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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 17:43

Anges déchusVoici la troisième version de lecture commune, avec un roman « nordique » d’un auteur dont on ne parle pas assez, Gunnar Staalesen. Mon choix a été conseillé par l’excellent Cynic, fan de Staalesen.

Lors de l'enterrement d'un copain d'enfance tombé d'un échafaudage, Varg Veum rencontre d’autres amis, et c’est l’occasion pour lui de remuer ses souvenirs. Il va faire la fête avec son ami Jakob, qui fit partie d’un groupe de rock appelé The Harpers dans les années 60.

Jakob raconte à Varg l’histoire des Harpers : Ils ont tous laissé tomber brutalement le groupe en 1975, et seul le chanteur Johnny continue à faire le spectacle en public, dans une boite de nuit miteuse. Deux des membres du groupe sont morts récemment, l’un s’est étouffé pour avoir trop bu, l’autre s’est fait renverser par un bus.

Jakob demande à Varg de retrouver sa femme qui a quitté le domicile conjugal pour la deuxième fois. Quand Varg voit la photographie,  il reconnaît son amour de jeunesse : Rebecca. La première fois qu’elle est partie, elle avait rejoint Johnny. Quand Johnny est poignardé en pleine rue, Varg décide d’enquêter et il va découvrir les dessous d’un groupe de rock, avec des accents de nostalgie.

Varg Veum n’est pas de ces détectives privés qui vont résoudre des énigmes à la force de leurs poings ou à l’aide de batailles furieuses. Il va réunir les indices et sans violence, confondre le ou les coupables. C’est donc une enquête à base de visites, d’interrogatoires et de déductions à laquelle on assiste ici. Et Gunnar Staalesen se met au diapason de son intrigue, avançant doucement, prenant le temps de décrire les lieux, définissant la psychologie de ses personnages par leurs expressions ou leurs réactions.

Le rythme est lent, Staalesen prend son temps pour installer ses personnages, pour décrire les lieux de l’enfance de Veum, pour plonger le lecteur dans une atmosphère nostalgique de souvenirs enchantés. Car au-delà de l’intrigue policière, le sujet est bien là : que sont devenus nos souvenirs d’antan ? Si les passages du passé flottent dans une ambiance ouatée idéalisée, le contraste est flagrant avec la réalité du jour et les découvertes ignobles de Veum. Et le décor si beau et si pur qu’il avait en mémoire ressemble au fur et à mesure du roman à une citadelle qui s’effondre.

Veum devient alors un homme qui, s’il ne perd pas ses illusions car son cynisme le met à l’abri, doit remettre en cause ses certitudes et doit regarder en face sa réalité qui vient en totale contradiction avec les images et sensations subjectives qu’il gardait en mémoire. Ce roman est un beau portrait d’un homme qui perd ses repères, ses racines, et le peu d’illusions qu’il pouvait encore avoir sur la malfaisance de l’homme en général. C’est un roman fait pour remettre à sa place le lecteur et il le fait rudement bien.

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 18:11

Vallee-des-disparus.jpgEn ce moment, le vendredi est consacré aux invités de Black Novel. Elle est venue parfois nous parler de ses lectures, avec sa passion et sa bonne humeur habituelle. C’est une lectrice folle, toujours un bouquin en main, et toujours prête à en parler. Ses goûts se protent plutôt sur les thrillers et le fantasy.

Quand j’ai reçu ce roman, où l’on parle de fantastique, j’ai tout de suite pensé à elle. C’était la bonne personne pour juger de ce roman. Et une nouvelle fois, Suzie fait merveille dans son analyse des personnages, avec toute sa sensibilité. Mais je lui laisse la parole, voici l’avis de Suzie :

Un village isolé en Provence, une panne de voiture  … et la vie d’une jeune femme et de ses deux compagnons de voyage se trouve bouleversée …

Lors d’une virée automobile vers la Côte d’Azur, Joachim Germer, sa petite amie Fee et son ami d’enfance Curt von Sedlitz vont se retrouver bloquer dans l’arrière-pays aixois, près du village de Moriac, à cause d’une panne de voiture. Dans ce petit village, tout devient problématique car comment faire confiance alors que la voiture est empruntée sans autorisation du père de Germer, que seul Curt parle le français, que le premier téléphone se trouve à deux heures de vélo. D’un tempérament bouillant et ayant l’habitude d’obtenir tout ce qu’il souhaite sans difficulté majeure, Germer s’énerve sur tous et pour tout, rabrouant son ami d’enfance, sa petite amie. La tension monte de plus en plus entre les trois protagonistes. Agacé par le comportement de son ami d’enfance, Curt apprend de la part d’un autre voyageur que la vallée, au pied du village, n’a jamais rendu ceux qui s’y sont aventurés. Au total, une douzaine de disparitions inexpliquées en deux siècles dont les dernières remontent à deux ans. N’ayant plus de nouvelles de ce voyageur, après son départ pour la mystérieuse vallée, Curt décide d’enquêter et de comprendre ce phénomène. Avec l’aide de Fee, il va se heurter à la loi du silence imposée dans le village mais également devoir surveiller ses arrières car, dans l’ombre, Germer guette le moindre de ses faux pas.

Ce titre a été édité une première fois en 2010 aux Editions France Loisir et, de nouveau, en février 2012, aux Editions l’Archipel. Ecrit sous la forme d’un journal, à la première personne, c’est la confession d’un homme sur un événement marquant de sa vie enfouie dans sa mémoire depuis plus de cinquante ans mais qui ne peut rester plus longtemps caché dans celle-ci. Un abcès qui s’est enflammé avec les années et qu’il faut crever. Un meurtre qui lui a donné accès au bonheur.

L’auteur, Bente Porr, construit une double intrigue. La première est la relation entre nos trois protagonistes, Germer, Curt et Fee et la dégradation accélérée de leurs rapports dûs au caractère lâche, cruel et veule de Germer ce qui remet en question la loyauté de Curt envers lui mais le place également en rival vis-à-vis de ce dernier. Ce que Germer accepte très, très mal. On a la constitution d’un rapport de force entre les deux amis qui va être renforcée par le changement de camp de Fee suite au comportement cruel et despotique de Germer à son encontre. De plus, Curt va comprendre que le soudain changement de comportement de Germer dans leur jeunesse n’était pas dû à l’amitié mais à un besoin bassement matériel. Sur cette première intrigue va se greffer l’histoire des disparus de la vallée et, plus précisément, celle du voyageur anglais dont Curt a fait la connaissance. Cela rajoute le piquant qui relève le conflit entre Germer, Curt et Fee, assaisonné d’un soupçon de mystère, de fantastique et de peur.

Au tout début de ma lecture, j’ai cru retrouver l’atmosphère d’un roman lu, il y a des années, «l’ami retrouvé» de Fred Uhlman mais je pense que cela est dû au contexte utilisé du début des années 30 et la confrontation de deux personnalités aussi différentes que sont celles de Curt et de Germer. Mais, j’avais beaucoup de mal à lâcher le livre. Je voulais comprendre pourquoi les villageois se taisaient sur les disparitions, ce qui s’était réellement passé dans cette vallée. On arrive rapidement à la fin, car le livre est court, sur une apothéose : le conflit entre les trois protagonistes et la légende. De plus, pour alimenter notre réflexion, l’auteur finit sur une note, vingt ans après la fin de l’histoire de Curt, sur une découverte bizarre qui fait douter sur la légende du comte de Larin. A vous de juger.

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 17:44

Briseur amesMa femme m’avait dit : « il faut que tu lises Thérapie ». Je ne l’ai toujours pas fait ! Mais j’ai décidé de découvrir Sebastian Fitzek par son dernier roman en date, Le briseur d’âmes.

A Berlin, de nos jours. Un professeur d’université propose à six de ses élèves une expérience inédite en l’échange de 200 euros. Ils devront lire le dossier médical d’un dénommé Caspar, un jeune homme amnésique, qui a été traité dans la clinique psychiatrique de Tenfelsberg. Ce dossier est écrit comme un polar, et seuls deux étudiants acceptent de relever le défi : Patrick et Lydia. Ils devront lire la totalité du dossier sans faire une seule pause.

De nombreuses années avant la Peur, à la veille de Noël. Caspar ne se souvient de rien. Son médecin traitant, Sophia Dorn passe beaucoup de temps avec lui. Cette nuit là , la tempête de neige fait rage, une ambulance a un accident, et le conducteur Tom Schadeck ramène le malade, Jonathan Bruck, à la clinique. Ils vont se retrouver bloqués, sans aucun moyen de communication avec l’extérieur.

Au beau milieu de la nuit, Caspar trouve sa thérapeute, inconsciente, dans la chambre d'un patient. Son seul indice : un bout de papier portant une énigme est coincé dans sa main... Elle a été victime du Briseur d'âmes, ce tueur en série qui laisse ses victimes en état de léthargie. La nuit va être longue pour les résidents de la clinique, avec un tueur en liberté …

Cette  première incursion dans le monde de Sebastian Fitzek fut autant cauchemardesque qu’étouffante. Et malgré le fait que l’on devine son mode d’emploi, la façon dont il fait monter l’angoisse, je dois reconnaître que c’est redoutablement efficace. Si j’ajoute l’insistance de ma femme à lire Thérapie, nul doute que vous allez entendre parler très bientôt.

L’angoisse est constante dans ce roman, et le huis clos est parfaitement bien maîtrisé, amenant tout doucement les scènes de rebondissement pour éviter l’ennui. C’est surtout dans les non dits que Sebastian Fitzek excelle, et c’est grâce à eux qu’il fait monter une sensation d’étouffement, et d’angoisse. Il n’y a pas de description de lieux, pas de longs détails sur la psychologie des enfermés, juste quelques phrases disséminées au milieu de dialogues qui suffisent à situer les personnages.

Comme cela parait facile, et comme cela doit demander beaucoup de travail. D’autant que l’auteur nous dit bien que chaque phrase est importante pour découvrir le nom du Briseur d’âmes, et cela attise notre curiosité. Honnêtement, j’ai du m’arrêter, faire des pauses car l’atmosphère est vraiment pesante, mais j’y suis vite revenu pour terminer sur la conclusion en forme d’apothéose. Du bel ouvrage, un très bon thriller psychologique, de ceux qui sont marquants pour longtemps.

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 18:12

ZippoDeux auteurs québécois font leur entrée en force avec ce roman, aux odeurs de soufre et de brûlot. Son titre, ZIPPO, rappelle aussi le briquet tempête bien connu. Effectivement, ça brûle !

Dans un futur proche, dans la ville de Villanueva, aux Etats-Unis. Cette petite ville est à l’image du monde, alimentée par un canal et traversée par le boulevard Mac Carthy. La ville est en ébullition car elle accueille le sommet du ZIPPO, qui regroupe les neuf plus grandes puissances économiques mondiales. Le peuple, en révolte, attend des décisions. Dans le même temps, un météore menace de tomber sur la Terre, et de s’écraser sue Villanueva.

La ville est partagée entre les frasques, largement médiatisées et le quartier des Pornoputes où l’on a entassé les pauvres et les indésirables. Depuis peu, les prostituées disparaissent, et personne ne s’en soucie. La résistance essaie de faire parler d’elle, mais elle est violemment maitrisée par les forces de l’ordre, les Macoutes.

Kahid est un journaliste, et son patron va lui confier la mission de couvrir le sommet du ZIPPO, alors que cela ne le motive pas plus que cela. Il a perdu la belle A***, et il se perd dans l’alcool à longueur de journée, confondant les désordres de la rue avec les ruines de sa vie. De nombreux personnages vont se croiser, s’entrecroiser dans ce paysage chaotique.

Roman social, roman apocalyptique, roman de fin du monde. La vision désespérante mais pas désespérée d’un monde qui s’éteint donne une impression hallucinante et hallucinée de ce vers quoi pourrait basculer nos sociétés industrielles. Entre mauvais rêve, cauchemar et réalité, le tableau est poisseux, noir, sale, et empli de fureur, de celle que l’on éteint quand on lance la charge des forces de sécurité.

Il y a un tel écart dans le roman entre les belles présentations du ZIPPO et la réalité du terrain, entre ceux qui y croient et ceux qui meurent de faim. Que peut-on attendre d’un monde qui nourrit le peuple avec des cigarettes que l’on appelle des crache poumons, ou de l’alcool appelé jus de cervelle ? Que dire des camions poubelles chargés de ramasser les corps des morts qui jonchent les rues ?

Le style est à l’image de ce monde, anarchique, oubliant les phrases pour lancer des rafales de mots, noyant les dialogues dans la narration. Effet de style sans concession, sans pitié qui parfois m’a laissé pantois, parfois m’a laissé sur le bord de la route. Certains passages m’ont paru difficilement compréhensibles, comme si les auteurs voulaient asséner leurs coups de mots dans la tête du lecteur qui a déjà la tête sous l’eau ou dans le sang.

C’est un roman d’anticipation, heureusement, et n’y cherchez pas l’auteur des meurtres des pornoputes car l’intrigue a peu d’importance. Lisez le tableau, buvez les images, retenez le style, c’est un livre fait pour secouer et pour faire réfléchir. Mission réussie.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 18:42

Depuis qu’elle a goûté au plaisir d’écrire des articles, on ne l’arrête plus. Revoici donc Foumette qui nous parle d’un auteur dont je n’ai lu qu’un roman, Patrick Senecal. Si ça continue, je vais créer une nouvelle rubrique : Les chroniques extraordinaires de Foumette.

Car en lisant son avis, impossible de résister, on met le livre sur la liste d’achat, et on achète dès que l’on peut. Bref, voici donc l’avis de Foumette sur un roman qui fait frissonner :

Sur-le-seuil.jpgWaouh!!! « Ca déchire », ce n'est certes pas une expression très française, mais ce fut ma première réaction, mon cri du coeur en refermant ce bouquin.

Une véritable histoire de « fou » où justement il est question de folie mais pas toujours comme on l'entend. Parfois ce que l'on interprète comme de la folie n'en est pas, comme dans cette histoire, cela peut atteindre l'irrationnel, l'indicible, l'invraisemblable...un concept que l'on ne peut nommer tant cela dépasse la logique, la science et même notre raison!

Thomas Roy, un écrivain très célèbre pour ses romans d'horreur, se retrouve à l'hôpital dans le service du psychiatre Paul Lacasse. L'auteur est atrocement mutilé et dans un état catatonique. Pour le psychiatre, il s'agit d'un cas assez banal mais peu à peu il va devoir reconsidérer son opinion et remettre en question son diagnostic ainsi que ses certitudes tant personnelles que professionnelles.

Il va, accompagné de sa collègue et d'un journaliste, essayer de comprendre ce qu'il s'est réellement passé, ils vont découvrir des faits très troublants, des témoignages perturbants, des évènements monstrueux..... Ils vont apprendre à leurs dépens que, au-delà du drame de Roy, il y a quelque chose de bien plus terrifiant, quelque chose que le commun des mortels considérerait comme inimaginable et que les conséquences pourraient en être désastreuses. Toute vérité n'est pas toujours bonne à entendre car parfois c'est au péril de sa vie, de ses croyances, de ses certitudes que celle-ci jaillira.

Deux solutions s'offrent donc à vous : soit vous restez bien sagement sur le seuil ou bien vous ouvrez cette porte qui vous emmènera à la frontière de l'horreur.

Un thriller implacable, un récit captivant, saisissant qui vous donnera la sensation d'être capturé dans un tourbillon qui n'en finit pas de vous secouer à en avoir les tripes retournées.

Amateurs de sensations fortes, ouvrez donc cette porte ! Pour les autres, tendez bien l'oreille car les bruits que vous entendez pourraient bien vous inciter à l'ouvrir!!

 

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 19:15

Sang d un autreC’est la quatrième de couverture qui m’a décidé, avec ce personnage de flic, obligé de retourner là où il a été élevé. C’était aussi l’occasion d’ajouter un nouvel auteur à la liste qui s’allonge.

1985. Une jeune mère donne un billet de manège à son fils. Alors qu’il monte sur un cheval de bois, elle l’abandonne.

2001. Timmy est un jeune garçon qui aimerait bien continuer à jouer mais il n’a plus d’argent. Il s’approche d’un homme étrange pour faire la manche et celui-ci lui propose de vendre des cassettes spéciales. Elles sont dans le coffre de la voiture. Timmy va donc les chercher, et l’homme le bascule dans le coffre. Timmy se retrouve emprisonné dans un garage. L’homme va lui apporter à manger, lui donner des habits. Trois jours plus tard, l’homme massacre Timmy à coups de marteaux.

2009. Un jeune garçon de la communauté des Gens du Voyage a disparu. Ils parlent une langue différente, le shelta, dialecte traditionnel des Pavee ; ils n’ont pas confiance dans les autres, se méfient des flics ; seul le clan est fort. La police va chercher et trouver un flic qui peut les aider : il s’appelle Harry O’Connor, et est à la tête d’un groupe d’intervention anti-drogue au New Scotland Yard. Et cette enquête va le toucher bien plus qu’il ne l’aurait voulu, puisqu’il va être obligé de retourner dans le camp où il a été élevé.

Pour un premier roman, l’intrigue de ce roman est plutôt bien menée, et pourtant, je ne peux m’empêcher après avoir refermé la dernière page, de ressentir de la déception. C’est la faute à la quatrième de couverture probablement, qui m’avait si bien vendu le livre. Du coup j’ai l’impression d’avoir lu un roman qui n’a pas grand-chose à voir avec ce que j’espérais ou du moins, qui n’a fait qu’effleurer les sujets que j’attendais.

L’intrigue, donc, est bigrement bien faite, bien construite, et le suspense bien tenu jusqu’aux cinquante dernières pages. On passe d’un personnage à l’autre, ça va vite, avec un style concis dans un souci d’efficacité et je dois dire que c’est un livre que j’ai lu rapidement et sans jamais m’ennuyer. Le rythme de l’enquête est rapide car cela doit se dérouler sur trois jours, et, tout le temps, on ressent l’urgence de la situation. Ça, c’est pour le point positif.

Et voici ce que j’attendais : Un personnage écorché vif tiraillé entre le passé et le présent et la confrontation entre deux mondes, le monde sédentaire et celui des gens du voyage, avec leurs us et coutumes. Le personnage de Harry n’étant pas au centre de l’intrigue, ou pas complètement, sa description m’a semblé brossée, juste esquissée d’autant plus que la scène où il est introduit m’a semblé maladroite car trop centrée sur les événements (Harry est infiltré dans un gang de trafiquants de drogues et participe à leur arrestation). Et avec un personnage si prometteur, j’ai regretté que le roman ne soit pas narré par Harry lui-même, à la première personne.

Enfin, du monde du voyage, nous n’en saurons pas beaucoup plus. Ils parlent une langue étrange, ne se fient à personne d’autre qu’eux-mêmes, ont une chef de clan voyante prédiseuse de l’avenir. Je n’y ai rien trouvé sur les coutumes, leur vie, ni sur ce qu’ils pensent de notre société ou comment ils vivent. Là aussi, je suis resté sur ma faim, attendant bien plus du sujet promis.

C’est alors que je e appelle que c’est un premier roman, que ce roman plein de promesses par son intrigue et par le choix de son sujet n’est resté qu’au stade des promesses et que cette auteure est capable d’écrire quelque chose de bien mieux. Ou peut-être étais-je de mauvaise humeur quand je l’ai lu ? Ou peut-être fut-ce une rencontre ratée, de celles où on se dit que ce n’est que partie remise ? Alors, voici deux avis qui sont en opposition avec le mien, comme pour me rappeler que c’est un livre que je n’ai pas su apprécier :

http://www.lectures-plumeblanche.com/article-le-sang-d-un-autre-amanda-coetzee-ed-du-toucan-101497627.html

http://www.unwalkers.com/full-aux-as-au-edition-du-toucan/

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 19:30

Suite à la lecture d’Une enquête philosophique, je m’étais promis de lire ce roman, ou plutôt ces trois romans qui traînaient dans une de mes bibliothèques. Je me suis attaqué à ce pavé de plus de 1000 pages en trois fois.

L’été de cristal :

Trilogie berlinoise1936, Berlin s’apprête à accueillir les jeux olympiques. Tout doit être fait pour montrer la grandeur du 3ème reich, tout en cachant les atrocités qui commencent à avoir lieu. Bernhard Gunther, ancien flic, est devenu détective privé. Son travail principal consiste à rechercher des personnes disparues qu’il retrouve généralement jetés d’un pont après torture de la Gestapo. Herr Six, l’un des plus gros industriels allemands, lui demande de retrouver l’auteur des meurtres de sa fille et de son gendre ainsi que le contenu du coffre qui a été dévalisé.

Philip Kerr nous concocte là un roman noir classique (un privé gentil, des femmes fatales, une intrigue politique, des bagarres, des méchants, une ambiance glauque), avec un personnage à l’humour cynique à souhait, témoin de la transformation de son pays, mais ne s’engageant pas contre ce qui est pour le peuple un véritable bulldozer. Car c’est la grande force de ce roman, montrer de l’intérieur ce que fut la préparation à la deuxième guerre mondiale. Avec son style très agréable et fluide, il nous parle de l’interdiction pour les  femmes de travailler pour faire baisser le chômage, des grands travaux pour occuper les ouvriers, des juifs interdits de travailler cherchant à vendre leurs bijoux pour obtenir un visa, de la dénonciation, de la fierté de certains, des prisons qui sont devenues des camps pour les opposants et les indésirables, des riches utiles au pouvoir, de la corruption omniprésente. Ce roman est plus qu’un simple roman noir, c’est un véritable témoignage de ce que nous ne voudrions plus voir.

 

La pâle figure :

Trilogie berlinoiseBerlin, 1938. En pleine crise des territoires des Sudètes, L’Allemagne se dirige doucement vers une guerre inévitable. Bernie Gunther a bien développé son agence de détective privé, avec son associé Bruno Stahlecker. Une riche veuve, Frau Lange va lui demander de trouver l’auteur d’un chantage dont elle est la victime, pour cacher les penchants homosexuels de son fils. Cette affaire rapidement menée à bien, il va être forcé de réintégrer la Kripo pat Heydrich pour retrouver le tueur en série de jeunes adolescentes allemandes.

On retrouve avec plaisir Bernie Gunther, avec son humour, sa clairvoyance et son attitude détachée vis-à-vis de la situation allemande. Cette enquête est plus classique, avec de nombreux rebondissements, et des personnages un peu caricaturaux. A nouveau, on retrouve en toile de fond cette Allemagne, qui s’enfonce dans l’horreur. Sauf qu’en 1938, on n’a plus le choix : on suit le pouvoir en place ou bien on meurt. C’est une description d’un royaume de la terreur, et même si j’ai pensé que l’on nous a décrit tout ça depuis, ce roman continue à nous montrer l’Allemagne de l’intérieur, et Bernie Gunther est un témoin fort agréable à suivre, avec une fin horrible et inéluctable, qui fait de ce roman plus qu’une recherche d’un tueur en série.

 

Un requiem allemand :

Trilogie berlinoise1947, dans un Berlin en ruine. La ville est occupée par les troupes alliées et russes. Les gens meurent de faim, s’adonnant au marché noir pour survivre. Gunther est revenu de la guerre, et a repris son métier de détective privé. Il est marié et soupçonne sa femme de se prostituer pour ramener à manger. Un officier russe fait appel à lui pour sauver de la mort un ancien camarade de la Kripo qui est accusé d’avoir tué un Américain, enfermé à Vienne. Il ne peut refuser la somme de 5000 dollars mise en jeu, et va être en contact avec les différentes zones d’influence qui se battent sur ce champ de ruine qu’est Vienne.

Gunther a vieilli, il a tout connu et sa désinvolture fait place à une sombre amertume. Il se bat pour sa survie et son couple. Comme dans les deux aventures précédentes, la documentation historique est précise et impressionnante. Les luttes pour le pouvoir font rage, les espions se battent contre l’armée, les Américains contre les Russes. Le cynisme de Gunther fait mouche à tous les coups dans cette situation où les grandes puissances se moquent des gens. C’est un épisode bien plus noir, bien plus politique que les autres, avec moins d’humour aussi. Mais avec un titre pareil, à quoi peut-on s’attendre d’autre ?

 

La trilogie :

En conclusion, il faut lire ces trois romans, tant ils nous plongent dans l’Allemagne de l’époque avec une précision et une justesse diabolique, tant ils démontrent comment on a construit le monde actuel. Les trois romans peuvent se lire indépendamment les uns des autres. L’ensemble est totalement cohérent, et l’idée d’avoir appliqué les codes du polar à cette époque sombre est fort judicieuse. On ne s’y ennuie jamais, et on vit, on respire, on souffre avec Gunther, même si son attitude est parfois fort mystérieuse. Gunther n’est pas un héros, juste un homme qui tente de franchir les obstacles pour survivre. C’est une trilogie qui m’a impressionné et confirmé que Philip Kerr est un grand auteur, et la trilogie berlinoise un incontournable de la littérature.

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 19:21

satoriVoici donc avec un peu beaucoup de retard le dernier roman de Don Winslow en date, à savoir Satori, un roman en l’hommage de Trevanian et reprenant le personnage de Nicholaï Hel que l’on retrouve dans Shibumi.

1952. Nicholaï Hel est russe d’origine, fils d’une aristocrate qui a fui les russes communistes pour Shanghai. Ayant perdu sa mère, il est élevé par Kishigawa, son père adoptif et spirituel. Alors que Kishigawa est emprisonné pour crimes de guerre et condamné à mort, Nicholaï décide de le tuer pour lui éviter cet affront. Nicholaï va donc passer trois années en prison pour ce crime, pendant lesquelles il va être torturé par Diamond, jusqu’à ce que les services secrets américains lui proposent un marché, via Haverford.

Il aura droit à de l’argent, une nouvelle identité et de nouveaux papiers s’il accepte de tuer Voroshenine, un Russe qui est influent auprès de Mao. Le but de cet assassinat pour les Américains est de créer la discorde entre les Russes et les Chinois, dans cette zone d’Asie du Sud-est qui ressemble de plus en plus à une poudrière.

Nicholaï est un expert en arts martiaux, parle plusieurs langues et peut se révéler un redoutable tueur. Il accepte la mission et se retrouve dans une propriété du pays basque, subit une transformation de son visage par chirurgie esthétique, et est formé par la sublime Solange à la finesse de la culture française. Nicholaï, qui tombe amoureux de Solange, trouve là une nouvelle motivation à réussir sa mission, et endosse l’identité de Michel Guerin, trafiquant d’armes français, qui doit vendre de l’armement pour les Vietminh.

Il ne faut pas attendre de ce roman un chef d’œuvre absolu, mêlant la situation politique de cette région du globe en mutation en 1952, avec une action constante et un héros universel. Ce roman est un très bon divertissement, avec un personnage principal qui se rapproche de tous ceux que l’on connaît bien, de James Bond à Largo Winch, un personnage invincible, tueur à gages au grand cœur, à la fois romantique et sans pitié.

Ce roman est à considérer à part dans l’œuvre de Don Winslow, car il faut, à mon avis, le voir comme un hommage à Trevanian, et Don Winslow se met au service de son histoire, adaptant son style (habituellement plus direct et efficace) à une forme plus romanesque que l’on trouve dans les grands romans d’aventure d’antan. Si certaines scènes sont à la limite de l’extravagance, voire irréalistes, cela se lit bien et avec beaucoup de plaisir.

Ce roman démontre surtout que Don Wnslow est un grand conteur, un érudit respectueux de l’auteur original et un passionné de la culture asiatique. Et surtout qu’il est probablement le meilleur styliste du polar à l’heure actuelle. Sa conclusion personnelle, en fin de roman, pleine d’humilité, force le respect. Et même si ce roman n’est pas celui que je préfère de Don Winslow (lisez La griffe du chien ou Savages), Satori s’avère être un très bon divertissement qui fleure bon la nostalgie des grands roman d’aventure ou d’espionnage.

 

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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 18:13

De chacun selon sa haineAprès l’excellent Letal rock, j’étais curieux de lire le nouvel opus de Maurice Zytlicki. Avec une quatrième de couverture comme cela, cela ne pouvait qu’être alléchant, et cette lecture le fut à beaucoup d’égard.

De nos jours, entre Toulouse, Paris et Lyon. Deux corps sont retrouvés égorgés chez eux à Toulouse ; deux professeurs qui avaient une vie sans problèmes. Le capitaine Leïla Hilmi est chargée de l’enquête. Et les pistes ne mènent nulle part, jusqu’à un communiqué provenant d’un mystérieux groupuscule appelé le CLN ne vienne mettre le feu aux poudres.

Le CLN, ou Comité Louis Negrette, du nom d’un ouvrier plombier qui fut tabassé à mort alors qu’il venait réparer un dégât des eaux dans une cité, revendique la résistance contre l’invasion des non-français. Se positionnant comme une force de libération de la république, ses communications sont inspirées de tous les groupes opprimés que l’histoire a connus de l’Algérie à l’Indochine ou la Yougoslavie, et ses actes terroristes vont aller crescendo dans la violence.

Ces actes vont rompre le fragile équilibre de la société, et trouver des échos dramatiques aussi bien auprès des immigrés intégrés que des Français qui se sentent en danger. Le message porte d’autant mieux qu’il ne revendique aucun message extrémiste raciste, et qu’il veut rassembler ceux qui croient à la suprématie de la nation et de la République. Quoi de mieux pour fédérer que de demander une réaction du peuple devant une invasion ? Le pays va alors sombrer dans le chaos.

Si vous ne connaissez pas Maurice Zytnicki, autant que vous sachiez que le personnage de flic est au centre de la trame, mais que Leïla est en fait un personnage secondaire. Comme dans Letal Rock, la place est laissée au CLN et à ses membres actifs, tous affublés de noms de code allant de Marsouin à Melchior en passant par Clémentine ou José Luis. Ils sont tous d’origine sociale différente, mais ont tous un idéal commun, cette idéologie d’opprimés, qui va mener au chaos.

J’aurais tant aimé donner un coup de cœur à ce roman, tant il y a des scènes tout bonnement hallucinantes, telles les scènes d’après attentats où, sans faire d’esbroufe, on découvre les lieux balayés par les idées destructrices de ce petit comité, ou bien les luttes intestines entre les membres qui cherchent qui à monter dans la hiérarchie, qui à se faire bien voir du chef. La psychologie des personnages est redoutablement bien fouillée, même si parfois, je l’ai trouvée un peu trop descriptive.

Ou encore, je peux citer ces scènes de discussion entre Leïla Hilmi, d’origine turque, et son père sur l’intégration des étrangers. Leïla croit à l’impossible, juste parce qu’elle a des amis français, qu’elle fait partie de la police, qu’elle se sent bien dans ce pays. Son père, lui, a perdu ses illusions, sans pour autant faire de manifestation ; il sait que quoi qu’il fasse, il ne sera jamais accepté, il ne sera jamais français. J’ai trouvé ces scènes poignantes, incroyablement et émotionnellement fortes.

Le seul bémol, ce sont ces scènes de discussion ou de négociation entre les membres du CLN pour savoir quelle cible ils vont prendre, ou comment ils vont s’y prendre, qui m’ont paru longues. Et puis, le CLN étant organisé en branches indépendantes, la branche parisienne est en concurrence avec celle de Lyon. Mais on ne voit jamais les gens de Lyon apparaître dans le roman.

Ce sont de petits détails qui ne gênent pas la lecture mais qui font que ce roman n’est qu’un très bon polar, alors que j’aurais aimé plus. Cette peinture de la société, où les dirigeants tirent sur une corde déjà tendue à l’extrême, se révèle être une bonne réflexion en même temps qu’un cauchemar. Et en refermant le livre, on regarde cet édifice s’écrouler, que l’on a mis tant d’années à construire.

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Published by Pierre faverolle - dans 2012
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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 12:38

Ange-noir.jpgDepuis le temps que je dois lire un livre de John Connoly … eh bien … ce n’est pas moi qui l’ai lu. Voici donc un nouvel invité sur Black Novel, et pas n’importe quel invité. J’ai nommé Jean Dewilde. Rencontré, comme sa compatriote Foumette, sur un site dit social, ce jeune homme (ça va lui faire plaisir) dit ce qu’il a sur le cœur. Quand il aime, il sait le dire et bien. Quand il n’aime pas, il le dit aussi et avec des arguments de poids !

Bref, une grande gueule ? Pas du tout ! Bien que nous ne nous soyons pas encore rencontrés, je suis sûr que l’on s’entendrait bien … autour d’une bière belge bien sûr. Car c’est quelqu’un qui adore la littérature noire, qui adore en parler et qui adore la faire partager. Lui aussi, je le pousse à ouvrir son blog, car il m’épate quand il nous parle de ses lectures.

Pour ce roman ci, il n’a pas aimé. De grâce, lisez jusqu’au bout, et vous aurez envie de vous confronter à son avis, que vous trouverez généreux, je pense. Ma seule requête envers toi, Jean, c’est que j’aimerais que tu m’écrives un de tes avis dont tu as le secret sur un livre que tu as aimé. D’accord ? En attendant, voici la chronique de Jean:

Un ami polardeux m'a dit: "ce n'est pas le meilleur de Connolly". Je le crois sur parole. En réalité, la quatrième de couverture résume les deux cents premières pages du livre qui en compte près de six cents et le prologue donne le ton global de l'ouvrage.
Si la lecture du prologue ne vous botte pas, n'allez pas plus loin. Cette recommandation tout à fait subjective s'adresse à un lectorat peu friand de fantastique. Je me suis baladé avec grand plaisir jusqu'à la page 197 à laquelle débute le chapitre 8 qui débute comme suit: "La petite ville de Sedlec se trouve à une cinquantaine de kilomètres de Prague. Rebuté par des faubourgs mornes, le voyageur sans curiosité ne daignera peut-être pas y faire halte...".

Choc et choix: soit je refermais le livre sans autre forme de procès, soit je me plongeais dans l'histoire du Royaume de Bohême en plein Moyen Age. J'ai accepté le défi à mon corps consentant.

Ange noirJ'ai pris soin de vérifier la véracité de ce qui m'était conté; je me suis familiarisé avec un vocabulaire qui ne fait pas partie de mon patrimoine verbal quotidien (ossuaire, ostensoir, brigantine, tassette, église conventuelle...) et je me suis intéressé de près aux frères lais, aux guerres hussites, au livre d'Enoch, aux anges déchus, aux Croyants.

Bien m'en prit car si vous escamotez ces pans d'histoire, vous ne comprendrez plus grand-chose à l'intrigue. Il est entendu que Connolly ne les a pas écrits pour le seul plaisir d'allonger son ouvrage. Ils ont tous leur raison d'être.

Pléthore de personnages brossés grossièrement. Renoncez à vous identifier à l'un deux, à éprouver sympathie ou révulsion pour un autre, c'est hors de propos à moins de lire sous l'influence de psychotropes ou avoir des penchants pour les moines cisterciens.
Dans les remerciements adressés par l'auteur, j'ai extrait: "l'arrière-plan historique de ce roman est fondé pour l'essentiel sur des faits et les monastères mentionnés existent bel et bien. En particulier, l'ossuaire de Sedlec est très proche de celui que je décris dans le livre, même s'il est beaucoup plus impressionnant. Les lecteurs intéressés peuvent en faire une visite virtuelle en consultant mon site web ( http://www.facebook.com/l/wAQHgjof7AQFpCweYSW5finL7_XJIdQxgmEqVMcQyqiV_gw/www.johnconnolly.co.uk). Cela étant, si vous avez la chance de vous trouver en république tchèque, Sedlec mérite vraiment la visite".

Pour celles et ceux qui ont une soudaine envie de faire un minitrip, voilà une destination inattendue et pleine d'attraits.

Pour ma part, le cocktail fait d'un gros doigt d'enquête policière classique, d'une louche de fantastique et d'un chaudron d'ésotérisme est particulièrement indigeste; l'intrigue perd de son épaisseur, s'effiloche et se désagrège au fil des pages. Les personnages, eux, peinent à tenir la distance.

Je serais de mauvaise foi en omettant de dire que l'écriture de Connolly est très agréable, il excelle dans des descriptions de lieux que j'ai relus tant c'était bien écrit; il me semble moins percutant dans les dialogues, du moins ceux-ci sont de qualité inégale.
Grand coup de chapeau au traducteur, Jacques Martinache.

Connolly est incontestablement maître pour créer une atmosphère glauque, oppressante, anxiogène. Il m'a mis très mal à l'aise à certains moments.

Si un jour mes pas me conduisent en Bohême, nul doute, je visiterai l'ossuaire de Sedlec en pensant à cet auteur talentueux et ambitieux, deux qualités que je lui reconnais spontanément.

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