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27 juin 2012 3 27 /06 /juin /2012 18:15

ParjuresLa France est bourrée de talent, et plus je lis de polars, plus je découvre de nouveaux auteurs qui méritent que l’on parle d’eux. C’est le cas ici avec Gilles Vincent qui nous concocte, sous des allures de roman policier classique, un roman à la pirouette finale fort surprenante.

La commissaire Aïcha Sadia est au fond du trou. Folle amoureuse de Sébastien, son collègue, elle se morfond depuis la mystérieuse disparition de celui-ci près d’une plage aux alentours de Marseille. On a seulement retrouvé ses habits, il s’est probablement noyé. Toutes les recherches de Aïcha sont restées vaines, le corps n’a pas été retrouvé.

Un corps vient d’être retrouvé décapité dans une zone industrielle. Il va être bien difficile de retrouver des traces pour les mener vers une piste. Seules les similitudes avec un assassinat semblable il y a un mois de cela les amène à enquêter sur une série de meurtres.

Les victimes sont toutes d’anciens condamnés pour des crimes atroces qui viennent d’être libérées pour bonne conduite. Le prochain libéré s’appelle Abdel Charif, condamné pour le meurtre de sa patronne. Or, il vient d’échapper à son enlèvement, et il demande à Aïcha de prouver son innocence contre des informations sur le lieu de détention de Sébastien.

Rares sont les romans qui vous plongent dans la psychologie d’un personnage en une page. Le début du roman est un vrai régal, et le reste est à l’avenant. Le roman est court et c’est grâce à l’efficacité du style de l’auteur que l’on suit cette enquête avec rapidité. Si la forme est celle d’un roman policier classique, il sort du lot justement par son personnage principal attachant et sa vitesse. Ce roman ressemble en fait à une course de demi-fond, un peu comme un 1000 mètres couru au sprint.

Et si l’intrigue est très bien maitrisée, le suspense ne résidera pas dans l’identité des coupables des décapitations, qui nous sont présentés dès le début du roman. Le suspense est bien dans la recherche de Sébastien, avec cette épée de Damoclès alors que la commissaire ne sait jamais s’il est vraiment vivant ou pas.

Au bout du compte, cher futur lecteur de ce roman, vous ne trouverez pas les tenants et aboutissants de l’intrigue. Il n’y a pas d’indices comme on pourrait les trouver dans un Whodunit, mais un vrai retournement de situation qui va vous surprendre. Parjures, dans la forme et le fond, est un bon roman policier, par son efficacité et son personnage principal, personnage qu’on aura plaisir à retrouver.

 

 

 

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Published by Pierre faverolle - dans 2012
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commentaires

Pyrausta 06/07/2012 09:16

je vais lire P.Georget "l'eté tous les chats s'ennuient" puisque c'est le 1er et que j'aime commencer une série par le début si je peux.
De Gilles Vincent, je vais tacher de mettre la main sur Djebel.Je ne veux pas rester sur une seule impression mitigée.
Merci pour mon blog, c'est gentil.Je ne savais pas que tu le connaissais.
A bientot

Pierre faverolle 06/07/2012 21:22



Très bon choix. La suite est Les violents de l'automne. Le paradoxe du cerf volant étant un One shot séparé. Bonne lecture et à bientôt



Pyrausta 05/07/2012 16:36

J'ai découvert cet auteur et par conséquent la maison d'édition que je vais aller étudier de plus près.
J'ai aimé oui , et non.Il y a quand meme quelques incoherences .Les affaires se resolvent à vitesse grand V , on se demande comment ils n'ont pas pu retrouver Sebastien Touraine en 5 mois alors
qu'ils parviennent à un resultat (je ne dis pas lequel) en quelques jours....Sans parler du coup des menottes...
Par contre le retournement de situation m'a laissée pantoise car là, aucun indice ne laissait supposer quoi que ce soit.
Pour moi, agreable moment mais bien loin des grandes pointures comme Thilliez, Lemaitre, Giebel et autres...

Pierre faverolle 05/07/2012 21:20



Salut Pyrausta, c'est un polar sec, nerveux, rapide. Avec un beau personnage féminin. Effectivement, cela va vite, trop vite peut être, mais tu avoueras que le style est bigrement efficace, et
que quand les indices s'amoncellent, on arrive vite à la solution de l'énigme. Je suis d'accord avec toi, et je ne pense pas que Gilles Vincent ne veuille écrire les mêmes bouquins que Thilliez
Lemaitre ou Giebel. C'est juste différent. En tous cas, merci de ton avis éclairé et détaillé, et je te conseille Philippe Georget ... au choix.


Au passage, j'adore ton blog.


A bientôt



Lystig 01/07/2012 19:21

si en plus cela se passe dans le coin...

Pierre faverolle 01/07/2012 20:55



... faut pas hésiter



gridou 29/06/2012 11:41

Décidément, je suis encore d'accord avec toi !
J'aime de plus en plus découvrir de nouveaux auteurs français ( pas par chauvinisme) et ces éditions Jigal sont une mine de bons polars...(Oserais-je le slogan? les editions Jigal sont un régal -
oui j'ose ha ha!)
J'ai fini le dernier Georget mais pas eu le temps de rédiger l'article. J'ai beaucoup aimé !

Pierre faverolle 29/06/2012 20:32



Ou alors, Jigal, c'est de la balle. ça fait plus jeune !


Heuruex que tu aies aimé. Je vais lire ça dans le détail


A bientôt



Oncle Paul 28/06/2012 13:43

Bonjour Pierre
Selon la formule consacrée, je ne lirai ton article que lorsque j'aurai publié mon article.
Amitiés et à bientôt

Pierre faverolle 28/06/2012 20:39



Je fais pareil !



Sharon 27/06/2012 20:31

Merci pour cette belle découverte. Je note.

Pierre faverolle 27/06/2012 21:00



Un bon petit polar très prometteur. Petit par la taille, je veux dire.



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