est un des rares auteurs qui, tout en maîtrisant avec brio les règles du genre, ouvre grand le champ des problèmes contemporains de son pays.

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock :

Dès les premières lignes, Donald Ray Pollock nous entraîne dans une odyssée inoubliable, dont on ne sort pas indemne.

De l'Ohio à la Virginie Occidentale, de la fin de la Seconde Guerre mondiale aux années 60, les destins de plusieurs personnages se mêlent et s'entrechoquent. Williard Russell, rescapé de l'enfer du Pacifique, revient au pays hanté par des visions d'horreur. Lorsque sa femme Charlotte tombe gravement malade, il est prêt à tout pour la sauver, même s'il ne doit rien épargner à son fils Arvin. Carl et Sandy Henderson forment un couple étrange qui écume les routes et enlève de jeunes auto-stoppeurs qui connaîtront un sort funeste. Roy, un prédicateur convaincu qu'il a le pouvoir de réveiller les morts, et son acolyte Théodore, un musicien en fauteuil roulant, vont de ville en ville, fuyant la loi et leur passé.

Toute d'ombre et de lumière, la prose somptueuse de Pollock contraste avec les actes terribles de ses personnages à la fois terrifiants et malgré tout attachants. Le diable tout le temps n'est pas sans rappeler l'univers d'écrivains tels que Flannery O'Connor, Jim Thompson ou Cormac Mc Carthy.

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

Le monde à l’endroit de Ron Rash :

Travis Shelton, 17 ans, découvre un champ de cannabis en allant pêcher la truite au pied de Divide Mountain, dans les Appalaches. C'est un jeu d'enfant d'embarquer quelques plants sur son pick-up. Trois récoltes scélérates plus tard, Travis est surpris par le propritéaire, Toomey, qui lui sectionne le tendon d'Achille, histoire de lui donner une leçon.

Mais ce ne sera pas la seule de cet été-là: en couflit ouvert avec son père, cultivateur de tabac intransigeant, Travis trouve refuge dans le mobile home de Leonard, un prof déchu devenu dealer. L'occasion pour lui de découvrir les lourds secrets qui pèsent sur la communauté de Shelton Laurel depuis un massacre perpétré pendant la guerre de Sécession. Confronté aux ombres troubles du passé, Travis devra également affronter les épreuves du présent.

Le père, Toomey, Leonard, trois figures qui incarnent chacune une forme d'autorité masculine, vont tragiquement façonner son passage à l'âge d'homme.

Ce roman, le troisième de Ron Rash - après Un pied au paradis et Serena - à être traduit en français, confirme par son lyrisme âpre que cet écrivain est avant tout un poète, ardent défenseur de sa terre et de la mémoire de celle-ci.

L’information du mardi : La finale des Trophées 813 2013

Pike de Benjamin Whitmer :

Pike n'est plus l'effroyable truand d’autrefois, mais il a beau s'être rangé, il n’en est pas plus tendre. De retour dans sa ville natale des Appalaches proche de Cincinnati, il vit de petits boulots avec son jeune comparse Rory qui l'aide à combattre ses démons du mieux qu’il peut. Lorsque sa fille Sarah, disparue de longue date, meurt d’une overdose, Pike se retrouve en charge de sa petite-fille de douze ans. Mais tandis que Pike et la gamine commencent à s'apprivoiser, un flic brutal et véreux, Derrick Kreiger, manifeste un intérêt malsain pour la fillette. Pour en apprendre davantage sur la mort de Sarah, Pike, Rory et Derrick devront jouer à armes égales dans un univers sauvage, entre squats de junkie et relais routiers des quartiers pauvres de Cincinnati.

Pike est un remarquable roman noir dans lequel Benjamin Whitmer, digne héritier de Jim Thompson et David Goodis, plonge dans l’âme du lecteur pour y laisser une empreinte indélébile.

TROPHEE MAURICE RENAULT (essai, étude, article de presse, magazine…)

Le Blog Action suspense de Claude Le Nocher

Le blog Actu du noir de Jean Marc Lahérrère

Le site Klibre

L’association Fondu au noir

La tête au noir

TROPHEE ALBUM BD

Blast de Manu Larcenet

Castilla drive de Anthony Pastor

La peau de l’ours de Zidrou et Oriol

Pizza roadtrip de cha eldiablo

Zone blanche de Jean C.Denis

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 17:40

Les éditions des Ragosses (une branche des éditions Apogées) sortent deux nouveaux romans noirs dans leur collection noire justement, très différents dans leur genre. Si j’en parle aujourd’hui, c’est parce que leur sujet est bigrement tentant et qu’ils sont tous deux sortis au format poche. Alors, allez voir sur le site à cette adresse là : http://www.editions-apogee.com/

 

Rouge ballast de Jean-Claude Le Chevère :

Rouge-Ballast.jpgDans ce village baigné dans l’odeur de sang émanant de l’abattoir, même le train n’a pas le potentiel poétique ou utilitaire qu’on peut lui attribuer ailleurs. Ici, lorsque les habitants, et plus particulièrement les femmes, prennent le train, c’est en pleine face, et sans retour. Mais quand Mathilde franchit le parapet, la rumeur enfle : l’a-t’elle fait volontairement? Le vieux Bob, le « mûrisseur de clous », n’en semble pas persuadé, ni les jumelles, intarissables commères de l’école, ni les enquêteurs qui viennent fouiner dans le secteur. Au milieu de toute cette agitation, Gaby assure l’intendance en s’occupant de ses frères Djezon et Jirès, et en surveillant le couple infernal que forment Bruno, son père irascible, et sa dernière compagne, la grande Louise, plus férue de manucure que de vie de famille. Seul son ami Djamel, alias Frank, lui apporte un peu de réconfort.

Si J.-C. Le Chevère a choisi pour narratrice une jeune fille de 15 ans, c'est pour mieux montrer l'incurie des adultes qui l'entourent et leur incapacité au bonheur. Les personnages, la vie du village, le décor (en odorama!), nous apparaissent d'autant plus glauques à travers son regard et sa clairvoyance. Est-ce aux abords des voies ferrées ou dans l'intimité des intérieurs que se réveille la jalousie qui teinte peu à peu en rouge ce roman noir?

Plus d’informations ici : http://www.editions-apogee.com/vient-de-paraitre/rouge-ballast.html

 

Trousse cocotte de Jean Kergrist :

Trousse-cocotte.jpgSeptembre 2024, au bar-tabac-poste-épicerie-boulangerie Le Kreiz Breizh, le jeune et frétillant Dorig Conan, curieux et emmerdeur professionnel, s’amourache bêtement de la belle Manon, une aguicheuse à double tiroir. Elle va le mener sur la route du poulet, du centre Bretagne aux pentes neigeuses de l’Himalaya : Peshawar, Leh, Shrinagar… dans une histoire de trafic de pierres précieuses, d’aliment hors-sol, d’espions, de marchands d’armes, de porteurs de valises et de tontons flingueurs.

Le jour, un petit train à vapeur transporte les touristes chinois le long du canal de Nantes à Brest tandis que la nuit, d’autres transferts, occultes ceux-là, prennent le relais en direction du nouvel aéroport international Notre-Dame-de-Guiscriff. Au cœur de ces activités louches, un immense poulailler souterrain et une auberge de Glomel, tenue par Gordon Lefébur, lord anglais, ex-diplomate au Moyen-Orient. Dorig Conan, héros malgré lui, va remonter cette piste clandestine…

Si un quidam se reconnaissait dans l’un ou l’autre de ces personnages, l’auteur ne pourrait que se trouver flatté d’une telle parenté fortuite…

L’avis de l’ami Claude est là : http://action-suspense.over-blog.com/jean-kergrist-trousse-cocotte-%C3%89ditions-des-ragosses-2013

Plus d’informations ici : http://www.editions-apogee.com/vient-de-paraitre/trousse-cocotte.html

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 17:48

Cette semaine, j’ai décidé de parler d’un auteur que j’adore, et dont l’actualité va être riche durant ce mois d’avril. Il s’agit de Pascal Dessaint, auteur de romans noirs dont la profondeur psychologique et l’analyse sociologique sont à placer au dessus du lot.

Son nouveau roman « Maintenant le mal est fait » vient de sortir chez Rivages, et vous en entendrez bientôt parler ici. Dans le même temps, deux de ses précédents romans sortent en poche chez Rivages Noir, « Les derniers jours d'un homme » roman magnifique et « Tu ne verras plus ». J’en profite aussi pour vous donner le lien vers le site officiel de l’auteur : http://www.pascaldessaint.fr/Pascal_Dessaint.html

Voici donc une présentation de ces trois romans :

Maintenant le mal est fait de Pascal Dessaint (Rivages) :

Maintenant-le-mal-est-fait.jpg« Être soi-même se révèle parfois une faute, ou une erreur. Il y a une grande différence. La faute est impardonnable, très souvent. L’erreur est rectifiable, si on a le temps pour soi. Ma mère ne paraissait pas vouloir accorder ce temps à mon père, ni lui pardonner. »

La disparition troublante d'un homme va changer le regard que ses amis portent sur eux-mêmes, perturber l'équilibre déjà fragile d'une petite communauté qui voit son existence contrariée par un projet de route. Comment saisir les forces qui gouvernent la vie de chacun, et s'en accommoder ? Au-delà d'un roman sur l'amitié et les risques qu'elle fait courir, "Maintenant le mal est fait" est une réflexion sur la frénésie de notre monde et sur le progrès, sur les rapports complexes que les hommes entretiennent avec la Nature et sur le mal qui peut en découler.

Les derniers jours d’un homme de Pascal Dessaint (Rivages Noir) :

Derniers-jours-homme.jpgDans une ville sidérurgique du nord, deux voix se répondent à quinze ans d'intervalle. Celle d'un père, Clément, et celle de sa fille, Judith. Clément raconte la mort de sa jeune épouse et l'horreur de l'usine, jusqu'au drame qui va tout faire basculer. Judith, elle, est âgée de dix-huit ans et orpheline. L'usine n'est plus là mais elle a laissé un terrible héritage : crassiers, pollution des sols et des cours d'eau, maladies, chômage. Judith se remémore son enfance et, surtout, cherche à comprendre qui était son père et comment il a trouvé la mort.

Romancier de l'intime et du réel, Pascal Dessaint évoque le scandale de l'usine MétalEurop qui fut liquidée sans préavis, laissant une région entière sinistrée.

"Dessaint excelle à faire surgir l'indicible des sentiments, attentif au détail, proche de chacun de ses personnages." (Michel Abescat, Télérama)

Voici le lien vers mon billet : http://black-novel.over-blog.com/article-les-derniers-jours-d-un-homme-de-pascal-dessaint-rivages-50407903.html

Tu ne verras plus de Pascal Dessaint (Rivages noir) :

tu-ne-verras-plus.jpgLe capitaine de police Félix Dutrey broie du noir en l'absence de sa compagne, mais une affaire insolite va bientôt le sortir de sa torpeur : un taxidermiste a été retrouvé mort dans son atelier et ses yeux ont été remplacés par des billes de verre, comme si le corps avait été naturalisé.

Aidé de ses collègues Marc et Magali, Félix mène une enquête en forme d'errance mélancolique, ponctuée d'épisodes tragiques ou désopilants, telle cette attaque de "Peaux-Rouges" en plein centre de Toulouse.

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  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
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Le blog reste ouvert.

Dorénavant, les nouveaux billets seront :

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