Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 17:13
Le cercueil des âmes de Ann Rosman (Balland)

Voici une nouvelle auteure à découvrir, dont je n’avais jamais entendu parler, avec son deuxième roman, après La fille du gardien de phare. Et une fois n’est pas coutume, pour vous résumer le début du roman qui fait 520 pages, je vais recopier la quatrième de couverture parce qu’elle est très bien faite :

4ème de couverture :

Au cours d'une sortie scolaire, un groupe de collégiens découvre le corps d'une femme décapitée, gisant près de la 'pierre du sacrifice', sur les hauteurs de l'île de Marstrand. Peu de temps après, une tête est retrouvée dans le jardin d'une vieille dame. En charge de l'enquête, l'inspecteur Karin Adler pense avoir déniché la tête manquante mais les analyses révèlent qu'elle n'appartient pas à la victime.

Une tête sur laquelle le tueur a apposé son étrange signature en lui sectionnant le nez... Ces événements pour le moins mystérieux poussent Karin à partir à la découverte des croyances ancestrales des habitants de l'île. Selon une légende du Moyen Age, l'âme serait localisée dans l'appendice nasal. Le tueur pourrait-il être un collectionneur d'âmes qui ne s'attacherait qu'à emporter le nez de ses victimes ? Mais dans quel but ? Secondée par le charmant Johan Lindblom, Karin Adler va devoir s'immerger dans les superstitions de l'île pour déjouer les plans du tueur...

Ann Rosman vit à Marstrand, sur la côte ouest suédoise. Après une carrière d’économiste, elle consacre désormais tout son temps à l’écriture. Passionnée de voile, elle explore les mystères et l’histoire de sa région natale. La Fille du gardien de phare a été traduit en six langues et s’est vendu à plus de 90 000 exemplaires en Suède.

Mon avis :

Ce roman, contrairement à ce qui est écrit sur la couverture, n’est pas un thriller mais un pur roman policier, un roman policier comme les scandinaves savent le faire. En effet, l’auteure dont c’est le deuxième roman prend le temps de décrire les gens, les paysages, les coutumes, les légendes, ce qui fait que ce roman comporte un rythme lent, et cela ne conviendra pas à quelqu’un qui cherche du rythme et de l’action, voire du stress.

Par contre, on y trouvera moult détails sur la vie des suédois, sur leur journée, sur leur repas et sur leur mode de vie en général. On y trouvera aussi beaucoup d’informations sur les légendes au cours de l’enquête, entrecoupée de passages qui se passent en 1958 et qui racontent la vie d’un petit garçon enfermé dans une cave.

Vous l’aurez compris, entre les mystères antiques et une histoire plus récente et tout aussi cruelle, on y trouve beaucoup de pistes et l’auteure a un style suffisamment fluide et distant pour nous laisser croire que tout le monde peut être coupable. Ce cercueil des âmes s’avère une lecture fort distrayante et révèle une auteure intéressante et à suivre, si l’on est fan de romans policiers rigoureux, bien construits et bien écrits.

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans 2013
commenter cet article
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 17:04
Oldies : L’instinct maternel de Barbara Abel (Masque poche)

Dans la rubrique Oldies de ce mois, voici un auteur qui écrit de très bons polars psychologiques. Quoi de mieux que de lire son premier roman, qui vient d’être réédité aux éditions du Masque dans la collection Masque Poche. Barbara Abel a récemment connu un beau succès avec son dernier roman en date Derrière la haine.

L’auteur :

Après des cours en théâtre suivis à 15 ans à l'Académie d'Etterbeek, elle étudie à l'Université libre de Bruxelles où elle obtient une licence en philologie romane. Elle s’inscrit ensuite à d’interprétation à l’École du Passage de Paris, puis exerce un temps le métier de comédienne et participe à des spectacles de rue.

À 23 ans, elle écrit sa première pièce de théâtre, L'Esquimau qui jardinait, qui est montée avec succès sur des scènes bruxelloises et au Festival de théâtre de Spa. Elle se lance peu après dans l'écriture, publie quelques textes dans différentes revues et, en 2002, un premier roman policier, L'Instinct maternel, lauréat du Prix du roman policier du festival de Cognac. Elle fait ensuite paraître d'autres récits de suspense qui ont évoque souvent des milieux familiaux étouffants où germent délits et folie.

Elle assure également des chroniques culturelles diffusées sur Arte Belgique.

(Source Wikipedia)

4ème de couverture :

Richard et Jeanne Tavier jouent, depuis de nombreuses années, la comédie du bonheur parfait dans le milieu huppé qu'ils fréquentent. Leur agressivité et leur mépris sont renforcés par le fait qu'ils n'ont jamais pu avoir d'enfant. Edwige, la confidente de Jeanne, l'aide de son mieux en lui procurant conseils et tendresse. Un soir, celle-ci débarque chez elle et lui annonce que Richard s'est rompu le cou en tombant dans l'escalier. Edwige n'est pas dupe mais couvre son amie en l'assurant de son silence. À l'ouverture du testament, le notaire annonce à la veuve que Richard lègue sa fortune à une inconnue. Blessée et dépitée, Jeanne transforme son ressentiment en une boule de fiel qui lui fait perdre la raison. Décidée à retrouver la femme qui a hérité à sa place, elle a bien l'intention de la supprimer.

Mon avis :

Voilà un roman psychologique épatant. Découpé comme les neuf mois d’une grossesse, il va montrer la mécanique implacable d’un esprit totalement malade, celui de Jeanne, prête à n’importe quoi pour récupérer l’argent de l’héritage de son mari. Oscillant entre horreur et huis-clos, la magie du style de l’auteur nous entraine dans les bas-fonds de l’ame humaine, avec une maestria qui force le respect. Ce qui est remarquable, c’est la précision de l’écriture, cette obsession de la bonne expression, et la faculté de construire des décors très explicites.

Et si je regrette juste que tout le roman ne soit pas centré sur Jeanne, c’est un roman idéal pour rentrer dans l’univers de cette auteure qui sait à la fois construire une intrigue impeccable, mais en plus faire ressentir au lecteur les fortes émotions, en utilisant notre fibre humaine et sensible. Quand un esprit est incapable de ressentir le moindre sentiment, qu’il est renfermé sur lui-même, cela donne des scènes d’une force incroyable. Une lecture indubitablement forte et marquante à ne pas rater.

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans Oldies 2013
commenter cet article
25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 17:54
Ce qui reste en forêt de Colin Niel (Rouergue noir)

J’avais beaucoup apprécié le premier roman de Colin Niel, Les hamacs de carton, qui malgré une intrigue simple, nous faisait découvrir un nouveau personnage attachant, en la personne du capitaine Anato. Voici donc sa deuxième enquête.

En Guyane, à la station scientifique de Japigny, tout le monde est en émoi : le célèbre chercheur et responsable de la station Serge Heuerstein a disparu. Il est parti dans la jungle, probablement à la recherche d’une espèce animale ou végétale rare et n’est pas revenu. Or, dans ce milieu hostile, la survie d’un être humain ne dépasse pas la journée. Tous les scientifiques sont réquisitionnés, et la gendarmerie est prévenue.

Bizarrement, des coups contre un tronc d’arbre mettent les sauveteurs sur la piste du corps de l’éminent scientifique. Il est mort, retrouvé au fond d’une grotte. Le corps porte de nombreuses traces, et les questions fusent : est-il tombé ? A-t-il été torturé ? Peut-être s’est-il trop approché d’un camp d’orpailleurs ? En effet, dans les forêts guyanaises vivent plusieurs milliers de personnes, en situation clandestines, recherchant l’or jaune, des pépites d’or.

Le capitaine Anato va mener l’enquête, aidé en cela par les lieutenants Vacaresse et Girbal. Et la situation ne va pas être facile pour le capitaine car bien vite, de nombreuses pistes s’offrent à lui : Les orpailleurs, jalousie scientifique ou juste drame conjugal. La résolution de l’enquête va être bien difficile et totalement inattendue.

Nous retrouvons avec grand plaisir le capitaine Anato, que nous avions rencontré lors d’une première enquête et qui constituait le premier roman de Colin Niel. Ce personnage, fort prometteur, droit et honnête, est en fait quelqu’un qui a été élevé en métropole et qui est revenu dans sa contrée natale à la suite de la mort de ses parents dans un accident de voiture. S’il est rare de voir un homme de couleur à la tête de la gendarmerie, s’était porté sur lui aussi bien pour ses compétences que pour des raisons politiques. Dans cette enquête, le voile sur le passé de ses parents ne se lève pas, il semble même s’épaissir alors qu’il apprend (par oui dire) qu’il aurait peut-être un demi-frère. Voilà donc de quoi perturber notre capitaine si professionnel et distant vis-à-vis de ses hommes.

Dans ce roman, on retrouve tout ce qui faisait le charme du premier tome, à savoir cette Guyane, et alors que nous avions découvert la ville, nous voici en partie plongé dans la forêt amazonienne, en partie seulement puisque c’est le lieutenant Vacaresse qui est envoyé sur place. Et ceux qui regrettaient que l’intrigue soit légère dans Les hamacs de carton vont en avoir pour leur grade. Colin Niel a soigné son intrigue, ses fausses pistes, ses tiroirs vides, ses pistes potentielles. Sans pour autant perdre son lecteur, car Colin Niel est bigrement doué pour raconter une histoire, il écrit avec Ce qui reste en forêt un très bon roman policier.

Excellent quand il s’agit de parler des terres vierges, excellent quand il s’agit de décrire au plus prêt ses personnages, excellent aussi dans ses dialogues, ce roman policier est un excellent cru à propos duquel on se dit qu’il va encore mieux faire dans le prochain. Bref, j’ai pris énormément de plaisir à lire ce roman et je serai au rendez vous du prochain. Et n’oubliez pas : Ce qui se passe dans la forêt, reste en forêt.

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans 2013
commenter cet article
22 septembre 2013 7 22 /09 /septembre /2013 17:47
Akhänguetno et sa bande (Tonton, la momie, et Set et Ra) de Samuel Sutra

Attention ! coup de cœur ! Ce roman est un pur joyau de comédie, le troisième de la série après Le pire du milieu et Les particules et les menteurs et il devient pour moi l’un de mes livres de chevets. Un grand roman de comédie à ne pas rater.

Ce matin là, Tonton affublé de sa toge romaine, dominant sa propriété boisée tel le Jules César de la truande, le dinosaure du crime qu’il est, est allongé en cette nuit de canicule quand il entend un bruit. Pas de doute, de curieux malotrus ont osé faire un trou de la taille d’un camion benne dans son jardin, celui là même où il enterre les cadavres d’autres malotrus. Le verdict est sans appel : on lui a volé un mort !

Affublé d’une bonne à tout faire bonne à rien, Donatienne, Tonton de son vrai nom Aimé Duçon tient à faire le jour dans cette affaire, car le vol étant son métier, il est hors de question qu’on lui dérobe quoi que ce soit. Le nombre de cadavre étant trop nombreux pour que les quelques neurones qui lui restent en retienne les emplacements de leur sépulture, d’autant plus que son propre père avait enterré les siens, il va demander des éclaircissements auprès de Guy La Fosse, le creuseur de son père.

Faute d’indices pouvant le mettre sur la piste de ses dérobeurs, Tonton n’a plus qu’à se jeter sur les souvenirs et les vieux papiers cachés au grenier. C’est alors qu’ils mettent la main sur un vieux livre contant l’expédition de Errol Lingston et de sa découverte du caveau de Akhänguetno, l’un des plus célèbres pharaons de la quatrième dynastie. Aidé par son équipe de bras cassés (et encore, je suis gentil !), ils vont chercher à récupérer le fameux tombeau.

J’aurais pu écrire un billet humoristique pour ce troisième volume des aventures de Tonton et sa bande, comme j’ai essayé de la faire pour Les particules et les menteurs. Mais il m’a semblé plus judicieux d’essayer de vous décrire pourquoi ce roman est un grand moment de comédie et d’humour, et pourquoi je pense que Samuel Sutra a écrit un grand moment de littérature comique qui je l’espère rencontrera un grand succès, ou du moins le succès qu’il mérite.

Car ils ne sont pas nombreux, ceux qui osent s’aventurer sur le chemin de croix du rire, et ce roman est une formidable réussite. Car le scenario est parfaitement maitrisé, cachant des moments de rire incroyables. Samuel Sutra joue sur tous les registres, du jeu de mots au comique de situation avec toujours autant de réussite. C’est un vrai régal, et je me suis surpris à avoir des éclats de rire lors de la lecture, ce qui est bien rare. En plus, il n’est pas utile de lire les précédentes aventures pour suivre celle-ci, même si je vous le conseille fortement pour vous dérider les zygomatiques.

Cette troisième aventure de Tonton et sa bande est encore meilleure que les autres, disais-je. Tout y est plus drôle évidemment, mais surtout sans répit, j’y ai trouvé plus de maitrise dans les scènes, les dialogues. Samuel Sutra écrit du Tonton flingueur avec son identité à lui. C’est un roman qu’il faut lire attentivement, pour se délecter de chaque mot, de chaque phrase, car chaque ligne recèle un sourire, voire un rire.

En plus, chaque chapitre commence par une phrase qui devrait entrer au panthéon des meilleures citations, et je vous livre celle que je préfère : « Je dépense moins d'énergie à m’accommoder de mes problèmes qu'à tenter de les résoudre ». Comme le disait l’oncle Paul, les livres de Samuel Sutra devraient être remboursés par la sécurité sociale, et celui-ci est un pur joyau de rigolade, un grand moment de divertissement, un immanquable qui rejoint ma table de chevet. Coup de cœur !

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans 2013
commenter cet article
20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 18:01
Né sous les coups de Martyn Waites (Rivages Thriller)

Ce roman est un premier roman. Ce roman est formidable, et pas uniquement parce qu’il s’intéresse à une période qui m’intéresse mais parce qu’il aborde des thèmes forts et parce que son traitement est impressionnant. Ce roman s’appelle Né sous les coups, extrait d’une chanson des Talking Heads (que je ne connaissais pas d’ailleurs) et c’est un des romans à lire absolument en cette rentrée 2013.

Il est construit par des allers retours entre Avant et Maintenant, par chapitres interposés. Hier, c’est 1984, en pleine grève des mineurs en Grande Bretagne. Maintenant, c’est 2001. Tout se déroule à Coldwell, une cité minière imaginée par l’auteur. L’auteur va au travers le destin d’une dizaine de personnages montrer l’impact de la grève des mineurs sur la vie de la ville, sur la vie des gens, sur la vie.

Le personnage central se nomme Stephen Larkin, journaliste de son état. Il a connu et couvert les événement de 1984, ayant été à l’époque un jeune idéaliste prenant fait et cause pour les mineurs. Aujourd’hui il revient à Coldwell pour écrire un livre, pour faire l’autopsie de cette ville et montrer les conséquences de cette grève, pour crier à la face du monde la vérité, celle que les journaux ont caché à l’époque … et encore maintenant.

Tony Woodhouse était un jeune footballeur, promis à un grand avenir. C’est lui qui avait marqué le but si important contre Newcastle en 1984, avant de mettre un terme rapidement à sa carrière. Aujourd’hui, il dirige un centre pour jeunes drogués. Louise qui cherchait l’amour pour s’émanciper est devenue une femme au foyer qui a des problèmes avec sa fille Suzanne. Tommy qui était une petite frappe est devenue l’un des caids du coin, aidé par deux petites frappes comme il fut, mais en plus violent.

Martyn Waites aurait pu faire un roman donneur de leçons, pontifiant, prenant les lecteurs de haut, il distribue des coups bas. En s’attachant à ses personnages, sans jamais les juger, mais en posant petit à petit des morceaux de puzzle, il montre, détaille, autopsie ce qu’est devenue la Grande Bretagne, celle qui est faite d’hommes et de femmes qui, avant, avaient des espoirs, un but dans la vie et qui aujourd’hui, maintenant n’ont plus rien sauf leur instinct de survie et leur désespoir qui leur poisse les mains.

D’un ton volontairement froid et distant, sans empathie inutile, Martyn Waites livre un roman impressionnant qui nous rappelle que la volonté de destruction du gouvernement Thatcher a obtenu le résultat qu’il cherchait. La ville de Coldwell qui était vivante et travailleuse est devenue une ville de zombies, d’âmes errantes qui courent après leur dose de drogue pour oublier leur quotidien déprimant.

La force de ce roman réside bien évidemment dans ces personnages, tous des écorchés sans but, mais il montre aussi comment le gouvernement a lancé ses troupes pour annihiler toute vie, comment il fallait écraser les manifestations, et Martyn Waites nous rappelle que dans ces manifestations il y avait des hommes. Ce roman montre comment le gouvernement a manipulé l’opinion, ne montrant que des photos dans les journaux de manifestants agressifs et de policiers victimes et Martyn Waites écrit au travers Larkin sa volonté, sa rage pour ne pas oublier. Ce roman montre comment le gouvernement, au sortir de la guerre des Malouines a décidé de s’occuper de son peuple et Martyn Waites nous assène à la figure que le travail des ouvriers a été remplacé par une économie parallèle de drogue et de criminalité.

Ce roman est tout simplement impressionnant, sur les conséquences d’une époque dramatique, dont personne ne parle. Il rappelle aussi que la société est faite d’hommes et de femmes et en cela, il en fait un livre humaniste exemplaire. C’est un livre qui va vous prendre à la gorge, qui est dur à vivre, dur à lire, car vous serez plongé dans le quotidien de gens simples, dans leur vie que le gouvernement s’est acharné à détruire consciencieusement pour faire entrer le pays dans la modernité. Quelle démonstration, faite à coups de poing !

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans 2013
commenter cet article
18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 17:44
La maison des chagrins de Victor Del Arbol (Actes sud)

J’étais passé au travers de son précédent roman, La tristesse du samouraï, malgré tous les avis positifs qui ont été publiés. Il fallait bien que je m’essaie au petit dernier, que je qualifierai de surprenant à plus d’un égard. Nul doute que ce roman sera promis à un grand succès de par son intrigue, ses personnages et sa maitrise.

Eduardo est un peintre doué qui a laissé tomber sa carrière depuis la mort de sa femme et de sa fille dans un accident de voiture. Heureusement que sa galériste Olga, qui a toujours cru en lui, le soutient en lui offrant des portraits à réaliser, ce qui lui permet de survivre. Ses séances de psychiatre, une fois par mois, l’aident bien à tenir le coup, mais il reste dans un état instable. Sa seule satisfaction est de fréquenter sa voisine Graciela à qui il paie la location de son appartement et qui a une petite fille adorable.

Olga le contacte pour lui proposer un marché un peu spécial : Une riche veuve Gloria Tagger, veut qu’il réalise le portrait de Arthur, le célèbre propriétaire de l’INCSA, une des boites de gestion de fonds d’investissement en euros les plus connues. A travers cette peinture, elle souhaite voir ce qu’il y a derrière le visage de cet homme richissime et surpuissant qui a tué son fils, en l’écrasant sur un passage piéton.

Arthur qui purge une peine de prison arrive à se faire protéger au milieu d’une faune qui ne fait pas partie de son monde. Alors qu’il va réussir à alléger sa peine de prison pour bonne conduite, il va pouvoir poursuivre sa quête …

Les deux premiers chapitres sont vertigineux, montrant au travers les yeux de Eduardo son environnement, et Victor Del Arbol écrit comme un peintre construirait sa toile. J’ai tout simplement été époustouflé par ce début, tout en me demandant s’il allait pouvoir tenir jusqu’au bout des 475 pages que comporte ce récit. Puis il introduit petit à petit d’autres personnages, et, comme il est dit sur la quatrième de couverture, ce qui s’apparentait au début à un exercice de style devient un puzzle inextricable.

Alors que le rythme est lent, le style hypnotique et parfois éblouissant nous entraine dans une Espagne contemporaine, en nous détaillant les personnages par une analyse minutieuse de leur passé, et on a l’impression que l’auteur agit comme un médecin légiste, ouvrant le ventre de ses personnages pour en extraire leur racine. Le point commun de tous ces personnages, ce sont leurs cicatrices, ces moments douloureux du passé, leurs décisions parfois aléatoires qui font ce qu’ils sont aujourd’hui, des ombres sans but se fixant un objectif bien mystérieux.

Et au moment où je commençais à trouver le livre un peu long, c'est-à-dire après une grosse moitié du livre, Victor Del Arbol m’a asséné un grand coup de poing derrière la tête. Et ce que je pensais être un gigantesque puzzle devient en fait un château de cartes, que l’auteur a patiemment mis en place, avant de brutalement le détruire, par morceaux, par coups de scènes incroyablement violentes (sans effusions de sang) et incroyablement visuelles. Et tous les personnages se retrouvent liés les uns aux autres par le fil de l’histoire, de leur histoire, de leur douleur, de leur horreur. Avec pour fond de toile ou toile de fond, cette philosophie : la douleur comme règle de vie, la vengeance comme motivation, le malheur comme conclusion.

Victor Del Arbol nous aura proposé avec ce roman une histoire originale, forte, impressionnante et passionnante qui laissera des marques au fer rouge et qui passionnera grand nombre de lecteurs, malgré les quelques longueurs. En tous cas, il passionnera ceux qui recherchent les histoires fort bien écrites pour peu que l’on apprécie les surprises. Comme il est de bon ton en cette rentrée littéraire, sortez des sentiers battus, et laissez aller vos envies, laissez vous surprendre par cette Maison des chagrins.

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans 2013
commenter cet article
15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 17:47
Avis d’obsèques de Michel Embareck (L’Archipel)

J’avais entendu parler de Michel Embareck, et c’est donc avec avidité que je me suis jeté sur le petit dernier, Avis d’obsèques paru aux éditions de l’Archipel. Et même si je savais à quoi m’attendre, j’ai quand même été surpris … en bien.

Alors que la petite ville de Saproville-sur-mer se réveille doucement, un petit événement va faire dérailler les rouages de cette petite ville de province sans histoire. Alors que les policiers font leur tournée d’habitude sans histoires, ils voient le corps d’un homme alongé devant les grilles du jardin Balzac. Imaginer un SDF que les gens pourraient découvrir dépasse l’entendement des deux flics. En s’approchant, c’est bien le corps d’un homme mort, abattu d’une balle dans la tête qu’ils découvrent.

Et comme un malheur n’arrive pas seul, c’est le corps du PDG de France-Ocean, le principal journal régional du coin qui git ainsi. Tout le monde le connait, Fabrice Kerbrian du Roscoät, le fils du père qui a repris les rênes du journal depuis que son père a pris sa retraite. D’ailleurs, il ne s’est pas gêné pour laisser libre cours à ses envies de luxe, mettant quasiment le journal sur la paille. Toute la smala de la ville, du département et même de la nation se penche sur la résolution de ce meurtre dans une ville qui a toutes les qualités pour montrer patte blanche aux touristes.

En parallèle, Victor Boudreaux se remet lentement d’un AVC qui a l’avantage de l’avoir guéri de ses migraines mais qui le handicape dans ses activités de tous les jours. A la fois détective privé et arnaqueur sans morale, il est ennuyé par des représentants d’une société d’assurances qui lui disent que sa nièce Joliette, qui habite à la Nouvelle Orléans serait impliquée dans un vol d’objets religieux. Et c’est son nom qui est utilisé pour les envois de France aux Etats Unis des fameux objets du culte.

Accrochez-vous, serrez-bien les ceintures de sécurité, car cette lecture va vous secouer les méninges et vous dérider les zygomatiques. Car même si on peut s’attendre à du cynisme à grande échelle en allant voir les avis des blogueurs sur les précédents romans de Michel Embareck, les salves de remarques acerbes et autres descriptions généreusement imagées m’ont forcé à sourire, rire, voire m’esclaffer devant tant d’immoralité. Il faut juste aimer cela … et j’adore !

Ici, on a droit à de l’humour fortement politiquement incorrect, mais c’est aussi et surtout parce que les personnages sont tous sans exceptions d’une bassesse sans nom. Tous ont des raisons pour se motiver à être des escrocs à la petite semaine, pour essayer d’obtenir un petit gain d’une situation, pour améliorer leur quotidien au détriment du voisin. Et personne n’échappe au massacre, du PDG du quotidien régional au commissaire de police, du procureur au syndicaliste, tous tirent leur couverture à eux, pour grappiller quelques grammes d’une poussière sur le dos d’un autre, tous sont alignés consciencieusement par Michel Embareck avec un aplomb et un cynisme fantastique.

Tous les personnages sont ignobles, détestables essayant de faire avancer leurs petites magouilles pour s’approcher de leurs petits objectifs et d’améliorer leur petite vie. Et Michel Embareck arrive à nous faire prendre suffisamment de recul pour que l’on arrive à regarder l’actualité sous un autre jour. Et pour le coup, ça fait du bien de rigoler, guidés que nous sommes par la plume virevoltante et acerbe de cet auteur au grand talent.

Alors ça flingue, toujours avec humour, c’est bête et méchant mais c’est redoutablement bien écrit. Le premier chapitre, qui décrit cette petite ville de province tranquille où il ne faut pas faire de vagues est tout simplement génial, et donne le ton pour tout le roman jusqu’à la dernière ligne. Et si l’on ajoute une intrigue menée au cordeau, ce roman fait indéniablement partie des très bons moments de lecture en cette rentrée littéraire.

Ne ratez pas les avis unanimes de l'ami Claude , de l'ami Paul et de l'ami Yan, ainsi que le mot de l'auteur sur Livresque du noir.

Avis d’obsèques de Michel Embareck (L’Archipel)

Au même moment, les éditions de l’Archipel rééditent la première enquête de Victor Boudreaux en format poche, La mort fait mal. Une bonne raison de lire les deux romans l’un à la suite de l’autre.

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans 2013
commenter cet article
13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 17:40
Le collectionneur de chair de CE.Lawrence (MA éditions)

Il y a des romans où, rien qu’à regarder la couverture, à lire le titre, vous tournez la tête en vous disant : « Celui là n’est pas pour moi ». Quand vous voyez la couverture de ce roman, avec ses tons rouge sang sur fond noir, on se dit que ça va être violent. Quand on lit le titre, on craint une histoire supplémentaire de serial killer agrémenté de scènes gore. Et quand on lit la quatrième de couverture, on se pose des questions car le résumé ne correspond pas du tout aux aprioris que l’on aurait pu avoir. Jugez-en plutôt :

Au premier abord, cela ressemble à des suicides. Deux cadavres en une semaine - l'un flottant dans l'East River, l'autre électrocuté dans sa baignoire. Mais l'examen médico-légal indique que les victimes ont été droguées, puis assassinées. Tandis que les meurtres se succèdent, leur brutalité va croissant - et le tueur que l'on surnomme "le collectionneur de chair" continue sa moisson macabre.

Le profileur Lee Campbell, de la police new-yorkaise, se joint à la poursuite de ce meurtrier qui prend plaisir à narguer les enquêteurs en leur laissant des messages macabres. Ces crimes terrifiants recèlent la clé des motivations tortueuses du tueur en série. Mais l'affaire devient personnelle au point de perturber Lee. Se rapprocher suffisamment du monstre pour l'arrêter pourrait le rapprocher de sa propre mort...

Alors, la curiosité aidant, j’ouvre le livre et je me retrouve dans un polar qui, je dois le dire, est bien fait. On retrouve un héros Lee Campbell, psychologue et profileur qui n’est pas trop marqué par la vie. Ni alcoolique ni drogué ni suicidaire, sa sœur a disparu il y a 5 ans, il sort d’une dépression et est amoureux de la belle Kathy Azarian. Du coté des flics, la section de police s’appelle l’Unité des enquêtes prioritaires du Bronx. On y trouve des gentils flics et des méchants flics. Du coté des gentils, les inspecteurs Leonard Butts et Chuck Morton, amis avec Lee. Du coté des méchants, l’inspecteur Elena Krieger, qui est sans pitié et sort d’une enquête d’infiltration avec succès, est antipathique à souhait.

Tout cela parait bien classique, mais les personnages sont bien décrits et les meurtres (deux au départ) font preuve d’humour. Or, un serial killer qui a de l’humour, c’est rare ! Le premier cadavre fut retrouvé dans la Bronx River alors qu’il savait parfaitement nager. En plus, la note retrouvée dans sa poche a été écrite par quelqu’un d’autre. Le deuxième cadavre est retrouvé dans sa baignoire, électrocuté par un sèche-cheveux … alors qu’il est chauve !

Bref, si les meurtres font l’objet de mises en scènes macabres et empreintes d’humour noir, le roman, comme je le disais plus haut, se laisse lire, facilement et avec plaisir. Les personnages mènent l’enquête comme dans un roman policier, du moins dans la première partie, car après ça s’accélère, et quand on tourne la dernière page, on se dit que l’ensemble est plutôt bien fait.

Vous l’aurez compris, ce roman n’est pas le chef d’œuvre de l’année, mais en terme de facilité de lecture et en terme de divertissement, il remplit sa fonction. Tous les codes liés au roman policier sont présents, tout cela est bien ficelé, et pour un roman grand format à 17,90 euros, cela s’avère plutôt une bonne affaire.

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans 2013
commenter cet article
11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 17:31
Ma mort aura ton visage de Jean-Pierre Ferrière (Editions Campanile)

Les éditions Campanile ont décidé de rééditer cinq romans de Jean-Pierre Ferrière, en format poche, et voilà donc une excellente raison de redécouvrir cet excellent auteur de plus de 70 romans.

Jessica Marezki est une veuve richissime d’une quarantaine d’années qui a une fille Anne sourde et muette et qui vit avec le compositeur Julien Valoret. Jessica sait bien que son compagnon n’est pas fidèle, mais jusqu’à maintenant, ses passades n’étaient que passagères et ne duraient pas longtemps. Julien, de son coté, a connu la pauvreté ou du moins les fins de mois difficiles. Jessica lui apporte un confort qu’il est difficilement prêt à lâcher.

Sauf que Julien s’est amouraché d’une jeune chanteuse Corinne, et qu’elle lui demande de quitter Jessica. Julien est harcelé entre son amour pour Corinne et l’argent de Jessica, d’autant plus que sa carrière tarde à décoller. Dans ses rêves les plus fous, si Jessica venait à mourir, il mettrait la main sur la fortune de Jessica, car il s’entend bien avec Anne.

Anne, de son coté, observe et ressent le mal-être de ses parents, étant face à une période difficile de sa vie, l’adolescence. Elle communique grace à une ardoise et des craies et va être le témoin muet du drame qui va se jouer.

Ce court roman (150 pages) confirme tout le bien que je pense de Jean Pierre Ferrière. D’une situation vaudevillesque classique, l’auteur nous concocte un petit bijou de roman noir avec toute la subtilité et l’efficacité dont il est capable. Je vais me répéter, mais Jean Pierre Ferrière ne juge jamais ses personnages, et en dit suffisamment peu pour que les psychologies, pas forcément simples, soient explicites. Et puis, il y a cette créativité dans les scènes, qui finissent toujours par surprendre le lecteur.

Car vous ne devinerez pas la fin, puisqu’elle est bien surprenante et formidablement bien trouvée. Jean Pierre Ferrière nous aura amené jusqu’à son épilogue avec une efficacité redoutable et des dialogues formidable. Au global, ce roman est probablement le plus dramatique parmi ceux que j’aurais lus de cet auteur, et aussi celui que je préfère. Il démontre qu’il n’est pas utile d’en faire des tonnes pour raconter une bonne histoire et que 150 pages suffisent à donner du plaisir au lecteur.

Et comme il y a cinq romans qui viennent de sortir aux éditions Campanile, je peux vous dire que je vais bientôt en reparler. Les quatre autres titres qui viennent de sortir sont :

La mort qu'on voit danser de Jean-Pierre Ferrière (Campanile)

Meurtres en bonus de Jean-Pierre Ferrière (Campanile)

Des relations de plage de Jean-Pierre Ferrière (Campanile)

Bronzage intégral de Jean-Pierre Ferrière (Campanile)

Ne ratez pas les billets de l'ami Claude et de l'ami Paul.

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans 2013
commenter cet article
8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 18:26
Un long moment de silence de Paul Colize (La Manufacture de livres)

Attention ! Coup de cœur ! Que c’est difficile d’écrire cette chronique pour ce livre que j’ai lu cet été ! Mais comment rendre justice à ce roman si foisonnant, important, envoutant, prenant, impressionnant ? Comment vous dire que Paul Colize m’a emporté dans son intrigue emberlificotée jusqu’à un dénouement pour le moins surprenant ?

Le roman s’ouvre sur la Tuerie du Caire, en 1954. Une voiture s’arrête devant l’aéroport, déversant sur le trottoir quatre hommes armés de mitraillettes. Ils ouvrent le feu sur les policiers présents puis font irruption dans l’aérogare et font un massacre parmi les passagers d’un vol en provenance de l’Allemagne. Le bilan sera lourd : 21 morts et une trentaine de blessés. L’enquête internationale n’arrivera jamais à démontrer qui furent les auteurs de cette tuerie aveugle …

De nos jours, Paris. Stanislas Kervyn est le fils d’une des victimes de la Tuerie du Caire. Il n’a jamais connu son père, il avait 1 an au moment du drame. Propriétaire d’une société de sécurité informatique, il consacre son temps libre à résoudre ce mystère. Il vient d’écrire un livre qu’il vient présenter à une émission littéraire télévisée. A la fin de l’émission, il reçoit un coup de téléphone. Son correspondant lui dit qu’il a des informations à lui communiquer, il était le chauffeur qui a emmené les tueurs du Caire …

1948, New York. Nathan Katz a 18 ans et est un miraculé des camps de la mort. Remarquablement intelligent, il va intégrer le Brooklyn College et être approché par une organisation qui s’appelle Le Chat, composée par des juifs ayant perdu leurs proches. Cette organisation secrète est chargée de repérer les anciens nazis pour les juger et les condamner.

Mais que relie donc un PDG d’une société informatique avec un chasseur de nazis ?

Parfait, le dessin de ce personnage qu’est Stanislas Kervyn, plus que désagréable, détestable à souhait, qui n’a aucun respect envers son prochain, rempli d’une fierté et d’une morgue pour écraser la moindre personne qu’il côtoie. C’est un personnage bien particulier que Paul Colize va nous obliger à suivre, à aimer, à détester, à apprécier au fil de l’histoire. Cet homme qui n’a pas de racine, mais qui les recherche, va être plongé dans une histoire qui va le dépasser. C’est un Icare moderne sans cœur qui va se bruler les ailes et découvrir la vérité et une forme d’humanité.

Parfait, le personnage de Nathan Katz, qui va nous faire visiter la deuxième partie du vingtième siècle, au travers sa recherche de vengeance, ayant laissé ses sentiments derrière les barbelés pour se lancer dans une course éperdue de la justice, ou du moins de se justice. C’est un personnage complexe, humain et inhumain, qui pose la question de la vengeance, de la justice, du pardon, de l’horreur, de la justification d’une attitude Œil pour œil, dent pour dent, qui implique le lecteur au plus haut point. Paul Colize pose le lecteur devant ses responsabilités, en posant la question : Que feriez vous ?

Parfaite la construction du roman, alternant les chapitres entre l’enquête de Stanislas et la vie de Nathan. Si la façon de faire n’est pas nouvelle, elle est réalisée avec une aisance et une évidence qui pousse le lecteur à lire plus avant, à avaler les pages, sans être pour autant dérouté ou perdu.

Parfait, le style de l’auteur, cette efficacité dans les mots utilisés, dans les phrases ciselées, dans les petits détails qui permettent de vous plonger dans un village d’Allemagne en 1954 par exemple. C’est un véritable plaisir des yeux, un véritable travail d’orfèvre, un véritable régal pour tout lecteur exigeant sur le style d’un roman. Ce roman est un vraie réussite, un grand travail d’écriture, un grand roman tout court.

Parfait le sujet et sa façon de le traiter, toute la documentation, toute cette érudition qui nous dévoile des pans d’histoire mal connus et un voyage dans le temps qui va durer soixante ans tout en nous passionnant du début à la fin. Formidable cette façon de lier les personnages à la grande histoire au travers de petites histoires.

Parfait ce roman, avec ce suspense si bien entretenu que malgré tout ce qui nous a été montré pendant ces 450 pages, la fin nous tombe sur la tête, nous tire des larmes embrouillées, et nous vient alors un immense regret, celui d’avoir tourné la dernière page. La gorge nouée, on croit en avoir fini, quand en lisant les remerciements de l’auteur, on comprend toute la passion qu’a mise Paul Colize dans cette histoire. Et c’est formidablement réussi.

Parfait ce roman !

Repost 0
Published by Pierre Faverolle - dans 2013
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Pierre Faverolle
  • Le blog de Pierre Faverolle
  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
  • Contact

Sur ma table de nuit ...

Le blog reste ouvert.

Dorénavant, les nouveaux billets seront :

http://blacknovel1.wordpress.com/

   

Recherche

Archives

Catégories