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17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 11:00

Voici une liste forcément non exhaustive de quelques salons qui vont avoir lieu dans les semaines qui viennent. Ce sera l’occasion d’assister à des conférences ou de rencontrer vos auteurs préférés et d’en découvrir plein d’autres.

Histoire de femmes au Mans le 4 février :
Valoriser les actions des femmes d’hier et d’aujourd’hui et mettre en perspective leur engagement dans la vie sociale, artistique, économique et politique, c’est ce que propose l’association Femmes d’histoire en organisant chaque année, au Palais des Congrès du Mans, des rencontres thématiques.
C’est le thème ‘‘Histoires de femmes : Polar, BD, Manga’’ qui a été retenu pour 2012. Cette 7ème édition devrait permettre de belles rencontres dans le monde de l’écriture littéraire et graphique.
Cela se déroule au palais des congrès et de la culture au Mans. Tous les détails ici : http://www.femmesdhistoire.fr/

Salon du polar de Drap les 3,4 et 5 février :
Tout un week end pour parler polar, au soleil. Que rêver de mieux ? Début février, c’est à Drap qu’il faut aller avec une pléthore d’auteurs à rencontrer. Le parrain de cette édition qui recevra une trentaine d'auteurs est Marc Villard et l'invité d'honneur le réalisateur Georges Lautner.
De rencontres scolaires aux projections de films, de rencontres avec les auteurs aux tables rondes ("Politique et polar : littérature engagée", "Politique et polar : littérature indignée", "La Science‑Fiction"), le programme est vraiment complet.
Cela se passe au Gymnase Vincent Calcagno, Boulevard du Général de Gaulle.
Tous les détails ici : http://www.salon-polar-drap.fr/dotclear/?

Les Quais du polar à Lyon :
Du 30 mars au 1er avril, ce sera le festival Quais du polar, que l’on ne présente plus. Dans le dossier de presse, on peut y lire : Le festival Quais du Polar est devenu en 7 ans, depuis sa création, « LE » rendez-vous incontournable du genre polar en France. Désormais installé dans le paysage culturel français et européen, il est reconnu à la fois par les professionnels du livre et de l’édition et par le grand public qui se déplace toujours plus nombreux aux différents rendez-vous proposés par le festival.
Si la programmation est en construction, la liste des auteurs invités est éloquente. Vous pouvez en juger par vous-même en allant sur le site :
http://www.quaisdupolar.com/index.php

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 19:30

Hotel adlonAprès avoir lu L’enquête philosophique et la trilogie berlinoise (le billet est à venir, coucou Ys !) de Philip Kerr, voici donc la sixième enquête de Bernhardt Gunther, dont l’action se situe dans l’Allemagne nazie. Une nouvelle fois, je ne suis pas déçu par ce roman.

Berlin, 1934. L’Allemagne plonge petit à petit dans la dictature. Les ennemis déclarés sont clairement les juifs, qui n’ont plus le droit de travailler officiellement, qui n’ont plus accès à certains bars ou magasins. Ils doivent même déclarer leurs origines, c'est-à-dire si l’un de leurs parents est juif. La seule solution pour eux est de partir d’Allemagne, pour ceux qui en ont les moyens.

Bernie Gunther, après la Grande guerre, est entré dans la police. Comme la police se nazifie, il démissionne et est engagé en tant que responsable de la sécurité à l’hôtel Adlon à Berlin. Son travail consiste à assurer la sécurité des riches clients. Ce matin là, il subit un contrôle de papiers et comme un de ses grands parents est juif, il entraîne le policier dans un coin et le frappe à l’estomac. Le problème, c’est que le policier va mourir.

A l’hotel Adlon, le propriétaire d’une grande entreprise de travaux publics est retrouvé mort dans sa chambre, apparemment de cause naturelle. Un Américain Max Reles s’est fait voler un coffre chinois de grande valeur. Bernie va alerter la police et on lui demande de l’aide dans deux affaires : Celle du policier tué par Bernie et une autre concernant un homme corpulent retrouvé noyé dans l’eau de mer.

Il s’avère que l’homme noyé est un ancien boxeur allemand juif, et comme il est d’origine juive, Bernie découvre que ceux-ci n’ont pas le droit de concourir pour leur pays dans le cadre des jeux Olympiques qui vont avoir lieu dans deux ans. Les Etats-Unis ayant accepté de participer aux Jeux, une journaliste Noreen Charalambides lui demande d’enquêter sur cette affaire pour écrire un article qui fera peut-être changer d’avis le gouvernement américain, quant à sa participation aux jeux Olympiques de 1936 à Berlin.

Il faut tout d’abord rassurer les futurs lecteurs de ce roman : Même si vous n’avez pas lu les précédentes enquêtes de Philip Kerr, elles sont suffisamment indépendantes pour être lues séparément. Celui-ci s’avère être une très bonne mouture mais surtout un sacré pavé. 500 pages à dévorer et comme à chaque fois, ça se lit comme du petit lait.

Si dans la trilogie berlinoise, le personnage de Bernie me paraissait parfois énigmatique, cette fois ci, Philip Kerr est clair. C’est un homme conscient de ce qui se passe, qui exprime son désaccord par son cynisme noir mais qui, avant tout, cherche à sauver sa peau. Ainsi, on le verra acheter un homme qui a la possibilité de modifier les papiers officiels pour effacer ses racines juives.

La recette de Philip Kerr marche toujours à fond : Un passage de l’histoire non élucidé sur lequel il bâtit son intrigue, des descriptions minutieuses des lieux (mais pas trop longues pour ne pas lasser), un message important sur la dérive d’une horreur sans nom d’un pays aux abois, des personnages secondaires toujours bien dessinés, certains étant embringués dans la ligne du parti et d’autres vivant du système. Enfin, une intrigue, qui si elle est relativement linéaire, se suit très facilement et avec grand plaisir.

La nouveauté, c’est que cette histoire s’étale sur une vingtaine d’années, et que si Philip Kerr me semblait démontrer des actes atroces dans les précédentes, il montre ici que les gagnants seront toujours les gagnants et les victimes tout justes bonnes à remplir des trous dans des cimetières. Et que quand on plonge dans la boue, les traces de salissures sont difficiles à efacer. Par le sujet, qui nous fait voyager jusqu'à Cuba, il y a toujours la volonté de montrer un pan de l’histoire pas forcément bien connu.

L’ampleur de ce roman est grande, c’est un très bon cru, avec un peu plus d’ambition que la première trilogie berlinoise. Décidément j’adore les enquêtes de Bernie Gunther, ce privé cynique un peu lâche, qui arrive à se sortir de ses imbroglios, et qui en ressort toujours avec une cicatrice, une de plus, une blessure qui ne se refermera jamais. J’adore aussi le travail titanesque de Philip Kerr pour que l’on n’oublie pas comment le monde a pu basculer dans une telle abomination.

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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 19:30

Fabuleuse-invasion-Alsace-par-lorrains.jpgAu travail, forcément, je parle de romans avec mes collègues. Et forcément, certains partagent leurs avis au café. Ce roman m’a été prêté par un collègue que je remercie grandement pour le très bon moment passé à lire cette histoire.

En Alsace, au moment des marchés de Noël, les knacks tuent ! Qui peut donc en vouloir à cette belle province pour empoisonner à grande échelle cette gourmandise emblématique locale ?

Devant l'incurie des forces de l'ordre - et pour s'attirer chacun les faveurs de la séduisante Juliette -, Ernest Einschluck, Robert Wackes, Jules Dorfdoddle et Chrisostome Spengler, les quatre fiers-à-bras de l'estaminet de l'Herminette, vont mener l'enquête… car autour d'eux tout part à vau-l'eau: l'économie locale connaît une récession sans précédent, les trafics augmentent et les liens sociaux se rompent.
Attirés par l'aubaine provoquée par cette funeste réalité, les futés Lorrains(!), de Nancy à Bitche en passant par Abreschviller et Phalsbourg, fondent sur la plaine rhénane sinistrée pour y multiplier commerces, profits et escroqueries et faire vaciller l'ordre serein de la société alsacienne.

Imaginez que du jour au lendemain, les saucisses de Strasbourg soient empoisonnées ! Tout un pan de l’économie alsacienne viendrait à s’écrouler ! Car, en France, quand on touche à la nourriture, la révolte sonne, le système D se met en place, le marché noir s’organise, les trafics se créent. Car, en France, mon bon monsieur, la nourriture, c’est sacré ! Et en Alsace, ma bonne madame, la saucisse de Strasbourg, c'est un emblème régional !

C’est sur un ton volontairement plein de dérision que Louis Engel nous conte cette histoire. On a l’impression d’écouter un conte, une légende, et l’intrigue est déroulée avec une telle minutie, une telle logique que l’on parcourt ce roman avec le sourire aux lèvres. Certains passages sont même carrément hilarants. Ce roman qui montre une région qui est prise au dépourvu et qui fait n'importe quoi (vous avez déjà gouté à une choucroute aux merguez ?) est à rapprocher de La France Tranquille de Olivier Bordaçarre, même si ici, on se prend moins au sérieux et si le style y est beaucoup moins cynique.

Le style de l’auteur est à l’image de son histoire : des phrases bien faites et du vocabulaire très érudit. La documentation est éloquente sur la fabrication des saucisses et les réactions de la population très drôle. On lit ce roman situé entre le deuxième et le troisième degré avec beaucoup de plaisir. Imaginez la prohibition en Alsace, les contrôles de police, les régions alentour sentant le vent tourner en leur faveur envers une icône : la Knack ! A dévorer sans modération !

Un grand merci à Pierre pour ce prêt et cette découverte

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10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 11:00

Je-reste-roi-espagne.jpgLes résultats des votes pour la sélection automnale sont tombés. C’est Carlos Salem qui va aller en finale avec Je reste roi d’Espagne.

Voilà un livre qu’il va me falloir lire.

 

Red room loungeLa sélection hivernale est aussi dévoilée :

Elle comporte quatre titres et Vous avez jusqu’au mercredi 28 mars 2012 à minuit pour voter.

Plus léger que l’air de Federico Jeanmaire

Storyteller de James Siegel

Red Room Lounge de Megan Abbott

Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser

Je tue les enfantsJ’en ai déjà lu un (Red room Lounge) et j’ai prévu d’en lire un autre (Je tue les enfants français dans les jardins). Pour les autres je dois avouer que c’est une surprise, plutôt bonne car je n’en ai pas entendu parler.

 

Sinon, je suis déçu que ni Antonin Varenne ni Eric Miles Williamson n'aient été sélectionnés.

En tout état de cause, inscrivez vous sur le site, lisez les romans et votez sans modération.

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8 janvier 2012 7 08 /01 /janvier /2012 19:00

Une fois n’est pas coutume, voici une chronique d’un invité, que l’on a déjà vu sur Black Novel. Il s’agit de Ben. Il nous parle de Private Los Angeles de James Patterson et Maxine Paetro. A toi Ben !


Private-Los-Angeles.jpgJack Morgan est le Nestor Burma de Los Angeles... Enfin, un Burma au sens américain du terme : Vétéran héroïque de la campagne d'Afghanistan, gentleman séducteur à ses heures perdues, il est à la tête d’une des plus prestigieuses agences de détectives privés du monde.

Dotée d’une équipe d’enquêteurs hors normes et d’équipements dernier cri à faire pâlir d’envie la CIA, «Private» intervient dans les milieux en vue et les hautes sphères du pouvoir.

Alors qu’il est mandaté par les autorités locales pour résoudre une affaire de tueur en série insoluble et chargé par la Ligue de football de faire toute la lumière sur la fraude qui menace de l’entacher, Jack va devoir disculper son meilleur ami, seul suspect du meurtre de son épouse. 

« PRIVATE LOS ANGELES » est ma dernière lecture de cette fin d’année 2011. J’ai passé un bon moment sans pour autant avoir un coup de coeur.

Ce livre ferait un bon script de série TV made in Hollywood, avec le trio gagnant « Action, Violence, Sexe » : 

Comme vous avez pu le deviner à la lecture du premier paragraphe, Jack est l’incarnation du héros américain, un distillat de «Largo Winch», «Lie to me», «Jack Bowers» et j’en passe... 

Son équipe, véritables «Experts à L.A.», compte une galerie de seconds rôles truculents, du professeur Cheerios à la Geek quinquagénaire, en passant par le profiler en jupons et l’ancien barbouze.

L’ensemble, saupoudré d’humour, se lit facilement. Les trois enquêtes s’entremêlent sans temps mort, à travers des chapitres très courts (2-3 pages).

La narration, successivement à la première et troisième personnes, m’a un peu dérouté au départ mais je m’y suis vite fait. Elle permet, en outre, de vraiment se plonger dans la peau de Jack, tout en gardant une certaine neutralité avec les autres protagonistes.

Un bémol cependant concernant le suspense. Bien ménagé au début, il s’étiole à mesure que l’intrigue avance, au point que j’avais fini par deviner certaines situations avant qu’elles ne se déroulent...

En conclusion, un roman policier sympa, que je recommande aux aficionados des séries TVs policières américaines.

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 19:35

Leviathan la chuteAllez savoir pourquoi, ce roman ne me disait rien. J’avais peur probablement d’un roman interminable sur la mer, avec des descriptions sur des vagues en furie, et une lutte d’un homme contre les éléments. La couverture ne m’a pas aidé non plus, un bateau dans les soubresauts de vagues géantes, un mélange de couleurs argent, et rouge que je trouve moyen. Pour finir, cette phrase qui tue tout : « Il est des révélations auxquelles l’esprit humain ne saurait se frotter sans chanceler ».

Bref, je trouvais que cela n’avait rien d’engageant. Eh bien, j’avais tort, énormément tort. Car dès les premières pages, j’ai été pris dans les filets de cette intrigue, par la qualité de la présentation des personnages. Dans cette première partie, on y trouve une soirée organisée par Michael Petersen, zoologiste, juste avant son départ pour une expédition scientifique en Antarctique.

Lui qui a une phobie de la mer, depuis la mort de ses parents alors qu’il avait seulement 7 ans, il a été choisi parmi de nombreux volontaires pour mener à bien cette mission biologique. Et il va devoir aussi braver sa peur intime, réunir ses forces et se montrer courageux pour surmonter sa peur panique. Il va laisser derrière lui sa femme Megan, et son enfant Eric pour braver l’inconnu.

Mais il n’a pas tout à fait été choisi par hasard. Deux factions, implantées au plus haut des instances internationales, se livrent bataille. Ils se nomment La main gauche et La main droite. Qui sont-ils ? Que veulent ils ? Pourquoi Michael a été choisi par eux ? Pourquoi veulent ils l’empêcher de mener à bien sa mission ? Qui est cette mystérieuse Masha et de quel coté est-elle ?

Si le thème du bien et du mal ainsi que leur lutte incessante fait partie des classiques de la littérature d’aventures ou bien du thriller, Lionel Davoust oppose ici La main droite, adepte de l’ordre absolu, de l’ultra rigorisme pour gérer la destinée de l’homme, et La main gauche adepte de la liberté individuelle par la connaissance et le savoir. La lutte entre les deux factions est bien entendu un jeu mortel, celui du pouvoir absolu, pour le contrôle du monde.

Comment résister à ce roman, tant Lionel Davoust est doué à présenter ses personnages, à aller de belles phrases à des dialogues formidables, tout cela au nom de l’efficacité. Le plaisir de la lecture est à son summum car on a l’impression de vivre à coté d’eux, grâce à une psychologie souvent subtile et bien trouvée, sans compter des scènes de suspense très prenante et d’une simplicité étonnante.

La construction quant à elle est assez classique, alternant entre Michael, mari modèle, père modèle mais homme torturé. Beau portrait que cet homme qui doit se prouver qu’il existe au-delà de son drame personnel. Masha, enquêtrice russe, apporte quant à elle l’aspect mystérieux et donne au livre les scènes de tension et d’action. Enfin, les trois autres participants à cette aventure sont plus en retrait pour ménager le suspense.

Qu’est-ce que je disais ? Ah oui, donc Michael se retrouve au Chili pour prendre le bateau. Quoi ? Déjà deux cents pages ? Pfiou ! Je ne les ai pas vues passer ! Alors, le mystère s’épaissit, il est question de complot, et je suis intrigué et ébahi devant l’inventivité de l’auteur. Si la présentation des personnages m’a conquis, ce coup ci, je suis carrément ferré : impossible de détacher mes yeux de ce livre. Je suis à nouveau époustouflé par la façon de créer la tension dans des scènes simples comme un parking mal éclairé ou juste un repas avec un des pontes du Comité.

Bon ! Je ne vais pas vous parler de la fin, parce que sinon, vous n’allez pas lire ce roman, qui est un bon mélange entre roman d’aventures, thriller, roman d’action et roman populaire. Populaire, il devrait d’ailleurs l’être à plusieurs titres, et comme c’est une trilogie, je suis déjà impatient de lire la suite pour voir si Lionel Davoust va tenir la route, à l’image d’un Dan Simmons avec son Echiquier du mal. Je n’ai pas peur des comparaisons, ce livre m’a enchanté et j’espère bien qu’il en fera de même pour vous.

 

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1 janvier 2012 7 01 /01 /janvier /2012 07:00

L’année 2011 vient de passer son chemin et il est l’heure pour moi de vous souhaiter mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année qui commence. Pour ne pas oublier 2011, voici un bilan (tout à fait personnel et subjectif) qui vous permettra, je l’espère de piocher quelques idées de lecture. Et cette année, faisons comme les cérémonies officielles, voici les grands prix de l’année, comme au cinéma :

 

le mur le kabyle et le marinBienvenue à OaklandMeilleur roman français : Le mur, Le Kabyle et le marin de Antonin Varenne (Viviane hamy)

Meilleur roman étranger : Bienvenue à Oakland de Eric Miles Williamson (Fayard noir)

 

Meilleur acteur : Le paradoxe du cerf volant de Philippe Georget (Jigal)

Meilleure actrice : Adieu Gloria de Megan Abbott (Editions du Masque)

Meilleur espoir masculin : Paris la nuit de Jeremie Guez (La Tengo) et Le premier appelé de Christian Ego (Toucan noir)

Meilleur espoir féminin : Séquestrée de Chevy Stevens (L’Archipel)

Meilleur scénario : Mémoire assassine de Thomas H.Cook (Points2)

Meilleur décor : La nuit la plus longue de James Lee Burke (Rivages Thriller)

Meilleure musique : Les harmoniques de Markus Malte (Gallimard série noire)

Meilleur remake : Un nommé Peter Karras de George P.Pelecanos (Points) et Psychose de Robert Bloch (Moisson rouge)

Prix spécial du jury (c'est-à-dire moi-même) : Savages de Don Winslow (Editions du Masque) et Tijuana Straits de Kem Nunn (Sonatine)

 

Hors catégorie (ça veut dire que je voulais les citer mais je n’ai pas réussi à les faire entrer dans le palmarès par manque d’idée) : Guerre sale de Dominique Sylvain (Viviane Hamy) et Le cramé de Jacques Olivier Bosco (Jigal)

 

Si j’ai oublié quelques romans, n’hésitez pas à me le faire savoir. Si vous voulez partager vos chouchous de l’année dernière, ajoutez un commentaire. 2012 vient de commencer, je vous souhaite à nouveau une bonne, que dis-je une excellente année 2012 et surtout : lisez !

 

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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 19:30

Une indiscrétionCe roman m’a été proposé par Valérie, que je remercie au passage. Cela va me donner l’occasion d’entrer dans l’univers d’un nouvel auteur. C’est un roman psychologique auquel on a à faire ici.

Rachel se repose au soleil quand elle reçoit la visite de son amie Blanche. Celle-ci a du mal à se remettre de la mort de son compagnon Pierre, et elle refait sa vie avec Ferdinand, policier de son état. D’ailleurs, elle est enceinte et se pose beaucoup de questions quant à son avenir avec Ferdinand. Celui-ci, d’origine paysanne, semble la laisser quelque peu de coté.

Rachel, qui est une psychologue, la rassure, lui demande d’être plus volontaire et de prendre en main sa vie. Les deux amies vont au restaurant, et en revenant, elles découvrent un spectacle aussi surprenant : Un enfant est emmailloté dans des bandelettes collées comme une momie. Mais qui peut bien faire subir une telle horreur à un enfant ?

A l’aide d’alcool dilué dans de l’huile d’olive, les deux amies enlèvent les bandelettes et découvrent une jeune fille, Margot. La mère de Margot a quant à elle été kidnappée. Un étrange mot l’accompagne : « De la part d’une vieille connaissance ». Le lendemain, une campagne diffamante l’accuse de trafic d’enfants. Rachel va devoir creuser son passé pour comprendre qui lui en veut.

En lisant ce roman, je me disais que c'est une vraie chance de pouvoir aborder des auteurs très différents les uns des autres. En effet, cela me permet, au delà des intrigues variées, d'apprécier la façon d'aborder un thème et la manière de dérouler une narration.

Malvina Tedgui est psychologue de formation. Forcément, ce roman est centré autour des personnages et de leur psychologie. Forcément, le rythme y est lent et il y a très peu d'action. En lisant ce roman, j'ai eu l'impression de voir les personnages allongés sur un divan pour discuter.

Tout ça pour dire que j'ai trouvé l'intrigue menée à l'ancienne (ce n'est pas un reproche), que les dialogues bien que plutôt bien faits sont un peu longuets, et j’aurais aimé quelques scènes qui bougent un peu ce qui aurait permis de relancer l'intérêt de la lecture que j'ai trouvé plutôt monotone. Ceci dit, si vous cherchez des romans sans violence avec des personnages vivants et bien dessinés, ce roman est pour vous.

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 17:00

Lune-captive-dans-un-oeil-mort.jpgAvant tout, je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année et j’espère que le père Noel vous a apporté tout ce que vous lui aviez demandé.  Alors voici mon cadeau.

Ça a bien marché avec la lecture commune de Un nommé Peter Karras de George P. Pelecanos. Alors on remet le couvert avec un auteur français, cette fois-ci. Tant qu’à faire, je vous propose un auteur que je ne connais pas, et dont j’ai lu énormément de bien. Ce sera donc Lune captive dans un œil mort de Pascal Garnier

Que vous soyez blogueurs ou simples lecteurs, lancez vous dans cette aventure. Il suffit de me signaler votre participation via un commentaire ou le mail inscrit sur cette page, et sur une page dédiée à cet effet, vos noms ou pseudo seront notés. Les liens vers les articles des blogueurs seront ajoutés, ainsi que pour les non blogueurs leurs commentaires et avis.

Cette opération, totalement bénévole de ma part, just for fun, se terminera le 25 janvier 2012. Alors, n’hésitez pas, rejoignez cette grande aventure noire.

 

En voici le résumé :

Lune captive dans un oeil mortLes Conviviales, une résidence de luxe pour seniors, promet cadre paradisiaque, confort et sécurité. Le lieu parfait pour Martial et Odette qui rêvent de couler des jours paisibles et ensoleillés. Oui, mais… En réalité, aux Conviviales, il pleut toute la journée, on tue des chats à coups de pelle, les voisins sont sérieusement névrosés et les balles fusent… La retraite dorée tourne au cauchemar.

Né en 1949, Pascal Garnier est l’auteur de nombreux romans noirs et de livres de jeunesse. Il a obtenu le prix du festival Polar pour son livre Personne n’est à l’abri du succès (2001) et le Grand Prix de l’Humour noir pour Flux (2006). Il est mort en 2010.

« Pascal Garnier nous plonge dans une sorte de Desperate Housewives chez les seniors. »

Le Nouvel Observateur

 

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 19:00

Premier appeléJamais je n’aurais lu ce livre ! Que je vous raconte : lors du déjeuner avec les jurés de Meilleurpolar.com, nous discutions de nos lectures, des livres que nous avons aimé ou pas, qu’ils fassent partie de la sélection ou non. Ainsi, nous avons échangé nos conseils, et donc, nous avons parlé de ce livre. Ni une, ni deux, le voici donc chroniqué ici, et je crois bien que j’ai découvert un futur grand auteur de thrillers.

1941, en Ukraine. La guerre fait rage depuis que les Allemands ont entamé l’invasion des territoires soviétiques. La Blitzkrieg fait des ravages sur ces territoires immenses et peu peuplés, et l’armée avance vite vers Kiev. Le général Ziliev est à la tête des lignes de défense et reçoit dans son bureau l’archimandrite, le premier prélat de l’église chrétienne orthodoxe.

Celui-ci est inquiet de l’avancée des troupes allemandes et lui demande un service bien particulier : organiser un transport exceptionnel et confidentiel d’objets religieux très précieux afin de les mettre en zone sure et de les protéger. Hélas, des avions attaquent le transport et les objets sont interceptés par un régiment français qui s’est engagé aux cotés des Allemands pour combattre les Bolcheviques. Ils récupèrent le trésor, l’enterrent et jurent de se le partager après la guerre.

2003, à Rambouillet. Deux hommes sont retrouvés assassinés d’une balle de 9mm et brûlés dans leur fourgonnette. La commissaire Evelyne Delmas va mener l’enquête, alors qu’elle n’a strictement aucun indice et qu’un meurtre de cette envergure est inhabituel dans cette banlieue paisible. Les maigres pistes vont la diriger vers un vieil homme de plus de 80 ans.

Un grand merci à ceux et celles qui ont insisté pour que je lise ce livre. Car j’ai lu probablement le premier roman d’un futur grand écrivain de thriller. Alors certes, ce n’est pas parfait, ce roman ne plaira pas aux aficionados du roman noir, ou aux adeptes de style direct. Par contre, il va ravir ceux qui aiment se lancer dans une fresque bien écrite avec des personnages consistants et un suspense sur fond historique.

Car ce roman m’a bluffé. La documentation est édifiante et surprenante et elle n’est pas étalée de façon voyante mais par petites touches. Les personnages sont bien faits, Christian Ego les aime et nous le fait ressentir. Le rythme est relativement lent, laissant le lecteur s’imprégner de la psychologie au travers de dialogues remarquablement réussis. J’ai été emballé par le style de l’auteur qui m’a empêché de lâcher ce livre.

Après avoir lu ce roman, on retrouve la joie de lire une bonne histoire racontée avec brio par un jeune auteur qui décide de jouer son va-tout, de se lancer dans l’aventure sans jamais se poser de questions, avec un grand sens de l’équilibre dans l’intrigue. On a l’impression que c’est très maitrisé, et c’est clairement un roman fait pour le grand public, pour passer un bon moment dans cette enquête située en France où l’on y trouve des Russes, des nazis, des religieux, des policiers.

Lisez ce livre, car vous seriez trop déçu dans quelques années de ne pas avoir lu le premier roman de cet auteur de thriller dont, à partir de maintenant, j’attends beaucoup. Et si sur internet, on classe ce roman dans les polars historiques, sachez qu’il s’agit avant tout d’une enquête dont le fond est historique (c’est une petite précision pour ceux que l’histoire rebute).

 

 

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  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
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