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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 10:58

Vaison-la-nouvelle.jpgDans la semaine du 7 au 14 avril, de nombreuses activités seront organisées au village vacances Touristra. Et c’est le 14 avril 2012 que Vaison la romaine va recevoir le polar. Et cela va être fait en grandes pompes car jugez plutôt des invités :

Claude Mesplède

Didier Daeninckx

Jean Hugues Oppel

Jean-Jacques Reboux

Marcus Malte

Pascal Dessaint

Roger Martin

En parallèle de ces rencontres/dédicaces, est organisé un concours de nouvelles, et ils en sont à la huitième édition. Par rapport aux autres éditions,

- Les littératures policières s'invitent comme thème du concours.

- Le concours devient biennal.

- Il n'est plus à présent ouvert qu'aux habitants de la région PACA et régions limitrophes, mais pourrait ultérieurement faire l'objet d'un retour au plan national.

- Le public présent le 14 avril, lors de la proclamation des résultats à la Ferme des Arts, pourra prendre part à des rencontres accompagnées de dédicaces avec des auteurs de littératures policières.

- Une agréable surprise s'ajoute en 2012 aux traditionnels prix attribués aux vainqueurs : ils auront l'occasion, s'ils le désirent, de passer un week-end au Village vacances Touristra de Vaison-la-Romaine où ils pourront croiser tous les auteurs qui nous ont fait le plaisir de participer à cette édition.

Les frais d’inscription s’élèvent à 5 € (Jeunesse exonérée), payable par chèque à l’ordre de l’A.C.A.L. de Vaison-la-Romaine. Les nouvelles sont à envoyer à compter du 15 Octobre 2011 et au plus tard le 25 Février 2012 par envoi non recommandé (le cachet de la Poste faisant foi) à :

Association culturelle de l’Amicale Laïque, Vaison-la-nouvelle

Ferme des Arts - 84110 Vaison-la-Romaine

La nouvelle devra faire 5 pages recto maximum, en langue française sans signature et dactylographiée (recto seulement), en 6 exemplaires, sans oublier le titre (Corps 12 – Marges 2 cm – Interligne 1.5 – Police Arial).

Les nouvelles devront impérativement débuter par l’incipit du manuscrit du Voyage au bout de la nuit de L.-F. Céline :

‘Ça a commencé comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien.’

Joindre au chèque d’inscription, une feuille indépendante sur laquelle figurent nom, prénom, date de naissance, adresse complète, numéro de téléphone, le cas échéant courriel, titre de la nouvelle (le texte soumis au jury est anonyme).

Auteurs en herbe, à vos stylos !

Tous les détails sont sur le blog : http://vaisonpolar.blogspot.com/

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 19:45

Haine ma soeur haineAprès Rictus et Cinémaniaques, je continue à explorer l’œuvre de Jean Pierre Ferrière, avec qui je suis en contact grâce à ce blog. Quelle chance de pouvoir partager avec un auteur qui place en avant dans ses romans l’intrigue et la psychologie des personnages.

Geneviève Brunel a pour habitude de passer ses dimanches, enfermée chez elle, devant la télévision. Ex-femme de Vincent Marsac, la nouvelle coqueluche du cinéma français, elle admire cet homme qu’elle aime toujours et dont la carrière lui doit beaucoup. Ils ont en effet été mariés six ans, elle l’a entretenu pendant qu’il prenait ses cours d’art dramatique, et il a divorcé pour prendre son envol sans elle.

Elle se décide à aller voir le dernier film de Vincent, Un coup pour oui, deux coups pour non, où il partage l’affiche avec Karen Vance. Tous les journaux ne parlent que de ça, le nouveau couple vedette. Si le film est loin d’être génial, elle est toujours éblouie par le talent de son mari. Mais elle préfère se renfermer, mâcher son malheur, ressasser ses regrets … jusqu’à ce qu’elle discute avec son amie de toujours, Danielle.

Danielle, qui profite bien de la vie et des hommes, persuade d’aller trouver Vincent pour lui demander d’augmenter sa pension. Alors qu’elle se décide enfin, elle rencontre Karen chez Vincent, la trouve sympathique. Vincent accepte de multiplier par trois la pension mensuelle. Le fait qu’il lui confirme qu’ils vont se marier en mars est la goutte d’eau de trop. Vincent doit payer et c’est à travers Karen qu’elle va se venger … mais rien ne va se passer comme prévu.

Le titre, qui parodie la géniale chanson de Louis Chédid, est une bonne illustration de ce livre, mais je la trouve réductrice. Car nous n’avons pas affaire à une simple histoire de haine mais plutôt à une intrigue formidablement menée, un destin tragique d’une jeune femme qui, le jour où elle se décide à sortir de sa coquille, le jour où elle prend une décision, les événements vont déraper pour irrémédiablement terminer mal.

Dans ce livre, il y a tout ce que j’attends dans un polar : des portraits psychologiques fouillés, cohérents et attachants, de Geneviève, femme victime qui se transforme en femme fatale contre son gré, de Vincent, acteur mégalomane, égoïste et égocentrique, de Danielle l’amie insouciante mais fidèle à l’extrême et j’en passe pour ne pas vous raconter l’histoire.

Il n’y a pas d’esbroufe dans ce livre, pas d’effets de style, juste une formidable narration, un style fluide qui s’efface pour laisser place à l’intrigue et aux différents rebondissements qui, je dois le dire, montrent tout le talent de Jean Pierre Ferrière pour laisser libre cours à sa créativité. A chaque chapitre, on a droit à un événement inattendu qui fait rebondir le lecteur dans une direction non prévue, et la lecture en devient jouissive.

C’est aussi le portrait d’un monde, en dehors de notre monde, celui des stars, des icônes, qui montrent leur plus beau visage mais qui n’en ont rien à faire des pauvres gens, qui les font vivre. Vincent est un bel exemple et j’aurais bien aimé lui mettre quelques claques, tant il se moque de tout sauf de lui-même. Mais c’est aussi parce que je me suis attaché à Geneviève, parce que je me suis laissé prendre au jeu de ce livre. Définitivement, j’ai trouvé ce polar très bon, à dix mille lieues de la production contemporaine qui en rajoute dans les effets pas toujours justifiés.

Pour finir, un grand merci à M.Jean Pierre Ferrière avec un petit message personnel : Non, je ne vous ai pas oublié. Comment le pourrais-je ? Ma prochaine lecture sera Meurtres en bonus … en 2012.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 19:30

Viandes et légumesAh la la ! Quel plaisir la vie en province par rapport à la vie parisienne ! Pas de problèmes de bouchons sur les routes, pas de problèmes de grève dans les transports en commun, les gens y sont détendus, sympathiques. Et puis, il y a cette nature … rien à voir avec ces barres en béton !

Prenez Galaad. Ce jeune homme va quitter la grande ville pour rejoindre la province et la petite de Brou. Mais au fait, où est-ce que ça se situe, Brou ? Voici ce que j’ai trouvé sur Internet : Située entre Beauce et Perche, Brou est une ville de quelque 3800 habitants. Commune à dimension humaine, Brou offre un cadre de vie paisible avec tous les services. A 1H30 de Paris et 40 Km de Chartres, la ville de Brou offre un cadre champêtre propice aux ballades et randonnées.

Que disais-je ? Ah oui, Galaad. Il va donc venir s’installer à Brou pour reprendre le bar de son frère Arthur. En effet, Arthur est mort dans une fusillade et une de ses employées est dans le coma. J’ai oublié de vous dire ? Arthur était le propriétaire de Viandes et Légumes, le célèbre bar à putes. Bref, par loyauté familiale, il va donc reprendre son bar.

Le souci, c’est qu’un mafieux accessoirement légèrement caïd local, a débauché ses employées accessoirement effeuilleuses et attraction principale de bar. Ce mafieux, Demetrius, associé à son sbire chien fidèle, n’hésite pas à utiliser des arguments frappants contre lesquels il est bien difficile de se dresser. Si on ajoute une mystérieuse mallette recherchée par un dénommé Moulin et qu’Arthur aurait eu en sa possession, un tableau de Fragonard, et des amis de Galaad peu recommandables de Paris, cela donne une jolie peinture de la vie provinciale tranquille et paisible.

Vous l’aurez compris ! Rien n’est sérieux là dedans. La narration à la première personne apporte le décalage suffisant, les phrases humoristiques, les situations délirantes. Un exemple, le sbire de Demetrius donne des notes aux blagues de son chef. Tout est trop, les personnages, les réactions, les dialogues. Ça part dans tous les sens, c’est animé, relevé, et je dois dire que si je n’ai pas trouvé cela génial, ce roman est très divertissant.

On est loin des romans noirs avec des détectives privés alcooliques. On est loin des flics aux prises avec des serials killers. On est loin des psychologues qui viennent en soutien des forces de police. On a affaire à un pauvre type, qui est ballotté comme une balle de flipper entre des frappés, des fous et des dingues et qui cherche à s’en sortir. Et quant à la fin, elle vous promettra cinquante dernières pages de dégoût à tous points de vue.

Ah ! C’est le pied, la vie en province, je vous le dis ! Et encore plus quand c’est raconté avec autant d’allant et de plaisir. D’ailleurs, c’est aussi pour ça que l’on s’amuse autant dans ce roman : L’auteur a du s’amuser à l’écrire, il a bien du s’éclater, et il fait passer sa folie dans son écriture. Guillaume Gonzalès est un écrivain que je vais suivre à l’avenir.

Un grand merci en tous cas à Holden de Unwalkers, qui a rédigé la quatrième de couverture et qui m’a permis de lire ce livre. A signaler que l’auteur s’excuse auprès des habitants de Brou pour les avoir maltraités, belle marque de politesse.

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13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 11:00

TPS, non, je ne vais pas vous parler de télévision, de satellites et de je ne sais quoi d’autre. TPS, c’est le Toulouse Polar du Sud. L’équipe prépare le prochain festival du polar de Toulouse et, donc dommence l’organisation du concours de nouvelles.

Et devinez quoi ? Cela s’appelle le Prix Thierry Jonquet.

Le thème de cette année est : Carton rouge. Le texte sera compris entre 10 000 et 12 000 caractères (espaces et signes compris).

Le comité de lecture sera constitué de professionnels du livre (écrivains, bibliothécaires, lecteurs passionnés de polars, etc.) membres de l'association.

Le concours est ouvert le 10 mars 2012 et sera clôturé le 1 juin 2012 à minuit.

Les premiers résultats seront mis en ligne sur le site en septembre et la remise du Prix Thierry Jonquet aura lieu au cours du Salon des littératures Noires et Policières organisé par l'Association Toulouse Polars du Sud.

Les candidats seront priés de consulter, pour toutes informations complémentaires, le site / blog de « Toulouse Polars du Sud » : http://toulouse.polars.du.sud.over-blog.com/

Pour toute information, il faut aller voir l’excellentissime blog de Jean Marc, http://actu-du-noir.over-blog.com/article-concours-de-nouvelles-thierry-jonquet-91366033.html et le règlement complet est ici : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/22/68/02/Concours-de-nouvelles-2012.pdf

 

Dernière petite info, qui n’a rien à voir avec TPS, mais qui a son importance : les éditions Krakoen change de site. La nouvelle adresse est : http://krakoen.net. Qu’on se le dise, le répète, le partage !

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11 décembre 2011 7 11 /12 /décembre /2011 19:30

Red room loungeAdieu Gloria, son précédent roman paru en France aux éditions du Masque, était un coup de cœur Black Novel. Ce roman, paru en 2005, est en fait le premier de cet auteur hors norme.

Elle s’appelle Lora King et vit avec son frère Bill. La vie ne les a pas épargné car ils ont perdu leurs parents très jeunes lors d’un incendie. Ils ont été bien élevés par leurs parrain et marraine mais ont surtout gardé des liens incassables, une relation que personne ne peut expliquer et qui peut traverser toutes les tempêtes. Leur petite vie va être bouleversée par l’arrivée d’une femme.

Un soir, Bill se rend sur les lieux d’un accident de voiture. Au volant, une superbe jeune femme, Alice est blessée. Bill l’emmène à l’hopital, et rapidement en tombe amoureux. Alice est costumière pour le cinéma. D’ailleurs, six mois plus tard, Bill et Alice se marient. Lora, qui est institutrice, va réussir à faire embaucher Alice dans son école.

Sauf que, avec ce mariage, Lora y perd beaucoup. Malgré la gentillesse de Alice, malgré sa volonté de se faire accepter dans les associations de quartier, malgré les dîners qu’elle organise avec les collègues de Bill, Lora voit Bill s’éloigner. Elle met en doute la sincérité de Alice, trouve que tout est bizarre, et en vient à enquêter sur sa belle sœur.

Le titre du roman original est Die a little, tiré de la célèbre chanson de Gerschwin, et il résume tellement bien ce roman. Car ce roman parle du doute, de la jalousie, de l’amour, et de la perte d’innocence. Lora était tellement bien installée dans sa petite vie, en plein confort, qu’elle va essayer de résister pour conserver ses relations avec son frère. Son monde était tellement beau, tellement propre, que quand elle gratte la surface huilée de sa belle sœur, elle va plonger dans un environnement qu’elle n’aurait jamais pu imaginer.

Ce roman est fait de milliers de petites scènes, écrites par la narratrice, et ce procédé est redoutable pour raconter une histoire avec le manque d’objectivité suffisant pour faire planer le doute. Car Lora va occulter des faits, des gestes la concernant, et par contre, elle va décrire dans le détail son enquête. On sent bien que c’est une personne qui va perdre son innocence, ou du moins qui veut paraître innocente. La description de l'époque (les années 50) est parsemée de petits détails qui permettent de nous plonger dans la vie de tous les jours d'une femme comme toutes les autres.

Avec le rythme lent et minutieux, je me suis par moments demandé où Megan Abbott voulait m’emmener, mais j’ai tout le temps été attiré par cette intrigue sinueuse. Et finalement, ce roman est hypnotique, vénéneux comme il faut, terriblement addictif. Il n’y a aucune action, le style est froid comme de la glace et la psychologie est redoutablement juste. Pour un premier roman, c’est tout simplement impressionnant et Megan Abbott nous l’a démontré par la suite.

 

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7 décembre 2011 3 07 /12 /décembre /2011 19:30

Fiche-coupable couv-960x640Je suis sur que vous n’avez pas entendu parler de ce roman, sauf si vous êtes un adepte de la lecture électronique et autres ipad.

Storylab m’a contacté pour me présenter ce roman. Cet ouvrage, publié par les éditions Storylab est uniquement disponible au format numérique au prix de 2,99€ (pour un temps moyen de lecture de 110 minutes). N’étant pas équipé de ces nouveaux équipements électroniques, j’ai donc eu accès à ce roman sous une forme imprimable.

Ils sont trois, enfermés dans une salle de commissariat : Il y a le capitaine Jacques Duval, qui mène l’interrogatoire, et qui semble agressif et sur les nerfs. Il y a le lieutenant Marion Berteau, enceinte et qui souffre de la chaleur dans cette petite salle. Enfin, il y a Michel Chaloub, ancien comptable, qui est devenu un écrivain sans grand succès.

L’entrevue commence par des questions anodines, sur des faits, gestes et paroles qui sont consignés dans le fichier concernant Michel, de menus accrochages envers le facteur, envers des policiers. Puis, petit à petit, cela commence à déraper, jusqu’à un final surprenant.

Il est bien difficile de créer un huis clos, sans tomber dans certains écueils tels que la répétition, ou l’évocation de sujets n’ayant aucun rapport avec le sujet évoqué juste avant. André Delauré arrive à nous faire ressentir la tension, l’oppression de la chaleur dans la salle, uniquement par petites phrases, ou quelques répliques.

Les dialogues sont vraiment impeccables, car ils nous font ressentir les sentiments de chaque protagoniste. Et l’intrigue est vraiment menée intelligemment. On commence par ressentir de l’empathie pour Michel, puis la situation devient trouble, jusqu’à ce que nous, lecteurs soyons déstabilisés. Ce roman à moins de 3 euros, est vraiment une excellente affaire avec un très bon rapport qualité prix, et c’est presque dommage qu’il ne soit pas (encore ?) disponible en format papier.

  Le lien vers le livre est à suivre ici : http://www.storylab.fr/Collections/Urban-Stories/Fiche-Coupable

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6 décembre 2011 2 06 /12 /décembre /2011 11:00

MMM …

Les copines du blog Book en stock organisent chaque mois une thématique originale. Chaque mois, un auteur est l’invité exceptionnel du blog, et vont être mises en ligne des critiques de ses bouquins, des interviews avec les internautes etc …

Ce mois ci, c’est le tour de Michael Moslonka. Durant un mois, on va parler de cet auteur, qui publie ses polars chez Riffle Noir. Pendant un mois, vous pouvez envoyer vos questions, voir sa bibliographie, les avis sur ses livres, bref tout ce que vous voulez savoir sur cet auteur. En décembre, c’est donc le Mois de Michael Moslonka, le MMM.

Que dire de plus, allez faire un tour sur Book en stock, c’est tout ! C’est ici 

En ce qui me concerne, il faut que je ressorte A minuit les chiens cessent d'aboyer ...

 

Prix Agostino 2012

Dans le cadre du festival Quais du Polar, qui se tient à Lyon les 30, 31 mars et 1er avril 2012 est  organisé un concours de nouvelles. Chacun peut participer à ce grand concours entièrement libre et gratuit et concourir au prix « Agostino » qui sera remis par le Maire de Lyon le samedi 31 mars 2012, en présence des auteurs invités au festival.

Les Etats-Unis sont à l'honneur pour cette huitième édition qui a donc pour thème le roman noir américain. Libre à chacun donc d'écrire de la manière qu'il souhaite la meilleure nouvelle policière pour concourir au prix Agostino 2012. En voici les règles :

LE FOND :

Un polar urbain, mais le polar est un genre généreux et le champ vous est libre de l’intrigue policière au fantastique, du gris au noir le plus noir, du populo le plus crasseux au bobo le plus snob.

LA FORME :

A vous de la choisir pour servir votre propos, le soliloque, le dialogue, la lettre plus ou moins ouverte, la lettre plus ou moins anonyme, l’échange de lettres, la scène de théâtre, le chien écrasé cher à la presse...

UNE LONGUEUR :

6000 signes maximum, espaces compris. Indiquez le nombre de signes à la fin de votre nouvelle.

UN TITRE :

A vous de le choisir.

UNE DATE LIMITE :

Texte obligatoirement dactylographié, envoyé de préférence par e-mail, remis le 1er

mars 2012 au plus tard (affranchissement ou date d'envoi de l'e-mail faisant foi). Les coordonnées de l’auteur avec nom, prénom, date de naissance et adresse doivent impérativement être indiquées.

ADRESSE :

e-mail : nouvelles@quaisdupolar.com

Courrier : Quais du Polar, « Concours de nouvelles », 20 rue de Constantine - 69001 Lyon.

Bonne inspiration et à bientôt sur les quais du Polar !

 

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4 décembre 2011 7 04 /12 /décembre /2011 19:30

Voici donc les avis des volontaires pour cette lecture commune. Cet article va forcément être un peu plus long que d’habitude, mais le livre en vaut le coup. Et si cela vous donne envie de lire ce roman, alors mon objectif aura pleinement été rempli. Mais passons aux choses sérieuses. Du coté des blogueurs, nous avons Cathy, Gridou et Christina et l’Accoudoir.

 

Cathy de Ecrits et délices :

J'ai adoré ce roman qui m'a parfois rappelé le chef d'oeuvre cinématographique de Sergio Leone "Il était une fois en Amérique". Ces destins croisés de gosses des rues. J'ai aimé cette époque où les truands se faisaient un devoir d'être tirés à quatre épingles. Costard chic et chaussures cirés. (…)

Ce thriller, c'est une ambiance, une époque, des amitiés sincères et floues, troublées par le nuage de fumée de cigarettes omniprésent, oppressant, les airs de Boogie Woogie cette musique noire naissante et la fierté de ces immigrés européens au sang chaud.

L’article complet est ici : http://www.ecrits-et-delices.fr/article-un-nomme-peter-karras-88160415.html

 

Gridou des Gridouillis :

Davantage un roman noir qu'un polar, ou plutôt un roman d'ambiance au rythme assez lent qui plonge le lecteur au coeur de Washington D.C dans les années 50. (…)

L'auteur parvient vraiment à plonger le lecteur dans son univers et c'est tout un quartier, une époque et un état d'esprit qu'on découvre avec grand plaisir.

Un auteur que je relirai certainement !

L’article complet est ici : http://lesgridouillis.over-blog.com/article-un-nomme-peter-karras-de-georege-p-pelecanos-88851608.html

 

L’accoudoir :

Un nommé Peter Karras explore les dessous la capitale américaine, à des années-lumière des colonnes marbrées de la Maison Blanche. Histoire d’amitié, histoire de vengeance, histoire de famille, ce roman noir à l’ampleur majestueuse repose sur des sentiments rudimentaires. L’intrigue est épurée, Pelecanos s’appliquant à travailler ses personnages, à capter l’essence de Washington. (…) Un polar sec et hiératique, aux airs – logiquement – de tragédie grecque.

L’article complet est ici : http://laccoudoir.com/polar/un-nomme-peter-karras-george-p-pelecanos-1674/

 

Christina :

Une ambiance souvent légère, commes les longues balades de Peter dans Washington, ou son amour pour sa grosse femme ou pour les jolies filles ... mais également lourde lorsque vient le moment d'affronter l'ennemi, quel qu'il soit, en face à face et la peur au ventre ... l'histoire d'un homme bien qui le restera, quoi qu'il arrive ...  

L'article complet est ici : http://www.lectures-plumeblanche.com/article-un-nomme-peter-karr-georges-r-pelecanos-87040619.html

 

Du coté des lecteurs, voici les avis sans aucune coupure ni correction, car ils valent leur pesant d’or.

Jean Dewilde :

Mon cher Pierre, je me suis longtemps demandé ce que j'allais bien pouvoir écrire à propos de ce livre que j'ai apprécié énormément. Un certain fatalisme guide le personnage central, Peter; il accepte ou semble accepter son handicap dû au passage à tabac dont il ressort estropié. Pas de révolte ou de vengeance immédiates, il bosse dans ce bar, s'occupe peu de sa femme et de son fils, la trompe, il mène sa vie comme il l'entend, personne ne lui fait d'ailleurs le moindre reproche; sa vie est une routine, impossible de savoir s'il est heureux ou non, j'aurais tendance à dire que c'est un pauvre mec, il promène sa carcasse un peu partout dans Washington qu'il connaît comme sa poche, il fume comme un pompier.

Seul Florek, le jeune Polonais, semble lui donner un objectif dans sa petite vie minable. Florek lui donnera l'occasion de régler ses comptes. Peter Karras est mort mais il le sait depuis très, très longtemps.

Impossible de ne pas être englouti par l'atmosphère de ce bouquin, ambiance magistralement rendue. Les dialogues sont courts, incisifs mais c'est amplement suffisant. Moins on en dit, mieux c'est. Les silences sont tellement éloquents. Karras va au devant de son destin sans bruit, sans peur. Les références musicales qui parsèment l'ouvrage sont autant de points lumineux. On a envie de crier, de hurler : "Peter, ne fais pas le con, tu peux encore faire marche arrière". Rien ni personne ne peut infléchir le destin de cet homme qui agace et met le lecteur en rogne. Il n'est ni têtu ni obstiné; il nous dit simplement: "c'est comme cela". L'amitié indéfectible entre les personnages est une autre constante, peut-être bien le thème central du livre. Chapeau bas, George.

 

Nathalie :

Le concept de lecture commune m’aura permis de découvrir un auteur que je ne connaissais absolument pas : George Pelecanos.

Dans une Washington pré et puis post seconde guerre mondiale, on découvre la vie des habitants issus de l’immigration de certains quartiers, et comment ils survivent et affrontent des situations telles que le racket des caïds du coin.

Les personnages de ce roman, que ce soit Peter Karras, son ami Joe Recevo, Stefanos, le patron d’un restaurant grec qui sert essentiellement des clients noirs, mais aussi le jeune Floreck qui est à la recherche de sa sœur et bien d’autres encore sont terriblement attachants malgré -et aussi à cause de leurs défauts et failles. Il y a certes un tueur de prostituées qui sévit mais ce n’est pas le fait principal de cette histoire. Une ambiance jazzy, multiraciale ajoute à l’ambiance de ce roman noir que j’ai dévoré en deux jours. Le premier, mais sûrement pas le dernier livre de cet auteur pour moi...

 

Je voudrais remercier tous ceux qui se sont prêtés à ce petit jeu autour de la lecture de cet excellent roman noir.A votre tour, laissez vous tenter par ce voyage dans le Washington des années 50.

Message personnel : Mes pensées vont vers Fabienne pour qu'elle guérisse au plus vite.


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30 novembre 2011 3 30 /11 /novembre /2011 20:00

Arcane sans nomVendredi 13, épisode 3 sur Black Novel. Voici donc le troisième roman paru dans cette nouvelle collection des éditions de la Branche. C’est aussi l’occasion de découvrir un nouvel auteur.

Sahil est un jeune afghan, qui vit (ou survit) en France sans papiers. Il a déserté l’armée afghane régulière après avoir été obligé de tuer une jeune paysanne, et cherche maintenant à rejoindre l’Angleterre. En attendant, il loge chez Mephisto, un jeune homme à la tête d’un groupe de satanistes. Mephisto d’ailleurs lui fait rencontrer un homme étrange qui va lui proposer un étrange marché : en l’échange de 5000 euros et de papiers en règle, il doit assassiner une jeune femme.

Dans le parking souterrain, Sahil est embusqué. La jeune femme qu’il doit tuer est entourée de gardes du corps. Il se rend compte que s’il commet son acte criminel, il va se faire tuer. Alors il préfère s’enfuir. Poursuivi par les sbires, il va leur échapper dans une mémorable course poursuite dans les caves d’un immeuble mais va se fouler la cheville.

Son dernier espoir est Mephisto et la belle Ten, la jeune femme qui doit participer au spectacle sataniste qui doit avoir lieu au cimetière Père Lachaise le vendredi 13. La course pour sa survie ne fait que commencer et les surprises vont se succéder.

On peut lire ce roman de différentes façons. Le roman peut se lire comme un thriller, une course poursuite entre des gentils et des méchants. Et de ce point de vue là, c’est une formidable réussite. Pierre Bordage nous concocte un sacré tour de force : une course poursuite à pied avec un des personnages qui a un pied foulé (et donc qui ne peut pas courir). C’est écrit avec une telle fluidité que j’ai avalé les pages à une vitesse sidérante.

On peut aussi apprécier aussi ce roman pour ses personnages haut en couleurs, passionnants, attachants, mais aussi mystérieux. Car plus on avance dans l’intrigue, plus on se demande qui est du bon coté, et qui est du mauvais. Si on ajoute que c’est aussi un livre d’ambiances, du Paris nocturne aux caves poussiéreuses, on se met vraiment dans la peau de Sahil, qui court, qui fuit pour sa survie.

Enfin, ce roman comporte une autre dimension, plus sérieuse, plus grave aussi. C’est la vision du conflit Afghan, vu de l’intérieur que nous donne à lire Pierre Bordage. Si il évite les discours et les explications sur les sources et les pourquoi de cette guerre, il nous montre de l’intérieur la vie des soldats qui se retrouvent à traquer voire tuer leurs semblables sans forcément comprendre les tenants et les aboutissants de ce conflit. Le parallèle est très bien fait avec ce portrait d’un homme qui, finalement, est perdu dans sa vie, qu’elle soit chez lui en Afghanistan ou en France. C’est un roman très réussi à tous points de vue que je vous conseille fortement de lire.

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29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 11:00

alibi-4.jpgAlors que la revue Alibi vient de se voir décerner le prix Maurice Renault par l’association 813, voici donc mon avis sur le quatrième tome sorti il y a quelques jours maintenant. Globalement, la qualité est toujours au rendez vous pour cette revue qui oscille entre polar et fait divers.

Intitulée Secrets d’état, on nous cache tout, on nous dit rien, je dois dire que le dossier m’a laissé perplexe au contraire du reste de cette revue. Tout d’abord, même si le titre a des relents de slogan électoraliste, même si les amateurs de politique fiction aiment penser à entretenir leur paranoïa, le contenu m’a laissé perplexe et donc m’a déçu. A la limite, j’aurais préféré que le dossier soit Polar et politique. Car il y a tant à dire sur les secrets d’état mais aussi rien à dire. Certes il y a bien un petit article sur Bob Woodward, mais cela n’a pas relevé, à mon avis, la valeur de ce dossier sur lequel on n’a rien à dire.

Ceci dit, le dossier ne fait que 20 pages sur les 150 que compte cette revue. Et quand les articles dépassent les 2 pages, cela devient franchement intéressant. En vrac, il ne faut pas rater l’interview de Lawrence Block (dont il faut vraiment que je lise des romans), le long et superbe article sur Olivier Marchal, ou bien la visite de Christchurch en compagnie de Paul Cleave.

Et là où on atteint le sommet de l’horreur, c’est l’article de Patrick Bard. Alibi nous offre un petit condensé de polar en sept pages, sauf que ce n’est pas de la fiction. C’est une enquête en bonne et due forme, racontée par un auteur gigantesque, un sommet dans ce numéro en ce qui me concerne.

Pour finir, les photographies sont superbes, les pages de publicité plus nombreuses (mais je peux me tromper), les experts nous livrent des articles toujours très intéressants et les critiques de polars sont toujours aussi tentantes. Je voudrais d’ailleurs signaler que, dans ces critiques, il est mentionné des romans dont on n’entend pas parler ailleurs, et ça c’est un bon point pour moi qui suis toujours à la recherche de livres à lire.

Ça s’appelle Alibi, c’est le numéro 4, et ça parle de la couleur noire glauque de notre société. C’est à lire. A noter que le site www.alibimag.com vient compléter le contenu de la revue et que vous devriez aller y faire un tour de ce pas.

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Présentation

  • : Le blog de Pierre Faverolle
  • Le blog de Pierre Faverolle
  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
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Sur ma table de nuit ...

Le blog reste ouvert.

Dorénavant, les nouveaux billets seront :

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