Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 17:30
Stone Island de Alexis Aubenque (Toucan)

Voici le nouveau roman de Alexis Aubenque, après Canyon creek que j’avais beaucoup aimé. Stone Island est décorrélé du cycle de River Falls, mais il constitue le début d’un nouveau cycle, qui se déroule sur une ile paradisiaque.

Paradisiaque, si on veut. Certes, le cadre de cette petite ile du Pacifique semble bien agréable. Il y a bien du soleil, des plages de sable blanc, et des criques surmontées de parois rocheuses. Il y a bien des populations locales, les Ma’ohi, et des blancs qui dirigent l’ile, de riches propriétaires d’ailleurs si l’on en juge la propriété que découvre Fiona Taylor quand elle débarque chez son père, qu’elle n’a jamais vu. En effet, elle a été abandonné à la mort de sa mère et est de retour sur cette ile car elle vient d’apprendre la mort de son père. En tant qu’héritière des affaires de la famille McGregor, c’est avec une certaine appréhension qu’elle va faire la connaissance de sa grand-mère.

Tout commence avec un accident de voiture, dans lequel périssent M.Keawe et son fils ainé. Le commandeur de la police locale Jack Turner, assisté de Jerry Coupland, débarque sur les lieux. L’affaire s’avère bien plus complexe que prévue quand il se rend compte que la famille Keawe a été attaquée par un tueur mystérieux chez eux. De nombreux meurtres vont suivre et déterrer des secrets de famille qui auraient mieux fait de rester cachés. Et au milieu de ces imbroglios, la détective privée Jade va amener des pistes inattendues.

Alexis Aubenque nous donne à lire un roman d’aventure comme on en lisait il y a quelques dizaines d’années. N’y lisez pas un reproche dans ce que je lis, mais plutôt une description de la façon dont je l’ai apprécié. Ce roman est un pur divertissement, idéal pour l’été, pour ne pas se prendre la tête.

On y retrouve d’ailleurs les qualités que j’avais appréciées dans Canyon Creek, cette façon de construire lentement une intrigue riche et complexe, cet amour de ses personnages, cette alternance entre les moments forts et les moments calmes. Si on ajoute à cela une bonne fluidité dans le style, ce roman se lit comme du petit lait. Tout juste, j’ai trouvé par moments quelques maladresses à force d’insister sur les réactions des personnages par exemple.

Par contre, Alexis Aubenque confirme sa capacité à construire des intrigues à la façon des grandes sagas américaines, en ajoutant des rebondissements, en faisant exprès de prendre le lecteur à rebours. Finalement, c’est un roman d’aventure bien distrayant, qui vous changera les idées, qui vous dépaysera en cet été qui tarde à arriver. S’il ne révolutionnera pas le genre, il remplira sa fonction : vous changer les idées.

N'hésitez pas à aller voir l'avis de l'ami Claude ici. Ainsi que l'avis de l'ami Paul là.

Enfin, voici l'avis d'un petit nouveau : Du Bruit dans les oreilles, De la poussière dans les yeux.

Repost 0
Published by Pierre faverolle - dans 2013
commenter cet article
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 17:43
Oldies : Rien dans les poches de Dan Fante (13ème note)

J’en connais une qui va être heureuse. Dan Fante est l’auteur favori de Cathy, du blog Ecrits et délices, et lors de nos échanges électroniques à propos de John Fante, elle m’a parlé de son fils Dan Fante et a eu la gentillesse de m’offrir Rien dans les poches. Cathy, ce billet est pour toi ! Grace à toi, Bruno Dante va me hanter longtemps et j’ai déjà acheté le deuxième tome de ses élucubrations.

Je tiens à souligner aussi l’excellent travail des éditions 13ème note, qui éditent de très bons romans dans un format carré inédit avec une couverture cartonnée à rabat. Et comme j’aime les beaux livres, je dois dire que tenir en main un de leurs livres est déjà le premier plaisir de lecture. 13ème note a décidé d’éditer tous les romans de Dan Fante. Bravo !

L’auteur :

Dan Fante a suivi les cours du lycée de Santa Monica et fait ses études dans diverses institutions. Il s'est ensuite installé à New York où il a pratiqué plusieurs métiers : colporteur, chauffeur de limousines et chauffeur de taxi, laveur de carreaux, vendeur par téléphone, détective privé et gardien de nuit dans un hôtel. Après une vie relativement instable, il décide d'écrire sur le tard et réussit à se faire publier par une maison d'édition française grâce à la chanteuse April March. Il écrit d'abord de la poésie, des nouvelles et des pièces de théâtre, puis les quatre volets de la tétralogie Bruno Dante qui, à l'image de l'œuvre de son père, constituent une saga autobiographique. Ses principaux modèles littéraires sont Hubert Selby Jr., John Fante et Charles Bukowski. Après avoir vécu quelques années en Arizona (Sedona), Dan Fante est revenu vivre à Los Angeles avec sa famille. (Source Wikipedia)

Les quatre volets de la tétralogie Bruno Dante :

Les Anges n'ont rien dans les poches (Chump Change), 1996

La Tête hors de l'eau (Mooch), 2001

En crachant du haut des buildings (Spitting Off Tall Buildings), 2001

Limousines blanches et blondes platine (86'd), 2010

Mon avis :

Le roman est précédé d’une préface de l’auteur qui nous explique la valeur que ce roman revêt pour lui, ainsi que les circonstances de sa création et de son édition. Cette préface nous montre aussi les parallèles que l’on peut trouver dans le roman entre Dan et John, car derrière Bruno se cache Dan, et derrière Jonathan se profile John. Et si on peut voir dans ce roman autobiographique une forme d’hommage au grand auteur qu’est John Fante, c’est aussi et surtout un exorcisme de Dan Fante pour sortir de l’ombre du talent de son père.

Car Bruno / Dan, tout alcoolique et excessif qu’il est, se montre comme un homme cherchant à échapper à son quotidien, à oublier son statut de loser, à provoquer les autres pour mieux exister. Mais quand il se retrouve face à l’agonie de son père, sa première réponse est la fuite de lui, des autres, de la vérité qui lui éclate à la gueule à savoir qu’il se retrouve en première ligne, qu’il n’y aura plus personne pour le juger ou le recadrer.

De ce roman, à la fois comique et déjanté, mais aussi désespéré et déprimé, Dan Fante construit un roman fort qui pose la question des relations père / fils et de la difficulté d’exister face à un modèle incontournable. L’écriture est formidablement efficace et précise, hésitant comme son personnage entre outrance et poésie, avec des passages d’une beauté folle et d’une grande émotion.

Ce roman, qui constitue le premier tome d’une trilogie, va faire des petits dans ma bibliothèque. J’ai déjà acheté La tête hors de l’eau et je ne compte pas m’arrêter là. Indéniablement, Dan Fante s’est créé un nom et un prénom avec ce roman, et vient se placer aux cotés de Hubert Selby Jr, Bukowski ou Henri Miller, que des auteurs culte !

Et merci Cathy, du fond du coeur !

Repost 0
Published by Pierre faverolle - dans 2013 Oldies
commenter cet article
26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 17:29

Voici deux romans policiers dont l’intrigue se situe dans des pays étrangers, et que l’on peut lire pour s’imprégner d’un pays étrangers. J’ai bien aimé ces deux romans pour plusieurs raisons que je détaillerai par la suite. Pour les sujets, je vous donne la quatrième de couverture :

Deux romans policiers pour voyager intelligent

Le premier s’appelle Dernier refrain à Ispahan de Naïri Nahapétian et est publié aux éditions Liana Levi :

Interdit de montrer ses cheveux. Interdit de s’habiller sans respecter l’uniforme islamique. Et interdit de chanter en public. Les ayatollahs ne manquent pas d’idées quand il s’agit d’entraver la liberté des femmes. Pourtant, lorsque la grande chanteuse Roxana revient dans la ville de son enfance, après un long exil aux États-Unis, certains de ses airs résonnent encore dans les taxis d’Ispahan. Son projet? Donner un concert dans lequel se produiront d’autres femmes. Un projet qui ne verra jamais le jour car Roxana sera définitivement réduite au silence. Et elle ne sera pas la seule à subir ce sort… C’est justement à ce moment-là que Narek, un jeune journaliste franco-iranien venu prendre le pouls de la révolte de 2009, rejoint la ville. Cette enquête lui permettra encore une fois de découvrir une facette insoupçonnée de la réalité iranienne.

Deux romans policiers pour voyager intelligent

Le deuxième s’appelle Les hamacs de carton de Colin Niel et est publié aux éditions Rouergue noir :

Sur la rive française du Maroni, en Guyane, une femme et ses deux enfants sont retrouvés sans vie. Comme endormis dans leurs hamacs. Inexplicablement. En charge de l’affaire, le capitaine Anato débarque dans un village où les coutumes des Noirs-Marrons comptent autant que les lois de la République. Et bien qu’il soit un « originaire », un Guyanais de naissance, le prisme de la métropole où il a grandi retient les secrets du fleuve et ses traditions. Tandis que l’on ordonne les rites funéraires et que le chef coutumier s’apprête à faire parler les défunts, l’enquête officielle entraîne le capitaine à la confluence des communautés guyanaises, loin, très loin du fleuve, là où les parias rêvent d’un meilleur destin. De Cayenne aux rives du Suriname, elle le conduira à un orpailleur en deuil, un repris de justice amoureux, une fonctionnaire intransigeante. Mais le ramènera aussi, dans un troublant ressac, aux questions lancinantes qui le hantent depuis le décès accidentel de ses parents et à la compréhension de ses propres frontières.

Mon avis :

Dans les deux cas, nous avons droit à une enquête policière plongée dans un environnement étranger, en Iran pour Dernier refrain à Ispahan et en Guyane pour Les hamacs de carton. Dans les deux cas, l’intrigue est classique et plutôt linéaire mais ce n’est pas pour cette raison que ces romans sont intéressants à lire, car les auteurs font preuve d’amour pour leur personnage et on lit ces romans avec plaisir.

Ce qui m’a attiré dans ces romans, c’est bien cette vision d’un pays vue de l’intérieur. Dans Dernier refrain à Ispahan, Naïri Néhapatian va nous montrer l’oppression subie par les femmes en Iran, en les obligeant à se couvrir, en les empêchant de chanter. Cette description est tout simplement révoltante et la fin du roman ne nous laisse pas beaucoup d’espoir d’évolution, même s’il nous reste un espoir au travers de deux personnages fort courageux qui apparaissent ici comme des témoins voulant montrer un état de fait pour que cela change un jour. Comme son précédent roman Qui a tué l’ayatollah Kanumi ? vient de sortir chez Points, il y a de fortes chances que je relise très bientôt un roman de Naïri Néhapatian.

Dans le cas des Hamacs en carton, c’est la vie des petites gens de la Guyane qu’il nous montre au travers d’une enquête policière où le corps d’une femme et de ses deux enfants sont retrouvés sans vie, allongés sur leur lit. Le personnage du capitaine Anato est bien trouvé, au sens où il est originaire de cette ile, mais il a été élevé en métropole. Il va donc découvrir les mœurs et coutumes des gens, en même temps qu’il va être accepté par eux car il a encore de la famille là bas. C’est un premier roman fort réussi, et l’auteur a laissé suffisamment de mystères en plan pour que je sois d’hors et déjà impatient de lire les deuxièmes aventures du capitaine Anato quand elles sortiront.

Repost 0
Published by Pierre faverolle - dans 2013
commenter cet article
23 juin 2013 7 23 /06 /juin /2013 18:02
Colère noire de Jacques Saussey (Les nouveaux auteurs)

Voici un roman fortement recommandé par mon ami Richard, qui a réalisé une interview de Jacques Saussey que vous trouverez ici. Et effectivement, c’est un roman bigrement efficace pour lequel Franck Thilliez a eu un coup de cœur et je comprends pourquoi.

Un célèbre industriel est retrouvé chez lui, électrocuté dans sa baignoire. Son appartement est fermé à clé de l’intérieur, les fenêtres aussi. Il ne reste plus qu’à conclure à un accident ou à un suicide. Il faut dire que Serge Taillard connaît de grosses difficultés avec son entreprise Toolsteel, mais pour autant, l’absence de lettre explicative semble bizarre. De même qu’il parait difficile au poste de radio de tomber accidentellement de l’étagère très large sur laquelle il était posé.

Le capitaine Daniel Magne va aborder cette enquête avec un œil neuf, et une nouvelle collaboratrice Lisa Heslin. Lisa va découvrir par hasard un petit trou et des cavaliers, sorte de clou en forme de U, et cette découverte va les aiguiller vers une hypothèse de meurtre. Daniel va donc partir pour Sens pour retourner aux sources de Taillard et découvrir une marque de fil de pêche soluble dans l’eau que l’assassin aurait pu utiliser.

Il faut dire que Taillard a bien quelques amis mais pléthore d’ennemis. Outre qu’il a fait partie d’un groupe d’extrême droite, ses connaissances vont des industriels à des hommes politiques, et tous vont faire pression pour que la police ne fasse pas trop de vagues. Une nouvelle fois, l’enquête va se révéler ardue pour Daniel et Lisa.

Impeccable, c’est le premier adjectif qui me vient à l’esprit après la lecture de ce roman. Car, ses 500 pages se lisent à une vitesse incroyable sans que l’on ne ressente la moindre lassitude, et je dirai même plus, on a hâte d’ouvrir le livre pour se retrouver en compagnie de Daniel et Lisa.

D’ailleurs, j’ai beaucoup apprécié la façon de brosser les personnages ; il y a Daniel obsédé par son travail et prêt à sacrifier sa famille, avec cette dualité qui en fait un personnage complexe : autant il est moteur dans son travail, autant il est passif et fataliste dans sa vie privée, considérant qu’il ne peut récupérer sa femme. Lisa fait figure elle de tempête, avec son franc-parler et sa façon « rentre dedans » dans les interrogatoires.

Impressionnante aussi la maitrise de Jacques Saussey dans la conduite de l’intrigue, qui est tout de même complexe et qui comporte un nombre important de personnages. Ayant construit son scenario comme une toile d’araignée, il suit patiemment chaque fil avant d’en rajouter un nouveau. Je dois dire que cela permet au lecteur de bien suivre les trajectoires des personnages et cela s’avère donc redoutablement efficace. D’aucun aurait mené toutes les intrigues en parallèle, au risque de perdre le lecteur en route, ici, chaque piste est suivie consciencieusement pour déboucher sur un final bigrement émouvant.

Si le roman est estampillé thriller sur la couverture, il est aussi un remarquable roman policier qui n’hésite pas à nous faire voyager dans l’Yonne mais aussi à New York ou en Afrique du Sud. J’ai particulièrement apprécié l’efficacité du style qui ne fait jamais d’esbroufe mais instaure une tension croissante grâce à plusieurs situations de haut stress. Ce roman est un coup de cœur de Franck Thilliez, ce qui est un gage de qualité, et je peux vous assurer que c’est particulièrement mérité.

Enfin, je ne vous cache pas que cette lecture est une vraie découverte et que, non seulement je vais lire ses prochaines parutions, mais je vais m’empresser de lire ses deux romans précédents, à savoir De sinistre mémoire et Quatre saisons blanches, qui sont en fait les deux enquêtes suivantes de Daniel et Lisa.

Pour lire l’interview de l’auteur réalisée par notre concierge favori, c’est par ici.

Repost 0
Published by Pierre faverolle - dans 2013
commenter cet article
19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 17:11
Le boucher de Guelma de Francis Zamponi (Folio)

On ne peut pas dire que les Français aiment parler de leur passé, surtout leur passé sombre, celui où on n’a pas à en tirer une quelconque fierté, mais plutôt celui qui fait que devant le monde entier on passe pour des cons, des fêlés ou même des assassins. Avant de lire ce livre, je n’avais aucune idée de ce qui s’est passé en Algérie, la faute d’abord à moi-même qui n’ai jamais ressenti le besoin de connaitre l’histoire contemporaine, mais aussi la faute au programme scolaire qui, quand je somnolais sur les bancs de l’école, ne m’inculquais que les Egyptiens, la première guerre mondiale et surtout la seconde guerre mondiale.

Alors, certes, j’étais au collège à la fin des années 70, au lycée dans les années 80, et il est difficile d’avoir le recul nécessaire pour inculquer un pan de l’histoire française avec seulement 10 à 20 ans de recul. Mais quand même, la lecture de ce roman me fait poser des questions quant à la pertinence du programme scolaire d’histoire, quoiqu’il ait pu évoluer depuis … Bref, au mois de mai 1945, à Guelma, en Algérie, eut lieu un soulèvement de la population locale puis un massacre des habitants, perpétré par la police française entre autre. Le nombre de victimes s’élèverait entre 6 000 et 45 000 victimes.

Le personnage principal de ce roman se nomme Maurice Fabre. Alors qu’il est à la retraite et part en voyage en Tunisie, son avion est obligé de s’arrêter en Algérie pour faire le plein de carburant. Il fait un chaleur d’enfer dans l’avion et il demande à boire, et devant le refus de l’équipage de bord, il fait un scandale. La police algérienne l’arrête alors et découvre qu’il est en fait celui que l’on nomme Le boucher de Guelma, le sous-préfet qui a ordonné les massacres qui ont commencé le 8 mai 1945 et qui ont duré un mois.

Le 8 mai 1945, les Français fêtent la capitulation de l’Allemagne. Les Algériens en profitent pour organiser des manifestations demandant leur indépendance. Lorsque les militaires tuent un scout qui brandit le drapeau algérien, les insurrections commencent et la répression va irrémédiablement se mettre en place.

Ce roman est terrible au sens où il est écrit à la première personne. D’un vieillard qui part en vacances, il va passer par plusieurs phases et le lecteur va découvrir plusieurs facettes de cet horrible personnage. Il va tout d’abord préparer sa défense, se révélant un raciste dédaigneux, puis s’avérer un manipulateur hors pair, avant de se montrer sous son jour le plus sombre, un fou meurtrier qui n’écoute que son ambition personnelle, un véritable psychopathe qui n’en a rien à faire des hommes inferieurs, des indigènes comme il les nomme.

Ce qui est terrible dans ce roman, c’est qu’il est écrit à la première personne du singulier, et que l’on entre directement dans cet esprit malade en se faisant manipuler de la même façon que la juge qui est chargée de l’interroger. Et ne croyez pas que ce roman est lourd à lire, car le scenario de ce roman est impitoyable, relançant le rythme grâce à des révélations qui font changer notre perception de cet assassin. Et quand, en plus, l’auteur insère des documents officiels tels que des articles de journaux ou des lettres à caractère officiel en provenance de la France ou bien des extraits d’interrogatoire des témoins, il est bien difficile de discerner la part de vérité de ce qui n’est que pure invention. L’auteur a beau nous signaler que ce roman est une fiction, j’ai eu bien du mal à le penser et je suis allé me documenter sur Internet.

En fait, je vois ce roman comme un éclairage sur un épisode sombre de l’histoire de France, un roman qui vous oblige à vous poser des questions et vous documenter pour savoir ce qui s’est réellement passé. Et on a bien du mal à se dire que ce n’est qu’un roman. C’est un roman impressionnant et passionnant à lire, que je classe immédiatement aux cotés de La mort est mon métier de Robert Merle. C’est un beau compliment pour un roman important qu’il faut lire.

Et ne ratez pas l'excellente interview de l'auteur par le Maître Concierge masqué ici

Repost 0
Published by Pierre faverolle - dans 2013
commenter cet article
16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 17:09
On se retrouvera de Laetitia Milot et Johana Gustawsson (Fayard noir)

Voici un nouveau premier roman, que j’aurais mis deux jours à lire ; c’est dire si je l’ai lu avec plaisir. Il aborde un sujet difficile, la violence envers les femmes sous la forme d’une recherche des coupables.

Margot travaille à son compte, vendant des habits de prêt-à-porter féminins par Internet, avec son amie Alice. Elle est au chevet de sa mère, Christiane qui est atteinte d’un cancer incurable. Sur son lit de mort, Christiane va lui avouer qu’elle a été violée et torturée par quatre hommes dans sa jeunesse, et que Margot est l’enfant issue de ce viol.

A partir de là, Margot va rechercher les coupables impunis, parmi lesquels elle compte son père. Elle commence par rechercher des nouvelles dans les archives des journaux locaux. Un simple entrefilet la mène sur la piste de la journaliste qui a suivi l’affaire. Puis, elle va retrouver les gendarmes en charge de l’affaire. Cette quête va chambouler sa vie, puisqu’elle va aller de découverte en découverte et trouver sur son chemin l’amour.

Comme je le disais plus haut, c’est un livre que j’ai lu en deux jours, tant il est facile à lire. Il n’y a pas de temps mort, et on passe d’une scène à l’autre très rapidement. Le personnage de Margot est suffisamment complexe pour que l’on s’y attarde : elle est tout à fait normale dans sa vie de tous les jours mais se transforme en furie dès qu’elle est en présence d’un des violeurs. D’ailleurs l’alternance entre les moments de la vie de tous les jours et ses recherches sont un des points forts de ce livre, nous permettant de souffler, et ménageant des calmes entre les temps forts.

Il y a aussi les dialogues, remarquablement bien faits, qui m’ont paru d’une efficacité et d’une véracité rare pour un premier roman. Et puis, il y a ces séances chez le psychologue, qui nous éclairent sur la psychologie de Margot et qui en même temps, nous donne plein de pistes à suivre. Bref, on trouve dans ce livre plein d’idées que l’on trouve chez d’autres romanciers mais qui ont été mis au service de l’histoire, et qui ont été assimilés.

Alors évidemment, c’est un premier roman à propos duquel on ne peut que donner des conseils : il y a parfois une volonté d’insister dans les scènes fortes avec des synonymes comme pour insister sur une scène ou une action alors qu’une expression bien trouvée, une image bien peinte en une phrase aurait suffi. Et puis il y a cette fin, la découverte du dernier coupable qui est définitivement ratée puisque tombée du ciel d’une façon bien maladroite.

Sinon, je dois dire que ce roman est une bonne surprise avec un scenario plausible, et plutôt linéaire, avec quelques retours dans le passé, des passages en italique pour insister sur les pensées de Margot qui m’ont paru bien venu. Et puis, on sent que ce livre a été écrit avec passion, que les auteures avaient à cœur d’écrire cette histoire, et que la dénonciation des violences faites aux femmes est bien un thème important, même si j’ai du mal à accrocher à celui de la vengeance personnelle pour pallier aux manques de la justice. Mais si ce livre me fait réagir, c’est qu’il m’a intéressé, non ? Alors à votre tour de découvrir ce bon roman.

Repost 0
Published by Pierre faverolle - dans 2013
commenter cet article
12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 17:03
Le royaume des perches de Martti Linna (Gaïa)

Ce roman policier est bien particulier, car à première vue, rien ne peut attirer un lecteur à la lecture de la quatrième de couverture. Et pourtant, la somptuosité de la couverture attirera l’œil à la recherche d’une esthétique simple et silencieuse. Et l’intrigue, résumée à l’arrière du livre, ne rendra pas hommage à la beauté des paysages et au calme ambiant que l’on peut y trouver. Il faut dire qu’il est bien difficile de faire ressentir les émotions qui vont traverser le lecteur durant cette lecture.

L’intrigue est d’une simplicité extrême : Ilpo Kauppinen est un pêcheur invétéré de perches. Tous les étés, il loue un bungalow perdu au fin fond des forêts finlandaises, à l’abri de tout bruit de la civilisation, et passe ses journées sur sa barque, à la recherche de la Grosse Perche. Pendant ce temps là, sa femme l’attend sur la rive, en fumant des cigarettes.

Lors d’une de ses parties de pêche, sa femme l’appelle sur son portable, lui disant qu’un homme tente de pénétrer dans leur bungalow. Il revient rapidement à la rame, et s’aperçoit que sa femme a disparu. Il appelle la police qui va chercher cette femme, en espérant qu’elle ne soit pas morte. Mais le capitaine Sudenmaa de la police criminelle va s’apercevoir que Ilpo est plus intéressé par les perches que par le sort de sa femme.

Et Martti Linna va réussir un tour de force puisque, à partir d’une intrigue si mince, il va tenir le lecteur en haleine pendant presque 200 pages, sans que l’on ressente un quelconque ennui. De par la psychologie des personnages, décrite avec beaucoup de subtilité, à la beauté des paysages de la Finlande, du silence qui plane au dessus des lacs aux odeurs des sous bois, on lit ce livre en ouvrant grand les yeux, tant on a l’impression d’y être.

Alors certes, l’intrigue est mince, mais intéressante, entre un homme seulement intéressé par sa façon de piéger les poissons et un inspecteur empêtré dans ses affaires familiales compliquées, mais le rythme est lent et les descriptions si belles que l’on tourne les pages doucement pour ne pas faire de bruit et effrayer les perches qui pourraient être curieuses.

Certains auteurs nordiques sont doués pour installer des ambiances et nous faire partager des atmosphères calmes. Martti Linna nous montre, avec ce roman, qu’il est un auteur à suivre, et que ce livre est à ranger aux cotés de Johan Theorin. Excusez du peu, cela démontre bien que ce livre est à lire pour tous ceux qui sont adeptes de littérature au rythme calme et aux univers silencieux. Un peu de douceur dans un monde de brutes.

Repost 0
Published by Pierre faverolle - dans 2013
commenter cet article
9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 05:09
Utopia de Ahmed Khaled Towfik (Ombres noires)

Le polar n’a pas de frontières, et l’excellent polar est à trouver autour du monde. Cette fois-ci, c’est en Egypte que je pose mes yeux, pour un roman d’anticipation bien noir, et je ne peux que vous conseiller cette lecture.

2023, Le Caire, Egypte. Les riches se sont regroupés dans un quartier isolé qui s’appelle Utopia. Aux alentours, les pauvres, qu’on appelle les Autres, se sont regroupés dans des bidonvilles et tentent par tous les moyens de survivre, surtout depuis qu’on leur a coupé tout moyen de communication, de circulation, d’accès à l’eau ou aux médicaments. Utopia est une ville fortifiée protégée par des mercenaires, pour la plupart des Marines américains, et sont totalement indépendants du pays depuis que le gouvernement égyptien a disparu.

Le jeune fils d’un directeur d’une entreprise de médicaments mène une vie de débauche. Il faut dire qu’il n’y a pas grand-chose à faire, entre manger énormément jusqu’à vomir dans le couloir, ou passer son temps à se droguer avec la nouvelle drogue, la phlogistine. Le seul intérêt de tous ces jeunes est de faire une descente chez les Autres et d’en tuer un, puis de ramener un trophée, par exemple un bras coupé, que l’on fait empailler. C’est justement ce qu’il envisage de faire en emmenant avec lui une amie, Germinal. Sauf que de jeunes nantis ne peuvent faire illusion au milieu d’un monde de désolation. Heureusement, un homme de trente ans, Gaber, décide de les sauver, pour quelque temps …

J’ai la chance, en tenant ce blog, de pouvoir faire des découvertes et d’assouvir mon esprit curieux. C’est pour cela que j’adore lire les premiers romans. C’est aussi pour cela que j’essaie des romans venant d’horizons très variés. Ce roman nous arrive d’Egypte et c’est une bombe. Bien que je ne sois pas adepte de romans d’anticipation, je dois dire que celui-ci est un pur roman noir dans la tradition de ce qui se fait de mieux dans le monde du polar.

Il faut croire que l’éclatement de la société et la séparation inéluctable entre les riches et les pauvres, la création de castes, de deux mondes séparés avec ce que cela implique en terme de destruction de société. J’avais adoré Serenitas de Philippe Nicholson, j’avais beaucoup aimé Le jour du fléau de Karim Madani. Ici, c’est un vrai roman noir avec deux mondes qui vont se télescoper dans une intrigue … horrible.

Ahmed Khaled Towfik a décidé de ne pas assommer le lecteur de descriptions inutiles, optant pour une efficacité maximale, à base de petites phrases et de nombreuses péripéties. Le ton est dur, froid, il n’y a pas à s’identifier à l’un ou l’autre, ni à aimer ou détester quiconque … jusqu’à la fin. C’est une vraie grande découverte et je souhaite que de nombreuses personnes lisent ce livre, pour la logique de l’histoire future de notre monde, et pour réfléchir. C’est un roman que l’on pourrait situer n’importe où, et intemporel ! Je viens de découvrir un grand auteur de roman noir et pour vous décider, je vous livre le texte qui ouvre le roman :

« L’Utopia évoquée ici est un lieu imaginaire, comme le sont les personnages qui y vivent à l’intérieur et à l’extérieur, même si l’auteur est convaincu qu’elle existera bientôt. Toute ressemblance avec des lieux et des individus de la réalité actuelle est purement fortuite. »

De toute évidence, l’auteur a resserré sa plume pour faire un roman coup de poing, qui ne se pose pas de questions et qui flingue à tout va. L’imagination est laissée entre les mains du lecteur, qui ajoutera les couleurs grises qui manquent à sa peinture. De toute évidence, l’auteur a écrit avec ses tripes, avec sa rage, et cela se sent et c’est bigrement bon.

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans 2013
commenter cet article
5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 18:14
Sa vie dans les yeux d’une poupée de Ingrid Desjours (Plon)

Je sortais d’une lecture noire et marquante, et je me demandais ce que j’allais bien pouvoir lire ensuite. Alors, emporté par mon enthousiasme, je me suis dit : Pourquoi ne pas prendre un thriller. A coté de mon bureau, se trouvait le dernier roman en date de Ingrid Desjours. J’avais déjà lu et beaucoup apprécié ses deux premiers, Potens et Echo, alors pourquoi pas attaquer un livre qui serait à coup sur un bon divertissement ? Erreur ! ce roman est à la fois un thriller mais aussi un roman noir et très dur !

Je commence le livre, et je m’aperçois que j’ai affaire à deux destinées, deux personnages qui, d’emblée sont deux écorchés vifs. Ils ne devraient pas se rencontrer et pourtant, leur rencontre semble inéluctable en même temps qu’elle va les entrainer dans les abimes de leur cerveau atteint.

D’un coté il y a Barbara, jeune fille de vingt quatre ans, qui n’a connu que des drames dans sa vie. Elle vit avec sa mère aveugle, dont elle s’occupe, et son père est parti du foyer familial. Sa passion, c’est de s’occuper de ses poupées. Elle est esthéticienne dans un centre de beauté et un soir, elle se fait violer dans un parc par un homme moustachu. Ce drame va être comme la goutte qui fait déborder le vase, et l’entrainer dans un enfer dont vous n’avez pas idée.

De l’autre coté, il y a le capitaine Percolès qui revient au travail après un arrêt maladie, pour convalescence. Marié malheureux puisqu’il a découvert que sa femme le trompait, il a connu un accident de la route dramatique qui l’a vu perdre sa femme brulée vive. Dans cet accident, il y a aussi perdu une jambe. Alors qu’il fait preuve d’une agressivité rare envers ses collègues, son chef lui trouve une mutation à la brigade des mœurs.

En deux chapitres courts, Ingrid Desjours va nous présenter ses deux personnages, avec une efficacité telle que j’ai tout de suite eu envie d’en savoir plus. Plongé dans l’intrigue, je me suis laissé emporter par ce style direct, entre Barbara qui va subir un viol dont la scène m’a paru d’une dureté incroyable tant Ingrid Desjours reste spectatrice et nous assène des phrases insoutenables, et Percolès avec son humour noir, misogyne et méchamment cynique. Le décor est planté, et la psychologie des personnages implantée, et le livre décidément et implacablement impossible à lâcher.

Ce roman oscille entre thriller et roman noir, avec une construction implacable. Et je ne peux même pas vous en dire plus sur l’intrigue, de peur de vous en dévoiler le dénouement. Alors, sachez juste que la grande qualité de Ingrid Desjours est de faire vivre ses personnages au travers d’une psychologie très réaliste, et forcer le lecteur à s’imprégner de leurs actes, de plonger dans des esprits fragiles, malades, écorchés vifs, et cachés derrière une apparence trompeuse qui va même tromper le lecteur.

La différence avec ses deux précédents romans, Echo et Potens, est impressionnante tant on sent que Ingrid Desjours s’est amusée à écrire et manipuler le lecteur. Le style est devenu dur, âpre, direct, à un tel point que je suis content d’avoir su décerner une grande auteure de thriller et que ce roman, mi-thriller mi-roman noir est excellent. Et malgré cela, on sent que Ingrid Desjours peut nous concocter un roman encore plus fort pour notre plus grand plaisir. En tous cas, le scenario est implacable, redoutable, vicieux dans sa mise en place et la rigueur de son déroulement.

Clairement, c’est un excellent thriller et probablement le meilleur thriller français que j’aurais lu en 2013. Je ne dirai qu’une chose, en fait deux : lisez ce livre, vous n’en reviendrez pas ! et merci Mme Ingrid Desjours pour cet excellent moment de lecture !

Un grand merci aussi aux copines de Bookenstock grâce à qui j’ai pu lire rapidement ce livre. D'ailleurs, Bookenstock organise le Mois de ... consacré à Ingrid Desjours. Alors n'hésitez plus, allez donc poser des questions à Ingrid, c'est ici.

Repost 0
Published by Pierre faverolle - dans 2013
commenter cet article
26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 05:11
Washington Noir, un recueil de nouvelles présenté par Georges Pelecanos (Asphalte)

Quand on parle de Washington, on pense aussitôt à la maison blanche, à la capitale des Etats Unis. Mais depuis Georges Pelecanos, nous savons que c’est une ville cosmopolite où règnent des quartiers dignes des villes les plus noires et les plus violentes au monde. Georges, tel un guide, nous donne à lire une préface qui présente donc sa ville comme une introduction à ce qui va suivre, et en particulier sa nouvelle L’indic de confiance. Si je ne l’ai pas trouvée géniale, elle a le mérite de planter le décor, à savoir une ville faite de quartiers, de rues aux mains de gens comme les autres, loin des magnifiques bâtiments que l’on donne à voir et visiter aux touristes.

Les auteurs participants à ce recueil sont : Robert Andrews, Jim Beane, Ruben Castaneda, Richard Currey, Jim Fusilli, James Grady, Jennifer Howard, Lester Irby, Kenji Jasper, Norman Kelley, Laura Lippman, Jim Patton, Georges Pelecanos, Quintin Peterson, David Slater et Robert Wisdom.

Comme tous les recueils de nouvelles, j’y ai trouvé du bon et du moins bon, du génial et de l’anecdotique, à mon goût. Mais l’ensemble est tout de même d’un très bon niveau. Alors je ne parlerai que de celles qui m’ont vraiment marqué, surtout par la peinture de personnages qui resteront longtemps dans ma petite cervelle.

Juste un dernier mot pour vous signaler que ce livre est divisé en quatre parties, DC dévoilée, Rues et ruelles, Flics et voleurs, La colline et ses frontières et que cette division ne m’a pas franchement convaincu. Par contre, la play-list en fin d’ouvrage permet elle de s’immerger dans cette ambiance bariolée et variée, mais surtout noire.

La capitale du monde de Jim Patton :

Cette nouvelle raconte la rencontre entre un flic et une immigrée clandestine d’origine moldave. La nouvelle fait la part belle aux différences que l’on peut trouver entre les beaux atours d’une ville touristique et la réalité des bas quartiers. Avec une science de l’efficacité dans la mise en place des personnages, cette nouvelle s’avère très attachante … et très noire aussi.

Les noms des perdus de Richard Currey :

Cette nouvelle est un chef d’œuvre, ou du moins je l’ai adorée. Je l’ai lue deux fois, tant cette histoire de vieil épicier, ancien des camps de concentration, est une réflexion sur la violence et l’auto-défense. Ce personnage, horrifié par tout ce qui touche les armes va s’acheter une arme pour se défendre contre les braquages qui empoisonnent sa vie. C’est une histoire extraordinaire, et l’on ne peut que regretter qu’elle soit si courte, tant elle m’a paru parfaite.

La femme et l’hypothèque de Laura Lippman :

On connait Laura Lippman pour sa science de la subtilité des psychologies féminines. Elle fait preuve ici d’un humour noir et froid dans une histoire de femme qui doit acheter la maison de son mari dont elle veut divorcer. Elle montre aussi la hausse des prix des maisons qui engendre une séparation entre les quartiers riches et pauvres. L’ensemble est d’une redoutable efficacité.

Dieu n’aime pas les trucs moches de Lester Irby :

Comment au travers de l’assassinat d’une jeune femme dans une boite de nuit de Washington, l’auteur nous montre par un témoignage d’une fille de bonne famille comment elle a intégré la pègre. Et l’histoire de la mafia de Washington nous est dévoilée de façon exemplaire. Une belle démonstration d’efficacité dans la simplicité du style.

Le pourboire de David Slater :

Dans cette nouvelle relativement courte, David Slater nous parle des pauvres gens, ceux qui travaillent douze heures par jour pour une cinquantaine de dollars. Le portrait de Gibson, cuisinier dans un petit bouge, est d’une exemplarité rare de simplicité pour montrer l’écart se creusant entre les pauvres et les riches, entre les monuments touristiques et les sales rues emplies de vide et de pénombre.

Vous l’aurez compris, ce recueil renferme un grand nombre de pépites que je ne peux que vous conseiller de découvrir.

Repost 0
Published by Pierre faverolle - dans 2013
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Pierre Faverolle
  • Le blog de Pierre Faverolle
  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
  • Contact

Sur ma table de nuit ...

Le blog reste ouvert.

Dorénavant, les nouveaux billets seront :

http://blacknovel1.wordpress.com/

   

Recherche

Archives

Catégories