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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 17:10

Voici quelques idées de lecture polar dont on m’a fait part et que je voudrais partager avec vous. Ces informations m’ont été communiquées par les auteurs eux-même de façon fort courtoise ; voici donc les romans en questions :

L’information du mardi : quelques idées polar.

Les damnés du Ceallach de David Le Yaouang (Editions Yoran Embanner)

Alors qu'une terrible tempête se prépare, un homme hanté par la disparition mystérieuse de son père revient sur l'île où il est né pour tenter d'élucider les circonstances exactes du drame survenu 12 ans plus tôt. Que s'est il réellement passé sur l'île de Ceallach dans la taverne O'Brien ce funeste soir de Novembre 1788 ? Quel sombre secret unit les derniers habitants de cet îlot rocheux inhospitalier perdu dans la mer d'Irlande au milieu des brumes et des pluies ?

À travers l'histoire du clan Macnamara et la disparition du vieux Tomas, ce récit nous fait revivre la tentative de soulèvement des "Irlandais unis" de 1798. Théobald Wolfe Tone, leader de l'insurrection et père du nationalisme irlandais, y perdit la vie ainsi que plusieurs dizaines de milliers de patriotes.

De l'attitude héroïque et exemplaire de ces hommes allait naître un courant irréversible en faveur de l'indépendance, jusqu'à l'établissement définitif de la république d'Irlande.

David LE YAOUANG, né en 1972,est passionné par l'histoire de la Bretagne, de l'Irlande et des pays celtiques en général. Il nous livre ici un premier roman prometteur doté d'une intrigue surprenante.

L’information du mardi : quelques idées polar.

Dommages Collatéraux de André Bruneau (Editions Bénévent)

Répondant à l’invitation de son ami Gerry, Richard Hamilton passe quelques jours à Montréal au cours desquels il tombe amoureux de l’épouse de celui-ci, Carole Anne. À son retour à Boston, il est l’objet de harcèlement qu’il attribue à la jalousie de son collègue. Les évènements se précipitent, l’intimidation et les menaces se précisent. Sans nouvelles de Carole Anne, il broie du noir jusqu’à ce que celle-ci communique avec lui.

Richard entraîne alors ses collègues de travail et Carole Anne dans une guerre sans merci où tous les coups sont permis. Qui participe à ce complot visant à les faire taire ? Que veut-on les empêcher de découvrir ? Quels sont les intérêts en jeu ?

Les uns et les autres s’investissent pleinement non sans en subir des Dommages collatéraux.

L’information du mardi : quelques idées polar.

Les nouveautés de SkA de mai :

SkA est un éditeur exclusivement numérique et publie entre autres des romans et nouvelles noires. Voici quelques titres et résumés qui vont surement vous faire craquer. N’hésitez pas à aller fouiller sur le site http://skaediteur.net/ et quand vous verrez les noms des auteurs, nul doute que vous allez y faire un tour !

SO de PhD :

CE N’ÉTAIT PAS A VRAIMENT PARLER un parpaing, plutôt un bloc, un cube, comme un casier à disques rempli de ciment, voir un bac à fleurs. Ça ne faisait pas ouvrier, fin de chantier, balancé. Ça sentait amateur. Ça sentait domestique. Comme coulé dans son salon sur un plastique pour protéger le tapis. Gégé, d’un grand ballant du bras, abattit son marteau sur un coin du ciment. Un pied apparut aussitôt. Un petit pied. Un squelette de pied. — Merde ! grogna Nubrait.

Bouches cousues de Sylvette Heurte :

A TABLE, je regarde ses longues mains claires piquetées de taches rousses, on ne se ressemble pas. J’ai hérité de la peau café au lait et des membres courts du Méchant Nain, notre paternel. Mon frère est tout en longueur et pâleur rouquine. Je reviens à la charge : — Mais toi, tu l’as déjà entendu parler de Toulouse ?

Fin de parcours de Paul Colize

FRANKIE-GROS-BRAS porte bien son nom. Le 357 Magnum qu’il braque sur moi est minuscule et semble se recroqueviller dans sa main. Il me dépasse de deux têtes et d’une bonne centaine de kilos. Enfoncés dans la graisse, ses petits yeux cruels me dévisagent jusqu’au fond de la prostate. J’anticipe sa question. — Heu, salut, Frankie, je vais tout t’expliquer.

Manger M’Alice de Olivier Bordaçarre

POUVOIR IDÉAL ET PARFAIT t’intégrer à ma chair, M’Alice, ton sang dans mon sang, nos foutres à la même coupelle, tes petits os flottent dessus pour me nourrir mes muscles. Te sens, M’Alice, circuler dans mes veines sans fin, faire le vent dans mes vaisseaux et chanter dans m’oreilles Don’t worry et tes yeux dans mes mains. Tu t’enfuiras jamais M’Alice, sortiras jamais de moi, j’a tout cousu les trous et bientôt plus parler juste avec la cervelle et donner des signes et c’est tout. L’amalgame, toi et moi, ça donne ça. Puissance Pure, toujours. Peuvent observer, les chefs, savoir tout de nous… dès la sortie de Freddy, c’est the end pour eux. Jeu d’enfant ! Because nous, on est le précieux de tout : la Vérité.

Lac noir de Jan Thirion

UNE SECONDE LUI SUFFIT pour mettre un prénom sur ce visage. Chloé. Elle était avec lui au centre de rééducation en Savoie, après la perte de son bras, là où on apprend à vivre avec son nouvel handicap et à s’adapter à sa prothèse. Chloé avait perdu une jambe dans un accident de moto. Une fille sympa, gentille, jolie, qu’on avait envie de consoler, de prendre dans ses bras, même avec un seul bras. Il n’était resté que quatre semaines, mais il avait eu le temps de tomber amoureux. Ils n’avaient pas fait l’amour, mais ils avaient échangé de fougueux baisers la dernière semaine. Le centre était une bulle à l’extérieur du monde. Après, chacun est retourné à son existence. Ils ne se sont pas revus depuis. Elle avait un copain. Elle habitait Nantes. Lui, il n’était pas arrivé à imaginer une vie commune entre un manchot et une cul-de-jatte. — Chloé !

L’homme gris de Max Obione

IL A PEUR SOUDAIN lorsqu’elle le pousse à la renverse sur le lit et qu’elle vient s’allonger contre lui. Ils restent immobiles, il est désappointé, elle semble aux anges. La situation est incongrue, il voudrait chasser cette folle, cette allumeuse. Mais elle susurre des paroles de désir à son oreille, elle distille des murmures si doux. Le cœur en tumulte, le vieux monsieur n’y croit pas. Ou du moins, au fond de lui-même, sans que sa conscience y prenne part, il ne souhaite pas ne pas y croire. Cette double négation exprime un désarroi aride qui l’emplit de confusion. Son cœur est en proie au doute. « Serais-je encore vivant ? » Sans le vouloir, il trouve les lèvres de la femme qui répond par un baiser profond. Sa langue est de miel.

Erika de Hafed Benotrman

ALLEZ, PARLEZ DONC ENTRE VOUS, pour une fois que vous êtes tous OK ! De fenêtre en fenêtre. D’étage en étage, du premier au troisième, du troisième au rez-de-chaussée. Elle tourne bien l’impuissance au rendez-vous des cons. Vous savez pas d’où ça vient, ce bordel ! ce boucan ? Cherche cherche cherche oua oua les chiens c’est un loup qui hurle aououououou…. ! Vingt-deux heures ? Ah oui, il est vingt-deux heures ! Le taulard ? C’est tatillon sur la loi quand elle l’arrange !

L’heure du bouillon de Jeanne Desaubry

MONIQUE AVAIT SU RÉGLER LE PROBLÈME de la longévité excessive de Roger. Rien de terrible. Elle avait dilué dans un peu de sérum physiologique le petit sachet trouvé dans la chambre de son José. Il avait suffit de l’injecter ensuite dans la perfusion posée par l’infirmière de l’hospitalisation à domicile. Elle avait souri à Roger, lui avait allumé la télé, puis était allée prendre un bain, se demandant ce qu’elle trouverait au retour. Est-ce que la poudre blanche était toujours dangereuse après toutes ces années ?

Un de trop de Paul Colize

JOSETTE A DONC 1,2501 chance sur 2 d’avoir une crise cardiaque avant d’arriver à la maison. Si j’ajoute les pavés glissants, je dois pouvoir monter mes estimations de 0,4 point. Soit 1,6501 chance sur 2 de se casser la pipe. Si tel est le cas, ce soir, j’invite Maurice et Dédé pour voir le foot. On pourra se vautrer dans le canapé et mettre les pieds sur la table…

La glacière deMagali Duru

ASSISE SOUS LA VÉRANDA, Maman Ba étendit ses vieilles jambes fatiguées. Elle avait préparé le repas, puis, laissant sur la tiédeur des braises ses casseroles d’où montaient des effluves de coriandre, elle était venue s’installer avec son éventail. Le soleil venait de plonger. La nuit tropicale était tombée, définitive, sans la moindre précaution de crépuscule. Elle attendait. Sur ces genoux, deux coupures de journaux pas encore jaunies, déjà fatiguées. Et elle les dépliait encore une fois.

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Published by Pierre faverolle - dans Info du mardi
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