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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 19:42

surhumain.jpg

Voici le premier d'une toute nouvelle collection Nuit Blanche de chez Plon. Et comme je l'ai vu dans un autre blog, j'ai décidé de donner la parole à une invitée, une folle des livres à qui j'ai prêté le livre pour qu'elle me dise ce qu'elle en a pensé. Elle dévore énormément de romans de la fantasy au fantastique en passant par les thrillers. C'est une collègue de travail, avec une voix chantante qui a une grande qualité : elle a toujours le sourire, et c'est bigrement important. Voici donc la prose de Suzie :


 Le parrain de la région nancéienne a décidé de se retirer en beauté. Pour éviter la mise en place d'un second empire, Béatrice Rapaic est envoyée dans le but de faire tomber le Parrain avant son départ et démanteler le réseau local. Mais, pas facile d'être infiltrée dans ce milieu surtout lorsqu'on est une femme flic, un peu paumée et  qu'on se sent en contradiction avec ses convictions.

Dans ce contexte assez changeant, malsain arrive celui qu'on n'attendait plus : Thomas Asano, un enfant du pays, venu enterrer sa mère et qui en veut au parrain et à certains des membres de son entourage, en quête de revanche ...

Au début, on ne sait pas trop où on tombe. On se retrouve projeté dans une histoire assez glauque, sans avertissement préalable. Et au fur et à mesure, on est comme happé par cette atmosphère décrite, par ces personnages et leur personnalité qui se dessinent par touches successives. C'est comme si on se retrouvait dans un tunnel et qu'on puisse voir une lumière tout au fond qui approche au fur et à mesure que l'on avance, que l'on court vers elle.

Ce livre se lit quasiment d'une seule traite tellement on veut savoir, sortir en pleine lumière. Le personnage de Béatrice est tout en contrastes. On a l'impression de voir un papillon essayer désespérément de sortir de sa chrysalide mais en rester prisonnier. Et le personnage d'Asano fait écho dans une certaine mesure à celui de Béatrice.

Personnages torturés et torturant, ce roman alliant flash-back et les événements en cours, vous hantera tant et si bien que vous ne le lâcherez pas avant la fin . Et là, vous vous direz : "déjà ?".

 

Je n'ai pas grand'chose à rajouter aux propos de Suzie, je l'ai lu aussi, j'ai eu aussi un peu de mal à rentrer dans l'histoire. Mais on se retrouve vite emporté grâce à de nombreux personnages fort bien décrits et pas aussi lisses qu'il n'y paraît. Thierry Brun a construit son roman comme une toile d'araignée, tissant un à un les fils pour mieux les détruire. C'est aussi l'histoire de deux écorchés, qui sont destinés à tomber. Plus qu'un polar d'ambiance, c'est un polar de personnages. Le seul reproche que je ferai, c'est qu'il m'a manqué un peu de sentiment dans le style. Un roman à découvrir, et un auteur à suivre, assurément.

Merci à Emmanuelle Allibert pour la découverte de cet auteur. Merci à Thierry Brun pour son message lors de l'article Quelques infos pour les mordus du noir et du thriller  

Un petit message à Suzie, pour finir : voilà, il ne te reste plus qu'à ouvrir ton blog.

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Published by Pierre faverolle - dans 2010
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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 18:49
raison du douteIl y a des auteurs que je suis, dont j'achète tous les livres les yeux fermés. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais il suffit d'un livre qui me marque pour que je sois fidèle. Carofiglio fait partie de ceux là. Auparavant édité chez Rivages, on m'avait prêté les 2 premiers titres (Témoin involontaire et Les yeux fermés) que j'avais lus aussitôt. C'est pour Les yeux fermés que j'avais eu un coup de foudre. Voici donc la nouvelle enquête de Guido Guerrieri.
Giodo Guerrieri est applelé à la prison de Bari pour défendre un prévenu appelé Fabio Paolicelli, dit Fabio Ray-Ban. Celui-ci a été condamné en première instance pour trafic de drogue. Lors d'un voyage de vacances avec sa femme et sa fille dans le Montenegro, il est arrêté avec 40 kilos de cocaine dans sa voiture. Son avocat, Maître Macri Corrado s'est présenté lui même à Fabio pour assurer sa défense mais il n'a pas fait grand'chose pour le défendre.
Mais Guido connaît Fabio. Quand il était plus jeune, Fabio et sa bande de fascistes avaient agressé Guido pour lui voler sa parka. Comme il avait refusé, Guido s'était fait tabassé dans la rue, dans l'ignorance générale des passants. Par la suite, Fabio avait été impliqué dans l'assassinat d'un communiste sans être inquiété. Quand il rencontre la femme de Fabio, Natsu Kawabata, d'origine japonaise, il prend la décision de défendre un homme qu'il souhaite du fond du coeur voir croupir en prison. Et l'enquête commence.
Pourquoi est-ce que j'aime cet auteur ? Je me suis posé cette question en écrivant cet article.
D'abord, il y a le personnage de Guido. Il a la quarantaine, est divorcé, aime les femmes la boxe et les livres. Ici, il est taraudé par l'envie d'avoir un enfant, mais sa dernière copine en date vient de partir un an pour les Etats Unis. Il a une excellente répartie, mais il a un problème : il ne dit pas toujours ce qu'il pense. Et c'est très bien fait par Carofiglio, car il ponctue ses dialogues de pensées qui souvent n'ont rien à voir avec ce que Guido répond. Et cela donne des passages truculents.
Car l'humour est omniprésent, soit directement car Guido est un personnage humain et foncièrement optimiste, malgré ce qui arrive dans sa vie privée, soit indirectement par des remarques ou des pensées qui sont parfois décalées par rapport à la situation.  Et d'ailleurs, Carofiglio fait partie de ces auteurs qui adorent leurs personnages. Cela se sent à la lecture et c'est pour cela que c'est aussi agréable à lire.
La qualité de l'intrigue est aussi un des arguments forts, mais il y a aussi une véritable autopsie de la justice italienne. Dans ce roman, le sujet est les doutes d'un avocat envers un personnage antipathique et le fait qu'on ne convoque pas un confrère avocat; ça ne se fait pas. Et si, en plus, on tombe amoureux de la femme de son client, cela devient compliqué à gérer.
Enfin, l'écriture est limpide, simple, tellement simple. Parfois, on a droit à des traits de poésie, comme souvent dans la littérature italienne. Mais là où Grisham met son style au service de son intrigue, Carofiglio met son style au service de ses personnages. C'est baeucoup plus prenant et psychologiquement bien plus passionnant.
J'espère vous avoir donné envie de lire Gianrico Carofiglio. Celui-ci n'est pas mon préféré, mais comme tous les bons auteurs, il vaut mieux les lire dans l'ordre en commençant par Témoin involontaire (fous rires garantis) puis Les Yeux fermés (Génial) pour finir par celui ci qui est très bon, avec son humour léger, nostalgique et désenchanté, un excellent portrait d'un quarantenaire en proie à ses doutes et ses cicatrices.
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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 20:11

Docteur à tuer

logotwitterQue d'éloges pour ce roman, aussi bien de ce côté ci de l'Atlantique qu'aux Etats Unis. Il a fait l'objet d'une publicité assez tentante et surtout les droits du livre ont été achetés par M.Leonardo Di Caprio. Bref, jusque là, rien ne me destinait à le lire. Ce qui m'a tenté c'est le sujet. 

Le Dr Peter Brown est interne dans le pire hôpital de Manhattan. Quand il était adolescent, ses grands parents ont été assassinés. Il n'a eu de cesse de connaître le nom des vrais coupables pour se venger. Il apprend alors que ce genre de meurtres peut être perpétré par des jeunes truands désirant montrer à la mafia qu'ils sont de "bons" tueurs et qu'ils peuvent servir de porte flingue.

Il entre alors à l'université et fait tout pour devenir l'ami de Adam Locano, parce que sa famille est dans la mafia. Il a été tellement bien reçu, qu'il considère cette famille comme la sienne. Alors, pour Noel, Mme Locano lui demande ce qu'il veut pour Noel et il répond : "La seule chose dont j'ai envie, c'est de savoir qui a tué mes grands-parents". De fait, il les retrouve et accomplit sa vengeance. Ce qui ne le réjouit guère.

 Lors d'une tournée de ses malades, il s'occupe d'un nouveau patient. Il s'appelle Eddy Squillante, il n’a plus que trois mois à vivre, il est inscrit sous un faux nom, ou un vrai. C'est difficile à dire, tout le monde vit sous des faux noms. Eddie reconnait en Peter Brown un implacable tueur de la mafia, que l'on appelait Griffe d’ours. Le docteur Brown est protégé et caché de la mafia pour avoir participé à l'arrêt de Locano. Eddy va se faire opérer. Le marché est simple, Peter doit tout faire pour que Eddy survive à son opération, sinon, la famille Locano sera au courant de l'endroit où il se cache. 

C'est à une aventure de docteur dopé aux amphétamines. Cela va à toute vitesse avec pour unique but de nous divertir. Il fait bon parfois lire un roman sans autre arrière pensée que de passer un bon moment. Eh bien, celui là fait partie des bonnes surprises. Le rythme est surtout donné par la construction, faite de chapitres courts, eux mêmes entrecoupés de "passages"., en alternant entre passé et présent  Et comme le roman abonde de dialogues, très bien faits au demeurant, ça se lit vite, grâce à l'humour omniprésent.

D'ailleurs, on comprend pourquoi Leonardo Di Caprio a acheté les droits de ce roman : le roman est en lui même un scénario, avec peu de descriptions et des situations faciles à filmer. Si l'on ajoute à cela une bonne dose d'humour, mais pas de l'humour intellectuel, plutôt de bonnes réparties et des situations comiques, on tient là un bouquin qui fait passer du bon moment. Et Josh arrive à tenir la distance et le rythme jusqu'à la fin.

Deux trois petites choses m'ont un peu géné. Tout d'abord, je suis embetté quand on présente un tueur sous un aspect sympathique. Ensuite, quelques incohérences (dont la fin un peu floklorique) dans le scénario, pardon, le roman, font qu'on se pose parfois des questions qu'on oublie bien vite. Enfin, les notes en bas de page pour rajouter une note d'humour à la narration fait ralentir le rythme (si on les lit, mais j'ai vite arrêté) et m'ont semblé inutile.

Bref, ce fut une lecture bien agréable, un bon scénario pour un futur film à grand succès. Pour ma part, j'imagine plus George Clooney dans le rôle principal que Leonardo. Mais c'est peut-être parce que je n'aime pas tellement Leonardo ! Alors, plutôt que d'attendre que le film sorte pour le lire, soyez en avance sur votre temps. Lisez le maintenant.

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11 avril 2010 7 11 /04 /avril /2010 19:49

histoire amour radioactiveVoici donc le nouveau Chainas, auteur français à part dans le paysage littéraire et dont je lis tous les ouvrages depuis le début. C’est donc le cinquième roman après Aime-moi Casanova, Versus, Anaesthesia et Six pieds sous les vivants, et c'est un coup de coeur.

Une affaire secoue la France : Des malades incurables au stade terminal sont retrouvés suicidés. A chaque fois, ils sont atteints d’un mal qui se rapprocherait d’un empoisonnement, ils quittent l’hôpital de leur plein gré et sont retrouvés morts d’une mort volontaire. Et ils ont tous rencontré une jeune femme pendant leur maladie, belle à mourir.

Seuls deux flics Javier et Plancher ne croient pas aux coïncidences. Javier est un vieux de la vieille, Plancher un petit jeune. Ils vont tomber fous amoureux l’un de l’autre. Et quand Plancher tombe à son tour malade, Javier va mener l’enquête pour sauver le souvenir de l’amour de sa vie.

Un autre personnage parcourt cette histoire. Il s’appelle DRH (humour?), travaille dans une multinationale dont le but est de préparer les plans de licenciement pour des entreprises. Lui aussi tombe malade, lui aussi rencontre la jeune femme, artiste, qui se prénomme Veronika. Lui aussi va découvrir la valeur de la vie, de sa vie.

Antoine Chainas démontre une nouvelle fois qu’il est un personnage à part. Sa vision de notre monde, de notre société est d’une noirceur rare.  Cette Histoire d’amour radioactive est moins glauque que ses précédents romans, mais cela reste du noir pur jus, dopé à l’adrénaline. J’ai fait preuve de tant de naiveté quand j’ai attaqué ce livre, j’ai cru qu’il allait écrire un roman d’amour situé dans le milieu policier. Mais Avec Chainas, cela ne peut pas être une histoire d’amour comme les autres. Certes, ils sont homosexuels, mais ils sont aussi adeptes d’expériences que j’appellerais jusqu’au boutistes. En cela, ce roman, comme les précédents n’est pas à mettre entre toutes les mains.

Tout sonne juste dans ce roman : le style est court, précis, concis. Les dialogues formidables, les personnages vivants, l’intrigue menée au cordeau, les chapitres courts pour donner une impression de vitesse, car c’est une course contre la montre, une course contre la mort. Et les sujets de réflexion abondent de la vie de cadres dont le métier est de virer des gens pour atteindre leur objectif à celle plus philosophe de l’amour, de la valeur de la vie, mais aussi du conformisme, de la vie bien rangée que nous avons tous car la société nous formate pour ne pas dévier du bon sens commun.

Et là où Antoine Chainas fait fort, c’est que tout au long du roman, il joue avec le lecteur, écrivant des passages désespérés sur l’amour qui, par sa magie et sa maitrise, ne sont pas mièvres, pas lourds mais simplement beaux. Chainas nous a écrit un livre sur la beauté de la vie dans un monde qui court à sa perte. C’est aussi un livre sur la perte, sur la douleur, sur l’art, sur l’homosexualité, sur … Chacun y trouveras son compte, même si beaucoup de sujets sont effleurés pour mieux laisser le lecteur dans ses pensées.

C’est un livre que j’ai dévoré, parce que j’adore Chainas, parce que j’adore le noir, parce que j’adore le style. Comme tous ses romans, je n’arrive pas à le comparer à quelqu’un et c’est tant mieux. Mais il faut être prêt à voyager en sa compagnie dans son monde, dans sa vision de notre monde. Antoine Chainas n’est pas un extrémiste, c’est un marginal qui marche sur la ligne jaune, tout le temps en équilibre. De toute évidence, ce roman, comme les autres, suscitera beaucoup de commentaires, positifs ou négatifs. De toute évidence, ce roman, comme les autres, ne passera pas inaperçu et ne laissera pas indifférent. Moi, j’adore !

En bonus, j'ai trouvé cet article sur Rue89.

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 19:54

KadogosJe continue mon périple Polar SNCF printemps 2010 avec le dernier Christian Roux. Cet auteur là n'est pas une découverte ; j’avais entre autres adoré La bannière était en noir dans la série Suite Noire. Mais kadogos m’a laissé dubitatif.

Marnie est une tueuse à gages d’un type un peu particulier. Elle exécute des contrats sur des malades en phase terminale , pour abréger leur souffrance, mais aussi pour se soigner … Cette fois-ci, elle doit abréger la vie du beau-père de Catherine Berman. Sauf que, après son méfait, le corps disparaît et que Catherine Berman est retrouvée assassinée et découpée en morceaux.

Eustache est inspecteur de police et est chargé de l’enquête sur la massacre. Il a la garde d’un enfant Tony, dont la mère a été aussi assassinée. Avec la pression de sa hiérarchie et les problèmes liés à l’éducation du petit, il se débat pour découvrir la vérité mais aussi protéger son petit.

Et puis, il y a les Kadogos, ces enfants de 8 à 15 ans, qui sont entraînés à faire la guerre, à devenir des enfants soldats. L’histoire de ce petit groupe de cinq jeunes noirs est parsemée tout au long du roman, jusqu’au dénouement final.

L’un des atouts de ce roman est sa construction. L’auteur nous propose de lire le livre tel qu’il l’a voulu, c’est une sorte de Director’s cut. Mais il nous propose aussi de pouvoir lire cette histoire de façon chronologique (en suivant la numérotation des chapitres, et de placer les chapitres liés aux personnages où on veut. Je trouve cela assez amusant, même si je l’ai suivi tel qu’il est présenté et que je n’ai pas essayé autre chose.

La deuxième qualité du roman, c’est le contexte qu’il nous décrit. Christian Roux nous montre le coté sombre de l’âme humaine. Plusieurs aspects sont décrits dans ce livre dont les Kadogos, et j’ai appris plein de choses. Je ne peux malheureusement pas vous dévoiler les autres sujets pour ne pas couper court au suspense du livre. Mais certaines révélations (si on peut dire) mériteraient d’être mis en avant sur la place publique.

Mais malgré la construction impeccable, malgré le style direct et très agréable, je suis un peu resté sur ma faim. J’ai trouvé que tout cela manquait d’émotion, que tout était esquissé, ébauché. La faute peut-être à la volonté de faire un roman court, comme un coup de poing. Du coup, les personnages paraissent superficiels. Et, malgré une histoire passionnante qui se lit très bien et très vite, on se dit qu’il aurait pu tirer de ce sujet un gros roman génial.

Alors, ce roman est à lire pour les sujets qu’il aborde, pour sa construction originale et pour son intrigue impeccablement menée. Et comme c’est un roman de poche (et donc qu’il ne coute pas cher), le plaisir est plus que rentable. Avec un arrière goût amer, parce que j'en attendais plus.

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4 avril 2010 7 04 /04 /avril /2010 14:15
logotwitter22 novembre 1963Encore un nouvel auteur, chouette ! Il faut dire que Sonatine ne m'a jamais déçu dans ses choix d'édition, avec écrivains ayant des styles dans des styles très différents. Alors voici le sujet de ce 22 novembre 1963 et ce que j'en pense.
La date du 22 novembre 1963 restera à jamais marqué dans les esprits comme étant le passage des Etats unis à l'age adulte. Avant, il y avait comme une insouciance, une assurance chez les Américains. Après, ce fut comme un coup de poing, comme un mauvais réveil. Ce jour-là, John Fitzgerald Kennedy était assassiné à Dallas. Et comme tout a été dit sur le sujet, ou presque, puisqu'on ne sait toujours pas (et on ne saura jamais) qui a perpétré ce crime, Adam Braver choisit de regarder à la loupe ces quelques jours à travers Jackie kennedy et quelques personnages qui ont entouré la première dame, pendant et après le drame.

On passera donc en revue Bobby Hagis, le fic motard membre de l'escorte à Dallas, Vernon O'Neal et Al Rike des pompes funèbres, Kenny O'Donnell conseiller du président défunt, Abe Zapruder un américain moyen qui a filmé la scène du crime ou bien le personnel de la Maison Blanche et en particulier Mlle Shaw qui s'occupe des enfants du couple Kennedy.

Dans ce roman apparemment basé sur beaucoup de petits faits réels, c’est le derrière du décor que Adam Braver nous fait visiter. Le personnage principal reste  Jackie Kennedy déjà fortement marquée par la perte de son enfant quelques mois après sa naissance. Elle a du mal à s’en remettre et c’est une femme abattue mais qui n’a pas le droit de le laisser transparaitre. Et on nous montre bien toute cette mécanique, car malgré tout ce qui se passe, the show must go on. Rien ne doit arrêter le gouvernement du pays.

Ensuite, d’une façon chronologique, Adam Braver choisit des personnages qui ont côtoyé de près ou de loin Jackie Kennedy. Les personnages sont très bien décrits, et l’auteur sait bien montrer les sentiments de tout un chacun envers le couple Kennedy avant et après le drame. Tous les personnages ont leur place dans le déroulement de ce drame, et la construction est très logique. Ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas de surprises, tout s’enchaine comme dans un film américain, les scènes se succédant les unes aux autres.

Ce qui m’a surpris, c’est surtout l’impression qui ressort de ce livre. Je pense que cela vient du style mais je n’ai pas réussi à y trouver d’artifices particuliers. Le livre n’est pas déprimant, ne nous plonge pas dans l’horreur, ne fait pas de démonstration de personnes bien ou mal. En fait, ce livre est triste. Certes, les événements ne sont pas gais, mais il en ressort une impression globale de tristesse immense, pas de deuil. Ce n’est pas un défaut du livre, c’est même plutôt une qualité d’avoir ce ton uniformément pesant (sur mon moral, je veux dire).

Au-delà de ces qualités, on peut se demander quelle est la finalité de ce roman. C’est la question qui m’a taraudé l’esprit après l’avoir fini. Car, en dehors d’un bel exercice de style pour les Américains nostalgiques ou pour les historiens spécialisés dans les années 60, l’intérêt d’un tel livre sauf la peinture de quelques personnages face à un événement international qui les dépasse. De plus, à parcourir ces différents personnages, il n’y en a pas un qui n’aime pas Kennedy. C’est un peu difficile à croire, et cela dessert le roman au global : ce qui devait être un roman historique pointilleux se révèle un hymne à la gloire de Jackie Kennedy.

Alors, avec le plaisir de parcourir ce livre, avec tous ces beaux portraits, si vous ètes un passionné des Kennedy et des années 60, n’hésitez plus, jetez vous sur ce livre.

Et un grand merci 0 Blog O Book pour la découverte de ce livre qui sortira le 8 avril.

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 20:22

Les visagesAlors, mais que vaut LE bouquin dont tout le monde parle en ce moment ? Il est partout, dans toutes les vitrines, et il faut dire que la couverture est esthétiquement superbe. Donc voilà ce que j'en pense.

Ethan Muller est galériste, et cela lui permet de vivre aisément. Un matin, Tony Wexler, le meilleur ami de son père, l'appelle sur son portable. Il lui demande de venir voir une oeuvre hors du commun, des dessins sur feuilles A4, dans un appartement situé dans un ensemble immobilier construit par son père. Arrivé là-bas, il découvre des dessins, tous numérottés, qui mis ensemble forment la plus incroyable des fresques. L'artiste, Victor Cracke, a disparu sans laisser de traces et le voisinage est incapable de décrire ce personnage si discret et retiré. Ethan tombe amoureux de cette oeuvre et décide de l'exposer et de la vendre par morceaux les quelques 135 000 dessins, qui représentent plus de 8 000 m². Le succès est au rendez-vous, jusqu'à ce qu'un ancien flic à la retraite, Lee McGrath lui dise que la partie centrale de l'oeuvre représente cinq visages d'enfants violés et tués vers la fin des années soixante. Le bruit finit par se répoandre et Ethan reçoit une lettre de format A4 où est écrit ARRETE sur toute la feuille. Il ne fait aucun doute que cela vient de Victor Cracke et Ethan décide de retrouver Victor avec l'aide de McGrath et sa fille Samantha qui est procureur.

Pour être complètement honnête, je n’étais pas très emballé par la lecture de ce roman. Il a fallu le conseil d’Aurore (link) et ceux de Samira, une amie pour que je me décide. La première raison est : Je n’aime pas trop les fils de fils de fils de … Or Jesse Kellerman est le fils de Jonathan et Faye Kellerman, deux grands auteurs américains. La deuxième raison est dans les citations du style « le meilleur thriller de l’année selon le New York Times ». La troisième raison est le résumé et l’accroche de la quatrième de couverture. Sur ce coup-là, ils en ont fait un peu trop. A les lire, on croit avoir entre les mains le chef d’œuvre du siècle.

Finalement, ce roman est ce que l’on appellerait un best seller thriller grand public. Si le sujet ne casse pas des briques, la façon que Kellerman a de mener son intrigue fait que cela se lit vite et avec intérêt. On a rapidement envie de savoir le dénouement et au final, j’aurais passé un bon moment.

Si l’on ajoute à cela que c’est un premier roman, je deviens plus indulgent sur les petits défauts (par moments, c’est bavard quand même), et au global, cette histoire de poursuite d’un serial killer qui est entrecoupée d’interludes sur la vie d’une famille sur plus de cent ans se révèle tout de même assez impressionnant. Kellerman a un talent pour relancer l’intérêt par des événements qui sont savamment placés en cours du récit. Parfois, ça se voit un peu trop (toutes les 50 – 60 pages environ) , mais ça se tient bien. Et surtout, on n’a plus envie de lâcher le livre. L'ensemble n'est pas génial mais agréable. 

Alors, non, ce n’est pas un chef d’œuvre, mais c’est un bon roman qui vous fera passer de bon temps. En ce qui me concerne, je l’ai lu très vite (ce qui est déjà un signe) car l’intrigue est très bien ficelée. Et oui je vous le conseille pour peu que vous soyez fan de littérature prenante sans autre prétention que de dérouler une enquête de serial killer pas sanguinolente.

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 13:46

Indic 5Le numéro 5 de l’indic vient de sortir. Le thème de ce trimestre est l’humour, vaste sujet s’il en est. Avec toujours quelques critiques de romans dont Bien connu des services de police. Je n’ai pas encore tout lu, j’en suis à la moitié et je l’avale avec toujours autant de plaisir. Pour plus d’info, allez sur le site des Fondus au noir.


Une nouvelle collection va paraître chez Plon. Cela s’appelle Nuit Blanche. Le sous-titre, c’est La touche sanglante française. L’objectif est d’éditer de jeunes auteurs français de thriller.  Ce qui est sympathique, c'est d'éditer de jeunes auteurs français dans un domaine largement monopolisé par les anglo-saxons. Quatre titres vont sortir entre avril et juin  de cette année. Je vous joins les résumés et vous pourrez faire votre choix.


Surhumain de Thierry Brun (sortie le 1er avril)

Béatrice Rapaic vit la peur au ventre depuis qu’elle a infiltré les réseaux de Gruz, le parrain du milieu mafieux nancéien. Pas facile d’avoir l’esprit tranquille quand on est femme et flic parmi les mercenaires du crime…D’autant plus qu’une guerre des gangs menace : le terrible Gruz se fait vieux et chacun rêve de prendre le contrôle de son empire. Dans ce climat crépusculaire rôde Asano. Ancien homme de main devenu incontrôlable, il a juré de se venger de ceux qui l’ont instrumentalisé des années durant. Expert dans le maniement du sabre, tueur hors pair, il serait doué de pouvoirs surhumains. Béatrice Rapaic est envoyée en première ligne pour le détruire. C’est le choc de deux réprouvés. Dans cette course croisée mortelle, qui sera la proie de l’autre ?

Le fils des brûlés de Laurent Brard (sortie le 12 mai)

Perdue en pleine campagne, Sarolles est une de ces petites villes françaises où il ne se passe jamais rien. Un endroit idéal pour Oscar Bellem, flic sans ambition, placardisé pour avoir laissé se commettre un crime sordide. La mère de Cécilia l’avait pourtant prévenu : sa fille, qui n’était pas rentrée de l’école, était en danger. Mais Bellem, persuadé que l’adolescente allait réapparaître sous peu, avait préféré attendre, jusqu’à ce qu’on retrouve le cadavre de Cécilia, effroyablement mutilé. Depuis, Oscar tente d’oublier. Mais, un jour, il reçoit un mail signé « Le Fantôme ». L’expéditeur, qui dit être l’esprit de Cécilia, lui demande de retrouver son meurtrier. Bellem croit à un canular. Mais « Le Fantôme » se fait de plus en plus intrusif et menaçant…

Potens de Ingrid Desjours (sortie le 10 juin)

Charlotte Delaumait a été ébouillantée et lacérée de coups de couteau. Membre de Potens, club pour surdoués, elle multipliait les amants comme les grossesses, et n’hésitait pas à faire chanter son entourage pour servir ses intérêts. Une femme que beaucoup rêvaient de voir disparaître, à commencer par son compagnon, le membre le plus brillant de Potens, mais aussi son patron, dont elle était la maîtresse, sans parler des aigris qu’elle repoussait sans ménagement. La psycho criminologue Garance Hermosa infiltre ce club pour surdoués et tente de démasquer l’assassin, aussi joueur que manipulateur. Exercice d’autant plus difficile qu’un événement inattendu la renvoie à un passé effroyable qu’elle aurait préféré oublier, et la plonge dans la spirale de l’autodestruction.

Usurpé de Laurent Terry (sortie le 10 juin)

Ce matin-là, Thomas Eckelton ouvre les yeux au cœur d’un véritable cauchemar : il se réveille au beau milieu d’El Paraiso, le tentaculaire bidonville de Bogotá. Il n’a ni papiers d’identité ni argent dans un univers ultra violent. Comble de l’horreur, il découvre qu’il a changé de visage. Qui a kidnappé Thomas Eckelton, le fondateur du célèbre moteur de recherche Internet Purple ? Pourquoi l’a-t-on emmené loin de San Francisco pour l’abandonner dans la métropole de tous les dangers ? Thomas veut regagner les Etats-Unis coûte que coûte et découvrir qui est l’auteur de cette machination. Il n’est pas une victime prise au hasard. Pour retrouver sa place dans la société, il aura un certain nombre de fautes à expier.

A vous de choisir ... et bonne chance à cette nouvelle collection dont je reparlerai bientôt.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 19:41

trafic sordidePremière de mes lectures pour Polar SNCF 2010, voici donc ce Trafic sordide. Si le titre me parait un peu bizarre, c’est surtout le sujet qui me l’a fait choisir.

L’inspecteur Jian est chinois. Il reçoit un appel au secours de sa fille, qui fait ses études en Angleterre. Il décide de partir à sa recherche à titre privé, dans un pays dont il ne connaît rien. En effet, il ne parle pas Anglais. Il est issu d’une famille aisée. Ding Ming est un clandestin. Il débarque en Angleterre pour travailler dans le ramassage des coquillages. On le sépare de sa femme, dont on lui dit qu’elle va travailler au ramassage des fleurs. Il parle un peu Anglais, et est issu d’une famille pauvre. Son but est de ramasser de l’argent pour ensuite retourner au pays. Les deux hommes vont se rencontrer et s’allier dans leur recherche d’un membre de leur famille.

Comme je le disais plus haut, le sujet m’a plu. Il est dit sur la quatrième de couverture que l’auteur lève le voile sur un commerce sordide, plus lucratif que celui de la drogue : l’exploitation des migrants. Si le sujet est bien traité, j’ai surtout été surpris par la forme : Des chapitres ultra courts (entre deux et quatre pages), un style passe partout mais qui a l’avantage de se lire vite, et des sujets tout juste abordés, parsemés par ci par là.

Je m’explique : Jian débarque en Angleterre. Il ne connaît ni la langue, ni le pays. Il y a de quoi montrer son étonnement face à la ville occidentale, face au mode de vie qu’il croit comprendre. Là, Simon Lewis se contente de donner quelques détails, comme des publicités affichées dans la rue. Mais même là, les publicités comportent des jeunes femmes asiatiques.

De même, lorsqu’il prend le bus, il se pose des questions sur la façon d’acheter un billet, mais rien sur les stations. Rien non plus sur la façon de traverser la rue, alors qu’ils roulent à gauche.

Le sujet du dépaysement aurait pu être mieux abordé et donc nous immerger mieux dans cette histoire. Je ne peux pas dire que j’ai été déçu. J’ai lu ce livre très vite, car au final il se révèle très court, mais j’ai surtout une impression d’inachevé, ou plutôt que l’auteur est passé à côté d’un livre qui aurait pu être plus marquant que cela.

Cela en fait un bon roman mais seulement un bon roman. Son roman avait un potentiel pour en faire un livre génial : Un sujet original avec plein de sujets annexes. Mais il en ressort à mon goût un bon roman agréable à lire mais qui risque d’être aussi vite oublié qu’il a été lu.

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Published by Pierre faverolle - dans 2010
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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 21:43

Dark TigerlogotwitterVoici donc le dernier tome des aventures de Stoney Calhoun, après Dérive sanglante et Casco Bay, dernières en date et dernières tout court, puisque M.Tapply a eu la mauvaise idée de mourir l’année dernière. Cela clôt la trilogie d’une façon remarquable.

Deux mauvaises nouvelles tombent sur Stoney Calhoun dans la même journée : tout d’abord, il apprend que la boutique d’articles de pêche qu’il loue avec Kate Balaban va être vendue, et que par conséquent son bail ne va pas être renouvelé et qu’il va devoir déménager ; ensuite, Kate lui apprend que son mari, Walter, atteint de sclérose en plaques et dont l’état se dégrade, ne va plus être pris en charge par sa compagnie d’assurance et que par conséquent, ils ne vont plus se permettre de payer les frais de la clinique dans lequel il est soigné.

Stoney Calhoun reçoit alors la visite de l’homme au costume qui lui annonce qu’il a une mission à lui confier et qu’il peut arranger ses problèmes (pour la bonne et simple raison que c’est son organisation qui les a créés). Calhoun accepte de rencontrer M.Brescia qui l’informe qu’il va être embauché en tant que guide de pêche dans un hôtel de luxe du nord du Maine, au Loon Lake Lodge,  pendant 6 semaines, afin de découvrir l’assassin d’un agent du gouvernement nommé McNulty.

Il s’avère que cet agent, McNulty a été retrouvé mort dans une voiture en compagnie d’une jeune fille de 16 ans. Tous les deux ont une balle dans la tête, mais elle leur a été tirée alors qu’ils étaient déjà morts. Calhoun va devoir démêler ce mystère dans un environnement qui n’est pas le sien alors que les coupables potentiels sont nombreux, entre les guides, le personnel, les directeurs et les clients.

On retrouve une nouvelle fois ce formidable personnages de Calhoun, amnésique suite à un coup de foudre, qui cette fois-ci est obligé de quitter sa ville de Dublin dans le Maine pour découvrir le meurtrier d’un agent du gouvernement. Et on espère en apprendre un peu plus sur son passé, puisque sa vie privée va être mise entre parenthèses pendant cette enquête.

Pas de surprises dans ce volume, on retrouve à nouveau tout l’art de Tapply à mener une intrigue au cordeau avec son style si fluide et ses dialogues extrêmement bien écrits. Il doit y avoir beaucoup de travail pour arriver à une telle pureté, une telle simplicité, pour notre plus grand plaisir, sans que le lecteur ne le ressente. Et j'en profite pour saluer l'excellent travail du traducteur, François Happe, qui a su retranscrire cette fluidité.

Ici, on laisse de coté la petite vie bien rangée de Calhoun pour le plonger dans un environnement différent. Calhoun est plus directif dans l’enquête, ce qui change par rapport aux précédents romans, et cela le rend plus professionnel, plus impliqué dans l'enquête. Ensuite, les paysages sont toujours aussi bien décrits. Et on passe encore une fois un sacré moment dans cette nature que l’on a envie de visiter. Les descriptions des environs de Loon Lake m'ont laissé ébahi et j'avais l'impression de voir une photographie, d'entendre les animaux, de sentir les odeurs de la forêt.

Et puis arrivent les trente dernières pages. Et là tout s’accélère, pas tellement dans l’action mais dans le style. Et on a vraiment l’impression qu’il manque une cinquantaine de pages. Le décalage est si brutal que l’on ne comprend pas, et que rien dans l’histoire ne le nécessite. Il en ressort une impression de roman inachevé, fini dans l’urgence, peut-être du à la leucémie de Tapply. Au global, c’est un roman extrêmement plaisant qui sait placer une enquête policière au milieu de la nature, mais ce n’est pas le meilleur. Alors je lance un appel aux auteurs américains (on a le droit de rêver) : Messieurs, l’un d’entre vous aurait-il l’obligeance de continuer le cycle Calhoun en respectant les bases de l’œuvre de Tapply ?

Et j’en profite pour faire un appel à M.Gallmeister. Pourriez vous éditer les romans précédents de M.Tapply ? Car étant donné la qualité de sa trilogie, je serais heureux d’approfondir l’œuvre de cet auteur parti trop tôt.

Et un grand merci à la BOB team pour m'avoir permis de lire ce livre plus tôt que prévu !

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Published by Pierre faverolle - dans 2010
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