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11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 18:36
L’information du mardi : La finale Polar SNCF

Ça y est, la dernière ligne droite est arrivée. Les trois finalistes sont donc connus, et vous n’avez plus qu’à vous inscrire sur le site http://www.polar.sncf.com/ pour voter pour votre favori. Je vous rappelle donc les trois romans en lice :

Des nœuds d’acier de Sandrine Colette :

Ce roman publié aux éditions Denoel vient de sortir au Livre de Poche

Résumé

Après dix-neuf mois de rapports humains violents et âpres, Théo Béranger sort enfin de prison. Démuni, et sans but particulier – il n’a personne à retrouver –, il ressent seulement le besoin de marcher. Son errance le mène au fin fond de la France, dans une région semi-montagneuse couverte d’une forêt noire et dense.

Là, kidnappé par deux frères déments, il va replonger en enfer. Un huis-clos implacable, où la tension devient insoutenable.

Sandrine Collette :

Sandrine Collette est née en 1970. Docteur en science politique, elle partage son temps entre l’université de Nanterre et le Morvan. Des noeuds d’acier est son premier roman.

L’information du mardi : La finale Polar SNCF

Né sous les coups de Martyn Waites (Rivages) :

Résumé

1984 : Margaret Thatcher est au pouvoir, les mineurs sont en grève. "Deux tribus partent en guerre", pour reprendre un tube célèbre. À Coldwell, cité minière du Nord, les mineurs ont lutté quasiment jusqu'à la mort, mais ça n'a pas suffi : manipulant l'opinion, recourant à la violence policière, les Tories avaient, à l'époque, méthodiquement cassé les reins du mouvement ouvrier. Pour les vaincus, le prix de la défaite sera exorbitant : vingt ans plus tard, Coldwell est une ville sinistrée, gangrenée par tous les fléaux sociaux.

Histoire d'un affrontement impitoyable aux conséquences dévastatrices, histoire de criminels qui prospèrent sur la misère, histoires d'amour contrariées, tragiques, mais aussi poignantes, Né sous les coups est la fresque de tout un monde mis à terre qui lutte pour survivre sur deux générations, baignant dans la musique anglaise des années 70 et 80.

Martyn Waites :

Originaire du nord de l'Angleterre, Martyn Waites s'est passionné pour le théâtre, puis pour le roman noir sur les pas d'Ellroy, Burke, Crumley et Robin Cook. Né sous les coups est son premier roman.

L’information du mardi : La finale Polar SNCF

Yeruldelgger de Ian Manook (Albin Michel) :

Résumé

Dans un pays à l’histoire et aux paysages sauvages, une guerre sale d’argent et de pouvoir s’est déclarée autour d’une des richesses minières les plus rares et les plus convoitées de la planète.

Pour lutter contre les puissances qui veulent s’accaparer son pays, et pour résoudre le mystère qui entoure le meurtre d’une fillette, l’inspecteur Yeruldelgger va puiser ses forces dans les traditions héritées des guerriers de Gengis Khan, dans les techniques modernes d’investigation, et dans la force de ses poings. Parce qu’un homme qui a tout perdu ne peut rien perdre de plus. Il ne peut que tout reconquérir, sans pitié ni pardon.

Il n’y a pas que les tombes qui soient sauvages en Mongolie. Pour certains hommes, le trafic des précieuses « terres rares » vaut largement le prix de plusieurs vies. Innocentes ou pas.

Lire les premières pages

Ian Manook :

Ian Manook a sûrement été le seul beatnick à traverser d'Est en Ouest tous les États-Unis en trois jours pour assister au festival de Woodstock et s'apercevoir en arrivant en Californie qu'il s'ouvrait le même jour sur la côte Est, à quelques kilomètres à peine de son point de départ. C'est dire s'il a la tête ailleurs. Et l'esprit voyageur !

Journaliste, éditeur, publicitaire et désormais romancier, Yeruldelgger est son premier roman, et le premier opus d'une série autour du personnage éponyme qui nous conduit des steppes oubliées de Mongolie aux bas-fonds inquiétants d'Oulan-Bator.

Il vit à Paris.

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4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 18:24
L'information du mardi : Idées de polars

Le sursaut du faible, SDF de Nathalie De Bois (Mélibée)

À Bruxelles, Charles, un policier ayant tout perdu, aussi bien son travail que sa famille, se retrouve à la rue. Il se lie alors avec des personnages épatants. Rien n’est ni rose, ni parfait, mais le plus dur reste à venir. La mort suspecte d’une de ses connaissances va ressusciter en lui son instinct de flic. Il va devoir enquêter par ses propres moyens… les moyens d’un sans domicile fixe ! Nathalie DE BOIS est née à Liège et vit actuellement à Bruxelles. Après des études en formation artistique, elle cumule les jobs de tout genre en attendant de réussir ses examens pour rentrer dans la police. Près du but, son projet est tragiquement interrompu par un accident endommageant sa colonne vertébrale. Sa vie est bouleversée. Le passage d’une vie simple à un quotidien de douleur la mène à adopter une autre perspective pour se sentir exister : l’écriture devient pour elle une évidence.

L'information du mardi : Idées de polars

Sérum Saison 1 – L’intégrale de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza

1773 : Mesmer invente l’hypnose.

1886 : Freud invente la psychanalyse.

2012 : Draken invente le sérum.

Une injection.

Sept minutes pour accéder au subconscient. Un simple carnet pour décrypter des visions fantasmagoriques et seulement quelques jours pour empêcher le pire. Arthur Draken est-il psychiatre de génie ou dangereux criminel ? Alors que s’enchaînent meurtres, enlèvements et conflits politiques, comment ne pas mettre en doute la parole de Draken ?

Six épisodes sous pression, réunis en un seul volume, pour une enquête hors norme !

Henri Loevenbruck est l’auteur de quatorze romans. Ses quatre derniers thrillers, publiés aux Éditions Flammarion, ont été traduits dans plus de dix langues.

Fabrice Mazza est l’auteur d’une dizaine de livres sur les énigmes et les jeux de réflexion chez Marabout dont Le grand livre des à énigmes, La boite à énigmes, Énigmes : pas de panique, c’est toujours logique…

L'information du mardi : Idées de polars

Le Jeu de l'Assassin de Nils Barrellon (City)

Le cadavre d'une femme poignardée avec une violence extrême est retrouvé sur les rails, près de la gare du Nord. Elle n'est que la première victime d'une longue liste. A chaque fois, les proies sont des prostituées dont le tueur sème les corps dans différents quartiers populaires de Paris. Des meurtres sordides sans motif apparent. Le commissaire Kuhn n'a pratiquement aucun indice et l'enquête s'enlise.

Jusqu'à ce que le meurtrier fasse en sorte que l'on retrouve sa trace. Il relance la partie dans un jeu macabre avec la police. Un jeu de piste infernal au dénouement inattendu...

L'information du mardi : Idées de polars

Le garage de Sébastien Gendron (Storylab)

La série évènement

Les éditions StoryLab en partenariat avec OÜI FM présentent LE GARAGE, une série littéraire en 6 épisodes de Sébastien Gendron. Entre humour noir et suspense accrocheur, ce feuilleton-thriller s'inscrit dans la lignée de séries TV telles que Breaking Bad ou Sons of Anarchy. De l'angoisse, un soupçon de trash et une pointe d'humour : un cocktail on the "rock" à tester dès maintenant !

À 17 ans, Gabriel reçoit une balle en pleine tête. Défiguré, il abandonne tout espoir d'être comédien et sombre dans la drogue. Vingt-cinq ans plus tard, il a refait sa vie. Mais le passé revient en force... Et avec lui, le désir de vengeance.

Au bout de sa route, un garage crasseux et isolé. Le genre d'endroit où il faut éviter de mettre les pieds.

Pour plus d'informations, allez ici

L'information du mardi : Idées de polars

L’insigne du boiteux de Thierry Berlanda (La Bourdonnaye)

La Bourdonnaye est une maison d’édition numérique et d’impression à la demande lancée en 2011 par Benoit de la Bourdonnaye. En février 2014, les éditions La Bourdonnaye inaugurent une nouvelle collection de polars/thrillers/romans policiers sous le nom Intrigues, avec le polar de Thierry Berlanda : L’Insigne du Boiteux.

Un assassin, qui se fait appeler le Prince, exécute des mères de famille sous les yeux horrifiés de leurs jeunes fils âgés de 7 ans. Opérant à l’arme blanche avec une rare sauvagerie, le meurtrier taille ses victimes en lanières. Telle est la punition qu’il inflige. Mais qui punit-il ? Et de quoi ?

Pour répondre à ces deux questions fondamentales, le commandant Falier s’adjoint les services du professeur Bareuil, spécialiste des crimes rituels, « retraité » de la Sorbonne, et de Jeanne Lumet, qui fut sa plus brillante élève. Or la jeune femme est mère d’un petit garçon de 7 ans. Détail qui n’échappera sans doute pas au Prince…

Dès les premières pages, l’auteur nous plonge dans une descente vertigineuse au fin fond de la folie meurtrière. Certaines figures cauchemardesques prennent vie dans notre réel. Le Prince est de celles-là. Gageons que cette créature qui se nourrit de nos peurs hantera longtemps nos mémoires.

Thierry Berlanda est écrivain, philosophe, auteur-compositeur et conférencier. Ses romans explorent des genres très différents. L’Insigne du Boiteux est le premier qui paraît aux éditions La Bourdonnaye.

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18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 18:21

Ce ne sont pas moins de six sorties qui vont débarquer en force dans vos librairies, trois grands formats et trois rééditions en format poche. Autant de raisons de se pencher sur ces romans qui promettent et font saliver. Et n’oubliez pas le principal, lisez !

L’information du mardi : Jigal revient en force

Tendre comme les pierres de Phiippe Georget :

Dans le village de Wadi Musa, près du célèbre site de Pétra, un vieil archéologue français est arrêté, accusé de pédophilie par la police jordanienne. Venu réaliser un documentaire sur son chantier de fouilles, Lionel Terras, journaliste parisien, irascible et désabusé, va avec Mélanie, l’adjointe du professeur, tenter de découvrir qui cherche à éliminer le vieil homme. Son enquête va le conduire dans le désert du Wadi Rum, sur la piste de l’âme des Bédouins et sur les traces du mythique Lawrence d’Arabie, à la poursuite de l’incroyable secret de Sharat-Aqem… Lionel trouvera-t-il sur la Desert Highway, les réponses à son propre chaos ? Car comme dit le proverbe arabe : « Si loin que portent nos pas, ils nous ramènent toujours à nous-mêmes. »

En trois romans, Philippe Georget a su conquérir un large public et remporter un franc succès – tant en France qu’à l’étranger – grâce à son style direct et à ses intrigues maîtrisées dans lesquelles chacun a la possibilité de trouver des résonances personnelles… Des histoires d’amour (qui ne finissent pas toujours si mal…), des romans noirs et touffus, une réflexion délicatement ciselée, des polars riches et exaltants tout en finesse et précision… D’autant que Philippe Georget a le sens aigu de l’éclectisme : les tueurs en série, le milieu de la boxe, la guerre d’Algérie ! Aujourd’hui, nous voilà embarqués dans un superbe roman d’aventure, à Pétra, dans le désert jordanien, sur les traces de Lawrence d’Arabie, à la recherche de Sharat-Aqem ! Le cadre (grandiose…), l'ambiance (surchauffée…), le contexte (politiquement sensible…), les personnages (avec de la chair, du cœur et des tripes, plus vrais que nature…), l'intrigue (rebondissante…). Tout concourt ici à faire un formidable roman : d'amour, de colère, d'innocence, de rencontres, de liens, de questions, d’incompréhension, de rancœurs, d'héritages culturels et de découvertes, de soi, des autres, des bédouins et du désert… Un grand moment de lecture / plaisir !

L’information du mardi : Jigal revient en force

Trois heures avant l’aube de Gilles Vincent :

Kamel, vingt et un ans, armé pour la guerre sainte, s’apprête à verser le sang de l’ennemi. Bientôt un jeune militaire est sauvagement assassiné dans les toilettes de la gare Saint-Charles à Marseille. Sabrina, trente-cinq ans de déprime et d’obsessions, claque la porte de son HLM de Valenciennes. Un peu plus tard, la complice du pédophile Jean-Marc Ducroix est égorgée en Belgique, aux portes d’un couvent. Grégor, trente ans d’usine, vient de se faire licencier sans autre formalité. Quelques jours après, à Pleucadeuc, le patron de l’entreprise est victime d’un enlèvement crapuleux… Entre peur, folie, rage et désespoir… Trois faits divers, trois parcours cabossés, trois vies brisées. Touchée de plein fouet, la commissaire Aïcha Sadia va, dans cette nouvelle enquête, basculer sous nos yeux, de la force à l'anéantissement.

« Il y a des choses qui, logiquement, ne devraient jamais être en rapport les unes avec les autres, tellement éloignées, tellement sans aucun lien… Mais Gilles Vincent – encore une fois! – nous surprend. » Passion Romans. Et c’est bien de cela qu’il s’agit ici : trois histoires plutôt embrouillées, trois vies plutôt tordues, trois trajectoires rectilignes et un point de fuite ou un point de chute, c’est selon… En lice, et à juste titre, dans de nombreux prix avec ses précédents romans, Djebel ou Beso de la muerte, Gilles Vincent récidive ici l’exploit de nous embarquer pieds et poings liés dans ce nouveau roman sans aucune possibilité de répit. On y prend goût, on y prend plaisir et on en redemande ! Les aficionados retrouveront la belle et charismatique commissaire Aïcha Sadia et son partenaire Sébastien Touraine… Mais ils y redécouvriront surtout le formidable savoir-faire d’un auteur de talent, d’un véritable conteur, capable de donner à ses personnages chairs et âmes, de nous faire ressentir leurs désirs et leurs effrois… De la tragédie, du sang et des larmes pour ce polar bien ficelé, et riche en rebondissements. « Gilles Vincent éclabousse le lecteur d’une myriade d’émotions fortes et vraies. » La Cause Littéraire.

L’information du mardi : Jigal revient en force

La traque de la musaraigne de Florent Couao-Zotti :

Quand Stéphane Néguirec, jeune Breton un brin rêveur, poète à ses heures, amoureux du large et des horizons lointains, débarque à Cotonou, au Bénin, il ne sait pas encore que question dépaysement, il va être servi ! Aux paysages enchanteurs qui l’électrisent, s’ajoutent les charmes des filles aux courbes délicieuses et notamment, ceux de la mystérieuse Déborah Palmer qui lui propose très vite un mariage blanc contre une fortune en billets verts. À l’autre bout de la ville, Jésus Light, un voyou ghanéen, traque sans relâche sa femme, Pamela, partie précipitamment avec le butin de son dernier casse… En temps normal, leurs chemins n’auraient jamais dû se croiser… Mais c’était sans compter sur cette bande de ravisseurs islamistes venus du Nigéria voisin à la recherche d’otages européens…

« Embarqué. À coups de bottes et de crosses dans les côtes. Embarqué. À coups de massue et de poings dans l’entrecuisse. Embarqué, embarqué corps et biens… Embarqué ! » Ça pourrait être le texte d’une chanson-manifeste scandé par Zao, sur un rythme infernal dans une boîte de Cotonou… C’est le nouveau roman de Couao-Zotti, avec Stéphane, le Breton égaré au Bénin, Déborah la mystérieuse séductrice, Jésus Light le truand, Déménageur l’homme de main aux épaules de… Cotonou, ses faubourgs à l’abandon sauvage et son peuple du fleuve… Ça ne se passe pas en mille neuf cent longtemps mais aujourd’hui et maintenant, sur fond géostratégique trouble, dans un décor sentant sévèrement la déglingue et la débrouille. Jouissif, intrépide, âpre et désespéré comme l’homme qui face à la misère est prêt à tout pour exister un jour de plus ! « L’auteur maîtrise à fond son art de la déambulation là où se nouent les rapports de force entre dominants et dominés, tradition et modernité, croyances et politiques. » Livres-Hebdo.

L’information du mardi : Jigal revient en force

Aimer et laisser mourir de Jacques-Olivier Bosco (Poche) :

On dit d’Amanda qu’elle est la femme de tous les hommes… On dit du Maudit qu’il a dormi dans le lit du diable… Entre eux deux, et face au monde de dingues qui les entoure, ça sera à la vie, à la mort… Partis délivrer la sœur d’Amanda séquestrée par un réseau de proxénètes de l’Est, ils vont s’unir, s’aimer, se combattre et affronter le mal absolu, celui que tous surnomment Le Boucher ! Des cartels de Bogotá aux sinistres fermes des environs de Zagreb, des palaces de la côte aux clubs VIP des beaux quartiers parisiens, l’amour sera passionnel, la guerre totale, l’épopée sanglante, les corps cabossés et les âmes meurtries…

Déjà quatre romans – Et la Mort se lèvera, Le Cramé, Loupo – et pour Bosco, c’est un festival de louanges ininterrompue : « remarquable... grosse claque... incantation... coup de poing... déflagration... adrénaline... violent... la poignée dans le coin... rythme énervé... polar noir... » Il nous revient ici en POCHE et en très grande forme avec Aimer et laisser mourir ! On y retrouve – avec un plaisir non dissimulé – le Maudit qui avait laissé une trace sanglante et indélébile sur son premier roman, ET LA MORT SE LÈVERA. Dans ce nouveau polar, on navigue entre Bogotá, ses cartels, son trafic de coke et ses tueurs à gage déjantés, la Croatie et un sordide trafic d’êtres humains – des femmes bien sûr –, Paris et ses caïds corses plus vrais que nature et peu enclins au dialogue, Amanda une call-girl qui n’a vraiment pas froid aux yeux, des proxénètes sanguinaires sans foi ni loi… et Lucas dit le Maudit. Un personnage hors du commun, pour une histoire qui ne l’est pas moins… une histoire très mouvementée et menée de main de maître ! Violente, insolente, décapante… mais si réaliste – comme une plongée du côté obscur de la force – qu’elle en devient effrayante. Une intrigue à la John Woo – on en prend plein la gueule – menée tambour battant, et dont personne ne peut sortir indemne… Du sang, de l’amour, de l’aventure… James Bond n’a qu’à bien se tenir ! Un livre envoûtant, à la tension quasi permanente, une intrigue nerveuse, musclée, une fin d’une noirceur infinie qui vous prend aux tripes et vous laissera séché, vidé et hagard au petit matin… Jouissif et percutant !

Mon avis est ici

L’information du mardi : Jigal revient en force

Sur nos cadavres, ils dansent le tango de Maurice Gouiran (poche) :

Vincent de Moulerin, notable marseillais et conseiller municipal, vient d’être abattu de quatre balles de 11.43 dans un parking souterrain du centre-ville. Emma, jeune lieutenant de police au look étrange se retrouve en charge de l’enquête sur ce meurtre apparemment crapuleux. Mais, suivant son instinct et les conseils de Clovis, elle décide de fouiner dans le passé de la victime… De Moulerin est en effet un ancien colonel des paras qui a fait le coup de feu en Indochine… Il y est devenu un expert reconnu de la guerre antisubversive, appliquée en Algérie et bientôt exportée et enseignée avec succès en Argentine. L’Argentine, où en 76 une clique de généraux prend le pouvoir, instaure la dictature et terrorise le peuple : enlèvements, disparitions et tortures sont alors le lot de tous les opposants réels ou supposés. Et puis il y a Kevin, le petit-fils de Vincent, un ado apparemment disjoncté, qui bien que vivant reclus dans sa chambre et passant sa vie dans Second Life est en train de comprendre beaucoup trop de choses… Mais quel rapport existe-t-il donc entre le Mondial Argentin de 78, l’École de Mécanique de Buenos Aires, Videla et sa junte, les bruits de bottes dans la Médina d’Alger, la Patagonie, les « desaparecidos », Kevin et Vincent de Moulerin… ?

Le génocide arménien, la guerre civile espagnole, les dérives mafieuses, les errances politiques, l’épuration de l’après-guerre, l’Indochine, la guerre d’Algérie, la spéculation immobilière outrancière, les créationnistes… Maurice GOUIRAN, imperturbable et citoyen, poursuit à travers ses romans un gigantesque travail sur la mémoire et surtout contre l’oubli. Dans chacun de ses romans, il aime tirer un fil de l’Histoire, le dérouler avec constance et dextérité, dévoiler, révéler, apporter un nouvel éclairage et faire en sorte qu’aucune chape de silence ne puisse recouvrir définitivement certaines exactions ! Sans haine ni discours superfétatoires mais avec l’impérieuse nécessité de dire, de mettre au jour et de faire en sorte que personne n’oublie JAMAIS… Aujourd’hui, dans ce nouveau roman, Maurice GOUIRAN nous entraîne avec ferveur du côté de l’Argentine, des atrocités commises par la dictature en 1976, des disparus, de la torture, des folles de la Place de Mai. ET, ce qui est peut-être nettement moins connu, il aborde ici le rôle, en service plus ou moins commandé, de certains militaires hexagonaux dans cette tragédie ! Inattendu, cruel et historique… avec l’immense intérêt, non pas de remplacer les livres d’histoire, mais bien au contraire de donner envie de les ouvrir… Dans ces époques troubles ou quand l’Histoire bégaie, il est toujours salvateur de poser quelques repères afin d’aiguiser nos sens… et de nous permettre de garder nos esprits en alerte permanente. INDISPENSABLE !

L’information du mardi : Jigal revient en force

Restez dans l’ombre de André Fortin (Poche) :

En 1943 Da Fonseca, un flic collabo au cœur trouble et desséché, sauve une gamine juive d’une rafle… En 2002, lorsqu’un vieil homme est retrouvé sauvagement assassiné dans une ruelle d’un quartier chic de la ville, c’est tout un pan de l’Histoire de Marseille qui va péniblement se dévoiler aux yeux des enquêteurs… Le juge Galtier, un habitué des cas difficiles, va remonter la piste et le temps, soulever la poussière, provoquer les confidences, entendre les témoins et rouvrir les dossiers particulièrement obscurs de certains personnages ayant su rester dans l’ombre et opportunément profiter de la guerre pour amasser une fortune considérable. Cinquante ans plus tard, les souvenirs sont parfois flous, mais la haine intacte…

Est-ce dans l’Histoire, dans la justice ou dans l’homme qu’il faut chercher le point de départ de ce roman ? Avec RESTEZ DANS L’OMBRE, le juge André Fortin poursuit un inlassable travail de questionnement sur la justice, qui nous permet – si on le désire – de ne pas prendre pour argent comptant n’importe quelle vérité. Le « héros » est ici un salopard, un collabo, aucun doute là-dessus. La victime, ses victimes, sont des jouets entre ses mains, ça ne fait aucun doute non plus et c’est insupportable ! Quant à l’Histoire… ici le décor, c’est la guerre, la souffrance des uns, la collaboration pour d’autres, le tout réuni en un véritable musée des horreurs donc. L’Histoire, l’homme, la justice… une trilogie sacrée qui, de par le monde, génère bien souvent chaos et confusion ! Mais ici tout vous prend à contre-pied : le salaud en est un, mais pas seulement, l’innocent ne le sera peut-être pas toujours… et la justice au milieu de tout ça cherche sa voie et surtout une vérité bonne à dire. Il arrive même parfois que plusieurs générations paient le prix fort pour une vérité que la justice n’a pas pu ou voulu révéler !

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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 18:05
L'information du mardi : Idées de polars

Ministrose de Thomas Gayet (La Tengo)

Parution le 5 février

À quinze jours des élections partielles, le ministre du Travail est impliqué publiquement dans une affaire de corruption. Harcelé par les médias, il finit par se suicider.

Une histoire dont Elliott Perez n’a strictement rien à faire : seul son travail de journaliste pour une agence de presse de seconde zone, fait de petites privations et d’ambitions au rabais, va le conduire à enquêter sur cet événement politique relayé jusqu’à l’overdose. Pour conserver sa misérable place, il va devoir se confronter au petit monde politique et médiatique parisien où l’ambition, la compétition et la bêtise le disputent à la morgue ambiante, sur fond de manoeuvres d’appareil.

Ministrose se veut le récit d’une époque embrouillée où le cynisme des uns et l’inadéquation des autres sont peut-être les seules choses encore compréhensibles.

L’auteur :

1988 : Naissance à Paris.

2011 : « La Révolution mais pas trop » (avec Ulysse Gry), BD trimestrielle publiée dans Charles, Éditions La Tengo.

2012 : CineCittà, manifeste anti-crise et pro-graisse, Éditions La Tengo. Ministrose est le premier roman de Thomas Gayet. Convaincu du talent de l’auteur, J’ai Lu a souhaité acquérir les droits poche du livre et du prochain texte de Thomas Gayet dès après la lecture de la version brute du manuscrit. Le roman intéresse déjà plusieurs producteurs pour une adaptation audiovisuelle.

L'information du mardi : Idées de polars

Sans crier gare surgit la nuit de Bernard Passobrola (Rail Noir)

La collection rail noir qui a découvert tant de talents, de Frank Thilliez à Karine Giebel en passant par Thierry Crifo, revient avec le nouveau roman de Bernard Passobrola.

Un roman d'une verve implacable, saisissant dans son style et dans les perspectives profondes et actuelles qu'il aborde .

Le narrateur, un homme atteint de troubles de mémoire à la suite d’un accident cérébral, suit un traitement dans un luxueux Institut de neurothérapie aux environs de Grenoble. Sa fille a perdu la vie, six mois plus tôt, au cours de l’incendie criminel d’une galerie marchande, en plein centre de Montpellier. Attentat qui est loin d’être un acte isolé car la crise sociale s’aggrave et une vague de violence secoue le pays. Un nouveau parti s’engage à ramener le calme. Il se situe au centre gauche et connaît une notoriété croissante. Dirigé par un neurobiologiste de renom, il propose la « refondation psychique » de la société. Une nouvelle technique nommée « thérapie libératoire » permet d’effacer les traces mentales négatives dans le cerveau des patients. Le procédé, censé développer le sens moral, s’adresse en priorité aux délinquants, mais ne tarde pas à susciter l’engouement populaire. L’attitude de certains pensionnaires fait naître des doutes dans l’esprit du narrateur. L’Institut applique-t-il la fameuse thérapie ? Existe-t-il un lien avec l’attentat de Montpellier ? Ce questionnement, allié à une série de troublantes rencontres, le lance sur la trace des assassins de sa fille. Périple haletant à travers des villes en pleine effervescence, son enquête s’avérera un véritable guêpier.

L'information du mardi : Idées de polars

Gun Machine de Warren Ellis (Editions du Masque)

Warren Ellis sera présent au festival Quais du Polar à Lyon du 4 au 6 avril. En attendant, vous pouvez acquérir son dernier polar Gun machine, ainsi que Artères souterraines qui vient de sortir au Livre de poche. Revenons sur ce Gun Machine :

John Tallow est un flic new-yorkais typique : célibataire, désabusé, plus trop dans le coup. Son équipier de toujours, lui, c'est le bon flic, celui que tout le monde aime. Ils sont appelés pour intervenir dans un immeuble décati de Pearl Street, où un forcené en surpoids nu comme un ver hurle et tire sur tout ce qui bouge dans la cage d'escalier. Rosato monte le premier, se fait exploser le cerveau devant Tallow, impuissant, qui est éclaboussé des restes gluants et visqueux de son co-équipier. Fou de rage, il décharge son flingue sur le forcené et défonce en même temps le mur d’un appartement. Quand les techniciens de scène de crime arrivent sur place, ils tombent nez à nez avec une centaine d'armes, fixées sur les murs, du sol au plafond... Des armes qui semblent correspondre à des meurtres non élucidés. Convoqué par sa supérieure, Tallow se fait passer un savon. Le meilleur flic de la brigade est mort et les voilà avec un arsenal d'armes relié à des cold cases sur les bras. Sa punition : démêler l’affaire avec pour seule aide deux bras cassés. Une journée qui commence très mal...

L'information du mardi : Idées de polars

Hantise de Virginie Lauby (Editions Ex-Aequo)

Daryl a tout pour réussir : une carrière internationale, une femme qu?il aime, la fortune et la gloire. Une vie de rêve. Mais, il a également tout pour se détruire. Et quand, en une fraction de seconde, il perd tout, sa vie bascule dans un cauchemar.

Renouant avec le fantastique, Virginie Lauby repousse les limites du réel, laissant au lecteur choisir sa vérité.

L’auteur :

Ayant grandi au milieu des livres, Virginie Lauby a commencé à écrire dès le plus jeune âge. Aujourd’hui, elle partage ses activités entre sa famille, son travail de conseillère à Pole-Emploi, les lectures et l?écriture. Auteur de deux romans (Le mouroir aux alouettes ? Editions Ex Aequo et Nannig ? Editions Chloé des Lys), elle décrit des univers très éloignés de sa propre existence.

Ce roman a été écrit avec un accompagnement musical composé par X-Line, jeune Dj et compositeur Hardstyle français. Dès l?âge de 14 ans, il commence à s'intéresser aux musiques électroniques avec Alex Morgan, Groove ou Coverage. Puis vers 2007, il s?oriente vers le Jumpstyle et le Hardstyle. À 18 ans, il débute la composition de ses propres tracks, principalement sur FL studio, disponible en libre accès sur YouTube.com sous l’appellation XLine08460.

Ses influences principales sont Da Tweekaz, D-Block & S-Te-Fan, Frontliner, Zatox, Code Black, ...

Voilà de quoi faire votre choix. Et puis, n'oubliez pas le principal, lisez !

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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 18:20

Le mardi, c'est un petit focus sur les polars qui sortent et que je n'aurais pas forcément le temps de lire. Mais un petit clin d'oeil est toujours bienvenu et vous y trouverez peut-être votre bonheur ...

L'information du mardi : Idées de polars

Le cercle défendu de Christian Angles (Nouveaux Auteurs)

« Le cercle défendu » de Christian Angles vient de se voir couronné par le Prix Yann Queffelec 2014 (Prix du premier roman).

Ferdinand Drolone, banquier bien marié, la cinquantaine, à qui la vie sourit, se retrouve soudainement emporté par un tourbillon d’événements qu’il ne maîtrise plus…

Une journaliste enquêtrice décide d’aider Ferdinand dans sa quête de vérité afin de rétablir son honneur piétiné, tout en démasquant les financiers véreux.

Mais jusqu’où les accusés sont-ils prêts à aller pour les empêcher de faire éclater le scandale ?

Christian Angles 62 ans, vit à Toulon. Après une carrière dans la finance, il se consacre désormais à l’écriture. Voyageur, épris de grands espaces, l’Ouest américain et la photographie sont ses autres passions.

L'information du mardi : Idées de polars

Eaux-fortes de Buenos Aires de Roberto Arlt (Asphalte)

À venir en janvier 2014, la réédition de notre classique, les Eaux-fortes de Buenos Aires ! Écrites entre 1928 et 1933, ces chroniques sont autant d'instantanés de la capitale argentine, de ses habitants, de ses coutumes et de son art de vivre. Car il y a bien une faune et une flore particulières à l'endroit : ses jeunes oisifs plantés devant chez eux, ses chantiers de construction pillés de leurs briques, ses maisons de tôle ondulée aux couleurs passées... Chaque curiosité fait l'objet d'une eau-forte, petit bijou littéraire savamment rythmé par un auteur qui n'a peur ni des écarts de langage ni des mélanges peu orthodoxes. Il en ressort un tableau vivant et mouvant de la ville, une oeuvre urbaine et moderne.

Roberto Arlt est une grande figure de la littérature argentine. Il est notamment connu pour son roman Le Jouet enragé qui marque la naissance de la littérature urbaine argentine comme un genre à part entière. Écrivain de la ville mais aussi des marginaux, des délaissés (Les Sept Fous, Les Lance-flammes), Arlt manie à merveille une langue hybride, faite d'espagnol traditionnel et d'argot de Buenos Aires.

L'information du mardi : Idées de polars

Banane Cavendish de Jacques Le Baut

Côte d'Ivoire, hiver 2011. Un exploitant agricole est retrouvé pendu dans un village baoulé. Jeune française proche de la victime, Clémence Lambescot se bat pour que l'affaire ne soit pas classée. Justice aux ordres, multinationale toute puissante, diplomatie française retorse,... Clémence subira des pressions de toutes sortes mais découvrira aussi le monde des esprits et un peuple tiraillé entre traditions ancestrales et mirages du modèle occidental. Elle sortira transformée de cette aventure périlleuse dans une terre d'Afrique en ébullition.

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 19:08

Voici, comme d'habitude, de nouvelles idées de polars :

L’information du mardi : idées de polars …

Fils de Sam de Michael Mention (Ring)

Il a ensanglanté les rues de New York et traumatisé des millions d'Américains. Pour la première fois en France, l'histoire vraie du « fils de Sam ».

Été 1977. L’Amérique croit avoir tout subi : assassinat de JFK, émeutes, fiasco au Vietnam, crise économique. Meurtri dans sa chair et saigné dans ses ambitions, le pays est à genoux. New York aussi, soumise à une canicule sans précédent, au blackout et à son bourreau.

Un tueur mystérieux qui rôde la nuit et décime la jeunesse avec son revolver. Un prédateur unique dans la sphère des tueurs en série, défiant les autorités, les médias et le pays tout entier. Cette affaire criminelle a fait l’objet d’un film, Summer of Sam, réalisé par Spike Lee avec Adrien Brody, mais tout n’a pas été exploré...

Pour la première fois en France, un auteur retrace cette stupéfiante enquête, méconnue en Europe, à travers de nouveaux axes d’investigations. Entre document et thriller, Fils de Sam vous fait revivre la croisade du « Tueur au calibre .44 » à la faveur de nombreux documents et photos qui en font bien plus qu’un livre : un ouvrage qui se lit comme un film, en immersion dans la tête de l’un des tueurs les plus complexes. Une plongée au cœur des États-Unis du rock au disco, du L.S.D. à la C.I.A., d’Hollywood au satanisme… portrait d’une nation à travers l’un de ses exclus, devenu icône des serial killers.

Né en 1979, Michaël Mention est romancier et scénariste. Grand Prix du roman noir français au Festival International du Film Policier de Beaune en 2013 pour Sale temps pour le pays (Rivages/noir), il s’impose aujourd’hui comme l’un des nouveaux prodiges du thriller.

L’information du mardi : idées de polars …

La Fable des cloportes de Patrice Dauthie et Maryse Cherruel (Riffle Noir)

Prenez une fliquette épanouie, flanquez-la d’un lieutenant stagiaire introverti et hypocondriaque dont la maman artiste-peintre trouve l’inspiration dans des herbes opiacées ; immergez-les dans une fondation se consacrant aux sans-abri où des vieilles dames décèdent dans des conditions suspectes ; agrémentez l’affaire avec un ex-éditeur d’ouvrages libertaires devenu SDF et philosophe ; plongez le tout dans le décor dantesque des Grands Moulins de Paris à Marquette-lez-Lille ; saupoudrez largement d’humour noir. Enfin, servez chaud avec une sauce de mots détonants en substituant des space-cakes aux blinis, pour faire plus joli. Enfin, buvez une bonne pinte de raki pour faciliter la digestion.

L’information du mardi : idées de polars …

Family killer de Francis Huster (Le passeur éditeur)

En librairie le 23 janvier 2014

Quatrième de couverture :

2011, une affaire sulfureuse, la « tuerie de Nantes ». Un accusé, Xavier Dupont de Ligonnès. 2012, une affaire identique. Un assassin présumé, père de famille. Des victimes, sa femme et ses enfants. Une arme, une carabine 22 Long Rifle. Un coupable, toujours introuvable aujourd’hui.

Francis Huster, dans un roman noir brut, acéré et trash, nous entraîne dans les méandres d’une véritable tragédie d’aujourd’hui. Obsédés par le crime multiple dont ils ont eu connaissance, deux flics défient leur hiérarchie et reprennent l’enquête. Qui était vraiment le mari ? Comment un père peut-il tuer ses enfants et disparaître ? Où se cache-t-il maintenant ? Sa femme était-elle aussi innocente que ça ? Avait-elle un amant ? Cachait-elle d’indicibles secrets ?

Ils se débattent avec des témoignages véreux, un système judicaire autiste, des médias irresponsables et leurs vies personnelles à la dérive. D’interrogatoires musclés en révélations inattendues, en passant par des règlements de compte sordides, une autre version émerge peu à peu. Un roman habité, un polar gouailleur et haletant.

L'auteur

Francis Huster est un monstre sacré du théâtre depuis plus de quarante ans. Également réalisateur, scénariste et metteur en scène, il apparaît régulièrement sur les planches, au cinéma et à la télévision. Il est l’auteur, entre autres, de Albert Camus, un combat pour la gloire (Le Passeur, 2013).

Et surtout n'oubliez pas le principal : lisez !

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 18:41

Voici quelques idées de polar à propos desquels je vous conseille de jeter un oeil, voire les deux. Et n'oubliez pas le principal, lisez !

L’information du mardi : Des polars encore et toujours

Crime, murder et delitto de Vincent Boly (L’Harmattan)

Victoire, commissaire-adjoint au Quai des Orfèvres, est chargée d’une enquête sur la disparition d’un éminent chercheur en informatique. Elle est appelée d’urgence par son chef de service, une voiture accidentée vient d’être retrouvée en plein cœur de Paris, un cadavre git sur le siège arrière. Michael Fax n’a jamais quitté Londres, sa réputation de policier perspicace et punchy n’est plus à faire au sein de Scotland Yard. Il est sur le point de clore une enquête sur le meurtre d’un Professeur d’Université, quand il est contraint de s’exiler outre-manche. Lorenzo piétine depuis des mois sur une affaire de meurtre d’un jeune garçon dans le quartier Trastevere de Rome, son moral est au plus bas, sa séduisante épouse décide donc d’organiser des vacances loin de la capitale italienne. Par hasard, mais le hasard existe-t-il, ils vont se rencontrer. Et les évènements vont alors se succéder.

Le roman est avant tout un ouvrage de littérature policière, mais il aborde la question de la valeur des résultats des chercheurs et de la lutte pour l'exclusivité dans l'exploitation des nouvelles technologies. Le fond du roman traite (de manière romancée) de la problématique du dépôt de brevet, et de l'avenir de ce mode de protection dans le futur (influence des réseaux internet entre autres). Plus précisément les questions posées sont: peut encore avoir le monopole d'exploitation d'une connaissance avec un réseau ouvert tel qu'internet, peut-on "cacher/protéger" des savoirs malgré les réseaux sociaux, la connaissance est-elle ou non universelle dans le domaine technologique, quel mode de protection et de reconnaissance de l’antériorité est le plus adapté...?

L’information du mardi : Des polars encore et toujours

Amérithrax de John N. Turner (Editions de l’Aube)

Alors que le World Trade Center n’en finit pas de -tomber en fine poussière sur Manhattan, un retoucheur photographique d’un tabloïd de Floride -succombe, foudroyé par un mal rapidement identifié, l’anthrax. Dans la foulée, quatre autres victimes en Virginie, à New York et en Nouvelle-Angleterre. Des lettres truffées de poussière mortelle circulent à travers les États-Unis ; l’angoisse paralyse l’Amérique, passe par Bagdad, contamine l’Europe. Pour Darrin Speman, agent du FBI, débute une enquête particulièrement difficile. Celle-ci se perd vite dans l’hystérie collective et la désignation d’un coupable trop évident, avant de s’échouer dans les méandres d’une analyse scientifique indéchiffrable… Inspiré de faits réels, ce roman narre l’une des plus vastes et complexes investigations de l’histoire moderne du FBI. Palpitant.

John N. Turner est bactériologiste, spécialiste notamment de l’anthrax ou « maladie du charbon ». Il signe ici un brillant premier roman.

L’information du mardi : Des polars encore et toujours

Corps à l'écart de Elisabetta Bucciarelli (Asphalte)

Dans une gigantesque décharge, en Italie, un groupe d'adultes et d'adolescents survivent en triant des déchets qu'ils recyclent, réparent et vendent. Il y a Iac, en rupture avec sa famille, Lira Funesta qui parle trop, Saddam le Turc qui lance l'appel à la prière du sommet d'un monticule de déchets, et Argos, le géant zimbabwéen. Il y a aussi le Vieux, toujours endormi sous sa couverture. Autour d'eux gravitent Silvia, fille d'un grand chirurgien esthétique, et Lorenzo, le pompier qui veut le bien de tous. La survie de la petite communauté va être mise en péril par la découverte de déchets toxiques, qui n'auraient jamais dû se trouver là...

Véritable microcosme, la décharge, lieu de vie, de transit et de trafics, est un personnage à part entière de Corps à l'écart.

Elisabetta Bucciarelli écrit pour le théâtre, le cinéma et la télévision. Elle a également de nombreux romans noirs à son actif, primés en Italie et traduits en espagnol et en allemand. Elle vit à Milan où elle donne des cours d'écriture.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 18:15
L’information du mardi : Polar SNCF sélection hiver 2014

Le prix du polar SNCF récompense des polars de très bonne qualité, et c’est aussi l’opportunité de découvrir des titres qui n’ont pas forcément la chance de faire les gros titres, et de découvrir de nouveaux auteurs. Pour voter, il suffit de s’inscrire sur le site (c’est gratuit), de lire les titres proposés et de choisir son roman préféré.

Ainsi, le vainqueur de la sélection automne 2013 est Né sous les coups de Martyn Waites (Rivages) et se retrouve en finale aux cotés de Sandrine Colette pour Des nœuds d’acier (Denoel – Sueurs Froides). Vous avez jusqu’au 17 février minuit pour voter pour l’un des cinq romans de la sélection hiver :

L’information du mardi : Polar SNCF sélection hiver 2014

Thèse sur un homicide de Diego Paszkowski (La dernière goutte)

Un brillant étudiant français, Paul Besançon, est admis à suivre le séminaire de droit pénal de la faculté de Buenos Aires, que dirige l’éminent professeur Roberto Bermúdez. Tandis qu’en France, la famille du jeune homme découvre qu’il a volontairement laissé d’étranges indices derrière lui, Roberto Bermúdez remarque bien vite que son étudiant méthodique et obsessionnel n’est pas qu’un bon élève.

Paul Besançon emploie manifestement toute son intelligence à défier son professeur, jusqu’à élaborer une thèse singulière qu’il compte bien valider dans le sang.

Né en 1966 à Buenos Aires, Diego Paszkowski est romancier et nouvelliste. Il dirige des ateliers d’écriture et enseigne à l’université. Thèse sur un homicide s’est vu décerner le prix du meilleur roman de l’année par le grand quotidien argentin La Nación. Best-seller en Argentine, traduit dans plusieurs langues, le livre a été adapté au cinéma avec un succès retentissant.

L’information du mardi : Polar SNCF sélection hiver 2014

Dans la rue j'entends les sirènes de Adrian McKinty (Stock – La cosmopolite)

Sean Duffy sait que le crime parfait n’existe pas. Abandonner un torse dans une valise s’en approche de beaucoup. Mais il suffit souvent d’un indice infime pour faire basculer une enquête… Un tatouage. Sean Duffy, remis de l’attentat qu’il a essuyé dans sa dernière affaire, n’a plus qu’à suivre le fil rouge, la trace de sang - si ténue soit-elle -, qui lie toujours un corps à son meurtrier. La ténacité et l’obstination légendaires de Duffy se muent ici en obsession pour cette énigme qui le détourne des ruines de sa vie amoureuse, et le met à rude épreuve.

Des rues sous haute-tension de Belfast à la lande irlandaise, Duffy ne laisse aucune piste au hasard et ne se départit jamais de son sens de l’humour, même dans les moments de plus grand doute…

Adrian McKinty est né et à grandi à Carrickfergus, Irlande du Nord. Après avoir étudié la philosophie à l’université d’Oxford, il a émigré à New York puis à Denver dans le Colorado. Il a écrit une douzaine de romans, dont la trilogie Michael Forsythes (publiée en France à la Série Noire). Il vit aujourd’hui près de Melbourne en Australie.

L’information du mardi : Polar SNCF sélection hiver 2014

Le dernier arbre de Tim Gautreaux (Seuil)

Randolph, fils d’un riche négociant en bois de Pittsburgh est expédié par son père en Louisiane pour y récupérer son aîné Byron, qui fait office de constable dans une exploitation forestière perdue au milieu des marais. Les ouvriers sont rongés par les fièvres et l’alcool, et Byron, moralement dévasté par son expérience de la Première Guerre en Europe. Un misérable saloon tenu par des Siciliens (la Mafia étend son bras tout-puissant jusqu’aux bayous) catalyse la violence et le manque d’espoir de ces hommes coupés du monde. Tandis que Byron règle les problèmes à coups de feu et de poing, Randolph, lui, croit encore aux vertus du dialogue et de la diplomatie pour maintenir l'ordre dans la "colonie".

Plus approche le moment où le dernier arbre sera coupé, et les ouvriers renvoyés chez eux aussi pauvres qu'ils étaient arrivés, plus l'on doute de voir Randolph ramener son frère à la civilisation — et à la raison.

Né en 1947 à Morgan City, Louisiane, Tim Gautreaux est le fils d’un capitaine de remorqueur. Il a obtenu un diplôme de littérature à la Nicholls State University de Thibodeaux, puis enseigné à la Southeastern Louisiana University. Il a commencé à écrire de la fiction après avoir suivi les ateliers d’écriture de Walker Percy. Il est l'auteur de deux autres romans (dont The Missing, à paraître au Seuil en 2014) et de nouvelles publiées par The Atlantic Monthly, GQ, Harper's Magazine et The New Yorker. Professeur émérite d’anglais à la Southeastern Louisiana University, ii vit à Hammond.

L’information du mardi : Polar SNCF sélection hiver 2014

Les impliqués de Zygmunt Miloszewski (Mirobole)

Un dimanche matin, au milieu d’une session de thérapie collective organisée dans un ancien monastère de Varsovie, l’un des participants est retrouvé mort, une broche à rôtir plantée dans l’œil. L’affaire est prise en main par le procureur Teodore Szacki. Las de la routine bureaucratique et de son mariage sans relief, Szacki ne sait même plus si son quotidien l’épuise ou l’ennuie. Il veut du changement, et cette affaire dépassera ses espérances.

Cette méthode de la constellation familiale, par exemple, une psychothérapie peu conventionnelle basée sur les mises en scène… Son pouvoir semble effrayant. L’un des participants à cette session se serait-il laissé absorber par son rôle au point de commettre un meurtre ? Ou faut-il chercher plus loin, avant même la chute du communisme ?

Zygmunt Miłoszewski, né à Varsovie en 1975, est une étoile montante de la fiction polonaise. écrivain, journaliste et scénariste, il fait ses débuts en 2005 avec un roman d’horreur remarqué, Interphone. Les Impliqués (2007) a été adapté au cinéma en Pologne et a remporté le Prix du Gros Calibre récompensant le meilleur polar de l’année. Ses romans ont été traduits dans 9 pays. Mirobole éditions publiera en 2015 le deuxième volet des enquêtes de Teodore Szacki, Un fond de vérité.

L’information du mardi : Polar SNCF sélection hiver 2014

Yeruldegger de Ian Manook (Albin Michel)

Dans un pays à l’histoire et aux paysages sauvages, une guerre sale d’argent et de pouvoir s’est déclarée autour d’une des richesses minières les plus rares et les plus convoitées de la planète.

Pour lutter contre les puissances qui veulent s’accaparer son pays, et pour résoudre le mystère qui entoure le meurtre d’une fillette, l’inspecteur Yeruldelgger va puiser ses forces dans les traditions héritées des guerriers de Gengis Khan, dans les techniques modernes d’investigation, et dans la force de ses poings. Parce qu’un homme qui a tout perdu ne peut rien perdre de plus. Il ne peut que tout reconquérir, sans pitié ni pardon.

Il n’y a pas que les tombes qui soient sauvages en Mongolie. Pour certains hommes, le trafic des précieuses « terres rares » vaut largement le prix de plusieurs vies. Innocentes ou pas.

Ian Manook a sûrement été le seul beatnick à traverser d'Est en Ouest tous les États-Unis en trois jours pour assister au festival de Woodstock et s'apercevoir en arrivant en Californie qu'il s'ouvrait le même jour sur la côte Est, à quelques kilomètres à peine de son point de départ. C'est dire s'il a la tête ailleurs. Et l'esprit voyageur !

Journaliste, éditeur, publicitaire et désormais romancier, Yeruldelgger est son premier roman, et le premier opus d'une série autour du personnage éponyme qui nous conduit des steppes oubliées de Mongolie aux bas-fonds inquiétants d'Oulan-Bator.

Il vit à Paris.

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 18:14

Voici quelques idées de lecture pour bien finir 2013, et avant mon bilan de 2013 qui paraitra demain, et qui sera l’occasion de vous souhaiter une excellente année 2014 pleine de bonnes lectures.

L’information du mardi : Encore et toujours des idées de lecture

Les souriants de Miranda Coldepie (Editions du malin)

De quoi sommes-nous certains ?

Derrière l'apparente banalité d'un vol

de tableaux (4 Joan Miró!), une enquête

de la Brigade des Objets d’Art met à jour

une “révélation” inouïe où sont convoqués

les évangiles, les francs-maçons, la C.I.A.,

des alchimistes, un laboratoire pharmaceutique suisse… Menée au pas de course par l'inspecteur-chef “Picasso” et sa mémoire absolue, elle fait exploser de vieilles certitudes… Êtes-vous prêts à changer votre vision du monde ?

2 ou 3 choses que je sais d'elle…

Miranda L. Coldepie ? On lui connaît une parfaite maîtrise de l'histoire des arts, des sciences et des religions, son amour immodéré pour le théorème de Gödel et les paradoxes de la physique quantique, la Romanée-Conti, le livre de recettes de Nicolas Flamel… Ceux qui la connaissent savent qu'elle n'écrit qu'en état de légitime défense “pour semer ça et là, dit-elle, dans ce siècle qui perd la tête, quelques graines de bon sens”. Elle signe ici le premier tome d'une trilogie baptisée “LES LARMES DE PIERRE”, une enquête policière rigoureuse et palpitante autour du mystère des mystères (car il les contient peut-être tous) le secret des Templiers. Attention, vous risquez d'y prendre goût… et d'y perdre au passage quelques illusions. On vous aura prévenu…

L’information du mardi : Encore et toujours des idées de lecture

Pagan Pandemia – Soupe de phalanges de David Baudet

Avis aux amateurs de polars délirants, celui-ci va vous décoiffer la tête !

S’il fallait décrire Pagan Pandemia, on pourrait dire qu’il s’agit d’un Polar. Certes, mais d’un Polar fantastique avec des mouches géantes, des dieux mayas un brin emmerdeurs et des CRS transformés en chat obèse. Oui, on se rapproche. Il manque quand même le principal : O’laf et O’Keefe, les deux nervures centrales de ce livre incongru. Et alors là, comment décrire ces deux énergumènes ? Un Simenon sous cocaïne et pinard ? Des Lino Ventura élevés au whisky 12 ans d’âge ?

Il faut les lire, les découvrir et les adopter pour se rendre compte à quel point David Baudet a su créer un univers personnel, attachant et extrêmement original.

David Baudet est un citoyen du monde.

Il est Écossais quand il voit le jour à l’embouchure du Loch. Fatalement, il cultivera une passion immodérée pour le whisky.

Il est Breton de gré et Français de force.

Il est Italien quand, les premières années de sa vie, il communique avec les mains pour se faire comprendre.

Il est un authentique Belge quand, d’après son boulier, il consomme 275 litres de bière par an.

Il est Américain quand il demande une augmentation à son employeur.

Il devient Créole quand il a envie de tout balancer pour changer de vie.

Il est Canadien pour la famille, l’accent et le ragoût d’orignal.

Il est Portugais quand il apprend l’idiome auprès de ses potes lusitaniens.

Il aimerait être Suisse pour assurer ses vieux jours.

Il est Mexicain quand il choisit de l’index le berceau de son premier roman.

Ses personnages sont Irlandais, Féroïen, Séminole, Italien, Burkinabè, Algérien, Polonais, Allemand, Perse, Espagnol, Arménien, Guatémaltèque…

Aucun doute, David Baudet est forcément un citoyen du monde.

L’information du mardi : Encore et toujours des idées de lecture

Lecture numérique : Peurs sur la ville chez Storylab

Il s'agit d'une opération originale née de l'association de 3 start-up de l'édition numérique : StoryLab (éditeur de livres numériques), Youboox (plateforme de lecture en streaming) et WeLoveWords (réseau social d'auteurs). Voici le déroulé de l'opération :

Halloween 2012 : StoryLab fait appel à WeLoveWords, plateforme communautaire d’auteurs, pour organiser un concours d’écriture. Le thème ? « Histoires d’horreur en milieu urbain »…

150 participations, 6 lauréats : Les six textes sélectionnés par StoryLab, maison d’édition 100% numérique, sont retravaillés avec les jeunes auteurs et font l’objet d’un recueil, Peurs sur la ville.

Octobre 2013 : StoryLab s’associe à Youboox, plateforme de lecture en streaming, pour promouvoir le recueil et diffuser l’histoire du recueil offerte, Saignons sous la pluie.

Opération de street marketing, à Paris, la nuit d’Halloween : Peurs sur la ville envahit les rues : pochoirs, flashcodes, stickers et cartes cadeaux offrant une histoire d’horreur à lire gratuitement sur son smartphone sont disséminés dans Paris… Pour lire l’histoire gratuite, il suffit de flasher le code avec son mobile ou de se rendre à l’adresse suivante depuis son ordinateur : http://goo.gl/aP5QR9

Décembre 2013 : dernière phase de communication de Peurs sur la ville, avec la parution d’une vidéo tournée lors de l’opération de street marketing et la création d'un mini-site associé.

Peurs sur la ville est disponible ici : http://www.storylab.fr/Collections/Hors-collection/Peurs-sur-la-ville

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 18:13

Deux revues dédiées au polar viennent de paraitre et ce sont deux revues de très grande qualité. Je veux parler du dernier numéro en date de Alibi et de l’Indic.

L’information du mardi : Les revues polar

Alibi – Saison 3 – Automne 2013 :

On a eu peur pour la revue Alibi. Presque une année d’absence, c’est dangereux pour une revue consacrée au polar qui a eu quelques difficultés à trouver un distributeur digne de ce nom. Il revient dans le même format, entre roman grand format et revue, il est toujours épais avec ses 162 pages et le contenu est toujours aussi attrayant. Le dossier principal est consacré aux détectives privés.

On va donc tout apprendre sur le métier de détective privé, l’enquêteur qui vit de filatures, dans le monde moderne. Puis, on revient vers la littérature avec Philip Marlowe et l’auteur de manges Taniguchi, avant de finir par un formaidable article consacré à 10/18.

Vous aurez le droit aussi à 10 pages consacrées à Jean Christophe Grangé, très intéressantes. J’adore ces longues interviews, où l’auteur a le temps de s’installer et où on peut parler de littérature tranquillement. C’est le même cas pour Davis Simon, le créateur de la série The Wire. Une longue entrevue comme je les aime.

Deux articles plus courts nous parlent ensuite d’un libraire à coté de Fleury Mérogis et de Carlos Zanon. Dommage que ces billets soient si courts, d’ailleurs ! Par contre, la visite d’une capitale étrangère est consacrée à Reykjavik avec de superbes photographies. Décidément, il va falloir que j’y aille !

Enfin, après un article bien trop court sur Patricia Highsmith, Alibi nous offre 25 pages de critiques et avis sur des polars, aussi bien des romans que des films en DVD.

Bref, encore une fois, Alibi fait fort, avec un numéro passionnant comme un roman.

L’information du mardi : Les revues polar

L’indic 16 :

Auréolés du trophée 813 MAURICE RENAULT (essai, étude, article de presse, magazine…), les amis de l’association nantaise Foudu au noir nous concocte un numéro encore une fois à noter dans les annales. Car le sujet n’est autre que l’enfance, vaste thème fort utilisé : L’enfant en tant que victime, mais aussi l’enfant en tant que bourreau. Car quoi de mieux pour un auteur de tout un chacun que d’imaginer un démon caché derrière un visage angélique. A noter d’ailleurs une belle analyse de l’œuvre de Stephen King, ou du moins de ceux qui parlent des enfants et des adolescents, et quelques romans jeunesse. Il faudrait d’ailleurs (si je peux me permettre une suggestion) ajouter une rubrique polar jeunesse dans les futures numéros ?

Il est à noter aussi de nouvelles plumes (si je ne m’abuse) telles que celles de Sylvain Forge ou Julien Védrenne, qui viennent rejoindre celles habituelles et fortement appréciées par votre serviteur de Eric Maneval ou Caroline de Benedetti.

Tout cela est complété par un bel hommage au regretté Elmore Leonard, un article sur les femmes auteures et les inévitables avis sur les romans actuels ou plus anciens. Mais où est donc passée la rubrique Affaire classée où était chroniqué un excellent vieux roman ?

Bref, vous l’aurez compris, c’est encore un numéro sans faute que vous pouvez vous procurer par abonnement auprès de l’association Fondu au noir 44. Je vous joins d’ailleurs le lien vers le blog de l’association : http://fonduaunoir44.blogspot.fr/

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Présentation

  • : Le blog de Pierre Faverolle
  • Le blog de Pierre Faverolle
  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
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Le blog reste ouvert.

Dorénavant, les nouveaux billets seront :

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