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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 17:02

Voici une petite sélection de pavés pour la plage de cet été, que je n'ai pas encore lus. Certains sont déjà sortis, d’autres vont arriver dans vos bibliothèques, tous sont fortement attendus et vont vous procurer des sensations … Bref, plus que jamais, n’oubliez pas le principal, lisez !

Comme d’habitude, cette sélection n’engage que moi.

Ils vivent la nuit de Dennis Lehane – Rivages Thriller (Sorti le 20 mars 2013) :

Ils-vivent-la-nuit.jpgBoston 1926. En pleine Prohibition, l’alcool coule à flots dans les speakeasies, les armes font la loi et Joe, le plus jeune fils du capitaine Coughlin (Un pays à l’aube), est bien décidé à se faire une place dans le milieu de la pègre. Il commence par braquer un bar clandestin appartenant au parrain local Albert White, mais commet l’erreur de séduire sa maîtresse. La vengeance de White ne se fait pas attendre et Joe se retrouve derrière les barreaux. Entre son père et Maso Pescatore, le parrain qu’il rencontre en prison, son choix est fait. Pescatore se charge de son « éducation ». Joe se retrouve en Floride à Ybor City, à la tête d’un réseau de trafic de rhum, noue des liens avec les Cubains et bâtit un empire. Mais la Prohibition prend fin et les temps changent. Pour Joe, le chemin de la rédemption est aussi pavé d’embûches, car traîtres et ennemis ne manquent pas dans ce monde.

Comme dans Un pays à l’aube, Lehane affirme de manière éclatante son talent de raconteur d’histoires.

Drôle, émouvant, palpitant, tranchant, noir, il a toutes les cordes à son arc. « Ils vivent la nuit, c’est Le Parrain pour ceux qui savent penser. » Stephen King

22/11/63 de Stephen King - Albin Michel (Sorti le 27 février 2013) :

22-11-63.jpg22 novembre 1963 : 3 coups de feu à Dallas.

Le président Kennedy s'écroule et le monde bascule.

Et vous, que feriez-vous

si vous pouviez changer le cours de l'Histoire ?

2011. Jake Epping, jeune professeur au lycée de Lisbon Falls dans le Maine, se voit investi d'une étrange mission par son ami Al, patron du diner local, atteint d'un cancer. Une « fissure dans le temps » au fond de son restaurant permet de se transporter en 1958 et Al cherche depuis à trouver un moyen d'empêcher l'assassinat de Kennedy. Sur le point de mourir, il demande à Jake de reprendre le flambeau. Et Jake va se trouver plongé dans les années 60, celles d Elvis, de JFK, des grosses cylindrées, d'un solitaire un peu dérangé nommé Lee Harvey Oswald, et d'une jolie bibliothécaire qui va devenir l'amour de sa vie. Il va aussi découvrir qu'altérer l'Histoire peut avoir de lourdes conséquences...

Une formidable reconstitution des années 60, qui s'appuie sur un travail de documentation phénoménal. Comme toujours, mais sans doute ici plus que jamais, King embrasse la totalité de la culture populaire américaine.

Envoutée de Megan Abbott – Editions du masque (Sorti le 27 février 2013) :

Envoutee.jpgMarion Seeley est abandonnée par son mari médecin à Phoenix, Arizona. Dans la clinique où elle trouve un travail comme secrétaire, elle se lie d'amitié avec Louise, une infirmière délurée et sa colocataire, Ginny, une blonde tuberculeuse. Très vite, Marion, toute réservée et sainte-nitouche qu'elle paraît, est entraînée par la vie exubérante de ses deux amies qui arrondissent leurs fins de mois en organisant de folles soirées avec les notables de la ville.

Lors de l'une d'elles, Marion fait la connaissance de Joe Lanigan, un homme politique local, séducteur, truand sur les bords, et habitué des lieux. Envoûtée par son charme viril et fougueux, Marion perd la raison, découvre le sexe illicite - « ce qui ne se fait pas » - et sombre dans les affres de la jalousie. Cette histoire est tirée d'un fait divers qui a défrayé la chronique dans les années trente : un agent de la gare de Los Angeles trouve les corps découpés de jeunes femmes dans deux malles de voyage.

Note de moi même : ce n'est pas un pavé mais j'adore cette auteure !

Broken de Karin Slaughter - Grasset (Sortie le 3 avril 2013) :

Broken.gifSuite à un appel anonyme à Lena Adams, le corps d'une jeune femme est découvert au fond du lac glacé de Grant. Un mot griffonné sur une feuille de papier semble indiquer qu'il s'agit d'un suicide. Pourtant, il apparaît bien vite qu'il n'en est rien : Allison Spooner, 21 ans, a été poignardée dans le cou et enchaînée à des parpaings avant d'être abandonnée aux eaux du lac. C'est dans ces circonstances que Sara Linton, après une longue absence, revient en ville pour voir sa famille.

Entraînée par une spirale d'événements, elle se retrouve mêlée à cette sordide affaire de meurtre. Le principal suspect, arrêté alors que Lena et ses hommes fouillaient la chambre de la victime, demande à la voir, mais lorsqu'elle arrive au commissariat, il est déjà trop tard : le garçon gît sans vie dans sa cellule, son cri d'innocence barbouillé sur les murs. Quelque chose cloche dans la déposition du suspect et Sara, qui n'a aucune confiance en Lena, appelle le Georgia Bureau of Investigation qui dépêche sur les lieux l'agent spécial Will Trent.

Mais celui-ci se heurte aors à un mur de silence, car Grant County est une petite communauté qui protège ses secrets. Et la seule personne qui pourrait révéler la vérité est morte.

La 5ème saison de Mons Kallentoft – Seuil (Sortie le 4 avril 2013) :

Cinquieme-saison.jpgLe printemps vient de commencer lorsqu’on trouve le corps d’une femme atrocement mutilée dans la forêt. Les blessures rappellent à Malin Förs l’affaire « Maria Murvall » qu’elle avait suivie dans Hiver. Maria avait été violée et frappée sauvagement dans la forêt, et depuis, elle reste murée dans le silence, à l’asile. Malin rencontre une psychiatre à l’hôpital qui fait état d’un cas semblable. Soudain, Malin comprend que Maria Murvall n’est qu’une petite pièce d’un terrible puzzle. Si terrible qu’il est impossible d’y mettre des mots. L'enquêtrice met toute son énergie pour résoudre l’énigme. Elle qui avait été obsédée par le sort de Maria Murvall dans Hiver. Parviendra-t-elle à la sortir du silence ?

Cinquième volet des enquêtes de Malin Förs, La 5e Saison séduira les amateurs de Hiver et les autres car l’enquête peut se lire même si on ne connait pas Hiver. Comme toujours dans les livres de Mons Kallentoft, les morts parlent et la nature se déchaine. Malin Förs quant à elle reste ce mélange de force et de fragilité très apprécié des lectrices.

Fantôme de Jo Nesbo – Gallimard série noire (Sortie le 12 avril 2013) :

Fantome.jpgTrois ans après avoir démissionné de la police norvégienne et s'être exilé à Hong Kong, Harry Hole revient à Oslo. Mais, cette fois-ci, l'affaire s'annonce plus difficile que prévue, intime et douloureuse : Oleg, le fils de Rakel, le grand amour de Harry, a été arrêté pour le meurtre d'un dealer avec lequel il s'était acoquiné. Tout semble accabler le jeune homme. Ne manque plus que le mobile. Très vite, Harry découvre que la victime et Oleg officiaient pour un mystérieux groupe de dealers, dirigé par quelqu'un dont on ne sait pour ainsi dire rien, hormis son nom : Dubaï.

L'apparition de Dubaï à Oslo a coïncidé avec celle d'une nouvelle drogue dans les bas-fonds de la ville, la fioline, une substance créant une dépendance très forte mais qui n'est pas aussi destructrice que d'autres stupéfiants comme l'héroïne. Alors que la corruption semble gangréner les différents échelons du pouvoir politique et de la police locale, Harry met, sans le savoir, les pieds dans une fourmilière criminelle et va très vite devenir la proie des différents malfrats qui oeuvrent dans l'ombre pour le maintien d'un statu quo.

Avec ce neuvième volet des enquêtes de Harry Hole, Nesbø est au sommet de son art et s'affirme comme le grand maître du thriller international.

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 19:12

Les éditions L’Archipel avaient inauguré l’année dernière une nouvelle collection qui s’appelle Cœur noir, dont le principe est de créer une intrigue de polar à partir d’une date historique. Cette collection est dirigée par Noel Simsolo. Etaient parus l’année dernière, Les anneaux de la honte de François Thomazeau et Je pars demain pour une destination inconnue de Maud Tabachnik.

Les deux nouveaux romans vont arriver sur les étals, et ils sont écrits par de grands auteurs de polars. Jetez donc un coup d’œil à ces deux titres que sont Le lion des Flandres de Roger Facon et Têtes de Maures de Didier Daeninckx

Le lion des Flandres de Roger Facon et Têtes :

Lion-des-flandres.jpg1936. L'inspecteur Frémont, dit « le Lion », est promu au ministère de l'Intérieur et chargé des « affaires réservés ». Il devient le conseiller de Roger Salengro, nouveau ministre de l'Intérieur. Le temps de se familiariser avec ses nouvelles fonctions, il est chargé d'une enquête délicate : Fernand Lemoine, ancien inspecteur de police et membre du « Souvenir Jaurès », a été abattu en rentrant de Berlin. La piste du « Souvenir » le mène à un certain Paolo Gras de Boeuf, truand ch'ti qui a fourni son faux passeport à Lemoine.

Séraphin Mangin, chroniqueur corrompu et créateur de Confidentiel Défiance, journal anticommuniste prisé des grands industriels nordistes, reçoit la visite d'un certain Hans Bauer, à qui il doit une dette de taille. Ce dernier l'a aidé à évacuer un cadavre, possède des clichés de la scène et lui fait aujourd'hui du chantage : il doit monter un dossier à charge contre Roger Salengro.

Côté Lion, l'enquête progresse : Lemoine s'était rendu à Berlin à la demande d'un certain « Curé Rouge », membre du « Souvenir Jaurès ». Il fait suivre Mangin par un contact du Curé Rouge, mais parviendra-t-il à localiser sa planque ? Et quel avenir pour les frontières françaises avec la menace hitlérienne qui se précise ?

Têtes de maures de Didier Daeninckx :

Tetes-de-maures.jpgMelvin Dahmani, un désoeuvré qui vit de petites escroqueries sur le Net, se rend en Corse pour l'enterrement d'une jeune femme. Là, il apprend que Lysia Dalestra, l'amour d'un été qu'il a connue dix ans plus tôt, s'est suicidée. Que quelques mois plus tôt son frère, Orso, a été déchiqueté par la bombe qu'il destinait à une villa construite trop près des plages. Lors des obsèques, un inconnu qui tente de parler à Melvin est abattu. Chacun des quinze jours qu'il passe sur l'île de Beauté est marqué par une disparition brutale.

Lysia a laissé derrière elle quelques indices, à la manière du Petit Poucet : un cahier, et surtout deux têtes de poupées maures. Ils conduisent Melvin à s'intéresser à l'histoire du domaine de Corto-Bello où vivent les Dalestra. Un épisode inconnu de l'histoire insulaire se dévoile : l'expédition militaire organisée en 1931 par Pierre Laval, président du Conseil et ministre de l'Intérieur. Il faudra qu'il risque sa tête pour faire le lien avec le suicide de Lysia...

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 18:44

Comme chaque année, la SNCF propose des polars pour élire le meilleur polar de l’année. Pendant 3 saisons, un seul est choisi par les lecteurs volontaires pour figurer en finale. Les trois prétendants sont donc maintenant connus. Je vous rappelle que c’est entièrement gratuit, il suffit de s’inscrire sur le site www.polar.sncf.com/, de lire et de voter. Cette année, le polar français est bien représenté avec 2 candidats … mais regardons cela en détail :

La tristesse du samouraï  de Victor Del Arbol (Actes noirs) :

tristesse du samouraïComme souvent au début des histoires il y a une femme sur un quai de gare au petit matin. Mise élégante, talons hauts, gants de cuir, elle dénote parmi des passagers apeurés qui n’osent croire que la guerre est finie. Isabel fait partie du clan des vainqueurs et n’a rien à redouter de ces phalangistes arrogants qui arpentent la gare de Mérida en ce rude hiver 1941. Quarante ans plus tard une autre femme a commis un meurtre et doit comparaître devant la justice des hommes mais pour cette brillante avocate, cela n’a guère d’importance.

Elle est atteinte d’une tumeur cérébrale et c’est à sa mémoire qu’elle doit des comptes. Sous un léger vernis de démocrates, les ex-phalangistes continuent de tirer les ficelles. Les personnages et les situations se répondent, marquant trois générations au fer rouge. Les carences affectives ont transformé les enfants en psychopathes, les victimes en bourreaux, le code d’honneur des samouraïs en un effroyable massacre.

Le dernier lapon d’Olivier Truc (Métaillié) :

Dernier laponL’hiver est froid et dur en Laponie. À Kautokeino, un grand village sami au milieu de la toundra, au centre culturel, on se prépare à montrer un tambour de chaman que vient de donner un scientifique français, compagnon de Paul-Émile Victor. C’est un événement dans le village. Dans la nuit le tambour est volé. On soupçonne les fondamentalistes protestants laestadiens : ils ont dans le passé détruit de nombreux tambours pour combattre le paganisme. Puis on pense que ce sont les indépendantistes sami qui ont fait le coup pour faire parler d’eux.

La mort d’un éleveur de rennes n’arrange rien à l’affaire. Deux enquêteurs de la police des rennes, Klemet Nango le Lapon et son équipière Nina Nansen, fraîche émoulue de l’école de police, sont persuadés que les deux affaires sont liées. Ils se lancent dans une enquête longue et déroutante ...

Balancé dans les cordes de Jérémie Guez (Editions La Tengo) :

balance dans les cordesTony est un jeune boxeur ; garçon sans histoires, il consacre sa vie au sport, prépare son premier combat pro et se tient à l’écart des trafics qui rythment la vie de sa cité. Mais il doit composer avec une mère à problèmes, qui se laisse entretenir par des voyous. Tout dérape lorsque l’un d’entre eux la bat et l’envoie à l’hôpital.

Tony décide de faire appel à Miguel, le caïd de la ville, pour étancher sa soif de vengeance. Mais dans ce milieu, rien n’est jamais gratuit. La faveur demandée a un prix, celui du sang. Tony, qui doit payer sa dette, entame alors une longue descente aux enfers…

Mon avis Coup de coeur est

 

Alors tous à vos votes ! Pour ma part, je voterai pour Balancé dans les cordes de Jérémie Guez … mais vous vous en doutiez, non ?

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 19:10

La dernière fois, je vous disais que les éditions Krakoen devenaient SkA. Erreur ! Alors, je m’en excuse auprès des intervenants. Max Obione est parti créer SkA, éditeur exclusivement numérique, et Gilles Guillon reprend le flambeau des éditions Krakoen. Les éditions Krakoen deviennent donc les Nouvelles Editions Krakoen, et je vous présente dans ce billet leurs dernières sorties :

Entourlooping de Gérard Streiff & Mateo Montesinos :

entourlooping.jpgDans le dédale de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, Vera une jeune Roumaine se cache pour échapper au mac qui veut lui faire découvrir les trottoirs de Paris. Au même moment, Mateo Montesinos, jeune flic marseillais muté à la capitale, et son collègue corse Bati s’intéressent à un copieux détournement de fonds : les comptes du comité d’entreprise d’une compagnie aérienne ont été vidés par des individus peu scrupuleux. Les investigations de Mateo et Bati dérangent. Plus l’enquête avance, plus elle recule. Et ce n’est pas un effet d’optique.

Même si l’intrigue d’Entourlooping est une pure fiction, ce roman est inspiré de faits réels survenus dans les années quatre-vingt-dix au sein du Comité central d’entreprise d’Air France : l’achat à des tarifs exorbitants de semaines de vacances en time-share. Ces bizarreries cachaient des détournements de fonds qui, une fois découverts, n’ont jamais été jugés, malgré plusieurs enquêtes de police.

Journaliste, Gérard Streiff a été correspondant à l’étranger et a fait partie de plusieurs rédactions parisiennes. Il est docteur en Histoire de Sciences Po Paris. Ecrivain, il a publié une cinquantaine d’ouvrages (essais, récits historiques, biographies, polars, littérature enfantine, nouvelles) et a dirigé la collection policière Polarchives, créée chez Baleine et reprise aux éditions Le Passage/Seuil. Il dirige une collection de romans policiers jeunesse aux éditions Jasmin. Chargé de cours à l’Université Paris VIII (Communication) sur l’Histoire des médias, Gérard Streiff anime régulièrement des ateliers d’écriture.

Mateo Montesinos est le nom de plume d’une figure du syndicalisme méridional. Coauteur d’Entourlooping, il a apporté à Gérard Streiff sa connaissance du dossier des détournements de fonds du CCE d’Air France.

Veuve Coquelicot de Léo Lapointe :

veuve-coquelicot.jpgUne vieille dame héritière d’un empire économique dont le fleuron est une prestigieuse maison de champagne, un conflit familial, des vautours qui guettent, certains depuis le sommet de l’Etat, voilà les ingrédients de l’affaire Berthe Woettencourt. Quand débarque une jeune journaliste un peu naïve, envoyée pour écrire une biographie de la vieille dame, rien ne va se passer comme prévu. De la glace dans le champagne, c’est un crime !

Veuve Coquelicot s’inscrit dans un contexte de règlements de compte familial au sein de l’une des grosses fortunes françaises. Le crépuscule d’une héritière à la tête d’un empire convoité par ses descendants mais aussi par des ministres peu scrupuleux. Cela, bien entendu, ne saurait présenter la moindre similitude avec une actualité politico-financière récente….

Né en 1953 à Boulogne/Mer, Léo Lapointe partage sa vie entre Côte picarde, Belgique et des missions à l’étranger (Afrique, Moyen-Orient, Amérique Latine). Loin de sa vie professionnelle consacrée aux questions plutôt arides de la politique sociale et des problématiques de l’emploi, il écrit des polars. Ses romans ont la particularité d’être solidement ancrés dans leur environnement géographique et dans des contextes économiques et professionnels toujours très documentés.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 18:40

Ce sont donc trois nouveautés qui viennent de débarquer, et deux rééditions en format poche. Comme je n’ai pas lu les quatrièmes de couverture (private joke pour Jimmy), voici donc ce que nous réserve Jigal par ces températures négatives :

J'AI FAIT COMME ELLE A DIT de Pascal Thiriet :

Fait-comme-elle-a-dit.jpgElle c’est Sahaa, lui c’est Pierre. Elle est un peu asiatique, lui plutôt méditerranéen. Il est amoureux d’elle, elle est craquante et déjantée... Par hasard elle est devenue la clef vivante d’un coffre-fort abritant une découverte scientifique qui pourrait faire sauter la planète... un secret que certains voudraient voir disparaître au plus vite ! Pour échapper à une bande de tueurs qui dézinguent à tout va, Pierre et Sahaa – parfois chasseurs, parfois gibiers – décident de prendre la tangente, le pactole en ligne de mire... L’Allemagne abritera furtivement leurs émois, Anvers gardera une trace sanglante de leur passage, à Zurich se profilera la thune... Et tout au bout du voyage, après cette fuite éperdue, peut-être que Venise leur ouvrira les portes du paradis

Sur la bande son, les Garçons Bouchers chantent «... dans la salle du bar tabac de la rue des martyrs...» À l’écran, dans un train, un bus ou une limousine, dans un hôtel de luxe ou au cœur du Barbès helvétique, avec dans les rôles principaux, une Sahaa corrosive et pétillante et un Pierrot lunaire... Pascal Thiriet nous entraîne pour ce premier roman sur la banquette arrière d’un road-movie particulièrement allumé entre rockers alternatifs, chercheurs de miracles, call-girl diplômée en astrophysique, skinhead(e) au cœur tendre, banquiers avides, assureurs véreux, drogués repentis, tueurs énervés et gosses de riches plus vrais que nature. C’est une fuite éperdue qui déménage, drôle, sensible, souvent caustique, parfois philosophe mais toujours exaltée...

BESO DE LA MUERTE de Gilles Vincent :

Beso-de-la-muerte.jpg« En parcourant les derniers mètres avant la pension, Aïcha Sadia songea aux troubles ressentis face aux crimes atroces. Elle avait appris, il y a longtemps, que ces troubles ne forment en fait qu'un habile déguisement de l'âme. La mort, se dit-elle en poussant la porte d'entrée, pareille à une vieille enjôleuse, n'en finirait sans doute jamais de fasciner les vivants...» Août 1936, en Espagne, on assassine Garcia Lorca, accusé de sympathie républicaine. Août 2011, à Marseille, on découvre le corps calciné d'une femme, abandonné entre les rails. Entre ces deux morts, s’écrivent les tragédies du vingtième siècle, les secrets d’État, les coulisses de la démocratie espagnole naissante et la passion dévorante d’une jeune femme pour l’ombre du poète... Entre ces deux âmes suppliciées, un pacte étrange, bien au-delà du temps, va profondément bousculer la nouvelle enquête de la commissaire Aïcha Sadia...

Il le dit lui-même... au travers de ses romans, un seul sentiment l’intéresse, le sentiment amoureux et ses multiples déclinaisons : aimer, quitter, désaimer, découvrir, être quitté, retrouver, perdre, attendre, espérer... Dans BESO DE LA MUERTE, c’est la passion poussée jusqu’à la folie qui est ici mise en scène. Un soir qu'il rentre chez lui, plus imbibé que d'habitude, Thomas Roussel, commissaire à la PJ de Pau, ne sait pas que sa vie va lui péter à la gueule. Claire, sa jeune compagne, au final d'une soirée apocalyptique, lui balance ses quatre vérités, rassemble ses affaires et claque la porte. Départ sans retour. Dépression, alcool, nuits blanches et bitures à répétition. Jusqu'à ce qu'il rencontre Délia qui le sort de la mouise. Non contente de l'extirper de la bibine, la belle Délia lui offre ses bras, l'amour et tout le tralala... Quatre ans plus tard, jour du mariage. Thomas Roussel danse au milieu des flonflons... Le téléphone sonne. C'est Claire, qui appelle de Marseille, qui dit qu'on va la tuer, qui le supplie de venir la chercher, de la sortir de là... Le lendemain, des cheminots marseillais découvrent le cadavre calciné d'une jeune femme. Roussel prend sa bagnole et fonce, tandis qu’à Marseille, la commissaire Aïcha Sadia prend l'affaire en main.

TORTUGA'S BANK de André Blanc :

Tortuga-bank.jpgOn est en juillet, c’est la canicule et dans le salon d’un appartement bourgeois du centre-ville de Lyon, les mouches s’en donnent à cœur joie... Le commandant Farel, chef de groupe de la BRB, ruisselant de sueur, se penche sur le cadavre de l’ancien préfet, assassiné quelques jours plus tôt. Des bibles rares et hors de prix ont été dérobées tandis que les bras en croix, le corps semble disposé pour un rituel religieux... Au fil de l’enquête, un monde souterrain sort de l’ombre : magouilles politiques, détournement de fonds, mafia, blanchiment et banques exotiques... La ville semble être tenue par un certain Vauclin, un curieux personnage, proche du pouvoir, ancien communiste devenu affairiste sans scrupule. Matignon s’inquiète, des réseaux parallèles entrent en action... Un contrat est lancé, un flic est abattu, un autre dans le coma... Touché au cœur, Farel, ex-commando indestructible, va alors s’affranchir de la loi et réactiver son propre réseau pour se jeter dans la bataille...

À Lyon comme ailleurs, quand les cadavres commencent à joncher les arrière-cours, il est temps de faire le ménage... Et Farel, en découvrant ce matin-là le cadavre d’un ex-préfet, se doute bien qu’il vient de mettre le nez dans un dossier explosif... En ville le business prospère, mais les bruits courent et plusieurs affaires qui se télescopent – la femme d’un notable qui vient d’être enlevée, un contrat qui plane sur la tête d’un flic – créent un climat de suspicion générale... Le binôme F2 – c’est ainsi qu’on surnomme dans les dîners en ville la juge Fournier et le commandant Farel ¬– est le grain de sable qui en haut lieu, en irrite plus d’un... Mais face au mystérieux Lupus et ses loups lâchés dans la nature, seront-ils de taille... ? De ses fonctions politiques passées, André Blanc se serait-il inspiré ? Un vieux proverbe local ne dit-il pas : « Paris pour voir, Lyon pour avoir » ?

LE CHASSEUR DE LUCIOLES de Janis Otsiemi (réédition en format poche)

Chasseur-lucioles.jpgÀ Libreville, une prostituée est découverte sauvagement assassinée dans un motel de la périphérie. Les agents de la PJ — de fidèles abonnés des bordels de la capitale — pensent tout d’abord à un crime de rôdeur... Quand une seconde fille est retrouvée égorgée dans un autre hôtel du quartier, les policiers sont encore loin d’imaginer qu’ils ont affaire à un client bien décidé à nettoyer la ville de toutes ses lucioles... Celui qui te veut du mal la nuit a commencé à t’en vouloir le jour. C’est dans ce climat de psychose générale que les gendarmes de la DGR enquêtent de leur côté sur le braquage d’un fourgon de la Société Gabonaise de Sécurité dont le butin de plusieurs millions de francs CFA attise bien des appétits...

Après LA BOUCHE QUI MANGE NE PARLE PAS, un roman unanimement salué par la critique, Janis OTSIEMI récidive aujourd’hui avec LE CHASSEUR DE LUCIOLES. Présenté à juste titre comme un des talents africains actuels dans le domaine du polar, Janis OTSIEMI avec « sa verve extraordinaire, nous donne à voir la face cachée de l’Afrique » (ALIBI). Il dresse un portrait brutal et sans complaisance non seulement des bas-fonds gabonais, mais aussi d’une société où le pouvoir et la corruption règnent en maître ! Janis Otsiemi décrit admirablement Libreville, « cité cosmopolite rongée par la criminalité, la prostitution, le chômage, le délabrement des infrastructures, le népotisme et le détournement de la manne pétrolière... » Ici la galère n’a de frontière que la misère, alors pour s’en sortir, tout n’est pas forcément permis, mais à l’évidence, tout est toujours possible ! Et puis il y a la langue, les mots de Janis OTSIEMI, « toniques et agiles comme le cabri », bruts, imagés, drôles, savoureux, son style, vif et coloré « aux trouvailles langagières qui font étinceler le récit » (LIBÉ). « Une langue entre deux rives, moins un jargon qu’une force de frappe » (K-LIBRE). Un vrai talent à (re) découvrir d’urgence.

MARSEILLE LA VILLE OU EST MORT KENNEDY de Maurice Gouiran (réédition en format poche)

Marseille-Kennedy.jpgEn 1963, à Marseille une époque tire à sa fin. À Dallas, le président Kennedy meurt sous des balles inconnues. Quelque quarante ans plus tard, Clovis Narigou toujours plus enclin à se laisser nonchalamment vivre dans les collines de l’Estaque qu’à venger la veuve et l’orphelin, se voit, bien malgré lui, embarqué sur les traces des assassins de JFK. Et de la French Connection aux grèves brisées en 47 sur le port, Clovis va rouvrir un pan entier de l’Histoire de Marseille. Un passé peu glorieux et jalonné de morts violentes où se mêlent politique, hommes de l’ombre, mafia, CIA, complot, milliards de dollars, trafic de drogue et pouvoir. Un cocktail explosif qui des années après continue à malmener truand repenti, journaliste véreux et malfrat aux dents trop longues...

Dans un de ses polars, on avait croisé Khrouchtchev en balade dans les quartiers nord de Marseille et voilà que surgit Kennedy. Mais... Kennedy mort à Marseille??? A priori, on aurait tendance à penser que Maurice a encore abusé du pastaga lors d’une sieste prolongée au cagnard... Mais, en le connaissant bien, en sachant son goût immodéré pour traquer les failles dans l’Histoire contemporaine... on se dit que peut-être... que sait-on jamais... que... avec lui, il faut s’attendre à tout... Et surtout à la vérité... celle dont on n’a jamais entendu parler, qu’on n’a même pas osé imaginer d’ailleurs... Et bien oui, Kennedy et Marseille... Mais alors, pourquoi? Peut-être parce que Joe Kennedy, le père, et la prohibition? ou Kennedy, le fils JFK, le Vietnam et la CIA? ou bien encore, Kennedy le frère, Bobby, et Cuba? Des raisons, il semble ne pas en manquer... Alors ensuite, de Kennedy à Marseille il n’y a qu’un pas... Et si JFK n’est (apparemment) pas mort sur les quais du Vieux Port, il demeure fort probable que le soleil du midi lui ait fortement cogné sur la tête ! Et Maurice ne s’arrête pas là, puisqu’il profite du passage de son héros, Clovis, à Dallas, pour se livrer à une charge en règle contre les couloirs de la mort aux USA... Utile, impressionnant et une fois de plus citoyen ! Bref, Maurice sort de sa besace un sujet brûlant, prétexte à réflexion sur l’Histoire et ses multiples zones d’ombres... Chapeau... !

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 18:45

Février, c’est l’époque des carnavals. Alors pourquoi ne pas jeter un coup d’œil du coté des sorties du masque. Voici une sélection toute personnelle parmi les sorties du mois de février :

La fin de la saison des guêpes de Denise Mina :

Fin-saison-des-guepes.jpgDans une banlieue cossue de Glasgow, Sarah Erroll, une jeune femme sans histoire, est retrouvée sauvagement assassinée dans la maison de sa mère. La paisible communauté est choquée par cette agression inexplicable, violente, dont la victime semble avoir été choisie au hasard. La commissaire Alex Morrow, enceinte de jumeaux, est appelée sur les lieux.

Au même moment, à des centaines de kilomètres, un riche banquier se pend devant sa demeure du Kent, laissant derrière lui deux enfants psychologiquement détruits et une femme brisée, sans parler de dettes abyssales.

La force du livre réside dans la construction narrative : l’histoire est dévoilée par quatre protagonistes, qui représentent toutes les strates de la société anglaise, en pleine récession. Le lecteur assiste dans le premier chapitre au meurtre sauvage de la jeune femme. Il sait qui mais pas pourquoi. Et l’explication ultime le laissera sans voix.

Sortie le 6 février 2013.

Les mannequins ne sont pas toutes des filles modèles de Olivier Gay :

Mannequins filles modèlesFitz, Deborah et Moussah forment un inséparable trio de noctambules parisiens. Ce soir, Moussah doit leur présenter sa nouvelle petite amie et ses deux complices sont un peu nerveux car ils redoutent son cœur d’artichaut. Aussi quand Cerise les rejoint dans la boîte où ils ont rendez-vous, ils restent sans voix devant la spectaculaire métisse. Elle leur apprend qu’elle va participer à un concours de mannequins et les invite à assister aux éliminatoires. Fitz accepte sur le champ. Parmi les candidates, il repère aussitôt Aurélie une superbe blonde à la beauté classique mais pétillante. Pendant le stage qui doit préparer les jeunes filles à la finale, Cerise, la favorite, disparaît. A-t-elle décidé de plaquer sur un coup de tête, son petit ami et le mannequinat ? Moussah supplie Fitz de l’aider à la retrouver. Bien sûr les autres filles avaient tout intérêt à éliminer Cerise de la compétition. Mais est-il possible que ces créatures de rêve se transforment en criminelles pour parvenir à leurs fins ? Fitz pensait pourtant que les mannequins étaient toutes des filles modèles…

Sortie le 1er février 2013.

Bientôt mon avis sur Black Novel

Jeux d’enfants de John Connor :

jeux-enfants.gif31 décembre 1999. À l’aube, dans un appartement luxueux de Leeds, un homme se fait immoler et défenestrer du neuvième étage. Le corps est rapidement identifié : il s’agit de Nicholas Hanley, riche propriétaire d’une agence immobilière dont les activités semblent suspectes. Les choses se compliquent lorsque Pete Bains, chargé de l’enquête, découvre que la maîtresse de la victime et la fille de celle-ci sont portées disparues… Au même moment, les services secrets sont à la recherche de l’inspectrice Karen Sharpe qui a elle aussi disparu… Il semblerait qu’elle soit aux mains d’un tueur à gages tortionnaire, engagé par des hommes d’affaires pakistanais à la moralité plus que douteuse.

Un inédit au format de poche

Sortie le 13 février 2013.

Carmen (Nevada) de Alan Watt :

Carmen.jpgNeil Garwin a dix-sept ans. Il vit à Carmen, petite ville près de Las Vegas. Abandonné par sa mère à l’âge de trois ans, il tient son père, le shérif local, pour responsable. Neil est beau, il est quarterback dans l’équipe de football américain de son lycée. Il est aussi cruel envers les garçons de son âge que son père est violent avec lui. Un soir, après une fête trop arrosée, Neil, au volant de la voiture de son père, fauche et tue un jeune garçon. Paniqué, il cache le corps dans le coffre et rentre chez lui dans tous ses états. Au matin, quand il trouve enfin un moment pour ouvrir le coffre, il est vide. Neil sait que son père a fait disparaître le corps mais aucun mot n’est échangé entre eux. Le shérif est appelé pour enquêter sur la disparition d’un jeune homme. À mesure que le noeud coulant se resserre autour de Neil, la tension entre le père et le fils monte…

Sortie de ce livre de poche le 13 février 2013.

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 18:36

Fayard noir a décidé de démarrer son année en février. Pourquoi pas ? Ceci dit, il semblerait bien que nous, lecteurs, ayons eu raison de patienter, voire d’attendre. Pourquoi je dis cela ? Lisez donc ces quatrièmes de couvertures et vous allez comprendre. Pour lancer le bal, le dernier Larry Foundation, puis 2 premiers romans. Et comme j’aime lire les premiers romans, il y a de fortes chances que vous en entendiez parler ici même. En attendant, voici de quioi vous mettre l’eau à la bouche …

Criminels ordinaires de Larry Fondation  (sortie le 6 février) :

Criminels-ordinaires.jpgCriminels ordinaires est le deuxième roman de Larry Fondation, après Sur les nerfs (qui sort au Livre de poche), et le deuxième d’un cycle de huit titres consacrés à la ville de Los Angeles : The Unanimous Night. Sur une vingtaine d’années, du milieu des années 1980 au milieu des années 2000, chacun de ces romans est un chapitre d’une vaste biographie de la ville des Anges, et une histoire de la pauvreté dans la plus grande démocratie du monde. Larry Fondation donne un corps, un visage et une voix aux plus pauvres et à tous ceux qui se marginalisent : jeunes en rupture, individus irresponsables, escrocs, voleurs, proxénètes, junkies, sans-abris…

Criminels ordinaires. Les personnages de Larry Fondation sont au bord de la marginalisation. À deux doigts du passage à l’acte qui libère le criminel tapi en soi. Une femme provoque la mort d’un mendiant au feu rouge et prend la fuite. Une bande d’adolescents hyper-alcoolisés viole un de leur copain et sa mère. Un inconnu meurt sous les coups de son racketeur. Un couple de braqueurs vit une cavale éternelle au Mexique…

En 1992, année des émeutes de L.A., la ville compte plus de 1000 homicides par an. À l’époque, les rappeurs afro-américains NWA, originaires de Compton, banlieue sud de L.A., étaient les seuls à en parler, et étaient vivement critiqués. Mais aucun écrivain de fiction ne s’était encore aventuré à écrire, dire, raconter la criminalité ordinaire, le fait-divers cru à Los Angeles.

À l’époque, pour les plus pauvres, Los Angeles ressemble à l’Enfer.

Cet enfer, Larry Fondation le saupoudre d’humour, noir bien sûr. « Pour qu’en dépit de leurs luttes, cran d’arrêt à la main, pour qu’en dépit de la drogue, les flingues, la maladie et la mort, mes personnages survivent, dit-il. Pour qu’ils s’en sortent, d’une façon ou d’une autre.»

Criminels ordinaires débute par une série d’instantanés. L’action se situe alors que les émeutes enflent et que la Garde nationale débarque en ville pour reprendre le contrôle de la rue. La dernière histoire est celle d’une baise à haut risque, entre une prostituée séropositive et un jeune homme désespéré, jouissant de se mettre en danger. Ces deux histoires embrassent et résument le propos du roman : une histoire collective des Angelins, sur le point de sombrer dans la folie et la haine collectives, ou tout simplement corrompus, adaptés à la violence ordinaire, habitués à lutter. Déterminés malgré tout à vivre, à avancer. Et à jouir de l’existence – celle qu’il leur reste.

Dans le film de Martin Scorsese, Raging Bull, Robert de Niro interprète le rôle du boxeur Jake La Motta. En un round, La Motta met KO le favori, Sugar Ray Robinson. Plus tard, au cours d’un autre combat, Robinson amoche sévèrement La Motta. Mais ce dernier ne renonce ni ne sombre. Il se relève et fait front : « Tu ne me mettras jamais KO, Ray. Tu ne me feras jamais tomber. »

Voilà, en un mot, la morale de Criminels ordinaires.

Trottoirs du crépuscule de Karen Campbell (sortie 10 avril 2013)

Trottoirs-du-crepuscule.jpgLe sergent Anna Cameron est nommée à la tête de la Brigade « Flexible », chargée de répondre vite et bien, sur le terrain, à la petite délinquance urbaine (vols de voitures, larcins, vandalisme, agressions). Leur secteur couvre le « Drag », les quartiers chauds de Glasgow où deal, toxicomanie et prostitution sont monnaie courante.

En constant sous-effectif, la brigade est submergée, d’autant que Rankin, le chef d’Anna (clin d’oeil à une autre star du polar écossais ?) exige que le Drag soit régulièrement surveillé et quadrillé. Vu le petit nombre de cellules de garde à vue dont dispose l’équipe, elle doit assigner un ordre de priorité aux délits qu’elle peut traiter.

Anna Cameron s’efforce de filtrer la marée de crimes alimentée par l’alcool, la drogue, la pauvreté et l’ennui. Certaines scènes, dotées d’une véritable puissance documentaire, révèlent le quotidien de ces policiers en première ligne, qui se battent pour tenter de sauvegarder un semblant d’humanité dans le sordide sans s’y enliser eux-mêmes.

Les subordonnés d’Anna, un cocktail de fortes têtes et de tire-au-flanc notoires, lui donnent du fil à retordre. Les choses ne s’arrangent pas quand Anna y retrouve Jamie Worth, son ex-petit ami rencontré à l’école de police. Jamie est désormais marié à Cath, la rivale d’Anna à l’époque, et père d’un premier enfant. De son côté, elle vit une histoire plutôt morne avec un de ses supérieurs, un homme marié, présent par intermittence (ce qui lui convient très bien). Son père, lui-même flic, est mort quand elle était enfant ; sa mère vit en Espagne et se désintéresse de son sort.

Pour l’heure, le principal problème du sergent Cameron est d’arrêter un sadique qui s’en prend aux prostituées en leur lacérant le visage. Anna a récemment fait la connaissance d’un charmant vieux monsieur : Ezra Wajerski, un Juif polonais victime d’une agression raciste. Quand le vieil homme est retrouvé mort dans le misérable réduit qu’il habite, Anna accuse le choc et subodore qu’il ne s’agit pas d’un simple cambriolage qui aurait mal tourné.

Au cours d’une patrouille de nuit, elle est à son tour victime d’une agression, assommée et poussée dans un escalier, probablement par le sadique qu’elle recherche. Gravement blessée, physiquement et moralement ébranlée, elle doit être hospitalisée plusieurs semaines.

À ces premières affaires vont se mêler les relations triangulaires entre Anna, Jamie et Cath. Cette dernière se débat dans ses problèmes de poids, de couple et de dépression postnatale. Convalescente mais toujours éprouvée, Anna prend le risque professionnel de faire appel à elle, en sa qualité d’ancien policier, pour lancer une enquête parallèle sur la mort d’Ezra Wajerski. Les deux femmes se lient d’une amitié équivoque. Deux destins de femmes, parallèles, échangeables. Chacune aurait pu avoir le destin de l’autre si elles n’avaient pas fait, ou subi, des choix différents.

Écrit dans une langue riche, nourrie de vocabulaire et d’argot glaswegian, Trottoirs du crépuscule donne vie à des personnages justes, authentiques, émouvants. Rien de mièvre dans ce roman, où tout est sensible, quoique dur et sans complaisance. Souvent d’un humour au vitriol, rêche comme le parler de Glasgow. Sur cette tenture noire, visqueuse et brumeuse comme la ville, se détachent les femmes flics.

D’une voix rare et surprenante dans le roman policier (on songe à The Wire pour l’ampleur, la précision documentaire et la complexité sociale), Karen Campbell révèle leurs failles, leurs déchirements et leurs sentiments sur le front des quartiers déshérités de Glasgow, au coeur desquels elle nous entraîne, sans jugement, en posant le regard du flic qu’elle a elle-même été.

La Quatrième Théorie de Thierry Crouzet (sortie 27 mars 2013)

La-quatrieme-theorie.jpgTéléphone, mails, SMS, réseaux sociaux : nous n’avons jamais autant communiqué. Cloud computing, nanotechnologies : l’homme s’unit de plus en plus étroitement à la machine.

Cette effervescence technologique nous transforme et transforme le monde. Les puissances politiques, financières et spirituelles traditionnelles y voient un moyen de contrôle des masses ; d’autres au contraire, entités émergentes et adeptes de théories révolutionnaires, la promesse d’une nouvelle ère.

Anonymous, LulzSec, MalSec, pirates, hackers… autant d’activistes qui agissent notamment sur Internet. Et si, sans même le savoir, à cause de vos idées, de votre façon de vivre, de consommer, de vous amuser, vous étiez l’une ou l’un d’entre eux ?

Pour raconter ces transformations bien réelles, Thierry Crouzet a écrit sur Twitter pendant 16 mois, au rythme effréné des échanges numériques, un thriller interactif et ultracontemporain qui n'est pas sans rappeler la littérature à contrainte de l’Oulipo. 140 signes max par phrase : un style mitraillé, entraînant, révolté.

23 décembre, 23 heures. Pleins phares, Idé enchaîne les méandres d’un chemin communal. Il a rendez-vous avec Jos, un ami qu’il n’a pas vu depuis vingt ans. Un accident. Des gendarmes improbables. Un téléphone abandonné. L’appareil sonne et tout bascule. « Cours, cours, ordonne Jos. On se retrouvera. Nous t’aiderons, mais n’attends rien de nous. » La chasse est lancée.

Dans leur fuite face aux Croisés, Idé et sa famille rencontrent les Freemen. Ces individus libres offrent un cyberespace inédit de résistance. Adeptes d’un nouveau « vivre ensemble », la quatrième théorie, à l’heure où l’homme s’enchaîne aux nouvelles technologies, ils cultivent un modèle de société organisée en réseau mais non hiérarchisée. Tous recherchent Jos.

Terroriste pour les uns, prophète d’une nouvelle humanité pour les autres, Jos éveille nos consciences : l’homme du XXIe siècle se présente comme l’artisan de son destin, sûr de lui et autosuffisant. Deux visions du monde s’affrontent. La guerre a commencé.

Ancien journaliste, auteur chez Fayard de J'ai débranché, le récit d'un burn-out numérique, Thierry Crouzet a été l’un des premiers internautes français. Il a publié près d’une trentaine de guides de vulgarisation, à plus de 100 000 exemplaires. Depuis la sortie du Peuple des connecteurs (2005) il décrypte les réseaux sociaux, faisant de son blog et de sa communauté de plusieurs

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:55

Polar-a-Montgeron.pngLa ville où j’habite, Montgeron, organise de multiples activités autour du polar, tout au long du mois de février. Montgeron, c’est une formidable petite ville de la banlieue parisienne, qui brille par le fait que j’y habite. Non, je plaisante ! Un mois de polar, juste à coté de chez moi, ça vaut le coup et ça vaut la peine d’en parler. Il est donc normal que cela apparaisse dans ces pages. Toutes les informations sont disponibles en suivant ce lien :

http://mediatheque.montgeron.fr/opacwebaloes/index.aspx

Deux expositions vous seront présentées : «Frédéric Dard ou la vie de San Antonio» pour les adultes, et « coup de jeune sur le polar » pour les enfants.

Didier Daeninckx viendra parler du Polar et dédicacer vos livres.

Durant cette période, vous pourrez tester vos connaissances à travers de multiples jeux (phrases mystères, quizz, etc.), et participer au jeu concours.

Cette manifestation qui L’Art du polar, se déroulera du 5 au 23 Février 2013. A cette occasion, seront organisées des expositions :

« Coup de jeune sur le polar »

« Frédéric Dard ou la vie de San Antonio »

Le programme des animations comprend :

Samedi 9 février à 15h

Daeninckx.JPGRencontre d’auteur : Didier Daeninckx viendra à la rencontre du public montgeronnais

Mardi 12 février à 17h

Projection d'un film policier

(plus d'information à l'accueil du Carré d'Art)

Mercredi 13 février

Heure du conte : "Mystère Mystère"

A 10h30 pour les 0-3 ans

A 15h pour les 3-6 ans

Samedi 16 février à 15h

Lecture spectacle : Lecture de nouvelles policières par Jean-Paul Shintu accompagné d’un accordéoniste 

Samedi 23 février à 15h

Jeu concours : Remise des prix pour les gagnants du concours

Alors, au mois de février, tous à Montgeron. Et puis, par la même occasion, venez prendre l'apéro !

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 19:20

Mes journées ne faisant que 24 heures, je ne peux décemment tout lire. Alors, comme je reçois beaucoup d’informations à relayer, voici une petite sélection des polars récemment sortis, qui m’ont été fort gentiment recommandés.

 

Sol de Philippe Yvon (Lulu.com)

Sol.jpgRuelle sombre, Sol, , déambule dans son quartier du South Pigalle, le SoPi. Un bon Miles Davis en mode play. Vingt ans d'une vie vouée au jazz, dix ans à chercher le meurtrier de son père. Sol, jeune femme énigmatique qui carbure à l'impro se voit plonger dans un univers parisien noir avec comme seule ouverture sa musique. Sol en perfusion constante avec l'adrénaline et la violence, lance des regards sur la vie sans compromis .

Sol est un polar rythmé au son du Jazz.

Solitaire un diamant Brut

SOL la dominante de DO

SOL une jeune femme rude

SOL au regard sans bémol

SOL la clé du Jazz

SOL....

 

Signé Radarax de Jean Marc Demetz

Signe-Radarax.jpgCOMMISSAIRE : « Il y a pire. Hier, l’équipe de Kickuncoutétoupal n’a jamais trouvé les studios de la radio. L’annulation de l’émission a provoqué une manif au centre de Lille. 500 motards ! Tous dans le brouillard ! Ils se sont rentrés dedans les uns les autres ! On a relevé 235 constats à l’amiable et 123 constats pas à l’amiable. C’est la zizanie. » BILL : « Comment êtes-vous certain que ce soit Radarax ? » COMMISSAIRE : « J’ai reçu une cassette. Tu vas l’entendre… »

Signé Radarax est un feuilleton radiophonique édité chez sKa Éditeur numérique.

Vous retrouverez dans ce feuilleton loufoque écrit pour la radio les personnages hauts en couleurs de mon premier polar : Wagadou, paru en 2006 chez Krakoen.

Un hommage motard à Signé Furax…

SIGNÉ RADARAX est proposé à l’achat sur toutes les plateformes de vente de livres numériques. Vous le trouverez en format courant e-Pub et aussi en format PDF au prix de 1,99 €.

 

Ombres et errances de Hervé Le Choucas (Kirographaires)

OMBRES-ET-ERRANCES.jpgBlessures de l’enfance livrée à elle-même, émotions refoulées qui fleurent un inquiétant mal-être, la voilà qui sombre inexorablement dans une spirale vertigineuse semblable à un improbable retour, là où le réel perd tous ses contours rassurants, là où l’existence elle-même se teinte de désenchantement poisseux et de cette mélancolie qui assèche.

Puis c’est l’ancrage mortifère dans un égarement total pétri d’outrage, de drogue et de provocation. C’est aussi la haine qui viendra la ronger. Une haine inspirée par la perfidie subie et les pires humiliations qui puissent secouer une jeune femme en peine de reconnaissance.

Dépendance affective, désirs exaspérés par le besoin d’aimer et d’exister pour quelqu’un, elle se verra brûlée au fer rouge de la trahison.

Adepte inconditionnelle de la scène rock-gothique, sa vie est calquée sur ses noirs idéaux.

C’est l’histoire d’une jeune écorchée, engloutie par le gouffre enténébré des tourments existentiels ; celle dont la conscience chloroformée a laissé toute place à une pâleur chagrine et à un mode de vie déjanté.

Toujours plus loin, portée aux pires excès par son implacable destinée, c’est là une manière irréfléchie de se précipiter soi-même vers le jour où tout finirait mal, où tout finirait froidement pour elle.

Une plongée glauque dans un univers glauque qui semble dénué de toute espérance.

Et pourtant…

 

Montevideo Hotel de Muriel Mourgue (Editions ExAequo)

Montevideo-Hotel.jpgCe roman noir est la première enquête du détective privé Thelma Vermont. L’action se déroule à New-York à la fin des années cinquante au milieu d’une bohème en pleine effervescence créatrice. Un musicien, Martin Lassovski, saxophoniste dans une formation de jazz appelée Beaulieu’s Band, est assassiné un soir d’automne. Son ami, John Ginger demande à Thelma Vermont de mener l’enquête car la police semble peu se soucier du meurtre de Martin. Commencera alors pour Thelma la découverte d’un microcosme qu’elle se met peu à peu à apprécier.

Dans ce roman noir « à l’ancienne », elle va côtoyer des patrons de club un peu louches, des écrivains, des musiciens ; le tout dans une société de consommation à son apogée, certes traumatisée par la guerre froide et guettant l’arrivée des premiers Martiens, mais qui croit en un avenir rose bonbon sur fond de cinoche hollywoodien. Thelma n’est pas dupe, les horreurs de la seconde guerre mondiale -à laquelle elle a participé en Angleterre- sont encore trop fraîches dans sa mémoire. Peut-on encore croire en quelque chose après tout cela ? Et surtout est-il possible d’oublier et de passer à autre chose ? Car on fait d’intéressantes rencontres à New York dans ces années-là ; de Kerouac aperçu à la White Horse Taverne à Billie Holiday, sans oublier Ava Gardner –entrevue à Central Park- ; même si, comme le chante Dana Raise tout se termine toujours par un rêve noir, un Black Dream blues…

 

Lumière noire de Marie Frering (Editions Kyklos)

Lumiere-noire.jpgNaples a été évacuée avant le passage d’un nuage toxique. Ils sont trois, le padre Ciabatta, Samuel l’Éthiopien et Gianni, un bâtard d’une famille de la camorra, décidés à rester et à vivre dans les sous-sols de la ville…

Leur aventure nous entraîne dans la porosité des mondes, ponctuée par les figures des arcanes du Tarot de Marseille, théâtre et art de la mémoire.

Née en 1960 en Alsace, Marie Frering est écrivain, réalisatrice. Elle poursuit depuis plusieurs

années des ateliers d’écriture, principalement auprès de publics défavorisés. Aujourd’hui, elle travaille principalement sur des romans, des nouvelles et des adaptations pour le théâtre et le cinéma. Elle est l’auteur de :

Désirée (Quidam Editeur, 2005)

L'Ombre des montagnes (Quidam Editeur, 2009)

Le Livre d'Amba Besarion de Besik Kharanaouli, traduit du géorgien par Marie Frering et

Omar Tourmanaouli (Quidam Editeur, 2010)

Le petit peuple des airs, livre pour enfants illustré par des gravures d'Elsa Frering (Jean-Pierre Huguet éditeur, 2012)

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 18:37

sKa.jpg

Vous l’avez peut-être lu, ici ou là, ou bien ailleurs. Krakoen change de formule. Cette coopérative d’auteurs qui publie entre autres les romans de Max Obione, Jeanne Desaubry, Hervé Sard, Jan Thirion et tant d’autres va s’arrêter … pour mieux repartir.

Krakoen devient donc sKa. Là où Krakoen publiait des livres papier et des livres numérique, sKa est un éditeur exclusivement numérique.

Dans l’introduction du site dédié à sKa, on peut y lire :

Pour vos tablettes, vos liseuses, vos smartphones, pour votre plaisir de lecteur de textes courts, érotiques, policiers, inclassables… Une marque de fabrique : le ton, la qualité… sKa !

sKaNous, on y croit ! Consacrant le principal de notre activité, et de notre plaisir à éditer, nous saisissons donc cette chance qui nous est offerte par  Internet. Cependant si nous visons le développement du numérique exclusif, nous ne concevons pas l’édition de livres numériques sans éditeur. L’auto-édition individuelle sur le Web est dans la quasi-totalité des cas un leurre pour l’auteur, car cette production atomisée disparait dans le « bruit de la toile », et n’offre de surcroît aucune garantie de qualité aux lecteurs.

sKaNotre métier d’éditeur demeure inchangé pour accoucher des ouvrages, pour découvrir et promouvoir de nouveaux auteurs, c’est la logistique en aval qui a changé. Un éditeur délivré des lourdes contraintes du  marché du livre papier, vivant un rêve devenu réalité avec les nouvelles technologies qui ne connaissent actuellement que les premières années de la révolution numérique.

On peut invoquer la conjoncture, on peut déplorer une moindre appétence pour la lecture, on peut craindre l’émergence des nouvelles technologies, on peut aussi avoir peur de son ombre. Le fait est que la logistique (diffusion et distribution) et la visibilité de nos livres papier en librairie constituent notre principale difficulté.

sKaAujourd’hui la concurrence du livre numérique vient bouleverser le paysage éditorial. Nous sommes en train de vivre les premières années de transition, l’étoile de Gutenberg pâlit peu à peu, celle de Jobs brille de plus en plus, alors autant être acteur que spectateur.

Nous  diffusons nos livres numériques à partir de tous les portails de téléchargement possibles. Notre site n’est qu’une vitrine de référence.

Je forme le vœu que vous trouviez à la lecture de nos ouvrages, tout le plaisir souhaitable… plaisir qui vous ramènera vers nous dès la première lecture achevée !

 

Trois collections apparaissent donc :

Culissime : des romans et nouvelles érotiques à haute teneur en littérature (réservé à un public de plus de 18 ans).

Noire sœur : des polars et des nouvelles ou romans noirs arpentant les lisières du genre. Et aussi des classiques du polar et du roman noir préfacés par des écrivains contemporains.

Mélanges : ni érotique ni polar, regroupe nos coups de cœur, dans tous les genres possibles.

Alors retenez bien l’adresse, car c’est ici que cela se passe : http://skaediteur.net

Je vous tiendrai au courant des publications régulièrement.

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Présentation

  • : Le blog de Pierre Faverolle
  • Le blog de Pierre Faverolle
  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
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Le blog reste ouvert.

Dorénavant, les nouveaux billets seront :

http://blacknovel1.wordpress.com/

   

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