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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 18:01
Unter Blechkoller de Michael Mention (Fantascope)

Voilà le petit dernier de Michael Mention, après le superbe Sale temps pour le pays sorti l’année dernière chez Rivages noir. En fait, chaque roman est différent, et ici on flirte entre huis clos et fantastique. Une sacrée expérience.

Quatrième de couverture :

Juillet 1944 : après avoir dominé les Forces Alliées, la Kriegsmarine perd l’avantage et la ferveur des débuts cède la place aux désillusions.

Cette amertume n’épargne pas l'équipage du U-2402, malgré l’autorité du capitaine Kholn. Repéré en surface, le U-Boot plonge en catastrophe et percute une barrière rocheuse. L’impact provoque une brèche, par laquelle l’eau s’engouffre et happe de nombreux hommes. Entre noyade et asphyxie, l’hécatombe se poursuit autant que la chute du sous-marin jusqu'à sa brutale stabilisation.

Verrouillées à temps, les portes protègent les survivants de la fureur aquatique. Immergés jusqu'au torse, ils se heurtent au froid et au manque grandissant d’oxygène avant de se retrouver confrontés à une autre menace, bien plus barbare. Entre détresse et instinct de survie, tous devront s’organiser en ce sous-marin devenu cage.

Mon avis :

Blechkoller : psychose des équipages de sous-marins provoquée par de longues périodes d'enfermement dans un environnement confiné.

A chaque roman, Michael Mention essaie quelque chose de différent, qu’il s’agisse de Une maison crée en 1959 qui est une réflexion sur la création, que ce soit La voix secrète qui revisite les derniers jours de Lacenaire, que ce soit Sale temps pour le pays qui est un roman policier. Ici Michael Mention s’essaie à l’huis-clos.

Et quoi de mieux, pour un huis-clos que d’enfermer des personnages dans un sous marin. Douze hommes ont donc huit heures à vivre, douze survivants mais pour pas longtemps. Ce roman va osciller entre stress et fantastique, faire monter la pression (hi hi) par des entêtes de chapitres qui font le décompte des minutes. Et la tension va monter chez le lecteur, par les dialogues et par l’irruption d’une créature (réelle ou imaginaire) qui va cohabiter avec ces marins désemparés. Enfin, cohabiter n’est peut-être pas la bonne expression.

Avec des dialogues fort bien faits, des situations de panique qui vont crescendo au fur et à mesure des chapitres, avec cette eau gelée qui monte sans cesse, Michael Mention étouffe son lecteur dans un roman de 158 pages, qui nous fait presque regretter sa faible longueur. Mais, d’un autre coté, on a l’impression de lire un roman en temps réel, et cela participe aussi du stress qui ressort de ces pages. Bref, un exercice de style fort réussi.

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Published by Pierre faverolle - dans 2013
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