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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 08:02
Cette semaine est à marquer d'une pierre blanche ... comme on dit.
Pour les fidèles, je vous avais déja parlé de ma passion pour la collection Rivages Noir.
Eh bien, ça y est : je viens de faire l'acquisition de Adios Muchachos de Daniel Chavarria.
Et alors ? me direz vous ?
Eh bien, avec ce livre, j'ai donc les 300 premiers romans de Rivages Noir. 300 !
Objectif 400 !
Bon ! Je ne les ai pas tous lus, loin de là. Mais Rivages noir, c'est quand même :
James Ellroy, le génialissime
Robin Cook, le vrai, pas l'homonyme qui écrit sur la grippe A
Dennis Lehane, l'humaniste
Donald Westlake, le comique
Tony Hillerman, l'expert des indiens
Jim Thompson, essayez donc Rage Noire
John Harvey, l'analyste anglais
Charles Willeford, le fou
Edward Bunker, la bête contre les murs
Barry Gifford, Sailor et Lula et autres
James Lee Burke

Tonino Benacquista et ses morsures de l'aube

Elmore Leonard bien sur
George Chesbro et les fantastiques aventures de Mongo le magnifique
Sans oublier les Français Hugues Pagan, Marc Villard, Pierre Siniac, Pascal Dessaint, Jean Hugues Oppel et Marc Menonville

Que du bon !
Nota Bene : Je ne suis pas sponsorisé par les Editions Rivages. Seule la passion des bons romans noirs m'habite.
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 07:15
Encore un de ces livres qui traînent sur mes étagères (depuis trois ans !!!) et que je me promettais de lire un de ces jours. C’est fait pour ces vacances d’été
Maddy Birch est une policière qui lors d’une descente de police pour appréhender un dangereux criminel, Grant, assiste à l’assassinat d’un de ses partenaires, avant que Grant ne se fasse descendre par l’inspecteur Mallory. La violence de cette scène laisse des traces et Maddy se sent épiée, mal à l’aise ; elle a l’impression que quelqu’un entre chez elle, sans pour autant n’avoir rien pris. Un matin, son cadavre est découvert près d’une voie ferrée.
Franck Elder sort de sa retraite dans les Cornouailles car il a connu Maddy dix sept ans auparavant. Et il est d’autant plus motivé que cela le rapproche de sa fille qui ne se remet pas de son viol (voir l’épisode précédent De chair et de sang), et qu’elle semble se droguer et / ou faire du trafic de drogue. Franck Elder fait alors équipe avec Karen Shields, dont il découvre les cicatrices liées à son passé.
Le deuxième épisode des aventures de Franck Elder fait moins la part belle à l’analyse de notre société qu’à un scénario ciselé aux petits oignons. Autant le premier épisode montrait un inspecteur retraité, touché dans sa chair, à la recherche de sa fille bien aimée, et victime à la fin de son succès (à cause de la presse), autant on sent Franck Elder avoir besoin de revenir à l’action, avoir un « planning » pour tout faire en parallèle. Certes les personnages sont toujours aussi bien dessinés (Franck donnant priorité à sa famille, Karen déchirée par son passé, les autres flics si bien approchés, le beau père de Katherine si bien décrit …), l’atout principal de ce Harvey est et reste son scénario.
Pour les habitués de John Harvey (dont je suis), on peut estimer qu’on y perd en profondeur psychologique, et en personnages secondaires. Pour les autres, jetez vous sur ce cycle Elder, dont celui là est le troisième, pour son histoire fantastique et qui ferait d’ailleurs un excellent film. Le rythme est haletant, les chapitres ultracourts et l’écriture pare au plus pressé, sans fioritures. Ici, pas le temps de pinailler, cela va vite, pas de descriptions à n’en plus finir, avec des dialogues, comme toujours avec John Harvey, brillants.
Un très bon roman policier, donc, dans lequel on aura le plaisir de rencontrer Charlie Resnick, autre personnage créé par John Harvey, comme une sorte de clin d’œil, mais qui permet aussi de donner une vraie profondeur , une vraie cohérence à son œuvre. A lire sans hésiter. A dévorer sans modération. A bientôt pour la chronique du troisième chapitre.
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:33
Génial Desperate Housewives ! Pourquoi ? Ben, parce que je peux disposer de l’ordinateur ! Voici donc le bouquin de M. Docteur House. Après avoir lu plein de critiques positives et appréciant le docteur en question, il fallait que je teste la chose.
Thomas Lang est détective privé à Londres. Alors qu’on lui propose de tuer un riche homme d’affaires, Mr Woolf, pour la modique somme de 100 000 dollars, il décide non seulement de ne pas le faire mais en plus de prévenir sa future présumée victime. C’est là qu’il tombe sur sa fille Sarah Woolf et en tombe amoureux. Mais l’histoire serait trop simple si Thomas Lang ne se retrouvait pas entre les mains de terroristes tchèques, du ministère de la défense britannique et d’espions américains.
Autant vous dire qu’il se passe plein de choses dans ce livre et que le rythme va vite, aussi vite que l’esprit et le sens de la répartie du personnage principal. Car de situations rocambolesques en quiproquos absurdes, cela se lit assez bien. Surtout les 150 premières pages, où on ne comprend rien à ce qui arrive au personnage, ballotté qu’il est entre les uns et les autres, mais où on rie bien grâce à ses réflexions et ses dialogues.
Ne cherchons pas le style, assez quelconque, ce livre est écrit avec de l’humour pour l’humour. Donc les dialogues sont assez bien trouvés, et souvent très drôles. Pas de phrases extraordinaires, pas de descriptions exacerbées, pas de psychologies compliquées. Tout cela n’est que du divertissement pour le plaisir comique du lecteur.
Mais là où le roman pêche, c’est qu’on ne se mesure pas aux maîtres du genre (Donald Westlake ou PG Wodehouse) aussi facilement. En particulier, le plus dur est de tenir la distance. Et effectivement, à la moitié du livre, les événements se transforment en histoire compliquée à suivre, la narration s’essouffle, les remarques sont moins cyniques, les dialogues plus rares. Et à force d’en rajouter dans ce petit monde absurde, Hugh Laurie finit par s’étrangler dans cette histoire politico-historico-espionno-compliquée.
Bref, si vous êtes un fan du Docteur House, comme moi, oubliez ce livre et refaites vous une saison en DVD. Ou alors, pointez vous deux heures dans une grande surface et lisez les 100 premières pages. Si vous cherchez un roman bourré d’humour, allez plutôt prendre un Donald Westlake.
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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 13:14
C’est l’histoire de Thomas Bishop dont il est question dans ce pavé (760 pages), l’un des plus incroyables et sanglants serial killer que l’Amérique ait connus. Tout commence par son enfance, puis son internement dans un asile psychiatrique expérimental dès l’age de dix ans, après qu’il eut assassiné sa propre mère. Quinze années plus tard, il s’évade et c’est donc son parcours que nous allons suivre dans un contexte social et politique explosif puisque cela se passe dans les années 1972 et 1973.
Car il serait injuste de limiter ce roman à un parcours de serial killer. C’est foisonnant de personnages, tous aussi bien croqués les uns que les autres, du simple shérif au président des Etats-Unis lui-même (ou du moins ses plus proches conseillers). Et la force de ce roman est bien de montrer comment en 1973, tout le monde finit par être impliqué dans la traque de ce tueur fou, mais génial. De la police locale et nationale, de la presse bien sur, des politiciens locaux à la pègre, tous ont un intérêt dans cette histoire.
Tout se déroule selon une narration chronologique, passant d’un personnage à l’autre, sans géométrie ou logique autre que le déroulement du temps. Il aura fallu un sacré travail à l’auteur (Shane Stevens, auteur inconnu, probablement un pseudonyme, lit-on sur la couverture) pour agencer les personnages dans cette gigantesque histoire.
Le style se lit très bien, avec des descriptions très détaillées, dans un style romanesque un peu daté à mon goût, pas très personnel, qui avoisine parfois avec une description clinique des caractères et des lieux. On sent bien que l’auteur privilégie son histoire au style, et il a raison tant elle est prenante et passionnante.
Mes quelques bémols sur ce roman sont liés à la psychologie des personnages, un peu trop simpliste, un peu trop évidente. Les bons sont gentils, les méchants sont mauvais, les politiciens sont corrompus, les policiers sont passionnés par leur métier ; et un seul personnage arrive à démêler cette histoire, un génial journaliste dont les doutes sont surtout là pour faire une histoire un peu moins lisse.
Le début de l’histoire aussi est un peu « téléphonée » : Pourquoi avoir fait de Thomas Bishop un garçon maltraité par sa mère ? Un peu trop facile, à mon goût, et inutile vis-à-vis de la puissance de l’histoire qui suit.
Evidemment, on pense aux autres auteurs de serial killer en lisant ce livre de Ellroy à Thomas Harris. Par son contexte politique associé, je le situerais entre les deux. Mais Ellroy reste pour moi un cran au dessus avec sa psychologie des personnages et le fait qu’il ne sacrifie jamais son style à son histoire.
Ceci dit, cela reste l’une des histoires de serial killer les plus intéressantes que j’ai lues et je vous le conseille fortement, si vous êtes du genre à lire des pavés en rentrant de vacances. Et puis, c’est une très bonne façons d’attendre le prochain Ellroy, qui va lui aussi se dérouler (si j’ai bien compris) pendant la présidence de Richard Nixon.
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 20:15
Si vous ne connaissez pas ce roman, alors courez l'acheter.
C.W. Sughrue est un détective privé qui vit de petites enquêtes, essentiellement des recherches de personnes disparues, mais aussi des enquêtes pour des divorces. Tout commence quand il est engagé pour retrouver un écrivain célèbre Abraham Trahearne, par sa femme Catherine. Il le retrouve dans un bar en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique (vous avez bien lu !) nommé Fireball. La propriétaire du bar, Rosie, lui demande de retrouver sa fille Betty Sue Flowers, dont le charme fait tomber les hommes … à la renverse. Elle a disparu depuis dix ans.
Que dire d’un chef d’œuvre, d’une des pierres fondatrices du roman noir moderne ? Imaginez ! A part l’absence de téléphones portables, cette histoire n’a pas pris une ride. Et elle a été éditée en 1978 ! Tout y est évident :
-         l’histoire qui se lit d’une traite, tellement brillante, sur un sujet somme toute classique.
-         les personnages tellement vrais, tellement humains dans leurs blessures, pas du tout caricaturaux
-         la description de ce monde (dois-je dire univers ?) si glauque , si impitoyable, si déshumanisé
-         les personnages secondaires, qui ne le sont pas, tant ils ont la part belle, tant l’auteur efface son héros face à leurs personnalités
-         les dialogues si évidents, si réalistes. Une centaine de phrases ou répliques mériteraient une place dans un dictionnaire de citations
-         le style, enfin, si décalé, si romantique sans pathos , si poétique, si direct sans concession, si humoristique sans ridicule (et même dans sa traduction française)
Je n’aime pas citer de passages de livres mais je vous en livre un seul : « Le ciel bleu régnait comme un idiot, les montagnes vertes scintillaient comme des mirages et le soleil se levait tous les matins pour me regarder sous le nez avec les yeux vides mais touchants d’un débile mental. » ; ça se passe de commentaires.
L’influence de ce roman / polar est si évidente dans les romans actuels (les bons je veux dire) que je ne peux / veux pas les citer. GENIAL je vous dis, FONDATEUR.
Sur la quatrième de couverture il est dit que c’est « ce livre culte de James Crumley qui fit entendre pour la première fois en France la voix de l’un des plus grands auteurs contemporains de polar ». Pour une fois, c’est vrai.
GENIAL ! Jetez vous sur ce roman, il va vous changer la vie, votre vision du Noir et même votre philosophie du quotidien.
Nota Bene : James Crumley est mort en 2009, mais tous ses livres étant édités en France, cela me promet du plaisir en perspective. Enfin, merci à Jean Marc Lahérrère de Actu du Noir pour ce conseil avisé.
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:21
ça y est. Je suis revenu de vecances, du soleil de la Méditerranée.
Ne vous impatientez pas !
j'ai plein de choses à vous faire découvrir !
A bientot
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 07:53
Voilà venu le temps des vacances … si méritées. Au soleil, j’espère ! 3 semaines loin de tout, avec ma petite famille que j’aime tant.
A la rentrée, il va falloir s’accrocher avec le dernier Ellroy et un épisode de Mona Cabriole signé MONSIEUR Antoine Chainas (6 pieds sous les vivants-La Tengo Editions)
Je vous rajoute quelques petits liens :
http://bibliobs.nouvelobs.com/polar : allez y chercher quelques idées de lectures
http://www.polarnoir.fr/ : Une source inépuisable
http://lamerpourhorizon.net/dotclear/ : De belles photos et des chroniques
http://polars.cottet.org/ : Très joli, et bien argumenté
http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/ : des voyages, des photos et des chroniques
Les chroniques reprendront donc vers le 8 août et je pars avec des romans prometteurs, ceux que j’ai mis de coté pour des journées tranquilles.
Au-delà du mal de Shane Stevens (un beau pavé)
Tout est sous contrôle de Hugh Laurie (LE docteur House)
Le dernier baiser de James Crumley (merci Jean Marc d’Actu du noir)
Un vieux John Harvey (Je continue le cycle Resnick)
Je vous souhaite de bonnes vacances reposantes et ensoleillées
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 07:52
Mark Helius est le propriétaire d’une entreprise d’informatique à l’origine de la création d’un moteur de recherche révolutionnaire. Lors d’une démonstration aux actionnaires, le logiciel montre des réactions plutôt étranges. Puis, les meurtres commencent à pleuvoir et le commissaire Unger a toutes les raisons et les preuves que Mark est coupable. Mark se retrouve donc obligé de fuir pour démontrer son innocence. Il se réfugie alors chez Lisa, une ancienne employée qu’il a renvoyée, et qui s’avère être une hackeuse de génie.
Vous avez lu Millenium ? Oui, bien sur, quelle question bête ! Vous avez aimé Millenium ? Oui, bien sur, quelle question ! Décidément, je ne suis pas en forme ce matin. Eh bien ce roman est ce que l’on pourrait appeler le petit frère de Millenium.
Le héros est sympathique, et se démène dans un monde technologique qui, il faut bien l’avouer, nous dépasse tous. Il rencontre une jeune femme marginale, experte en informatique (comme Lisbeth) qui va le sortir de cette embrouille. Bref, le sujet n’est pas très original, si ce n’est qu’il nous montre que le jour où les ordinateurs vont « réfléchir », nous allons avoir comme un problème. En effet, l’auteur nous montre par petites scènes intercalées dans l’histoire que notre vie de tous les jours est déjà régie et dirigée par les ordinateurs. Et c’est plutôt bien fait, bien construit, et quand on y pense, ça fait froid dans le dos.
Le style est plutôt sec, imagé, et cela va vite, aidé en cela par u découpage en chapitres ultra courts : il y a 99 chapitres pour 360 pages. Contrairement à Millenium, j’ai eu du mal à m’identifier au personnage principal. Mais, c’est un très bon roman policier qui se lit et s’apprécie avec beaucoup de plaisir. J’aurais juste aimé que l’auteur décrive un peu plus la ville et la vie des Allemands (pardon ! je ne vous avais pas dit ? Cela se passe en Allemagne), ce qui était une des forces de Millenium.
Bref, si vous cherchez un bon roman policier qui vous fera passer un bon moment avec une histoire rythmée et des personnages sympathiques, alors lisez ce livre. Vous ne serez pas déçu. Enfin, si je le compare à Millenium, la trilogie, c’est plutôt un compliment. Donc n’hésitez pas ! Das System est un très bon roman policier.
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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 20:01
Ce roman a été élu meilleur Polar SNCF français du printemps 2009. Vous aurez compris que cette sélection fait partie de mes sources pour mes lectures.
Valeria, Peter et Stefan sont trois étudiants de vingt ans venant respectivement d’Espagne, Hollande et Allemagne. Ils ne se connaissent pas, mais ont un point commun : ils rêvent tous les trois d’une chapelle située en Ecosse, alors qu’ils ne sont jamais allés là-bas. Ces rêves s’avèrent rapidement avoir un lien avec un couple de deux scientifiques qui se sont suicidés vingt ans plus tôt. Les services secrets américains, qui étaient à la poursuite des deux scientifiques, pourchassent aussi nos trois étudiants pour découvrir leur secret.
Autant le dire tout de suite, j’ai été déçu, et donc je ne vais pas m’étendre sur ce roman. Le sujet semblait intéressant, mais j’ai trouvé que l’auteur lui avait coupé l’herbe sous les pieds en dévoilant avant le milieu du livre tout le suspense et le mystère qu’il pouvait tirer de ce sujet. Et donc le livre se résume à une course-poursuite.
Cela se lit bien, très vite avec de courts chapitres, il y a des invraisemblances mais ça va tellement vite qu’on passe dessus. A mon avis, il manque de la psychologie des personnages pour qu’on puisse s’y attacher. J’aurais aimé tomber amoureux de Valeria, m’identifier à Stefan, agir avec Peter. Au final, reste un roman « très grand public », ce qui ne veut pas dire qu’il est mauvais, loin de là, mais que l’on va l’oublier aussi vite qu’on l’a lu. Et qu’on a l’impression qu’il existe des centaines de livres de ce genre.
Voilà ! J’ai trouvé ce que je reproche à ce livre : A partir d’un sujet si puissant, n’en reste finalement qu’un roman lisse comme beaucoup d’autres. A noter, que l’auteur m’a fait vibrer dans les dernières pages : il s’agit des remerciements. Et là, on voit l’ampleur du sujet qu’il n’a, à mon goût, qu’évoqué. Dommage !
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 19:54
Ce roman a été sélectionné par Polar SNCF. Alors, pourquoi pas tester celui-là, au titre prometteur ?
Lieu : Öland, une petite île de la Baltique. Un matin de 1972, le petit Jens disparaît. Son grand père Gerlof s’était absenté, préférant réparer ses filets de pêche. Sa mère Julia était partie au travail. Jens n’a jamais été retrouvé. Julia ne s’est jamais remise de cette énigme, elle se refuse à accepter l’absence ou la mort de son enfant, et Gerlof  reste miné par sa culpabilité, cherchant une explication rationnelle à cette disparition. Vingt ans plus tard, Gerlof reçoit dans sa maison de retraite une lettre contenant la sandale du petit Jens. A partir de ce moment, les spectres du passé resurgissent, et en particulier celui d’un tueur issu de l’île nommé Nils kant, soi-disant mort mais dont la mémoire hante les habitants de cette tranquille petite île.
Voilà, je viens de vous résumer les cinq premiers chapitres. C’est dire comme le contexte est dense. Vous allez me dire : encore un polar nordique ! Eh bien oui. Et plutôt à classer dans les romans d’ambiance. Car sur cette île, tout le monde se connaît. Tout le monde vit sa petite vie tranquille, chez soi car dehors, il fait un temps de cochon : en effet, le roman se passe à l’automne, quand le brouillard tombe tôt le soir. Cette ambiance est bien réussie par Johan Theorin, sans trop de répétitions (cela aurait été le piège).
Je ne vais pas m’appesantir sur le style, cela reste facile à lire comme tout bon best seller qui se respecte. Il a tout de même été élu meilleur roman policier suédois en 2007 par la Swedish Academy of Crime. Ça en impose. Pour ma part, j’ai passé un agréable moment, et je dois dire que lire un petit pavé en une semaine, cela prouve que cela se lit bien.
La construction, elle, est plutôt classique : trois personnages principaux, un chapitre pour chaque : D’abord Julia, puis Gerlof, puis un flash back sur des passages de la vie de Nils Kant. Quand je vous dis que c’est écrit comme un best seller, c’est aussi construit comme un best seller. L’évolution de l’intrigue, par contre, est parfaitement maîtrisée. Jamais on ne ressent un indice irréaliste ou non crédible. C’est du bon travail, surtout pour un premier roman.
J’ai apprécié, en particulier, les personnages secondaires et la façon qu’a l’auteur de petit à petit dévoiler ce qu’ils cachent. C’est redoutable. Même ceux que l’on écarte en tant que coupable potentiel dès le départ, se retrouvent avec un secret. Et puis, la vie d’un petit village est bien suggérée. Cela regorge de toutes les histoires ou les légendes des anciens, et cela se confond avec la vérité. Mais rappelez vous : c’est un best seller, donc pas de message trop évident. Cela reste quand même très lisse. Avis aux amateurs !
Voilà. Si vous voulez vous rafraîchir après une journée sur la plage, si vous voulez faire un tour dans le brouillard après votre bain de soleil, alors allez faire un tour du coté de la légende de Nils Kant. Ce n’est pas trop mon genre, mais je dois reconnaître que c’est efficace, sans prétention. Un vrai livre pour l’été et pour ne pas se prendre la tête.
A noter que l’auteur signale, dans les remerciements à la fin du bouquin, qu’il a totalement inventé le village et tout le contexte de son histoire. Si c’est vrai, alors chapeau !
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