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30 septembre 2011 5 30 /09 /septembre /2011 10:00

Tous les vendredis midi, retrouvez la suggestion de Black Novel : un livre de poche. Et n'oubliez pas le principal : lisez.

Cette semaine : Le 7 de carreau de Christian Roux (La Tengo)

A bientôt.

 

7-de-carreau.jpg4ème de couverture

Camille travaille comme garde-malade pour un couple, les Amberlant, dont la femme est tétraplégique. Elle lui fait la lecture, allume la télévision, soutient la conversation et va même jusqu’à participer à d’étranges « mises en scène » comme la montée de l’Everest en robe de soirée. Jusqu’au jour où sa patiente semble mettre en scène sa propre mort. Camille en parle alors à son père, un détective privé surnommé le 7 de carreau. Ce dernier lui suggère de dissimuler un micro dans l’appartement. Un enregistrement révèle que le couple envisage un crime parfait : celui de Madame Amberlant elle-même, et Camille semble avoir un rôle à y tenir.

 

Mon avis :

Ce volume de la collection Pièces à conviction est probablement le mieux construit à ce jour, le mieux dialogué mais aussi le plus court. En une petite soixantaine de pages, Christian Roux nous construit un véritable roman à l’intrigue non linéaire, avec une psychologie ultra fine. Une fois refermée la dernière page, on pense d’abord à : « déjà ? », puis vient une impatience, un espoir de retrouver ce personnage de 7 de carreau dans une prochaine aventure, avec un peu plus de pages. S’il vous plait, M. Christian Roux, vous pouvez faire ça pour moi ?

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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 19:30

Vous allez me dire que je suis fou ? J’assume !

Je vous avais déjà parlé des 300 premiers, c’était ici.

Eh bien, j’ai l’honneur de vous annoncer que maintenant, je dispose des 400 premiers rivages noirs depuis quelques semaines.

N’allez pas en déduire que je suis un collectionneur, ou bien peut-être, je ne sais pas. En tous cas, ça va me faire une sacrée lecture … mais pas pour tout de suite. Celui qui m’a donné le plus de fil à retordre, c’est Mémoire vive de Robin Cook, le numéro 374. Etant épuisé, j’ai eu du mal à mettre la main dessus !

Alors, qu’y a-t-il à puiser dans ces 100 nouveaux romans que j’aurais mis 2 ans à trouver ? voyons voir :

Outre les Jim Thompson (Avant l’orage), Pierre Siniac (L’orchestre d’acier), Donald Westlake (Faites moi confiance), Elmore Leonard (Comme des hommes) ou James Ellroy (Ma part d’ombre, crimes en série), je tiens à vous signaler les ouvrages suivants dont on ne parle décidément pas passez :

312 : Du bruit sous le silence de Pascal Dessaint car on ne parle pas assez de cet auteur

314 et 339 : Dans la brume électrique et La pluie de néon de James Lee Burke que je vais bientôt lire

330 et 383 : A nos chevaux et Kop de Dominique Manotti les 2 premiers volumes d’une trilogie qui m’ont fait aimer cet auteur

336, 368, 369 : Le second cavalier de l’apocalypse, Le langage des cannibales et Veil de George Chesbro qui ne sont pas ses meilleurs mais j’adore Mongo le magnifique, et Veil est bourré d’action

337 Lumière froide de John Harvey que je dois lire aussi

344 : Les hommes de proie de Edwrad Bunker car il faut lire tout Bunker

353 : Steeltown de James Grady à ne pas manquer car on ne parle pas de ce grand auteur

375 : Le couperet de Donald Westlake qui est un de ses meilleurs romans noirs

380 : Un dernier verre avant la guerre de Dennis Lehane qui est le début d’une série immanquable.

Voilà, pour ceux que j’ai lus et aimés. Je suis perdu, il va falloir que je continue … allez, objectif 500 et rendez vous dans deux ans !

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27 septembre 2011 2 27 /09 /septembre /2011 10:00

Jour de grève ... garde d'enfants obligatoire car école fermée !

Au programme du jour, achat de livres :

Printemps de Mons Kallentoft (Serpent à plumes)

La disparition soudaine des ouvrières de Serge Quadruppani (Le Masque)

La dent du narval de Piero Colaprico (Rivages noir)

Morsaline de Hervé Sard (Krakoen)

Nirvana Transfert de Marie Vindy (Krakoen)

Et d'autres ...

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25 septembre 2011 7 25 /09 /septembre /2011 19:30

SéquestréeLors de mes pérégrinations webesques pour cette rentrée littéraires, ce roman m’avait intrigué par son sujet : comment une femme peut-elle se remettre d’un kidnapping qui aura duré presque un an ? Je peux vous dire que ce livre a pleinement répondu à mes attentes.

Annie O’Sullivan est agent immobilier à Clayton Falls, sur l’île de Vancouver. Elle vient de récupérer un gros marché d’appartements et s’apprête à faire une opération Portes Ouvertes. Ce soir là, elle est un peu pressée, elle doit récupérer la cafetière chez sa mère, Lorraine, et préparer son dîner avec Luc, son petit ami du moment, sans oublier de s’occuper de sa chienne Emma. Alors qu’elle s’apprête à fermer boutique, un jeune homme blond aux yeux bleus, qui s’appelle David, demande à faire une visite.

Charmant au premier abord, David s’en prend violemment à Annie, avant de l’emmener dans sa camionnette blanche. Alors qu’elle est endormie, elle ne va pas émerger avant son entrée dans une maison de rondins de bois. La maison semble confortable, mais David va vite lui imposer des règles inédites, telles que le ménage, les repas, le bain, l’épilation quotidienne, les horaires fixes pour aller aux toilettes.

Dès le début, elle subit les violences physiques de celui qu’elle va surnommer Le Monstre. Il la tape dès qu’elle fait quelque chose qu’il ne veut pas, essaie de la violer après le bain sans succès, l’insulte. Petit à petit, Annie et Le Monstre vont trouver un mode de communication, se faisant des confidences sur leur enfance, leurs parents, leurs amis. Et …

Je ne peux pas vous en dire plus ! Il y a mille façons de mener une intrigue avec ce sujet, cela aurait pu être effrayant, gore, comique, plein de rebondissements. Chevy Stevens a choisi de raconter son histoire au travers des séances de Annie chez sa psychiatre, qui devraient lui servir à se soigner, extérioriser cette année de torture. Donc, Annie raconte ce qu’elle veut, d’elle-même et cela évite les scènes pénibles ou insoutenables. Je vous rassure donc, ce livre peut être mis entre toutes les mains.

De plus, sous couvert d’un roman psychologique, car on nous fait entrer dans la tête, les pensées et les émotions de Annie, il y a un vrai suspense, celui de savoir pourquoi elle a été enlevée et dans quel but. Et la construction est redoutable pour le lecteur : on attend avec impatience de savoir ce que Annie va vouloir raconter à son psy, car c’est elle qui choisit les sujets, tantôt présents, tantôt passés.

C’est un roman passionnant, un véritable coup de maître, assurément l’une des excellentes surprises de cette rentrée. La fluidité de la narration et la justesse de la psychologie font de ce roman un excellent moment de lecture, diablement efficace et bigrement passionnant. Je suis curieux voire impatient de lire son prochain roman. A noter que ce roman a été publié aux éditions France Loisirs sous le titre La cabane de l'enfer.

De nombreux avis sont disponibles sur le net, dont ceux d'Oncle Paul, l'ami Claude, Corinne ou l'incontournable Dup.

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 10:00

Tous les vendredis midi, retrouvez la suggestion de Black Novel : un livre de poche. Et n'oubliez pas le principal : lisez.

Cette semaine : Hiver de Mons Kallentoft (Points Seuil)

A bientôt.

 

4ème de couverture

Hiver.jpg« Cette journée n’est pas faite pour les vivants », pense Malin Fors au cœur de l’hiver le plus froid qu’ait connu Östergötland, en Suède. Le cadavre nu et gelé, retrouvé pendu à un arbre, semble donner raison à l’enquêtrice. La victime aurait jadis blessé son père avec une hache… Malin s’interroge : ce meurtre est-il l’assouvissement d’une vieille haine ? Ou un sacrifice pour le solstice d’hiver ?

Mons Kallentoft est né en 1968 en Suède. Journaliste et auteur, il a déjà publié cinq romans qui ont reçu de nombreux prix. Vendu à 150 000 exemplaires en Suède et traduit en huit langues, Hiver a connu un grand succès dès sa parution.

« La quintessence du polar. » Gérard Collard, France 5

 

Mon avis :

Voici un roman foisonnant, dans le meilleur sens du terme. C’est un portrait passionnant d’une victime des standards de beauté de notre société. C’est un portrait magnifique d’une inspectrice hantée par la voix des morts. C’est un pays emprisonné par la neige et le froid, obligeant les gens à s’enfermer dans leur maison et leurs peurs des autres. C'est avant tout un auteur doué. Un auteur jeune, capable de créer un personnage attachant, une ambiance glacée, un rythme soutenu. Un très bon polar nordique qui inaugure une tétralogie passionnante.

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 19:30

visages-ecrases.jpgVoici mon premier roman de Marin Ledun, dont j’avais très envie de lire un livre, et je profite de la sélection pour le prix 813 pour commencer par un roman noir, très ancré dans la réalité sociale actuelle. Au passage, je remercie Holden de l’excellent site Unwalkers qui me l’a donné.

Vincent Fournier a la cinquantaine, il est marié et a deux enfants. Il a été balloté de postes en postes avant d’atterrir sur une plate forme téléphonique à répondre aux exigences des clients et d’essayer de vendre quelques forfaits téléphoniques supplémentaires. Car les objectifs sont difficiles à atteindre voire impossibles à réaliser. Il a fait une tentative de suicide et va de plus en plus mal.

Il a rendez-vous avec le docteur Carole Matthieu, qui est médecin du travail. Elle connait mieux que n’importe qui la situation des salariés, leur mal-être, leur difficultés au quotidien, et l’inhumanité qui règne dans cette entreprise. Une fois de plus, Vincent lui déclare qu’il ne dort plus, qu’il n’en peut plus. Alors elle consigne dans son rapport qu’il doit obtenir un arrêt de travail.

A la fin de son travail, elle prend sa voiture, mais s’arrête quelques pâtés de maisons plus loin, revient sur le site de l’entreprise, armée d’un pistolet, et retrouve Vincent, étourdi par le médicament qu’elle lui a injecté. Elle presse le révolver contre son menton, et suicide Vincent, pour soulager ses souffrances autant que pour dénoncer les conditions de travail qui règnent dans cette entreprise.

Ce roman a été écrit avec toute la passion et l’envie de montrer et démontrer une vision du monde du travail d’aujourd’hui. Clairement, le sujet tient à cœur à Marin Ledun, et il nous le fait sentir au travers de cette histoire de médecin du travail. Il a clairement écrit une intrigue sans concession, montrant la loi de l’objectif inatteignable et des gains optimaux, au détriment de l’humanité.

Tous les personnages y passent, grâce à une personne qui les connait mieux que tout le monde, le médecin du travail, qui recueille tous les petits maux, les petites pensées, les petits soucis, les grandes désillusions, les grandes luttes pour rester en vie selon la nouvelle philosophie : travailler pour vivre. Comme Marin Ledun a travaillé dans ce monde de standard téléphonique, il nous le fait vivre par le petit bout de la lorgnette.

Et quoi de mieux que de nous le décrire par les yeux d’une personne dérangée, stressée, à bout, qui fait partie de l’entreprise sans pour autant en faire partie ? Quel génie d’avoir choisi ce médecin qui au travers de son mal-être veut soulager les salariés qui souffrent ? Ecrite à la première personne, il nous fait pénétrer dans la psychologie de ce médecin du travail, à la fois docteur et complice des objectifs de cette entreprise.

La seule réserve que j’apporterais à ce roman, c’est son style haché qui colle mal avec la personnalité du docteur ; j’aurais aimé des phrases plus construites qui donneraient à montrer l’éducation et le dilemme de la personnalité du médecin. Et puis, j’y ai trouvé une certaine répétition sur certains messages tels que « les objectifs sont inatteignables » qui apparait plusieurs fois. Malgré cela , il est écrit sur la quatrième de couverture : « Un roman noir à offrir de toute urgence à votre DRH », ce qui est accrocheur; il faut que tout le monde le lise, alors lisez le !

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20 septembre 2011 2 20 /09 /septembre /2011 10:00

J’ai reçu un message aussi court qu’énigmatique sur ce roman d’un auteur dont je ne connais rien, sur un sujet vu maintes et maintes fois. Alors pourquoi vous en parler ? parce que ce jeune homme (il est né en 1963) a un style.

Il est même dit :

Femme-homme-qui.jpgSes romans ont été largement salués par la presse pour « leur “je” brillamment littéraire, leur mélange de réalisme et d’humour et leur subtile chronique de la culture sub-urbaine ». Le magazine Granta l’a classé parmi les vingt meilleurs jeunes romanciers britanniques.

Alors de quoi ça parle ?

 Que faire quand votre mari est retrouvé mort dans une chambre d’hôtel dans des circonstances pour le moins incongrues ? Pour Joy Fisher, c’est l’évidence : il faut reconstituer le puzzle de sa vie cachée. Vincent travaillait-il au sein d’une entreprise de cosmétiques ou évoluait-il dans les eaux glauques des réseaux criminels européens ? Joy entame sans le savoir sa descente aux enfers dans les brumes de l’Allemagne et de la Belgique. Et le mystère de cette épouse à l’esprit noyé d’alcool et de psychotropes supplante peu à peu celui de son défunt mari...

Je ne sais pas si ça vous interpelle, mais moi, ça titille ma curiosité.

Ce roman sortira le 6 octobre …aux éditions Quidam.

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 19:30

Mort au détailDepuis une lecture de riffle noir qui était Eclipse d’une nuit d’hiver de Richard Albisser, et une rencontre très accueillante lors du salon du livre, je surveille les publications de cette maison d’édition. La publication du petit dernier va me permettre d’ajouter un nouvel auteur à ma liste déjà bien fournie.

Noel 2007, Saulmères. Une baraque à frites a pris feu. Tout le monde pense à une arnaque à l’assurance et Corinne Maresquier est chargée de l’enquête. Quand Papy Malou est retrouvé assassiné chez lui, tout le commissariat est sur le pied de guerre. Car c’est un personnage sans histoire, ancien artisan à la retraite, et parce que un meurtre dans cette ville du nord est toujours un événement exceptionnel.

Le commandant de police Jacobsen est naturellement chargé de l’enquête et on lui octroie Corinne. L’enquête montre rapidement que sa femme, à moitié sourde n’a rien entendu, et que Georges Malou participait bénévolement à de nombreuses associatives dont Caritas qui vient en aide aux immigrés clandestins qui cherchent à rejoindre l’Angleterre. Mais pourquoi donc ce retraité paisible a-t-il été tué par une balle de 9mm, arme utilisée plutôt par de grands malfaiteurs ?

Papy Malou se révèle un personnage un peu plus trouble qu’un paisible artisan à la retraite. Il était plus intéressé par les notables de la ville que par le bénévolat, et c’était un joueur invétéré. En parallèle, les baraques à frites flambent. Antoine Bernard est retrouvé assassiné dans les restes calcinés de l’une d’elles, alors qu’il avait contacté Jacobsen pour lui donner des informations. Les pistes pleuvent, les mystères s’épaississent pour aboutir à un final …

Je ne vous en dirai pas plus, car l’enquête policière, au demeurant classique, est prenante et surprenante à souhait. Le principe de l’auteur est simple : nous donner des dizaines de fausses pistes avant de patiemment démêler les fils qu’il a lui-même emmêlé. Et c’est d’autant mieux fait que l’on suit un couple de policiers qui sont des gentils, amoureux l’un de l’autre sans oser franchir le pas de la vie commune, deux beaux personnages qui ont souffert, qui ont le remède à portée de leur main sans oser le prendre.

L’autre chose qui m’a plu, c’est la description de la vie en province. C’est remarquablement bien fait, quand il s’agit de décrire les relations entre les gens, les petites inimitiés, les on-dit que l’on entend au café. Et je suis d’autant plus époustouflé que la ville est totalement inventée par l’auteur et qu’elle nous semble à nous, lecteurs, terriblement vivante. On pourrait même faire le plan de la ville voire des environs, rien qu’en lisant ce livre.

Enfin, il y a le sujet, cette ville qui a vécu innocente, presque protégée des horreurs modernes, et qui se réveille en plein milieu d’un monde qu’elle ne comprend pas. Le réveil est dur, avec ces notables qui n’ont pas plus de respect envers leurs électeurs qu’envers des chiens, avec ces pauvres immigrés qui survivent dans ce que les gens du coin appellent la jungle (c’est dire !), avec ces associations caritatives qui profitent du système voire de ceux qu’elles sont censés aider, avec ces flics haut gradés qui sont à moitié cow-boys ratés, à moitié obnubilés par les chiffres.

Avec ce livre, qui décrit une vérité hallucinante que nous connaissons mais qu’il est bon de rappeler, vous découvrirez une région qui subit, des gens simples qui vivent sans tout comprendre, des immigrés clandestins que tout le monde voudrait nier ou gommer, et une bonne histoire policière classique avec des personnages attachants. Nul doute que je vais revenir voir du coté de l’œuvre de Dirck Degraeve, car j’y ai pris beaucoup de plaisir.

Un autre avis passionné de Dup chez Book en stock ici.

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 10:00

Tous les vendredis midi, retrouvez la suggestion de Black Novel : un livre de poche. Et n'oubliez pas le principal : lisez.

Cette semaine : Fractale de Marin Ledun (La tengo éditions)

A bientôt.

 

fractale.jpg4ème de couverture :

Fin de journée à SAUDIS Corporate, cabinet de conseil en placement de produits financiers. Un message d’alerte incendie est lancé. Six employés, trois hommes et trois femmes, gagnent le troisième sous-sol, conformément aux indications. Ils pensent à un exercice de sécurité. Mais quand les portes de l’ascenseur se referment derrière eux, ils réalisent qu’ils n’ont plus aucun moyen de remonter. Commence alors une attente épuisante où l’exercice se révèle être un jeu sordide dont chacun devra trouver les règles pour survivre.

 

Mon avis :

J'ai déja chroniqué ici même Nouveau monde Inc de Caryl Ferey, voici donc Fracale de Marin Ledun. Cette édition de pièces radiophoniques créées pour France Culture est une sacrée bonne idée. Dans cet opus, Marin Ledun nous montre comment un patron se joue de ses employés jusqu'à les pousser à bout lors d'un huis clos haletant, pour conclure dans un final digne d'un roman policier classique. La psychologie des personnages y est impeccable et c'est une véritable réussite en aussi peu de pages. ça se lit vite et c'est très plaisant. 91 pages de plaisir pour 4,80 euros, de quoi agrémenter vos voyages en transport en commun.

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 19:30

La voix secrèteEtant donné le nombre de publications par an, le choix de mes lectures est forcément soit subjectif, soit au hasard d'une rencontre (éditeur, auteur, ami ou blogueur). Je dois cette découverte à Holden de Unwalkers (encore !), car non seulement il a attiré mon attention mais en plus, il me l’a offert. Alors un grand merci pour ce roman particulièrement attachant … mais j’y reviens !

Décembre 1835. Le règne de Louis Philippe ne fait pas l’unanimité, le peuple n’est pas content car miséreux, et de nombreux attentats ont récemment eu lieu.  Pierre François Lacenaire, célèbre tueur en série et poète, attend sa mort prochaine dans sa cellule de la Conciergerie. Son exécution est prévue dans un mois, et il jouit de beaucoup d’égards : bons repas, visites d’amis et de connaissances, confort quant à la rédaction de ses mémoires.

Durant ce mois de décembre, un tueur d’enfants sévit sur la capitale. La police retrouve des corps ou des têtes. Chaque corps porte des marques qui sont identiques à celles relevées sur des victimes de Lacenaire. Allard, le chef de la Sureté et Canler son adjoint vont donc être chargés de cette enquête qui va s’avérer explosive et destructrice pour ces deux personnages autant que pour le pouvoir en place.

Vous est-il déjà arrivé de vous faire draguer par un roman ? C’est la première fois qu’un livre me fait des clins d’œil, que son charme subtil opère un tel attrait sur moi. Car ce n’est pas l’intrigue qui m’a fait l’aimer, mais bien la cohérence de l’ambiance de l’époque, les personnages et l’écriture qui font que je ne suis pas près d’oublier ce voyage au dix neuvième siècle.

Je suis tombé sous le charme de Lacenaire, cet assassin érudit, poète, écrivain, manipulateur, dénonciateur. J’ai adoré Allard, qui au risque de se perdre, place l’amitié au centre de sa vie. J’ai détesté Canler et ses supérieurs qui préfèrent se ranger aux cotés des proches du roi pour ne pas perdre leurs prérogatives, et se contentent d’appliquer les ordres. Et parfois, on se dit qu’il y a bien peu de différence entre aujourd’hui et cette époque.

Il y a dans ce roman des passages d’une pure beauté, des descriptions qui tiennent en une phrase, en un paragraphe pour décrire Paris en pleine mutation, la saleté, la misère, les pauvres qu’on expulse. Michael Mention fait preuve d’un grand talent pour nous faire vivre un voyage dans le temps avec des personnages forts. Indéniablement, c’est un auteur à suivre de très près. Il nous offre là un très bon polar fort et charmant à la fois. C’est rare.

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  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
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