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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 17:39

Je continue mon petit voyage dans le wagon de la littérature blanche, dans le cadre du meilleur roman français de www.confidentielles.com avec deux romans qui ont beaucoup de choses en commun, dont les personnages principaux qui sont des enfants ou des adolescents.

Vous prendrez bien une tasse de thé ? de  Claude Keller (Plon)

Vous-prendrez-bien-une-tasse-de-the.jpg4ème de couverture : Les beaux quartiers de Lyon, immeubles de pierre de taille, appartements sombres où l’on rencontre des choses bizarres, des familles à secrets : Francine Kennedy, une gentille grand-mère qui peine à refréner ses pulsions meurtrières ; Isabelle Vital-Ronget, la dame catéchiste qui entretient une liaison clandestine ; Aurélie, seize ans, qui couche avec Etienne de la Salle, l’écrivain raté du grenier ; et Marie-Cécile, la mère d’Aurélie, qui ignore tant de choses.

Et puis, cachés quelque part, il y a ces deux amoureux en rupture de ban. Fille de psy, Dora, quinze ans, vient de fuguer sur un coup de tête. Enfant de personne, Ben est un petit voyou qui croit en l’impossible. Ils s’aiment mais autour d’eux le monde s’agite férocement et les bouscule.

Mon avis : Si les deux personnages principaux sont bien Dora et Ben, ils sont entourés d’une pléiade de caractères tous aussi vivants les uns que les autres. Et si Claude Keller nous donne l’impression d’une intrigue un peu décousue, elle s’avère vite débridée et anarchique, à l’image du bordel (excusez la grossièreté) qu’ils vont mettre dans un petit immeuble de la rue d’Auvergne. Le livre pourrait perdre le lecteur, mais le plaisir de la lecture est au rendez vous avec un style sautillant, léger et débridé, fait de petite phrases, de mots et de bons mots qui donnent le sourire. Car finalement, le but n’est pas de passer un message, mais bien de divertir. Et en l’occurrence, la mission est remplie.

 

Au pays des kangourous de Gilles Paris (Don Quichotte)

Au-pays-des-kangourous.jpg4ème de couverture : « Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout replié sur lui-même. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa. »

Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. En fait, le couple n’en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l’accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d’affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets, que les couloirs trop blancs de l’hôpital font paraître irréelle et qui semble pourtant résolue à lui offrir son aide. Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité que l’on croyait indicible.

Mon avis : Ce roman est une vraie découverte pour moi, un roman empli de tendresse qui va rejoindre les livres dont je relis souvent des passages. Le parti-pris de l’auteur est de raconter par la voix de Simon sa vie alors que son père subit une dépression. Gilles Paris utilise le vocabulaire d’un enfant de 9 ans, et surtout, face aux petits moments de la vie quotidienne, nous glisse sa logique. Le coup de force de l’auteur, c’est bien de tenir la distance, d’en faire un roman passionnant au long duquel on rit, on sourit, et surtout on fond d’amour pour ce gamin. C’est un roman rempli de tendresse, d’humour, d’optimisme, pour lequel on peut que craquer. N’hésitez plus, lisez ce roman qui est une vraie réussite.

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 18:19

Couleur champagneDans le cadre de l’élection du meilleur polar français du site Confidentielles.com, dont j’ai la chance de faire partie, voici un roman aux allures de chroniques familiales avec une enquête qui s’étale sur plusieurs dizaines d’années.

En 1851, Eugène Mercier, un jeune garçon de treize ans, va voir sa vie chamboulée en quelques  semaines. Alors qu’il a de plus en plus de mal avec son statut de fils naturel, puisqu’il est élevé par sa mère seule. Ses deux meilleurs amis vont le quitter, Paul va aller au collège de Reims et Antonin va devenir apprenti chez son père. Le dernier jour de classe, Eugène et Paul apprennent la mort d’Antonin, qui ne s’est jamais remis du cholera qu’il a contracté durant l’hiver.

Une nuit, le père de Paul est retrouvé assassiné dans son bureau. Lors d’un repas de famille auquel Eugène est convié, Paul est accusé par son frère Pierre d’avoir tué leur père. Leur mère répudie alors Paul et l’envoie chez leur oncle aux Etats-Unis. Eugène, à cause de cet exil, va se retrouver seul et commencer son journal intime. Eugène va se fixer trois objectifs dans sa vie : démocratiser le champagne, trouver le tueur du père de Paul et découvrir l’identité de son véritable père.

1970, Mary Robinson apprend que le corps de son père, disparu depuis plus de 30 ans, a été retrouvé dans les caves Mercier. Il a été assassiné, la nuque brisée. Il y a 30 ans, elle l’avait attendu le jour de son anniversaire, car il lui avait promis un voyage en dirigeable. Cette cicatrice est toujours ouverte pour Mary qui va essayer de découvrir qui l’a tué et ses relations avec la France et le champagne.

Passons sur ce qui m’énerve un peu : la mention Best seller sur la couverture a tendance à me hérisser le poil. Afficher ce que les gens doivent acheter, ça a tendance à me rebuter. Donc, j’ai commencé la lecture avec des aprioris négatifs, puis je me suis laissé prendre par le style fluide l’auteur et par sa construction à la fois ingénieuse et non linéaire.

C’est donc un roman que j’ai pris plaisir à parcourir, car Lorraine Fouchet privilégie ses personnages, et nous immerge par de petits détails qui nous immergent dans les différentes époques. Elle aurait pu nous asséner de longues descriptions, elle a préféré faire dans le léger, par petites touches, et cela donne d’autant plus de plaisir.

Dans ce roman, on va alterner entre l’enquête de Mary et ses découvertes sur des secrets de famille et le journal intime de Eugène Mercier. Les chapitres sur le journal intime, créé de toutes pièces par l’auteur deviennent tout simplement passionnants tant tout sonne vrai et juste. Et comme Eugène Mercier est un aïeul de l’auteur, le lecteur que je suis est admiratif devant l’hommage rendu envers une personne qui aura marqué à la fois sa famille mais aussi le monde entier. Cet ouvrage qui m’a fait passer un bon moment est tout de même à réserver aux adeptes de sagas familiales, et qui ne recherchent pas de suspense à outrance ou de mystères insolubles.

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 17:35

Krakoen nous a habitué cette année à savourer ses petits noirs. Ce sont des nouvelles d’une vingtaine de pages, à moins de 3 euros. Chacune de ces nouvelles est écrite par un auteur différent. La précédente livraison avait été dégustée là, voici donc les petits noirs de septembre, avec un petit arrière goût de cynisme.

 

Boarding, de Jean-Marc Demetz :

BoardingMidi, tu prendras l’avion et ce soir, tu revivoteras dans une autre ville d’un autre pays. Ne crois pas y trouver l’apaisement, fumier ! Même si tu as décidé d’enrayer ta série meurtrière, rien ne retirera de ta tête de fêlé les flash-back qui te tire-bouchonnent les méninges. Tu subiras jusqu’au trépas le racket des remords qui taraudent ton corps à en vomir.

Mon avis : Il ne fait pas bon s’appeler Dupont sur l’ile. Un tueur décide de les supprimer pour réparer une injustice. Si le sujet évité le thème de la vengeance, il est bigrement agréable à lire et se termine en apothéose avec une fin qui, personnellement m’a fait éclater de rire. Jean Marc Demetz est un auteur qu’il va falloir que je lise.

 

Chapeau, de Hervé Sard :

ChapeauCes soirs-là, il ne se faisait pas prier. Ses yeux brillaient du feu de ses excès. Du moins, c’est ce qu’on croyait. Il parlait, parlait, parlait encore avec sa drôle de voix. Un peu rauque, à cause du tabac. Envoûtante, étrange. La voix d’un homme qui en avait vu des choses, qui ne voulait pas oublier. À qui cela faisait du bien de ressasser le passé. Alors il racontait l’histoire de Mistinguett, vedette d’un soir d’un bal du 14 juillet.

Mon avis : Outre que j’ai rencontré plusieurs fois Hervé Sard dans les salons polar, outre le fait que j’ai adoré son Crépuscule des gueux, je dois avoué que je retrouve dans cette nouvelle tout ce que j’ai aimé : cette nouvelle est emplie d’humanisme, d’amour pour ses personnages, et si le sujet est noir, l’ambiance des petits bars où des gens qui ne se connaissent pas finissent par se fréquenter est remarquablement rendue, et l’histoire en ressort grandie par l’émotion qu’elle donne.

 

Lucille, de Franck Membribe :

LucilleA cet instant j’ai empoigné un extincteur. Un acte réflexe. Le bruit des fixations arrachées au mur a fait sursauter le colosse. J’ai lu l’effet de surprise dans ses yeux juste avant de lui éclater la gueule avec le réservoir. Il est tombé raide. Je n’ai jamais cogné aussi fort de toute ma vie.

— C’est qui ce nase ? Putain, Lucille !

Mon avis : Comme le narrateur, je suis tombé amoureux de ses fantasmes, de Lucille, de ses airs vaporeux, alors que je ne la connaissais pas avtn de tourner la première page. Une nouvelle très forte par son évocation, et d’autant plus cruelle par sa fin.

 

Ligne 13, d’Antoine Blocier :

Ligne 13Céline se retourna, prit peur à nouveau. Ce malade la suivait. Vite, trouver un refuge, un lieu avec des gens, des flics… Heureusement elle savait courir et faufiler sa frêle silhouette avec agilité… Elle se retourna. Pas de taré à l’horizon. Ouf ! Son cœur s’apprêtait à jaillir de sa poitrine… « On se calme, ma fille, se dit-elle, on se calme. »

Mon avis : Cette nouvelle est la démonstration que le vendredi 13 porte chance, quoique … vous vous doutez bien que, dans le domaine du noir, ça se termine comme on n’aurait pas pu l’imaginer. Eh bien, ici, on ne sait pas comment cela va se finir, jusqu’à la dernière ligne. Une lecture jouissive.

 

Encubé, de Frédéric Prilleux :

EncubéUn homme joufflu coiffé d’une casquette marine contemplait avec dégoût l’un des cinq parallélépipèdes exposés exceptionnellement au premier étage de la maison du Bourreau. Les tableaux régionalistes de Mathurin Méheut avaient, pour un temps, cédé leur place aux dernières créations de MasH…

Mon avis : Sous ses airs d’histoire qui démarre dans tous les sens, la construction aboutit dans une scène d’apothéose, démontrant tout l’humour noir de l’auteur sans que le lecteur n’y trouve une explication claire. Il est à remarquer aussi le style très court, très efficace, et un talent remarquable de poser le bon mot au bon endroit.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 18:21

Bangkok noirAlors que les éditions Asphalte ont ouvert la voie des recueils de nouvelles centrées sur de grandes villes mondiales, les éditions GOPE complètent la collection avec ce Bangkok noir.

Autant en emporte l’Orient de John Burdett : Le narrateur, après avoir découvert le journal de l’oncle Walter, sorte de brebis galeuse de la famille, va s’installer en Thaïlande et découvrir les légendes spirituelles de ce pays.

L’inspecteur Zhang et le meurtre du gangster thaï de Staphen Leather : L’inspecteur Zhang et le sergent Lee de la police de Singapour vont en Thaïlande pour ramener un prisonnier. A l’atterrissage, un passager est mort assassiné. Vraisemblablement, il a été tué un quart d’heure avant l’arrêt de l’appareil. L’inspecteur Zhang va devoir résoudre ce mystère.

Mille et une nuit de Pico Iyer : après la perte de sa femme, le narrateur va quitter l’Angleterre, et se rendre en Thaïlande. Il va se perdre dans le Bangkok nocturne, pour mieux se retrouver.

Crâne-coupé de Colin Cotterill : Samart Wichaiwong est plus connu sous le nom de professeur Wong. Sa profession de devin a fait sa renommée. La police va lui demander de l’aide dans une affaire qui va lui rappeler son statut de charlatan

Dauphins SA de Christopher G.Moore : Entre réalité et jeux vidéo virtuels, Chinapat, un jeune Thaïlandais au crane rasé joue au tueur à gages et est engagé pour assassiné Tanaka, une activiste qui lutte contre le massacre des dauphins par les Japonais.

Une femme libérée de Tew Bunnag : Phi Nok, un jeune homme rencontre son amie Nong Maew, jeune femme entretenue par un riche industriel, Khun Taworn. Dans un centre commercial, ils se croisent sur un escalator, et Phi Nok reconnait en l’industriel son ancien amour, qu’il avait rencontré dans un bar.

Hansum man de Timothy Hallinan : Un ancien du Vietnam s’exilé à Bangkok. Un matin, mal réveillé, il part à la recherche de la femme avec qui il vit, Jah. Mais il ne fait pas bon se perdre dans les bas-fonds de Bangkok.

Le jour s’est levé de Alex Kerr : Un jeune homme est assassiné, poignardé dans le métro aérien de Bangkok. Le narrateur, journaliste pour un quotidien new-yorkais, reçoit un appel de son rédacteur en chef : il a 24 heures pour enquêter sur cette affaire que la police a bâclée sans trouver le coupable.

La mort d’une légende de Dean Barrett : Deux tueurs à gages, un ancien et un débutant, se retrouvent dans l’appartement de leur future victime, la légende inégalée des assassins, le plus connu des tueurs. Un huis clos amusant et plein de rebondissements.

L’épée de Vasit Dejkunjorn : Vie et mort d’un inspecteur corrompu

Bras de fer autour d’une glacière de Eric Stone : Comment un journaliste économique, qui a l’habitude de manger sa soupe de poisson auprès d’une vendeuse ambulante, assiste à la résolution du vol de sa glacière contenant son poisson de façon tout à fait non violente.

Canicule mortelle de Collin Piprell : La journée de Chaï, un tueur, permet de décrire la vie des Thaïlandais de l’intérieur.

Ce recueil de nouvelles montre un certain nombre de facettes de cette ville de Thailande, entre ombre et lumière, entre réalité et cauchemar, entre sentiments et virtualité. Chaque nouvelle comporte sa propre identité, allant de la poésie pure à l’enquête policière classique à la façon de la Grande Mme Agatha Christie. C’est surtout la spiritualité, les croyances, les esprits omniprésents qui donnent à ce roman ce charme si discret et cette tonalité typiquement asiatique. Et même si comme dans tout recueil de nouvelles, le lecteur aura ses préférées, ne ratez en aucun cas les nouvelles de John Burdett, de Pico Iyer, de Eric Stone. Ainsi que la cruauté de l’auteur thaïlandais Tew Bunnag.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 17:49

Chamamé« Ils ne commencent jamais.

Ils explosent.

D’un coup.

Ils sont comme ça, mes rêves. »

Ainsi parle Perro, un jeune délinquant complètement déjanté. Encore qu’il y a pire dans le genre, à savoir son ami le pasteur Noé. Ils se sont rencontrés en prison, où ils se sont battus ensemble contre des paraguayens pour sauver leur peau. Depuis, ils sont inséparables, les meilleurs amis du monde : Perro le fou de la route, le dingue du volant et Le Pasteur Noé chargé de porter la bonne parole ensanglantée.

« J’ai fini par me faire tatouer un truc qui me rappelait ma première copine. Celle qui m’avait fait prendre conscienceque je ne faisais pas et ne ferais jamais partie du camp des gentils. »

A travers leur périple, dans un environnement toujours plus violent et sans limites, Ils envisagent le kidnapping comme potentielle source de revenus. Ils prennent donc la fille d’un ingénieur américain et demandent une rançon. Lors de la remise de l’argent, Perro se retrouve trahi et piégé par son ami de toujours, et enfermé en prison pour kidnapping et meurtre. Libéré par le pasteur Noé, il va le poursuivre pour se venger. Car il doit suivre les 10 commandements de la corporation :

« Tu ne trahiras pas.

Tu n’abandonneras pas ton partenaire après un coup qui aurait mal tourné.

Tu ne coucheras pas avec sa sœur.

Tu veilleras sur sa famille.

Tu exploseras le ou les flics qui ont causé sa perte.

Tu choperas le fric et tu feras jamais dans ton froc.

Tu baiseras bien profond ceux qui ont du pognon, jamais ceux qui n’en ont pas.

Tu ne feras pas de bruit.

Lorsque tu auras la maille, alors tu pourras te reposer.

Et quand ce sera ton tour de danser avec la plus moche, Guns N’Roses … tu seras aveugle et sourd-muet, comme dans la chanson de Shakira. »

Si Perro et Noé occupent le premier plan, leur périple va permettre de rencontrer une belle pléiade de personnages, tous plus ou moins cinglés et certains flics qui eux sont destinés à mourir, et plutôt rapidement. Pour vous imager un peu plus, Perro est un tueur avec des tendances romantiques par moments mais d’un caractère violent, très violent. Noé est un illuminé qui ressemble à un bulldozer dont le réservoir serait rempli d’amphétamines, et qui fait tomber tous les obstacles qu’il trouve en face de son objectif, à savoir batir une paroisse.

Ceux qui ont lu Golgotha vont en avoir pour leur argent. Accrochez vous, car Chamamé va encore plus loin. Et comme Chamamé a été écrit avant Golgotha, on peut se dire que Chamamé est la version décomplexée de Golgotha ou que le deuxième est la version assagie du premier. Car, si l’histoire est classique, nous avons là un livre noir, à la limite du cauchemar, dont on n’est pas près d’oublier ses phrases assassines, tranchées, coupées au couteau ou à la machette.

Il ne faut pas y chercher de message, dans ce road book, cette course poursuite, mais une volonté de faire vivre des personnages et des décors, en suivant scrupuleusement une intrigue très savamment tissée. Car le roman n’est pas linéaire, allant de digressions en souvenirs, de rêves en scènes hallucinantes et hallucinées. Tous les ingrédients sont fort bien intégrés sous la forme d’un polar dont on pourrait dire qu’il est un hommage au hard- boiled américain.

C’est aussi un roman imprégné de culture populaire, aussi bien américaine qu’argentine, faisant référence aux séries télévisées (le scenario fait penser à Shérif, fais moi peur la série navettissime des années 80) ou aux musiques (tout au long du roman on trouve des extraits de paroles) ou au cinéma (avec des phrases issues de Dirty Harry par exemple). C’est définitivement une constante chez cet auteur de revendiquer la culture des années 80.

Attendez vous à un rythme effréné, un roman écrit sous amphétamines, avec des dialogues savoureux, et des scènes très visuelles dans un style très cinématographique : pas de descriptions longues mais juste des petits détails pour donner un ton, une ambiance. Les phrases sont courtes, parfois hachées. Et la faculté de trouver les mots justes, les petits détails dans le décor, la petite touche d’un habillement font penser à un scenario de film. Et quel pied ce serait, de voir ce roman sur grand écran.

Sur la quatrième de couverture, il est dit qu’on y trouve des « scènes de bagarres d’anthologie dignes des films de Tarantino ». Effectivement, on ne peut penser qu’à Pulp Fiction tout au long de cette lecture, sans que Leonardo Oyola ait copié ou pastiché le film. Et si on peut y voir un hommage au hard-boiled ou aux Pulp Fictions américains, il est clair que j’ai eu entre les mains un livre culte. Et nul doute qu’il va devenir culte pour vous aussi !

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 18:02

Et puis PauletteCe roman a été sélectionné dans la liste des romans pour Le meilleur roman français élu par le site Confidentielles.com, dont j’ai la chance de faire partie. Et même si ce n’est pas un thriller, ni même un polar, ce fut une lecture rafraichissante et optimiste.

Ferdinand est un retraité veuf qui vit à la campagne. Un soir, alors qu’il rentre en voiture chez lui, il manque d’écraser un chien. Il reconnait le chien de Marceline, une voisine à qui il n’a jamais adressé la parole. Il décide alors de le ramener. Arrivé chez Marceline, il la trouve inanimée sur son lit et ça sent le gaz. Il coupe alors le gaz et la ranime. Depuis qu’elle a perdu son chat, les souris mangent tout, même les tuyaux de gaz.

Marceline vit au village depuis six ans. C’est une femme modeste, discrète, originaire des pays de l’Est. Elle survit en vendant des fruits et des légumes au marché, qu’elle fait pousser dans son jardin.

Un soir, alors que Ludovic et Lucien, les deux petits fils de Ferdinand ont rejoint leur grand-père à vélo pendant que leurs parents s’occupaient d’un banquet, une tempête éclate. Le toit de Marceline rend l’âme, et les enfants proposent à Ferdinand de l’héberger. Après quelques hésitations, Marceline emménage. Puis, d’autres vont arriver chez ce paisible retraité dont la vie va être quelque peu chamboulée.

C'est un roman bien sympathique. C’est plus un roman campagnard, social et simple. Barbara Constantine, au travers d’une histoire simple d’un retraité qui vit sa petite vie tranquille, nous montre la vie simple des gens simples, les petits tracas quotidiens, les gros soucis du jour, les satisfactions qui donnent le sourire, les conflits entre générations qui n’engendrent pas de séquelles.

Je dois dire que le style de l’auteur est pour beaucoup dans le charme de ce roman, fait de petites phrases, de petites touches, comme on brosse une toile de peinture. Et si l’histoire n’était pas narrée au présent, ce qui m’a parfois gêné, j’ai apprécié l’optimisme qui se dégage de l’ensemble, cette joie de vivre, ce miroir de nos vies encombrées de petits problèmes insolubles et sans importance.

Ce roman est une lecture fort agréable, fort sympathique, qui changent des thrillers emplis de tueurs en série et de policiers alcooliques. C’est surtout un livre profondément humain, voire humaniste, avec ce petit je ne sais quoi dans le style qui fait que l’on pousse la lecture jusqu’au bout juste pour le plaisir de se faire raconter une bonne histoire de chronique familiale et pour le plaisir des mots. Mais, ce n’est pas un livre à réserver à ceux qui veulent du polar.

 

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 18:13

Anges-de-New-York.jpgIl fallait bien que cela arrive : le voilà le roman de Roger Jon Ellory qui m’a déçu. Après le formidable Seul le silence, le très bon Vendetta et sa fin inattendue, le très bon Les Anonymes dont l’intrigue rappelait quelques passages peu glorieux des activités de la CIA, Les anges de New York nous plongent dans l’histoire de la police de New York, le NYPD ou New York Police Department et ses relations avec la mafia.

Dire que j’attends les romans de Roger Jon Ellory avec une impatience de gamin devant ses cadeaux de Noel est une évidence. Depuis Seul le silence, je trouve chez cet auteur un style hypnotique, allié à une profondeur psychologique de ses personnages qui fait que je suis emporté, emballé, pressé d’avancer dans ma lecture pour connaitre une fin que, rarement, j’arrive à deviner.

Et dans Les anges de New York, pas besoin d’attendre la fin pour m’apercevoir que la recette ne fonctionne pas. Dès le début, la présentation du personnage est banale, balourde, trop évidente, pleine de clichés (d’aucuns diraient des poncifs). Frank Parish est inspecteur au NYPD, malheureux en ménage car divorcé, alcoolique, écrasé par la réputation sans taches de son père, idole du NYPD dans les années 70.

Evidemment, il est malaimé de ses compatriotes, son dernier partenaire étant d’ailleurs mort en mission. Alors, son chef l’envoie chez une psychologue, Marie Griffin, qui va lui demander de parler de son père. Là, le lecteur que je suis se pose la question : alors qu’elle doit comprendre pourquoi il est agressif (et les dialogues sonnent faux comme j’en lis rarement !), pourquoi décide-t-elle de s’intéresser au père de Frank ?

Evidemment, il y a une affaire. Danny Lange, un de ses indics se tue chez lui. En enquêtant, Frank découvre que la sœur de Danny, Rebecca a été étranglée. Elle a eu un rapport sexuel mais n’a pas été violée et a des ongles impeccablement vernis. En poursuivant ses investigations, Frank découvre un autre meurtre identique, celui de Karen Pulaski. Il se persuade qu’un tueur en série est à l’action, et, affublé d’un nouveau partenaire, Jimmy Radick, va poursuivre son idée jusqu’au bout.

Le roman présente donc une alternance entre l’enquête sur les meurtres de jeunes filles et les entrevues de Frank avec sa psychologue. Et si l’enquête est bien faite, mais manque d’envolées par rapport à ce que Ellory nous a montré et démontré auparavant, les dialogues avec la psychologue sonnent redoutablement faux. D’une fausse agressivité en passant par une démonstration de la connaissance historique de la vérité sur Les Anges de New York, j’ai vraiment eu l’impression que l’auteur voulait justifier ses recherches historiques à la façon d’un cours magistral d’un professeur d’histoire, et que les deux parties n’avaient pas de relation et n’apportaient rien à la psychologie du personnage principal.

Et si, petit à petit, Ellory arrive encore à m’emporter dans certaines scènes, certains dialogues, le mal est fait. J’ai réussi à voir des ficelles trop grosses, à identifier des savoir-faire trop évidents. N’y voyez pas dans cet article une attaque en règle contre Roger Jon Ellory, mais plutôt celui d’un fan de cet auteur déçu, qui se dit qu’un auteur ne peut être au top tout le temps, et que ce roman ne m’a pas emballé, car je n’y ai pas trouvé le lyrisme, les envolées qui m’ont bercé lors de ses précédents romans.

Alors oui, je suis déçu, très déçu, mais j’attends le prochain avec impatience pour ne pas rester sur une note négative, avec un auteur qui m’a fait passer tant de bons moments par le passé. Allez, M.Ellory, à la prochaine ! Pour moi, Les anges de New York n’iront pas dans mon paradis. A la place, il vaut mieux lire Le dernier baiser de James Crumley, il n'y a pas photo.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 18:07

Non-stop.jpgDire que je voulais lire ce roman, qui a fait un grand tapage lors de la sortie, est un euphémisme. C’est Dup de Bookenstock qui avait attiré mon attention sur Non stop de Frédéric Mars, et j’ai même gagné ce roman lors d’un jeu organisé par leur blog. Si j’ai mis un peu de temps à le lire, c’est plus par manque de temps que par manque d’envie. Car ce roman a comblé mes envies et mes attentes. Attention ! roman d’action au programme.

Dimanche 9 septembre 2012, Manhattan, New York City. John Artwood est un homme comme les autres. Ce matin là, il va au travail … cela fait des années qu’il commercialise des verres sécurisés. Dans sa boite aux lettres, il récupère une enveloppe kraft qui lui est destinée. Il compte les pas jusqu’au quai du métro : 602 pas exactement. Il descend à la station de Union Square. Au moment où il s’arrête sur le quai, John Artwood explose.

Dans la station, Sam Pollack du New York Police Department. Il va se sortir indemne de cet attentat, mais étant aux premières loges, il va être impliqué dans l’enquête. Liz McGeary va insister sur ce point. Car ils se connaissent bien, pour avoir travaillé ensemble lors d’une précédente enquête. Liz fait partie du Department of Homeland Security, ce service chargé de la sécurité intérieure, créé après le 11 septembre. Bientôt, d’autres explosions similaires apparaissent, un peu partout dans le pays.

Si au début, le gouvernement pense à des explosions accidentelles, le nombre croissant de victimes les force à envisager des attentats terroristes. Tous les services de l’état américain sont mobilisés contre cette attaque sans précédent. Rapidement, ils vont se rendre compte que les personnes qui explosent ont été munies de pacemakers et qu’elles sont en fait des victimes qui ne doivent jamais s’arrêter de marcher sous peine d’exploser.

Ce roman fait clairement penser à 24 heures chrono, la série mettant en scène Jack Bauer. Et c’est clairement un hommage à cette série, mais aussi une illustration comme quoi un roman peut être aussi passionnant qu’une série télévisée, avec moins de violence. Car cette intrigue va à 100 à l’heure, avec une menace constante et une enquête passionnante. Les similitudes sont nombreuses : tous les services de l’état sont représentés, les personnages innombrables sans que l’on soit perdu, les personnages vivants et attachants.

Frederic Mars a rajouté des effets de style, que l’on pourra déplorer car ils ne sont pas forcément utiles, mais donnent l’impression d’être immergés dans cette intrigue. On a vraiment l’impression de voir un écran de télévision séparé en quatre où les protagonistes luttent contre une menace invisible qui peut les frapper à n’importe quel instant et en n’importe quel endroit.

Tous les ingrédients sont là, de l’action pure à l’enquête classique, sans oublier les passages affectifs qui touchent nos héros. C’est vraiment de la belle ouvrage, à laquelle on ajoutera une documentation impressionnante, aussi bien sur les services de sécurité américains que les situations géopolitiques du Moyen Orient. N’y cherchez pas de message, ou une quelconque dénonciation. Fréderic Mars nous a concocté là un pur roman d’action, du vrai divertissement, et ça marche bien, du début à la fin. Une très bonne lecture.

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 17:57

Nuit de GeronimoDe Dominique Sylvain, j’avais adoré Guerre Sale. La sélection pour Meilleurpolar.com de La nuit de Geronimo est l’occasion de découvrir un autre de ses personnages récurrents, à savoir Louise Morvan.

Philippine Domeniac, médecin légiste à Paris, s’installe dans le village familial alors qu’apparaissent des messages quotidiens par e-mail, illustrés par une photographie de son père Thierry : Geronimo n’a tué personne, Mais qui a tué Geronimo ? Elle décide de faire appel à Louise Morvan pour résoudre ce mystère concernant son père, génie de la génétique qui s’est suicidé 25 ans plus tôt.

Les suspects peuvent être n’importe qui, mais il faut regarder d’abord chez les habitants du village et en particulier les membres de la famille. Le grand-père, Jean-Pascal, psychiatre renommé, pourrait bien être à même de venger son fils chéri. Sa femme, atteinte d’une maladie mentale, semble hors du coup. Mais que dire de son garde malade Pierrick ? A moins qu’il ne faille chercher du coté de Hadrien, le frère cadet, riche homme d’affaires, ou de sa femme Judith, célèbre propriétaire d’une galerie d’art. Il y a enfin les cousins de Philippine, Stanislas propriétaire de média et Edouard avocat.

Une belle brochette en perspective, avec des secrets de famille et des amitiés et inimitiés qu’il va falloir démêler comme une pelote de laine. Finalement, le mystère va être plus sombre qu’une simple histoire de corbeau.

C’est mon premier épisode de Louise Morvan, et je me dois de rassurer les futurs lecteurs de ce roman, nul n’est besoin d’avoir lu les autres pour suivre cette enquête. Le début m’a fait penser à un roman d’Agatha Christie, avec des psychologies bien esquissées et des non-dits prometteurs de lourds secrets croustillants. Mais au milieu du bouquin, le ton devient plus noir, le thème plus sérieux et le sujet plus complexe voire plus compliqué.

Le personnage de Louise Morvan est tout de même un personnage hors norme, sorte de femme faite d’acier, avec des fissures affectives. Elle nous parait forte, protégée derrière une armure qu’elle s’est forgée, mais on la voit aussi fragile, à la merci d’un homme qui va la faire patienter et la faire craquer. Et les hommes qui craquent pour elle sont délaissés sur le paillasson comme des traces de boue.

Ce roman est à réserver aux amateurs de romans policiers, qui feront le pas vers le royaume du roman noir par la même occasion ; un mélange des genres qui n’est pas sans me déplaire, mais qui pourra en dérouter certains. Malgré cela , la narration est impeccable, les dialogues très bien construits et on ne peut qu’adhérer à ce très bon polar. Avec cette agréable impression que Dominique Sylvain nous aura mené par le bout du nez du début jusqu’à la fin.

 

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Published by Pierre faverolle - dans 2012
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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 18:03

Muraille de laveVoici donc le dernier roman en date de Arnaldur Indridason, et nous avons la chance d’avoir une livraison annuelle de très bon niveau, voire exceptionnelle. Après La rivière noire, qui était un bon roman policier centré sur Elinborg, c’est au tour de Sigurdur Oli d’être mis au centre de l’intrigue.

La vie privée de Sigurdur part en vrille. Son ménage avec Berthora est terminé, ils se sont séparés et cela semble irréversible. Sa mère, divorcée aussi, juge qu’il aurait pu mieux gérer sa vie, et son père doit passer sur la table d’opération pour sa prostate. Alors qu’il semble bringuebalé de droite et de gauche, sa vie professionnelle est menée avec rigueur. D’ailleurs, le roman s’ouvre sur une réunion d’anciens camarades de lycée. Tous ont formidablement réussi, dans le domaine des affaires ou de la finance, ont de superbes femmes, de superbes maisons, reviennent de superbes vacances. Cela fait tache d’huile avec le quotidien d’un policier.

Lors de cette réunion, un de ses amis Patrekur lui fait part que son beau frère Hermann pratique l’échangisme avec sa femme et qu’il fait l’objet d’un chantage de la part de la femme avec qui il a couché. Elle s’appelle Lina, vit avec son mari Ebby et pratique fréquemment l’échangisme. Patrekur demande à Sigurdur de raisonner Lina. Quand il arrive, celle-ci est mourante, agressée à coups de battes de base-ball. En parallèle, Andrès, un sans papier lui donne des indices qui pourraient l’aider à résoudre une affaire de pédophilie sur laquelle il a enquêtée jadis.

Après la rivière noire, je m’étais aperçu que le personnage de Erlendur me manquait cruellement. C’est donc avec une certaine appréhension que j’ai attaqué La muraille de lave, et je dois dire que ce roman est à classer dans les très bonnes enquêtes de la série. Car Arnaldur Indridason est un grand auteur de polar, et ce n’est une surprise pour personne si je vous dis que l’intrigue, je devrais dire les intrigues, est menée de main de maître.

Je me suis rappelé qu’en 2009, quand je lisais l’Homme du lac, j’avais souhaité qu’Indridason, qui avait fouillé le passé de son pays, nous donne son éclairage sur cette crise financière qui avait mis en faillite l’Islande avant qu’elle ne soit sauvée par le FMI. Tous mes espoirs, toutes mes espérances ont été grandement comblées par cet opus, et quel personnage mieux que Sigurdur Oli pouvait nous montrer tout cela.

Car Sigurdur Oli a fait ses études aux Etats Unis, il a adoré ce pays de la liberté, son libéralisme, avant de s’apercevoir que ce modèle de course effrénée vers l’argent et le profit immédiat était abject. Et c’est au travers d’un personnage pas forcément sympathique que Indridason nous assène ses quatre vérités. Sigurdur est un homme bourru, brut de décoffrage, direct, qui a des difficultés dans sa famille et sa vie personnelle car il ne sait pas communiquer ; il regrette sa femme quand elle l’a quitté.

Indridason nous fait aimer ce personnage, nous peint une société amorale dans laquelle il ne se reconnait pas. Et quand tout ce qui compte, c’est le fric à n’importe quel prix, alors les victimes sont nombreuses, et la moralité et le bon sens n’existent plus. Même la vie ne vaut plus rien. Ce roman, au-delà de ses enquêtes bien emberlificotées et emmêlées les unes dans les autres, est avant tout un acte d’humanisme, un plaidoyer à une société plus simple et plus saine. C’est un roman humain par un grand auteur.

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