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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 19:21

Jo Nesbo fait partie de ces auteurs dont j’achète chaque nouveauté dès qu’elle sort. Pas forcément pour la lire dès que je l’ai, mais juste pour avoir le livre … en stock. Je l’avais découvert avec l’étoile du diable, fantastique enquête du cycle Harry Hole. Puis, Le sauveur, qui est une super course contre la montre. Et j’avais été un peu déçu par le bonhomme de neige car il donnait l’impression de multiplier les fausses pistes et j’avais trouvé cela un peu lassant. Voici donc Chasseurs de têtes, où Jo Nesbo met de coté son personnage fétiche.

Roger Brown est un chasseur de têtes, le meilleur dans son domaine. Il n’a pas son pareil pour dénicher le bon candidat à un futur poste de direction. Il est marié à Diana, dont il est amoureux, et ne lésine pas à céder à tous ses caprices onéreux, et va même jusqu ‘à lui offrir une galerie de peinture. Pour se sortir de sa faillite, il a une méthode originale : il vole les œuvres détenues par les candidats qu’il reçoit en entretien. Sa petite mécanique déraille quand il tombe sur Clas Greve qui a chez lui un Rubens, et que Clas est un ancien commando qui ne va pas se laisser faire … si l’on peut dire.

Jo Nesbo abandonne donc provisoirement ( ?) son personnage fétiche de Harry Hole pour un chasseur de têtes détestable au possible. Cet homme n’a aucune morale autre que son propre plaisir. Jamais il ne remet en cause, ni ses actes, ni son mode de vie. Et son travail est finalement à l’image de son caractère qui est de vouloir manipuler les gens. Dans un monde sans humanité, on devient inhumain.

Jo Nesbo déroule son histoire avec une redoutable efficacité, avec un style un peu plus direct que dans ses précédents volumes, pour le plaisir du lecteur. Cela pourrait en faire un livre comme les autres sans l’humour de certaines scènes, qui sont très bien amenées, pour finir par des scènes dantesques à la limite du burlesque. Je me suis cru par moment dans les meilleurs romans de Westlake, c’est dire ! Et il ne faut pas rater l’interview de l’inspecteur de police à la fin qui est obligé de trouver des explications à toutes ces situations abracadabrantes.

Certes, ce n’est pas un chef d’œuvre, ni le meilleur Nesbo, mais j’y ai pris beaucoup de plaisir. Les fans de Harry Hole seront peut-être déçus, les fans de Jo Nesbo découvriront une autre facette de cet auteur, les autres passeront un bon moment.

D’autres avis sont disponibles sur la toile :

Actu du noir : link

Moisson noire :link

Carnets noirs : link

 

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 20:02

Comme il parait que Rivages a décidé de reporter la sortie de Blood’s a rover en janvier 2010, je vous propose d’aller voir sur le site polar du nouvel obs, la traduction d’un texte que Monsieur le génialissime a publié pour Newsweek.

C’est de la grande littérature, c’est BEAU

Cela parle de sa réaction à chaud du meurtre d’une jeune fille, et de l’absence. On sait combien il a été meurtri par la mort violente de sa mère, si proche de celle du dahlia noir.

Je me demande s’il a écrit ce texte à chaud, en une fois, parce qu’il fallait que ça sorte, ou s’il à mûrement réfléchi chaque mot, chaque phrase, chaque paragraphe.

Quoiqu’il en soit, allez récupérer ce texte qui, à lui seul, est un grand moment de littérature. J’en ai versé une larme.

C'est ici : link

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Published by Pierre faverolle - dans 2009
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 09:44

Je vous ai déjà parlé de Vincent ? Nous étions en train de boire une seize (la pub est interdite !), à discuter de nos dernières lectures. A propos de l’une d’elles, je ne me rappelle plus laquelle (ça doit être l’age), il a fini par me dire (excusez son langage) :

 - Pourquoi tu te fais chier avec ce genre d’auteurs ? Lis donc du Pelecanos !

Cet été, donc, je venais de finir mon stock de livres que j’avais emmené (voir les articles précédents), et il me fallait un livre. Notez, j’achète toujours un livre en vacances, cela me permet de ramener un souvenir … utile.

Je me pointe donc chez un marchand de journaux, qui fait aussi soit disant office de libraire. Dans les stations balnéaires, vous ne trouvez que rarement de vrais libraires. Et me voilà donc obligé d’arpenter les 2,50 mètres de linéaires à chercher quelque chose d’intéressant, que je n’ai pas encore lu. En gros et pour résumer, tout sauf Millenium. Et je suis tombé sur Les jardins de la mort de Pelecanos.

L’histoire : en 1985, sévit un serial killer à Washington, appelé le tueur aux palindromes, car il ne tue que les enfants dont les prénoms peuvent se lire de gauche à droite et de droite à gauche. Cook, Holiday et Ramone ont travaillé sur cette affaire, mais ne l’ont jamais résolue. Vingt ans plus tard, le petit Asa est retrouvé mort, tué et violé de la même façon. Nos trois policiers vont reprendre l’enquête chacun de leur coté car Cook est à la retraite et Holiday a quitté la police avant d’être accusé à tort de corruption.

Autant le dire tout de suite, Les jardins de la mort (le titre français est un peu trop racoleur à mon goût) est un super roman policier car il y a tout ce qu’on attend d’un bon polar :

1- Les personnages principaux sont superbement décrits, et leur psychologie n’est pas triviale. Ils sont sympathiques, passionnés par leur métier, et Pelecanos arrive à leur donner du corps. Cook , le retraité qui est obsédé par cette affaire non résolue. Holiday, ancien flic, mais qui est resté flic dans l’âme, probablement le plus doué des trois. Enfin, Ramone, celui qui me touche le plus, qui est flic car à son niveau il veut améliorer le monde pour ses enfants : il passe ses journées dans le département des crimes violents, et cherche à protéger sa famille de la réalité, par sa présence, sa communication, son attention vis-à-vis de ses enfants et de sa femme. Beau !

2- Le roman foisonne de personnages secondaires qui vont et qui viennent. Tout est tellement bien fait, qu’on arrive tout de suite à les replacer dans l’histoire.

3- L’intrigue est très bien menée et se suit sans problèmes. Cela se lit bien, super vite, les chapitres sont courts (une dizaine de pages). Le petit reproche que je ferais à la limite est que ça sent le livre bien calibré par moments.

4- Le contexte est à mon avis le point fort du roman. La description de Washington, l’évolution de la vie des quartiers, la vie des habitants, tout cela est placé de façon subtile dans l’histoire. Et là, on touche à la grosse qualité de Pelecanos. Et les sujets évoqués dans le livre sont nombreux de la vie des ghettos au racisme ambiant, de la politique de la ville à ses transformations qui vont expulser les pauvres à la périphérie des quartiers aisés ou appelés à devenir aisés. Jamais l’auteur ne se permet de juger, il montre ce qui est fait depuis 1985, et les conséquences que cela a eu sur le quotidien des habitants de Washington.

La semaine dernière, j’ai revu Vincent pour lui dire tout ça. Sa réponse a été :

 - Ah ouais. Il est bien celui-là. Mais c’est un policier classique. T’aurais du lire le cycle Strange et Quinn. C’est super quand il décrit la vie des quartiers.

Voilà ! Les jardins de la mort, c’est un très bon roman policier, mais il parait qu’il y a mieux.. Donc, je vais devoir en lire d’autres.

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 08:02
Cette semaine est à marquer d'une pierre blanche ... comme on dit.
Pour les fidèles, je vous avais déja parlé de ma passion pour la collection Rivages Noir.
Eh bien, ça y est : je viens de faire l'acquisition de Adios Muchachos de Daniel Chavarria.
Et alors ? me direz vous ?
Eh bien, avec ce livre, j'ai donc les 300 premiers romans de Rivages Noir. 300 !
Objectif 400 !
Bon ! Je ne les ai pas tous lus, loin de là. Mais Rivages noir, c'est quand même :
James Ellroy, le génialissime
Robin Cook, le vrai, pas l'homonyme qui écrit sur la grippe A
Dennis Lehane, l'humaniste
Donald Westlake, le comique
Tony Hillerman, l'expert des indiens
Jim Thompson, essayez donc Rage Noire
John Harvey, l'analyste anglais
Charles Willeford, le fou
Edward Bunker, la bête contre les murs
Barry Gifford, Sailor et Lula et autres
James Lee Burke

Tonino Benacquista et ses morsures de l'aube

Elmore Leonard bien sur
George Chesbro et les fantastiques aventures de Mongo le magnifique
Sans oublier les Français Hugues Pagan, Marc Villard, Pierre Siniac, Pascal Dessaint, Jean Hugues Oppel et Marc Menonville

Que du bon !
Nota Bene : Je ne suis pas sponsorisé par les Editions Rivages. Seule la passion des bons romans noirs m'habite.
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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 07:15

Encore un de ces livres qui traînent sur mes étagères (depuis trois ans !!!) et que je me promettais de lire un de ces jours. C’est fait pour ces vacances d’été

Maddy Birch est une policière qui lors d’une descente de police pour appréhender un dangereux criminel, Grant, assiste à l’assassinat d’un de ses partenaires, avant que Grant ne se fasse descendre par l’inspecteur Mallory. La violence de cette scène laisse des traces et Maddy se sent épiée, mal à l’aise ; elle a l’impression que quelqu’un entre chez elle, sans pour autant n’avoir rien pris. Un matin, son cadavre est découvert près d’une voie ferrée.

Franck Elder sort de sa retraite dans les Cornouailles car il a connu Maddy dix sept ans auparavant. Et il est d’autant plus motivé que cela le rapproche de sa fille qui ne se remet pas de son viol (voir l’épisode précédent De chair et de sang), et qu’elle semble se droguer et / ou faire du trafic de drogue. Franck Elder fait alors équipe avec Karen Shields, dont il découvre les cicatrices liées à son passé.

Le deuxième épisode des aventures de Franck Elder fait moins la part belle à l’analyse de notre société qu’à un scénario ciselé aux petits oignons. Autant le premier épisode montrait un inspecteur retraité, touché dans sa chair, à la recherche de sa fille bien aimée, et victime à la fin de son succès (à cause de la presse), autant on sent Franck Elder avoir besoin de revenir à l’action, avoir un « planning » pour tout faire en parallèle. Certes les personnages sont toujours aussi bien dessinés (Franck donnant priorité à sa famille, Karen déchirée par son passé, les autres flics si bien approchés, le beau père de Katherine si bien décrit …), l’atout principal de ce Harvey est et reste son scénario.

Pour les habitués de John Harvey (dont je suis), on peut estimer qu’on y perd en profondeur psychologique, et en personnages secondaires. Pour les autres, jetez vous sur ce cycle Elder, dont celui là est le troisième, pour son histoire fantastique et qui ferait d’ailleurs un excellent film. Le rythme est haletant, les chapitres ultracourts et l’écriture pare au plus pressé, sans fioritures. Ici, pas le temps de pinailler, cela va vite, pas de descriptions à n’en plus finir, avec des dialogues, comme toujours avec John Harvey, brillants.

Un très bon roman policier, donc, dans lequel on aura le plaisir de rencontrer Charlie Resnick, autre personnage créé par John Harvey, comme une sorte de clin d’œil, mais qui permet aussi de donner une vraie profondeur , une vraie cohérence à son œuvre. A lire sans hésiter. A dévorer sans modération. A bientôt pour la chronique du troisième chapitre.

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:33

Génial Desperate Housewives ! Pourquoi ? Ben, parce que je peux disposer de l’ordinateur ! Voici donc le bouquin de M. Docteur House. Après avoir lu plein de critiques positives et appréciant le docteur en question, il fallait que je teste la chose.

Thomas Lang est détective privé à Londres. Alors qu’on lui propose de tuer un riche homme d’affaires, Mr Woolf, pour la modique somme de 100 000 dollars, il décide non seulement de ne pas le faire mais en plus de prévenir sa future présumée victime. C’est là qu’il tombe sur sa fille Sarah Woolf et en tombe amoureux. Mais l’histoire serait trop simple si Thomas Lang ne se retrouvait pas entre les mains de terroristes tchèques, du ministère de la défense britannique et d’espions américains.

Autant vous dire qu’il se passe plein de choses dans ce livre et que le rythme va vite, aussi vite que l’esprit et le sens de la répartie du personnage principal. Car de situations rocambolesques en quiproquos absurdes, cela se lit assez bien. Surtout les 150 premières pages, où on ne comprend rien à ce qui arrive au personnage, ballotté qu’il est entre les uns et les autres, mais où on rie bien grâce à ses réflexions et ses dialogues.

Ne cherchons pas le style, assez quelconque, ce livre est écrit avec de l’humour pour l’humour. Donc les dialogues sont assez bien trouvés, et souvent très drôles. Pas de phrases extraordinaires, pas de descriptions exacerbées, pas de psychologies compliquées. Tout cela n’est que du divertissement pour le plaisir comique du lecteur.

Mais là où le roman pêche, c’est qu’on ne se mesure pas aux maîtres du genre (Donald Westlake ou PG Wodehouse) aussi facilement. En particulier, le plus dur est de tenir la distance. Et effectivement, à la moitié du livre, les événements se transforment en histoire compliquée à suivre, la narration s’essouffle, les remarques sont moins cyniques, les dialogues plus rares. Et à force d’en rajouter dans ce petit monde absurde, Hugh Laurie finit par s’étrangler dans cette histoire politico-historico-espionno-compliquée.

Bref, si vous êtes un fan du Docteur House, comme moi, oubliez ce livre et refaites vous une saison en DVD. Ou alors, pointez vous deux heures dans une grande surface et lisez les 100 premières pages. Si vous cherchez un roman bourré d’humour, allez plutôt prendre un Donald Westlake.

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9 août 2009 7 09 /08 /août /2009 13:14

C’est l’histoire de Thomas Bishop dont il est question dans ce pavé (760 pages), l’un des plus incroyables et sanglants serial killer que l’Amérique ait connus. Tout commence par son enfance, puis son internement dans un asile psychiatrique expérimental dès l’age de dix ans, après qu’il eut assassiné sa propre mère. Quinze années plus tard, il s’évade et c’est donc son parcours que nous allons suivre dans un contexte social et politique explosif puisque cela se passe dans les années 1972 et 1973.

Car il serait injuste de limiter ce roman à un parcours de serial killer. C’est foisonnant de personnages, tous aussi bien croqués les uns que les autres, du simple shérif au président des Etats-Unis lui-même (ou du moins ses plus proches conseillers). Et la force de ce roman est bien de montrer comment en 1973, tout le monde finit par être impliqué dans la traque de ce tueur fou, mais génial. De la police locale et nationale, de la presse bien sur, des politiciens locaux à la pègre, tous ont un intérêt dans cette histoire.

Tout se déroule selon une narration chronologique, passant d’un personnage à l’autre, sans géométrie ou logique autre que le déroulement du temps. Il aura fallu un sacré travail à l’auteur (Shane Stevens, auteur inconnu, probablement un pseudonyme, lit-on sur la couverture) pour agencer les personnages dans cette gigantesque histoire.

Le style se lit très bien, avec des descriptions très détaillées, dans un style romanesque un peu daté à mon goût, pas très personnel, qui avoisine parfois avec une description clinique des caractères et des lieux. On sent bien que l’auteur privilégie son histoire au style, et il a raison tant elle est prenante et passionnante.

Mes quelques bémols sur ce roman sont liés à la psychologie des personnages, un peu trop simpliste, un peu trop évidente. Les bons sont gentils, les méchants sont mauvais, les politiciens sont corrompus, les policiers sont passionnés par leur métier ; et un seul personnage arrive à démêler cette histoire, un génial journaliste dont les doutes sont surtout là pour faire une histoire un peu moins lisse.

Le début de l’histoire aussi est un peu « téléphonée » : Pourquoi avoir fait de Thomas Bishop un garçon maltraité par sa mère ? Un peu trop facile, à mon goût, et inutile vis-à-vis de la puissance de l’histoire qui suit.

Evidemment, on pense aux autres auteurs de serial killer en lisant ce livre de Ellroy à Thomas Harris. Par son contexte politique associé, je le situerais entre les deux. Mais Ellroy reste pour moi un cran au dessus avec sa psychologie des personnages et le fait qu’il ne sacrifie jamais son style à son histoire.

Ceci dit, cela reste l’une des histoires de serial killer les plus intéressantes que j’ai lues et je vous le conseille fortement, si vous êtes du genre à lire des pavés en rentrant de vacances. Et puis, c’est une très bonne façons d’attendre le prochain Ellroy, qui va lui aussi se dérouler (si j’ai bien compris) pendant la présidence de Richard Nixon.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 20:15

Si vous ne connaissez pas ce roman, alors courez l'acheter.

C.W. Sughrue est un détective privé qui vit de petites enquêtes, essentiellement des recherches de personnes disparues, mais aussi des enquêtes pour des divorces. Tout commence quand il est engagé pour retrouver un écrivain célèbre Abraham Trahearne, par sa femme Catherine. Il le retrouve dans un bar en train de boire des bières avec un bouledogue alcoolique (vous avez bien lu !) nommé Fireball. La propriétaire du bar, Rosie, lui demande de retrouver sa fille Betty Sue Flowers, dont le charme fait tomber les hommes … à la renverse. Elle a disparu depuis dix ans.

Que dire d’un chef d’œuvre, d’une des pierres fondatrices du roman noir moderne ? Imaginez ! A part l’absence de téléphones portables, cette histoire n’a pas pris une ride. Et elle a été éditée en 1978 ! Tout y est évident :

-         l’histoire qui se lit d’une traite, tellement brillante, sur un sujet somme toute classique.

-         les personnages tellement vrais, tellement humains dans leurs blessures, pas du tout caricaturaux

-         la description de ce monde (dois-je dire univers ?) si glauque , si impitoyable, si déshumanisé

-         les personnages secondaires, qui ne le sont pas, tant ils ont la part belle, tant l’auteur efface son héros face à leurs personnalités

-         les dialogues si évidents, si réalistes. Une centaine de phrases ou répliques mériteraient une place dans un dictionnaire de citations

-         le style, enfin, si décalé, si romantique sans pathos , si poétique, si direct sans concession, si humoristique sans ridicule (et même dans sa traduction française)

Je n’aime pas citer de passages de livres mais je vous en livre un seul : « Le ciel bleu régnait comme un idiot, les montagnes vertes scintillaient comme des mirages et le soleil se levait tous les matins pour me regarder sous le nez avec les yeux vides mais touchants d’un débile mental. » ; ça se passe de commentaires.

L’influence de ce roman / polar est si évidente dans les romans actuels (les bons je veux dire) que je ne peux / veux pas les citer. GENIAL je vous dis, FONDATEUR.

Sur la quatrième de couverture il est dit que c’est « ce livre culte de James Crumley qui fit entendre pour la première fois en France la voix de l’un des plus grands auteurs contemporains de polar ». Pour une fois, c’est vrai.

GENIAL ! Jetez vous sur ce roman, il va vous changer la vie, votre vision du Noir et même votre philosophie du quotidien.

Nota Bene : James Crumley est mort en 2009, mais tous ses livres étant édités en France, cela me promet du plaisir en perspective. Enfin, merci à Jean Marc Lahérrère de Actu du Noir pour ce conseil avisé.

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 09:21
ça y est. Je suis revenu de vecances, du soleil de la Méditerranée.
Ne vous impatientez pas !
j'ai plein de choses à vous faire découvrir !
A bientot
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 07:53

Voilà venu le temps des vacances … si méritées. Au soleil, j’espère ! 3 semaines loin de tout, avec ma petite famille que j’aime tant.

A la rentrée, il va falloir s’accrocher avec le dernier Ellroy et un épisode de Mona Cabriole signé MONSIEUR Antoine Chainas (6 pieds sous les vivants-La Tengo Editions)

Je vous rajoute quelques petits liens :

http://bibliobs.nouvelobs.com/polar : allez y chercher quelques idées de lectures

http://www.polarnoir.fr/ : Une source inépuisable

http://chroniquesennoir.over-blog.com/ : Bien argumenté

http://lamerpourhorizon.net/dotclear/ : De belles photos et des chroniques

http://polars.cottet.org/ : Très joli, et bien argumenté

http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/ : des voyages, des photos et des chroniques

Les chroniques reprendront donc vers le 8 août et je pars avec des romans prometteurs, ceux que j’ai mis de coté pour des journées tranquilles.

Au-delà du mal de Shane Stevens (un beau pavé)

Tout est sous contrôle de Hugh Laurie (LE docteur House)

Le dernier baiser de James Crumley (merci Jean Marc d’Actu du noir)

Un vieux John Harvey (Je continue le cycle Resnick)

Je vous souhaite de bonnes vacances reposantes et ensoleillées
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  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
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