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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 17:55
Vous cherchez des idées de polars ?

Sur le Ring – Le sang appelle le sang de Ange MARANDO (IS éditions)

Angelo, jeune Calabrais dont la famille s'est exilée à Marseille, se découvre une passion pour la boxe durant sa jeunesse. Doué pour ce sport, un ami de la famille lui propose d'aller exercer son art en professionnel aux États-Unis. De l'autre côté de l'Atlantique, grâce un excellent entraîneur, il gagne ses combats et gravit tous les échelons qui le mènent alors jusqu'au championnat du monde. Seul problème et de taille, la mafia locale va se mêler à la

compétition pour le titre suprême...

Pourtant, malgré les dramatiques menaces qui pèsent sur lui et sa famille, Angelo ne pourra se résoudre à abandonner ses ambitions et avant toute autre chose, son honneur...

Basée sur une histoire fortement inspirée de faits réels – la vie d'un boxeur et celle d'un chef d'une organisation mafieuse –, la trame de "Sur le ring" suit une route à sens unique, mais si réaliste qu'elle renoue avec le genre.

Pour son premier roman, Ange Marando a su allier boxe, famille et mafia dans un style très fluide, rendant la lecture agréable. Le livre s'adresse à un public majoritairement masculin, mais il peut tout à fait conquérir les lectrices grâce à des ingrédients tels que l'histoire d'amour du boxeur mais aussi et surtout des drames inattendus, qui captiveront toute leur attention.

Jeune auteur marseillais âgé de trente ans, Ange MARANDO est issu d'une famille italienne, plus particulièrement calabraise. Ce détail géographique va avoir son importance puisque l'histoire de cette région, fortement marquée par la célèbre organisation mafieuse "Ndrangheta", va directement inspirer Ange Marando.

Vous cherchez des idées de polars ?

Une ombre au tableau de Joseph Hone (Baker Street)

Ben Contini, peintre à Dublin, d’origine italiano-irlandaise, trouve dans le grenier, après la mort de sa mère, un somptueux tableau dont il est immédiatement convaincu qu’il s’agit d’un authentique nu de Modigliani. Mais il tombe le même jour sur quelque chose d’encore plus troublant : une liste d’un certain nombre de grands tableaux et d’objets d’arts qui semblerait former une sorte d’inventaire. Il commence alors à se poser des ques­tions... D’autant plus qu’aux funérailles de sa mère, Ben a été approché par une inconnue, surgie de nulle part, qui lui a transmis un message urgent de la part de son père mourant, parlant d’un lien mystérieux entre sa fa­mille et celle de Ben.

Ben et Elsa vont partir sur les traces du tableau. Dans une course effrenée à travers l’Europe, de Dublin en Italie, en passant par Paris et l’Allemagne, ils seront entraînés dans le sombre univers des spoliations nazies. Le passé de leurs pères va se révéler bien plus complexe qu’ils ne l’auraient jamais imaginé.

Ce thriller très contemporain vous entrainera dans une aventure pleine de rebondissements. Joseph Hone nous embarque dans un périple où s’enchainent découvertes et coups de théâtre, avec toujours, au centre, ce désir lancinant de faire jaillir la vérité sur les êtres et les choses, quel qu’en soit le coût.

L'auteur, irlandais, s'est déjà faite une belle réputation comme écrivain de thrillers internationaux dans la tradition de John le Carré ou de Len Deighton, avec un soupçon de Graham Greene.

Vous cherchez des idées de polars ?

Gasoline Alley de Pierre Mikaïloff (Alpen éditions)

Dans le Paris interlope des années 2010, Andy, un receleur sans ambition, Vladimir Schmack, un ex-fl ic poussé à la retraite anticipée pour alcoolisme, les frères Ashton, des vétérans du Vietnam à la fortune douteuse, Paula, une prédatrice à la rousse crinière, Gabriel, un ex-agent soviétique, et une poignée de figurants peu reluisants, s’aff rontent dans un ballet frénétique, absurde et destructeur.

Des circonstances imprévues vont précipiter ces personnages qui n’auraient jamais dû se rencontrer dans la quête d’un Saint Graal incarné par une carte-mère réalisée d’après les recherches d’un mathématicien jésuite du XVIIIe siècle.

Plus agités qu’actifs, ce dernier terme sous-entendant une certaine efficacité, les protagonistes se livrent une lutte sans merci où la barbarie le dispute à la bouffonnerie. S’il fallait leur trouver un point commun, ce serait l’addiction. À la nourriture, à l’argent, au pouvoir, à l’alcool, à la drogue, aux jeux SM, aux armes à feu (la liste n’est pas exhaustive)… Un échantillon d’humanité à la dérive, saisi à un moment critique de son histoire, qui tente de survivre et, pour partie, y parviendra.

Ex-guitariste des Désaxés et de Jacno, Pierre Mikaïloff est écrivain, journaliste (Rolling Stone, Rock & Folk, Gonzaï…) et conférencier. Il est l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages : polars, poésie, Le Dictionnaire des années 80 (éditions Larousse), et plusieurs biographies de référence (Alain Bashung, Téléphone, Daniel Darc, Noir Désir…). Pour la télévision, il a écrit une cinquantaine d’épisodes de la série documentaire Nous nous sommes tant aimés, diffusée sur France 3 depuis 2010. Pour la scène, il a coécrit deux fictions musicales : [Re] Play Blessures (avec Arnaud Viviant) et Dernières nouvelles de Frau Major (avec Hédi Tillette de Clermont-Tonnerre), toutes deux consacrées à Alain Bashung.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 17:09
Petite Louve de Marie Van Moere (La Manufacture de Livres)

Aux éditions de la Manufacture de livres, voici un premier roman d’une jeune auteure dont il va falloir suivre les prochaines parutions, tant sa façon de mener l’intrigue est prometteuse. Ne passez pas à coté de cette Petite louve.

Le premier chapitre est dur : il commence par une scène de meurtre. Une femme abat un homme d’une balle dans la tête. Avant de l’enterrer, elle lui éclate la tête pour récupérer la balle, pour ne pas laisser de traces … comme si cela pouvait effacer le passé. Elle vient de se débarrasser de celui qui a violé sa fille de 12 ans. Puis, elle et sa fille partent pour échapper aux éventuels poursuivants.

Car celui qu’elle vient de tuer est un gitan, Toni. Sa famille n’a plus de nouvelles de lui, alors elle lance aux trousses des deux jeunes femmes Ari et Ivo, les deux frères de Toni. Ce sont deux brutes, sans aucun état d’âme. La course poursuite va se dérouler sur l’ile de beauté, la Corse, devenue pour le coup l’ile des cauchemars. Un voyage entre Marseille et la Corse, un voyage en plein cauchemar.

La louve protège ses petits. Avec un sujet mille fois abordé, Marie Van Moere décline le thème de la vengeance et de l’instinct maternel sur des tons noir sur bleu, noir pour l’ambiance, bleu pour la mer corse et le ciel immaculé. Et ce qui est impressionnant dans ce premier roman, c’est la maitrise de l’intrigue, cette façon de raconter une histoire dramatique, sans en rajouter, mais en nous attirant dans le piège des dernières pages.

Ce que je trouve étrange, c’est aussi cette absence d’émotion. L’auteure reste très distante, très efficace dans son style et rend donc cette histoire d’autant plus dure qu’aucun sentiment ne va alléger cette histoire noire. Et même si par moments, je trouve certains passages inutilement démonstratifs dans une volonté de faire efficace (par exemple en utilisant des morceaux de phrases sans verbe, ce qui n’est pas utile au propos), l’efficacité de l’ensemble m’a épaté. Et je trouve incroyable que les femmes écrivent des romans aussi durs, voire même beaucoup plus durs que ceux écrits par des hommes.

Si la plus grande partie du roman est la course poursuite entre les gitans et le couple des deux femmes à distance, l’auteure évite soigneusement les redites, prouvant là encore sa grande maitrise de son intrigue. On ne cherchera pas à s’identifier aux uns ou aux autres, mais on recevra les scènes comme autant de coups de poings, avec le lecteur en guise de punching-ball.

On y trouve aussi des scènes plus calmes, tout aussi réussies, qui permettent de souffler un peu, mais rassurez vous, la noirceur du propos revient fort vite. Là aussi, dans l’alternance des rythmes, Marie Van Moere fait très fort.

C’est clairement un roman fort prometteur, qui va plaire à tous les amateurs de romans noirs, un roman qui mérite que l’on suive les prochains romans de l’auteure, qui m’a beaucoup impressionné et marqué. Et merci Coco pour le prêt du livre.

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 17:38
Dragon bleu, tigre blanc de Qiu Xiaolong (Liana Levi)

Cela faisait un bon moment que je n’avais pas lu de roman de Qiu Xiaolong, depuis Les Courants fourbes du lac Tai que j’avais bien aimé mais que j’avais trouvé naïf dans son propos. Ce roman relance l’intérêt de cette série d’enquêtes réalisées par l’inspecteur Chen Cao, dont c’est le neuvième volume.

Quatrième de couverture :

Stupeur à la brigade des affaires spéciales de la police de Shanghai. Sous couvert d’une promotion ronflante, l’inspecteur Chen est démis de ses fonctions. Après tant d’enquêtes menées contre les intérêts du pouvoir, pas étonnant qu’on veuille sa peau.

Forcé d’agir à distance, inquiet pour sa vie, Chen affronte l’affaire la plus délicate de sa carrière tandis qu’à la tête de la ville, un ambitieux prince rouge et son épouse incarnent le renouveau communiste. Alors que dans les rues résonnent les vieux chants révolutionnaires, ambition et corruption se déclinent plus que jamais au présent.

Avec une amère lucidité, Qiu Xiaolong réinterprète à sa manière le scandale Bo Xilai qui secoua la Chine en 2013.

Mon avis :

C’est un roman un peu particulier, au sens où il n’y a pas de meurtres, ni d’enquête policière à proprement parler. En fait, l’inspecteur Chen a reçu une promotion, il est nommé directeur de la réforme judiciaire. C’est un titre qui sonne comme le glas d’une carrière pendant laquelle il a titillé les personnages les plus importants de Chine. Mais à force de dénoncer les travers de la société chinoise, on finit par gêner.

Chen a donc pris acte de sa nomination, et est en congés pendant une semaine pour s’occuper de la tombe de son père. Outre sa paranoïa car il pense être à tout moment espionné ou suivi dans la rue, il cherche la raison de son éviction parmi les dernières affaires dont il a la charge. Et cette intrigue permet à Qiu Xiaolong de montrer avec brio combien la société chinoise s’éloigne de ses idéaux.

Certes, l’intrigue avance lentement, mais c’est pour mieux s’arrêter sur tous les aspects, comme un touriste qui se baladerait dans les rues et trouverait à chaque fois qu’il jette un œil à droite ou à gauche des raisons de s’horrifier de ce que son pays est devenu. Du prix du terrain au cimetière qui est tellement élevé qu’il faut être riche pour s’acheter une concession pour la tombe d’un proche à la nourriture bourrée d’hormones voire impropre à la consommation pour que des Gros-Sous puissent se faire plus d’argent sur le dos des pauvres gens, la situation est éloquente.

Etrangement, le style est distant et pas du tout révolutionnaire ou revendicateur. Qiu Xiaolong se contente de nous montrer une situation à propos de laquelle il ne peut rien, et qui ne risque pas de changer, puisque la corruption atteint tous les étages de la société. Et ce qui m’a le plus plu, c’est quand Chen contacte ses amis, d’anciens policiers, et qu’il montre leur honnêteté par rapport aux jeunes cadors, qui ont pris le pouvoir pour l’argent qu’ils peuvent en tirer. En fait, le décalage entre le peuple et les hautes personnalités est remarquablement bien montré et d’autant plus frappant par la manière qu’a l’auteur d’amener son intrigue.

Avec des personnages à la recherche de toujours plus d’argent, quitte à mettre en danger son prochain, Chen trouve refuge dans la poésie et de nombreux passages s’opposent aux différents scandales tels ces porcs morts de maladie qu’un Chinois a racheté à bas prix pour en faire des saucisses qu’il revend à des supermarchés.

Et quand Qiu Xiaolong dit que « la vie en Chine est encore plus invraisemblable que dans ses romans », cela fait peur, très peur. Dragon bleu, Tigre blanc fait partie des bons opus de cette série avec Mort d’une héroïne rouge et Le très corruptible mandarin.

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 17:13

Dans un salon de polar, aussi gigantesque, on passe son temps à discuter de polar, à rencontrer des auteurs, des lecteurs ... et j'ai passé une journée extraordinaire. Des quelques photos que j'ai faites, voici une idée des souvenirs avec lesquels je suis revenu :

George Pelecanos venu dédicacé son dernier roman Le double portrait

George Pelecanos venu dédicacé son dernier roman Le double portrait

James Ellroy The Master, en discussion avec Mickael Mention

James Ellroy The Master, en discussion avec Mickael Mention

Alexis Ragougneau, auteur de la Madone de Notre Dame, très sympatique

Alexis Ragougneau, auteur de la Madone de Notre Dame, très sympatique

Dominique Sylvain, surprise de me voir "en vrai" !

Dominique Sylvain, surprise de me voir "en vrai" !

Le temple du polar que j'ai quitté à regret

Le temple du polar que j'ai quitté à regret

J'en profite pour remercier tous les lecteurs et en particulier les Readers (ils se reconnaitront). Je fais de gros bisous à mon ami Richard (Mister President) et Foumette (Fais gaffe à ce que tu dis !).

Parmi les auteurs rencontrés, merci encore du fond du coeur à Jeremie Guez, Gaelle Perrin, Paul Colize, Antoine Chainas, Claire Favan, Gilles Caillot, Frédéric Jaccaud. Pardon à ceux que j'ai oubliés.

Pour finir, Un immense merci pour cette heure de discussion, assis au soleil sur les marches de Quais du Polar, à Monsieur Claude Mesplede.

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 17:59
Niglo de Jean Louis Nogaro (Coëtquen éditions)

Niglo, cela veut dire hérisson en langage gitan. Niglo, c’est l’occasion de découvrir un nouvel auteur. Et on se retrouve avec une intrigue policière menée par un groupe de trublions, qui sont journalistes et éditent une feuille de chou locale.

Ça commence par un casse. Ils sont trois, ils ont bien préparé leur coup. Il y a Imir qui avait repéré le distributeur de billets de banque. Bernard, dit le Nard, avait emprunté le camion grue et avait simulé toute la semaine des travaux dans la rue. Léon Farges dit le Barge avait eu l’idée d’arracher le distributeur et de récupérer l’argent. Imir lança la Dauphine à 100 à l’heure, le Barge à ses cotés, Le Nard rangeant les billets dans le sac. Quand une moto s’arrête à leur coté à un feu rouge, Imir envoie deux balles dans la tête du motard. La jeune passagère hurle, le Nard s’enfuit alors que les flics ouvrent le feu. La course poursuite s’engage, et se termine dans un véhicule. Imir s’enfuit alors que la voiture explose et prend feu, laissant un cadavre à son bord.

Trois ans plus tard, la fête du 14 juillet s’approche. A Latourbière-sous-Pilat, près de Saint Etienne, un camp de gitans vient d’être ouvert. L’accueil des premières caravanes est froid, la peur fait des ravages parmi les habitants, surtout quand on découvre le corps d’un gitan assassiné. La gendarmerie va essayer de trouver le ou les coupables et un groupuscule de journalistes locaux qui éditent Le vilain canard va mener leur enquête en parallèle.

Je dois avouer que j’ai été surpris. Surpris par la rapidité, surpris par le style, surpris par l’intrigue aussi. Le résumé que je viens de vous faire est contenu dans les vingt premières pages du roman ; cela vous donne une idée de la vitesse à laquelle avance le roman. Surpris par le style ensuite, car si l’intrigue se situe dans un village des environs de Saint Etienne, si de nombreux personnages apparaissent, l’auteur ne s’attarde pas ni sur les paysages, ni sur les psychologies, pour privilégier la vitesse et l’efficacité. Surpris par l’intrigue je fus, car je m’attendais à plus d’imprégnation dans la vie nomade des gens du voyage et que l’on se retrouve plutôt à suivre une petite bande bien sympathique de journalistes amateurs et indépendants.

Ils sont donc quatre, et veulent faire survivre la tradition des journalistes fouineurs, à la recherche de la vérité. Lucien, Lola, Lucile et Yvon vont donc se démener pour comprendre ce sac de nœuds. Leur jeunesse leur permet d’être inconscient et légèrement irresponsables mais en tous cas jamais prêts à vendre leur âme au nom de l’indépendance. Ils refusent les conclusions hâtives de la gendarmerie, et en cela, je trouve que les membres de la maréchaussée sont peints de façon un peu trop caricaturale. Par contre, en ce qui concerne l’intrigue, Jean Louis Nogaro s’amuse à brouiller les cartes, et dès que vous avez cru comprendre de quoi il retournait, il mélange les cartes pour rendre l’enquête encore plus complexe. Vous l’aurez compris, c’est un bon polar qu’il faut plutôt destiner aux amateurs de romans policiers et qui vous fera passer un bon moment, d’autant plus que la fin, la dernière page, est tout bonnement géniale.

Ne ratez pas le mot de l’auteur sur l’excellent site Livresque du noir qui finira par vous décider à acheter ce roman.

http://www.livresque-du-noir.fr/2014/03/niglo-par-jean-louis-nogaro/

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 17:30
Quatre pour le prix d'un

Depuis quelque temps, les éditeurs nous proposent des nouvelles ou des novellas en format poche à des prix relativement bas. Voici quatre lectures d’auteurs différents qui peuvent vous donner quelques idées de lecture

Maitres du jeu de Karine Giebel (Pocket)

4ème de couverture :

Il y a des crimes parfaits.

Il y a des meurtres gratuits.

Folie sanguinaire ou machination diabolique, la peur est la même. Elle est là, partout : elle s insinue, elle vous étouffe... Pour lui, c est un nectar. Pour vous, une attente insoutenable. D où viendra le coup fatal ? De l ami ? De l amant ? De cet inconnu à l air inoffensif ? D outre-tombe, peut-être...

Ce recueil comprend les nouvelles Post-mortem et J’aime votre peur.

Mon avis :

Ce recueil proposé à moins de 3 euros est clairement une très bonne affaire.

Post-Mortem nous propose une intrigue machiavélique qui n’est pas sans rappeler les meilleurs romans de Jean Pierre Ferrière. Au menu, un style fluide, et de la créativité dans le scenario qui en fait un excellent moment de divertissement.

J’aime votre peur est plus classique, proposant une course poursuite après un serial killer qui vient de s’échapper d’un hôpital psychiatrique. Si la trame m’a paru déjà vue, je dois dire que la façon de mener l’histoire est bigrement vicieuse et met même mal à l’aise. Mais on a l’habitude avec Karine Giebel !

Quatre pour le prix d'un

Plein gaz de Joe Hill & Stephen King (JC.Lattès)

4ème de couverture :

Sur une route désolée du Nevada, un gang de motards est pris en chasse par un camion fou, apparemment bien décidé à les éliminer un à un. Il n’existe qu’une seule issue pour sauver sa peau : ne jamais ralentir…

Inspiré par le désormais classique Duel, de Richard Matheson, adapté au cinéma par Steven Spielberg dans son premier film, Plein Gaz marque la première collaboration entre Stephen King et Joe Hill.

Traduit de l’anglais par Antoine Chainas

Mon avis :

L’alliance entre le père et le fils ne m’a pas passionné plus que cela. Soit le roman est trop court, soit il est trop long. En tout état de cause, beaucoup de sujets sont évoqués mais à mon avis juste effleurés ce qui fait que je suis resté sur ma faim, comme par exemple la relation entre le père et le fils, justement. La poursuite apparait tard dans l’histoire et même là, je n’y ai pas entendu le bruit de l’acier que l’on broit, je n’y ai pas vu le sang couler. Et comme je ne me suis pas attaché aux personnages, le résultat m’a paru bien fade et décevant. Finalement, j’ai ressorti le DVD de Duel de Steven Spielberg, et je me suis fait un bon trip autour de ce grand téléfilm.

Quatre pour le prix d'un

L’encre et le sang de Laurent Scalese et Frank Thilliez (Pocket)

4ème de couverture :

Au fond d'un vieux garage hongkongais, elle est là. Elle l'attend.

La machine.

Il suffit de taper. Et tout s'écrira, dans la réalité.

Très vite, l'écrivain William Sagnier comprend qu'il tient là l'instrument de sa vengeance. La femme qui l'a trompé. L'homme qui lui a volé son livre. Tous ceux qui l'ont humilié, utilisé, détruit, seront punis à leur tour.

La vie, la mort, la toute-puissance au bout des doigts, là ou se mélangent l'encre et le sang...

Mon avis :

Voici encore une fois une excellente affaire, un roman inédit de deux auteurs reconnus. Et je peux vous dire qu’à la lecture, je me suis éclaté ! J’ai eu l’impression de revenir trente ans en arrière, et de retrouver en train de lire une nouvelle de Stephen King. Car on y retrouve une ambiance impeccable, une inventivité dans cette intrigue fantastique (dans les deux sens du terme. Et quand on a fini les 120 pages de cette histoire, on regrette que cela ne soit pas un peu plus long. Cette histoire, c’est du pur plaisir, de la jouissance littéraire à l’état pur.

Quatre pour le prix d'un

Hécate de Frédéric Jaccaud (Gallimard série noire)

4ème de couverture :

«Le fait divers déverse, divertit, met en branle l’imagination mauvaise de tout un chacun. Sa nécessité ne fait pourtant aucun doute, parce qu’il agite les sentiments de pitié et de mépris sans aucune implication morale ; on ne ressent aucun remords en s’y projetant. Il commence et se termine dans l’impersonnel. Les acteurs de ces petites pièces décadentes n’incarnent personne en particulier ; ils évoluent à l’état brut de caractères théâtraux.»

Le 2 février 2010, Sacha X., médecin de Ljubljana, est retrouvé sans vie à son domicile, le corps déchiqueté par ses trois bullmastiffs. Là s’arrêtent les faits chroniqués en leur temps par la presse internationale. Entre alors en scène un jeune flic, Anton Pavlov, témoin imaginaire de cette scène indescriptible. Cet amoureux secret de littérature se laisse dès lors entraîner dans une quête du sens qui le mènera au-delà de l’obscène : comprendre l’histoire de cette mort étrange, trancher le voile et découvrir derrière celui-ci la beauté, la vérité ou la folie.

Mon avis :

D’un fait divers, Frédéric Jaccaud créé une nouvelle (ou un court roman) qui met franchement mal à l’aise. Entre les scènes explicites et très violente et la descente aux enfers de ce policier, l’auteur pose des questions et laisse le lecteur faire ses propres réponses. Le style de cette nouvelle est formidable, le sujet brulant, et l’ensemble assez impressionnant. On se retrouve en position de voyeur, et on se pose la question de ce qui peut passionner les gens qui s’intéressent aux faits divers. Si le fond est louable et intéressant, la forme parfois « donneuse de leçons » de certains passages peut agacer. En tout état de cause, je vous conseille cette lecture qui est assurément marquante, bien que la violence soit très explicite et donc que certaines pages ne soient pas à mettre entre toutes les mains.

Et n'oubliez pas le principal, lisez !

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 18:01
Filles de Frederick Busch (Folio Policier)

Le choix de ce roman tient à deux personnes : Une amie de mon dealer de livres Coco qui n’arrêtait pas de lui demander quand je me mettrais à découvrir l’univers de cet auteur … à la limite du harcèlement littéraire ! Je lui fais tout de même de gros bisous, à Sophie, et je lui dédie ce billet. La deuxième personne est l’excellent Yan, de l’excellent blog Encoredunoir, qui a écrit un excellent billet ici.

L’auteur :

Frederick Busch est un écrivain américain né le 1er août 1941 à Brooklyn et décédé le 23 février 2006 à Manhattan.

Busch est diplômé du Muhlenberg College et obtient sa maitrise à l'Université Columbia. Il est professeur de littérature à l'Université de Colgate, à Hamilton , New York de 1966 à 2003[1].
Il remporte de nombreux prix, y compris l'American Academy of Arts and Letters Fiction Award en 1986 et le PEN / Malamud Award en 1991.

Il est le père de l'acteur Benjamin Busch .

(Source Wikipedia)

Quatrième de couverture :

Parce que sa vie lui échappe, parce que sa petite fille de quelques mois est morte et que son couple se désagrège, parce qu’il va mal, Jack, ancien flic devenu vigile à l’université, accepte d’enquêter sur la disparition d’une adolescente, Janice Tanner.

Quelque temps plus tard, une autre fillette disparaît... Autour de Jack, s’étend l’interminable hiver nord-américain, la neige qui recouvre tout et étouffe tous les bruits, la terre si dure qu’on n’enterre pas les morts.

« Filles, roman d’amour, roman du désir et roman de la déliquescence, de la bassesse humaine, est un livre-choc. Ces Filles-là fouaillent nos tripes, dégraissent notre conscience. Chantent un hymne à l’amour quand il n’y a que le désamour. » Martine Laval, Télérama

Mon avis :

Quand on commence ce roman, on entre dans un univers, à la fois littéraire et psychologique. D’emblée, on est plongé dans la tête de Jack, un homme malade, dont il ne reste que quelques ruines, de par son passé que l’on va découvrir plus tard. On y retrouve une abondance de petits détails, sur tous les petits gestes qui font notre quotidien, car Jack ne vit plus, il erre comme un fantôme, essayant de sauver ce qui peut l’être dans sa misérable vie.

Jack est marié à Fanny. Depuis qu’ils ont perdu leur enfant en bas âge, leur vie n’est plus la même. S’ils continuent à survivre, ils passent leur temps à supporter leur quotidien fait de routine. Alors, Jack regarde les autres et s’intéresse à leur va et vient. La disparition de cette jeune adolescence va lui donner un objectif, et lui permettre de chercher une rédemption envers les autres, mais surtout aussi envers lui-même. De même, il regarde les femmes, les jeunes filles, et ressent du désir ; il arrive à se prouver qu’il est encore vivant, malgré le fait que son esprit soit mort en même temps que l’enterrement de sa fille.

Ce roman est littérairement impeccable, irréprochable, et c’est passionnant d’un point de vue psychologique. L’enquête n’est ici qu’un prétexte pour fouiller le mental de cet homme à la dérive, et cela pourra en rebuter certains, de la même façon que d’autres y verront un roman culte. Inutile de vous dire qu’en lisant ce roman, j’ai eu l’impression de découvrir un énorme auteur, malheureusement injustement reconnu et trop peu traduit en France. Je ne peux que vous recommander cette lecture incroyablement forte et vraie, pour peu que vous aimiez les romans psychologiques.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 17:56
L’information du mardi : Le polar made in France

Les éditions Points agrémentent leurs sorties de ce mois d’un nouveau slogan : le polar made in France. Pour l’occasion, ce sont quatre nouvelles sorties qui vont porter haut l’étendard de nos auteurs.

Guerre sale de Dominique Sylvain :

Un pneu enflammé autour du cou : c’est l’atroce mise à mort réservée à un avocat spécialiste des relations franco-africaines. Cinq ans plus tôt, l’assistant de Lola Jost a subi le même sort, précipitant son départ à la retraite. La voilà qui reprend du service. Et tant pis si ses ex-confrères n’apprécient pas qu’elle mette son nez dans les magouilles de la Françafrique, sujet pour le moins… brûlant.

Ce polar fait aussi partie de la sélection Meilleurpolar.com

Vous trouverez mon avis ici

L’information du mardi : Le polar made in France

Arab jazz de Karim Miské :

« L’auteur, d’un bout à l’autre en verve, n’a pas eu à beaucoup forcer le trait pour signer LE thriller made in France qui fait aujourd’hui... jazzer. »

Le Figaro Magazine

Ahmed Taroudant, jeune marginal, ne lit que des polars. Quand il trouve sa voisine pendue à son balcon, un rôti de porc à ses côtés, il sort de sa léthargie. Est-ce le meurtre symbolique d’un fou de Dieu ? Avec Rachel Kupferstein et Jean Hamelot, flics cinéphiles et torturés, Ahmed enquête au cœur d’un 19e arrondissement cosmopolite où ripoux, caïds et fondamentalistes se livrent une guerre sans pitié.

L’information du mardi : Le polar made in France

Du son sur les murs de Frantz Delplanque :

« A déguster avec un vinyle des Who en fond sonore et un verre de jurançon sur la table de chevet. »

Libération

Tueur est un métier épuisant. À soixante-quatre ans, Jon Ayaramandi prend sa retraite et s’installe dans le Sud-Ouest. Il lit, écoute du rock garage avec le patron du Cap’tain Bar et dorlote la fille de Perle, sa voisine. La disparition du compagnon de Perle fait voler en éclats ce quotidien de rêve. Jon se lance à sa recherche au rythme d’une bande-son endiablée… et reprend bientôt du service.

L’information du mardi : Le polar made in France

400 coups de ciseaux et autres histoires de Thierry Jonquet :

« De livres en livres, Jonquet n’en finissait pas de désigner la barbarie, la bêtise, les guerres fratricides. Il autopsiait notre monde d’aujourd’hui en fabriquant des histoires souvent prémonitoires. Lui qui avait l’allure d’un père peinard, carburait à la révolte et s’engouffrait dans la littérature comme ultime chance de rester debout, digne malgré la folie de notre société. »

Télérama

Dans une ville en ruine, un homme dresse des mygales ; curieuse profession par les temps qui courent… Boycotteur des musées, Giulio préfère monter une « expo SDF » pour esthétiser la souffrance. Quant à Isabelle, alcoolique involontaire, elle embauche un clochard pour assassiner son mari. Des êtres abîmés et dysfonctionnels dans une société barbare. Le paysage est noir, l’humour, salvateur, aussi. Grinçant, tendre, drôle, désespéré : ce recueil illustre toutes les facettes de l’œuvre de Thierry Jonquet.

L’information du mardi : Le polar made in France

Brèves de noir (Collectif) :

Les lauréats de Quais du polar :

Caryl FÉREY, Olivier TRUC, Antonin VARENNE, Antoine CHAINAS, Serge QUADRUPPANI, DOA., Marcus MALTE, François BOULAY et Franck THILLIEZ présentent :

Pour fêter les 10 ans du prix « Quais du polar », chacun des 9 lauréats des années passées a composé une nouvelle policière inédite : elles sont réunies dans ce recueil. On a, entre autres, le privilège d’assister à un dialogue entre Edward Snowden et des agents russes du FSB, de suivre un cours de cuisine qui dérape en crime passionnel, et de participer à une virée dans le Sahara qui tourne mal… Du suspense psychologique à l’action la plus impétueuse, du thriller à l’humour, toutes les nuances du noir sont ici explorées !

« Pour qui aime la littérature policière dans tous ses états, noir, thriller, polar nordique ou "crime fiction" US, des plus pointus et littéraires au plus grand public, Lyon est un rendez-vous incontournable.»

Marianne

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 17:02
Le chouchou du mois de mars 2014

Le jour où j’ai créé la rubrique du Chouchou du mois, j’aurais mieux fait de me casser une jambe. Car il faut bien avouer que, pour choisir celui de ce mois-ci, je suis bien embêté car toutes les lectures chroniquées me tiennent à cœur, pour une raison ou une autre. En tous cas, il n’y aura eu que d’excellentes lectures.

Dans la rubrique Oldies, j’aurais (enfin !) fait la connaissance de Danielle Thiery, avec la guerre des nains (Belfond). Si je pense que ce n’est pas son meilleur, ce roman s’avère être un polar costaud qui va me pousser à en lire d’autres de cette auteure.

Le mois de mars aura aussi vu le retour de la rubrique des invitées, au féminin, puisque j’aurais eu le grand honneur d’accueillir deux chroniques pour deux romans à propos desquelles je suis fier d’en être l’élu. Il s’agit de la chronique de Suzie pour Broken de Karin Slaughter (Grasset) et de la chronique de Loley pour La chambre d'Hannah de Stéphane Bellat (MA Editions), deux livres sur lesquels il convient de se pencher.

J’aurais aussi eu un coup de cœur pour un polar chilien, avec un vrai style, un vrai ton, et un auteur qui a bien assimilé les codes du Hard Boiled américain, tout en le faisant sien. Il s’agit de Les rues de Santiago de Boris Quercia (Asphalte), un fantastique polar à ne rater sous aucun prétexte.

Le seul auteur non francophone chroniqué est un grand styliste, ses sujets parlent de gens que l’on veut ignorer et son roman est poignant, et forme un tout cohérent dans on message, là où ses précédents étaient faits de scènes juxtaposées bout à bout. C’est un roman impressionnant et important et il s’agit bien entendu de Dans la dèche à Los Angeles de Larry Fondation (Fayard).

Quelque soit les styles ou les genres, mes autres lectures m’ont enchanté : que ce soit le deuxième roman de Sandrine Colette qui est très différent de son premier mais qui est psychologiquement très fort (Un vent de cendres de Sandrine Colette - Denoel) ; que ce soit N’éteins pas la lumière de Bernard Minier (XO éditions), qui démontre que cet auteur a su créer son propre univers en seulement 3 romans ; Que ce soit Mémé goes to Hollywood de Nadine Monfils (Belfond) , toujours aussi délirant et déjanté qui va nous décrire la rencontre tant attendue entre Mémé Cornemuse et Jean Claude Van Damme ; Que ce soit Sans crier gare surgit la nuit de Bernard Pasobrola aux excellentes éditions Rail noir qui est un réquisitoire contre toute forme de manipulation de la pensée personnelle ; que ce soit Ombres et soleil de Dominique Sylvain (Viviane Hamy) qui montre, au travers de son sujet très politique et très noir, une évolution du style de l’auteure et un rapprochement de l’univers de Dominique Manotti.

Mon chouchou du mois est donc le dernier que je n’ai pas cité. Il s’agit bien évidemment de Tendre comme les pierres de Philippe Georget (Jigal), un roman d’aventure comme on n’en écrit plus, peut-être par peur du ridicule, mais qui fonctionne merveilleusement bien par son humanité et son respect envers des populations que l’on ne voit plus, éblouis que nous sommes par nos yeux de touristes.

Après ce mois riches en lectures savoureuses, nous allons nous tourner vers le mois d’avril. Et n’oubliez pas le principal, lisez !

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Published by Pierre Faverolle - dans chouchou
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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 18:30
Ombres et soleil de Dominique Sylvain (Viviane Hamy)

Après l’excellent Guerre sale, voici le tout dernier roman de Dominique Sylvain, qui vient fêter en beauté les 20 ans de la collection Chemins Nocturnes de Viviane Hamy. Guerre Sale fut un coup de cœur Black Novel. Et Ombres et soleil, qui en est la suite aurait tout aussi bien pu l’être. Ma seule réserve est qu’à mon avis, il vaut mieux avoir lu Guerre Sale (qui vient de sortir en format poche chez Points) avant de lire celui-ci.

Lola Jost s’ennuie, ou du moins, elle se retrouve seule, depuis qu’elle a quitté la police et depuis que son amie de toujours Ingrid Diesel est repartie aux Etats Unis. Mais cela ne dure pas longtemps, car le corps du patron de la Police Criminelle Arnaud Mars a été retrouvé sur un chantier d’une maison. Le corps a été abandonné, et il semble qu’il a été abattu d’une balle dans la tête. Mais la température est tellement chaude et le climat tellement humide que le corps est dans un état de décomposition avancé.

L’analyse balistique de la balle montre que l’arme utilisée est celle de Sacha Dugain, l’amie de Lola et ancien amant d’Ingrid. Arnaud Mars a été abattu de front, son assassin lui a pointé l’arme sur le front et a tiré sans remord. Il n’en faut pas plus pour Lola pour se jeter à corps perdu dans cette enquête et démontrer l’innocence de son ami.

Dans Guerre Sale, Dominique Sylvain avait déjà fait une incursion dans la politique étrangère africaine de la France, mais il semblerait que le sujet méritait d’être creusé encore plus profondément. Et en allant un peu plus profond, on se découvre des magouilles nauséabondes, que l’auteure montre, démontre, démonte et dénonce, au travers de faits imaginaires (quoique !) qui vont impliquer les plus hautes personnes de l’état.

Des différents ministères jusqu’aux candidats aux élections présidentielles, tous se battent pour décrocher le Graal, uniquement pour leur illusion de petit pouvoir. Les malversations sentent de plus en plus mauvais, et on s’aperçoit avec ce livre que quand on soulève le tapis, l’odeur nauséabonde devient de plus en plus tenace, dégoutante et révoltante.

Evidemment, on retrouve nos deux héroïnes favorites, toujours aussi actives, ne se laissant pas faire et sachant tirer toutes les ficelles à travers une intrigues aux rebondissements nombreux et incessants, qui laissent au lecteur à la fois peu de temps pour respirer au lecteur mais aussi une envie de dévorer ce roman à la vitesse de l’éclair.

Il y a aussi, je trouve, une évolution dans le style de Dominique Sylvain. Il m’a semblé qu’elle a épuré ses phrases, enlevé tout adjectif superflu, pour ne plus laisser que l’ossature principale. En cela, et avec les sujets évoqués, j’ai trouvé beaucoup de similitudes avec les romans de Dominique Manotti (et pour moi, c’est un hommage !). Et rassurez vous, si vous pensiez avoir tout lu sur les magouilles politiciennes, détrompez vous ! Ce roman va encore plus loin et va bien vous surprendre. Mais auparavant, il vous faudra lire l’excellent Guerre Sale !

Et ne ratez pas l'avis de l'oncle Paul ici

Outre la sortie de Guerre Sale chez Points, les éditions Viviane Hamy proposent les deux polars adaptés Passage du désir et Manta corridor au prix de 5,99 € ainsi qu’un omnibus des trois premières aventures d’Ingrid et Lola au prix de 13.99 € (disponibles à partir du 20 mars) en édition numérique. Tous les autres romans en édition papier sont disponibles à 8,90€. Ne résistez plus !

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Published by Pierre Faverolle - dans 2014
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