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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 17:29
Chronique virtuelle : Un petit coup d’œil chez SkA

Ska, c’est une maison d’édition exclusivement dédiée au numérique. Cette maison d’édition édite aussi bien des romans que des nouvelles, soit de littérature blanche, soit de la littérature érotique soit des polars.

Par contre, on retrouve chez Ska de grands nooms du polar, et je citerai parmi les plus connus : Antoine Blocier, Claude Soloy, Damien Ruzé, Didier Daeninckx, Dominique Sylvain, Elena Piacentini, Elisa Vix, Francis Zamponi, Frank Thlliez, Gilles Vidal, Hafed Benotman, Zolma, Jan Thirion, Jeanne Desaubry, Jerome Leroy, Joseph Incardona, Laurence Biberfeld, Marc Villard, Marie Vindy, Max Obione, Maxime Gillio, Michel Bussi, Olivier Bordaçarre, Paul Colize, Rachid Santaki …

Au mois d’avril, ils ont édité des romans et nouvelles sur le thème de la boxe, et je vous en présente quelques lectures, dont certaines sont tout bonnement géniales. Comme je l’ai lu ailleurs, essayer ska, c’est l’adopter. Tous les titres de Ska sont disponibles ici : http://ska-librairie.net/index.php

Chronique virtuelle : Un petit coup d’œil chez SkA

A piece of steak de Jack London :

Tom King est un boxeur professionnel vieillissant. Oh, pas le genre star de la boxe. C’est un boxeur qui combat pour survivre, pour acheter quelque chose à manger pour sa famille. Ce matin, en se levant, il a rêvé qu’il mangeait un steak. Toute la journée, cette envie lui a tenaillé le ventre. Ce soir, c’est le grand soir, il rencontre Sandel, et s’il gagne, il pourra rembourser toutes ses dettes.

Vous ne rêvez pas, c’est bien l’auteur de L’appel de la forêt et de Martin Eden qui a écrit cette nouvelle. Et tout y est, de l’ambiance à la noirceur du propos, Jack London est génial quand il s’agit de montrer ce qu’endurent les pauvres gens. Et quoi de mieux que de prendre l’exemple de la boxe. Il y a dans cette nouvelle tout le génie que l’on peut trouver dans un film tel que Nous avons gagné ce soir. Une nouvelle géniale. Un pur morceau d’anthologie !

Cette version de ce texte est proposée en fin de volume en version originale. Cela s’appelle une version complète et respectueuse de l’auteur. Chapeau !

Chronique virtuelle : Un petit coup d’œil chez SkA

Adrénaline de Joseph Incardona :

Cette nouvelle raconte le combat de Max Chavez contre Paul Norman, vu du coté de Norman. Nomran est un boxeur vieillissant dont cela pourrait bien être le dernier combat. Chavez, plus jeune, est en route pour le championnat du monde. Norman n’a rien à perdre sinon montrer qu’il est encore capable de faire quelque chose de sa vie, qu’il a raté.

On a affaire là à un combat entre deux générations, entre deux hommes que tout oppose. Si cette nouvelle fait la part belle au match, avec des passages hallucinants qui sentent la sueur, le sang et la mort, c’est aussi une excellente façon de fouiller la psychologie d’un homme qui est au pied du mur, qui se bat non pas pour lui-même mais contre l’image que les autres ont de lui. C’est un combat coup de poing qui se déroule devant nos yeux effarés, violent et humain, qui montre toute la beauté de ce sport et dont on ressort groggy. Un bel exercice de style qui vous laissera KO.

Chronique virtuelle : Un petit coup d’œil chez SkA

Ring à putes de Rachid Santaki :

« Les choses ne se passent jamais comme prévu. Alors Georges préfère prévenir que punir.

— Elle doit se coucher avant la fin. On a mis un paquet de fric, alors tu gères ! Chuchote le caillera.

— Mais on peut parier sur elle. On peut miser, tu vois bien qu’elle va gagner ! lui répond Claude.

— On ne change pas les plans. Ta putain se couche et tu fermes ta gueule ! lui lâche le man. Il regagne sa place, s’adresse à son voisin. Les deux crapules scrutent le combat avec inquiétude. Y a un paquet de cash en jeu. Une certitude : tirer dans le tas en cas de perte. »

Une nouvelle fois, c’est un combat entre une paumée et une championne que Rachid Santaki nous convie. Car la boxe entre hommes ou entre femmes n’a pas tant de différences, il s’agit d’opposer deux caractères et il n’y aura au bout du compte qu’une gagnante : la meilleure. Rachid Santaki n’a pas son pareil pour nous décrire les jeunes qui vivent à la marge de la société, ceux ou celles qui sont nés perdants et finiront perdants. On espère, on espère, car on veut que Marie gagne ce match mais la réalité est plus cruelle que la vie. Quels beaux portraits, quelles émotions, quels espoirs nous fait vivre cette nouvelle noire.

Chronique virtuelle : Un petit coup d’œil chez SkA

Amin’s blues de Max Obione :

3 rounds, c’est ce que Amin Lodge doit tenir, avant de se coucher. Effectivement, il se prend un direct en pleine face et pourrait bien simuler la chute et la fin du combat. Mais les insultes de son adversaire lui insufflent la rage. Le quatrième round démarre, ses jambes flageollent, il s’accroche à son adversaire. Il sait qu’en sortie d’accrochage, il y a une possibilité alors il l’exploite à fond et envoie un uppercut, tellement bien fait que l’autre en meurt.

En parallèle, un journaliste du Blues Monthly Stars, Nad Burnsteen enquête que cet étrange personnage.

Une sorte de Road book, à mi chemin entre histoires parallèles et course poursuite se déroule. Tout l’art de Max Obione à construire une histoire parallèle entre plusieurs personnages avec un style redoutablement efficace fait de ce roman un pur plaisir noir.

Avec Max Obione, le divertissement noir est forcément au rendez vous, et si je dois vous convaincre, lisez donc Scarelife.

Chronique virtuelle : Un petit coup d’œil chez SkA

No limit de Jeremy Bouquin :

Le Girl fight, c’est un combat sans règles entre deux jeunes filles dévêtues, organisé clandestinement dans un hangar. Il n’y a pas de ring, les spectateurs sont en cercle et les deux combattantes sont au milieu de la foule en rut, se battant jusqu’à la mort. Le narrateur est entraineur et croit dans les chances de Jane. Mais l’issue du combat va réserver quelques surprises bien noires.

Je ne connaissais pas Jeremy Bouquin, mais je peux vous dire que cet auteur m’a tout simplement impressionné. Dans cette nouvelle (comptez une heure de lecture), le décor est planté, les personnages sont vivants, la violence est crue. On a vraiment l’impression de vivre le combat de l’intérieur, on sue, on a peur, on s’accroche et on se prend des coups. Et quand, après nous avoir mis KO, Jeremy Bouquin nous assène sa fin, c’est bien parce que le lecteur est déjà à terre et qu’il peut prendre un coup de pied en plus, la bouche ouverte. Une excellente découverte et un auteur à suivre.

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 17:09
Deux kadors en lice pour Meilleurpolar.com

Chaque année, les éditions Points organisent un concours visant à élire le meilleur polar édité chez Points. Le jury est formé à la fois de jurés professionnels comme de lecteurs, choisis parmi les inscriptions reçues. Je vous avais déjà parlé de Le sang des maudits de Leighton Gage, et on y trouve aussi dans cette sélection Guerre sale de Dominique Sylvain, ainsi que Etranges rivages de Arnaldur Indridason. Cette année, on y trouve aussi deux grands noms du polar, à savoir Donna Leon et Robert Littell.

Deux kadors en lice pour Meilleurpolar.com

Brunetti et le mauvais augure de Donna Leon :

Venise est écrasé par la chaleur en cet été. Et comme les affaires ne se bousculent pas, Brunetti s’intéresse à la tante de Vianello, son second, qui retire beaucoup d’argent en liquide chaque semaine, sans qu’il n’y ait une explication. Rapidement, il pense qu’elle a affaire avec un charlatan qui lui vend la bonne aventure. A cela, va s’ajouter une affaire de meurtre d’un greffier qui va intervenir juste quand il envisageait de prendre quelques vacances.

A la lecture de ce roman, le premier de Donna Leon pour moi, je comprends mieux pourquoi cette auteure a du succès. Le style est fluide, le rythme est lent, presque nonchalant, avançant au rythme des gens du sud écrasé par la chaleur de l’été. Et puis, Donna Leon fait la part belle à la vie de ses personnages, créant avec le lecteur une intimité que j’ai rarement retrouvé à part chez Indridason ou Mankell.

Ce roman m’a paru étrange dans sa construction, l’affaire de meurtre arrivant à la moitié du roman. Et comme sa résolution est d’une simplicité extrème, je me demande si cette affaire ne faisait pas un peu du remplissage car dans la première moitié du roman, Donna Leon, au travers de l’affaire de la tante de Vianello, se permet de montrer la corruption généralisée de la société italienne. A tel point que lors d’une discussion lors d’un diner avec sa femme, celle-ci démontre à Brunetti que leur ami restaurateur leur fait payer leur repas en liquide pour éviter de faire une facture. De nombreux exemples de ce genre, du plus petit à de plus graves montrent bien que, quand on n’a plus d’honnêteté, la société va mal. Cela peut paraitre simplet, mais c’est remarquablement bien fait.

Deux kadors en lice pour Meilleurpolar.com

Une belle saloperie de Robert Littell :

Lemuel Gunn est un détective privé, ancien agent de la Cia, qui est revenu marqué de sa participation à la guerre en Afghanistan à cause des exactions perpétrées par l’armée américaine. L »homme est qui est revenu est plus cynique mais surtout, comme il le dit lui-même, c’est un homme en colère contre son pays et ses mensonges.

Une jeune femme belle à crever débarque dans son bureau pour lui proposer une affaire qui parait au premier abord extrêmement simple. Emilio Gava s’est fait arrêté dans un bar pour trafic de drogue et la société qui emploie Ornella Neppi a payé la caution du Monsieur 125 000 dollars. Emilio ayany disparu, ils ont peur de perdre les 125 000 dollars. L’affaire se complique quand les photos prises par la presse disparaissent et quand le dossier que la police détient s’avère vide.

Si vous cherchez un polar comme en faisait Raymond Chandler, ne cherchez plus, courez acheter Une belle saloperie. Car vous y trouverez une enquête minutieuse, un personnage agréable à suivre, des flics gentils, des mafieux méchants, des affaires troubles, le FBI, la CIA, et tous les autres services américains qui manipulent les marionettes, des interrogatoires, quelques bagarres mais pas beaucoup, des décors époustouflants, de l’humour, de l’amour et une femme fatale.

Si la recette peut paraitre éculée, démodée, n’en croyez rien. Robert Littell n’a pas pour but d’écrire un chef d’œuvre mais vraisemblablement de s’amuser. Et quand un grand auteur décide de s’amuser, il y a de fortes chances que le lecteur suive. C’est le cas pour ce roman, en ce qui me concerne et même si j’ai deviné la fin un peu tôt, j’ai passé un bon moment avec ce roman que j’aurais lu en deux jours, preuve que c’est bien fait.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 18:03
L’information du mardi : Idées de polars

Les larmes de pierre (Les Souriants Tome 1) de Fabrice Daimler (Editions Ipanema)

Quai des Orfèvres, « Picasso », un inspecteur à la mémoire absolue en charge de la Brigade des objets d’art, se voit confier ce qui paraît être une banale affaire de tableaux volés. En tentant d’assembler les pièces du puzzle avec l’aide de Germont, son assistant, et de sa fille Lisa, directrice du laboratoire du Louvre, il met à jour une affaire convoquant les Évangiles, les francs-maçons, la CIA, des alchimistes et un laboratoire pharmaceutique suisse. Un secret séculaire dont la révélation pourrait bouleverser l’humanité. Or celle-ci n’est pas prête à entendre « la vérité » et une congrégation secrète et ancestrale veille au grain : les Souriants.

Ici, là, ailleurs, depuis la nuit des temps, les Souriants sont à l’œuvre. Qui sont-ils ? Et quel secret ces hommes dotés de pouvoirs étranges protègent-ils si férocement d’un bout à l’autre du monde ?

Fabrice Daimler signe avec Les Larmes de Pierre le premier tome de la trilogie des Souriants, série policière et ésotérique dont la rigueur et l’érudition ne valent que par le rythme et la gourmandise avec lesquels les pages se tournent.

L’information du mardi : Idées de polars

Les lois de la cité de Fabrice Guillet (Le Lamantin)

En partant travailler un matin, Marianne, jeune aide-soignante, découvre un corps au pied de son immeuble.

Avec l’aide de son ami Younès, apprenti footballeur professionnel, elle va chercher à découvrir l’origine des actes de violence qui s’abattent sur leur cité.

Au-delà du polar, « Les lois de la cité » met en lumière la vie riche en humanité des quartiers populaires, loin des stéréotypes. Le roman lève aussi le voile sur les arcanes du football professionnel.

Fabrice Guillet est l'auteur de trois romans policiers et d'un album jeunesse.

Il vit en banlieue parisienne où il anime des ateliers d'écriture auprès d'enfants et d'adolescents.

L’information du mardi : Idées de polars

Retour aux sources de Jean-Marie PALACH (Pavillon Noir)

Dominique Nativel, un député proche du Président de la République française nouvellement élu, est poussé sous une rame du métro parisien, station Saint-François-Xavier, sur la ligne 13. Beaucoup de monde pouvait en vouloir à cet homme politique prometteur, qui multipliait les frasques extra conjugales et n’hésitait pas à dénoncer les dérives de personnages riches ou puissants. Le ministre de l’Intérieur charge la commissaire Clémence Malvoisin de débrouiller l’affaire, sans faire de vagues.

Son enquête l’obligera à remonter aux sources de sa propre famille, sur l’île de La Réunion, où un destin cruel avait une première fois frappé Nativel, enfant.

L’information du mardi : Idées de polars

Les gros mensonges de Max Obione (Horsain)

Heureusement que le mensonge existe ! Que serait la vie sans une part d’ombre et de fantasmagorie ? Un enfer ! Un totalitarisme invivable ! Tordre la réalité, dévoyer le vrai, masquer le désordre que la vérité pourrait entraîner, se défendre, embellir, dire ce que votre interlocuteur souhaite entendre, abriter les amants, taire un secret, lancer la rumeur, user de la calomnie, blesser, user du faux, se cacher derrière le paravent du mensonge, par action ou par omission, Ô quelle belle matière pour un raconteur d’histoires ! Les romans et les nouvelles sont remplis de ces mensonges que l’on pare du beau mot d’imagination…

Max Obione nous embarque dans ses nouvelles aux univers variés pour ne pas lasser le lecteur. Dans son troisième recueil, on retrouve des textes disséminés ici ou là et quelques inédits. Max est un fieffé menteur, alors régalez-vous !

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 18:12
Le dernier tigre rouge de Jérémie Guez (10/18)

Jérémie Guez, nous sommes quelques uns à le suivre depuis ses débuts, depuis Paris la nuit, tant ce roman était une évidence, tant il nous promettait la découverte d’un nouveau talent du polar français. Puis ce fut Balancé dans les cordes, un roman extraordinaire (et coup de cœur Black Novel), et Du vide plein les yeux qui cloturait la trilogie consacrée à Paris. C’est à un changement de décor que Jérémie Guez nous convie avec ce Dernier tigre rouge, dans la jungle indochinoise.

Le père de Charles Bareuil était légionnaire, lui aussi l’est devenu, mais pas pour faire comme lui. Pendant la deuxième guerre mondiale, la position trouble des communistes envers les nazis font qu’il a préféré immigrer en Yougoslavie pour combattre les Allemands. A la mort de sa femme Elena en Croatie, il décida de s’engager dans la légion étrangère. Et comme il est excellent tireur, il est devenu tireur d’élite, l’un des meilleurs d’ailleurs.

Il débarque en Indochine, dans une compagnie qui comporte des énergumènes de toute nationalité, et sa troupe est dirigée par un ancien nazi. Mais dans la légion, on laisse son pays au vestiaire. Bareuil découvre un pays où les gens sont passifs mais les ennemis partout. Entre les villageois et la jungle, il est difficile de savoir ce qui est le plus dangereux. Les légionnaires sont envoyés sur les fronts, là où on a besoin d’eux.

Alors qu’ils peuvent passer plusieurs jours sans altercations, les embuscades sont soudaines et très meurtrières. C’est lors de l’une d’elles que sa compagnie est décimée dans la jungle. Il rencontre alors un homme blanc qui combat aux cotés des Viet-Minh et lui laisse la vie sauve. Il va alors chercher à savoir qui est cet homme blanc qui combat aux cotés des Vietnamiens.

Il y a à la fois des changements et des similitudes entre ce roman et les précédents. Les changements, ce sont évidemment le décor, cette guerre dans un pays inconnu, ce danger permanent dans un paysage inconnu, cette impression que tous les habitants sont des ennemis. Et puis, il y a la guerre, ces moments d’attente, de stress dans l’attente d’une attaque, car même si les légionnaires sont les « envahisseurs », ils sont plus en situation de défense face à un danger qu’ils ne voient pas mais qu’ils redoutent.

Les similitudes, ce sont surtout dans les portraits d’hommes, dont Charles Bareuil, cette façon qu’a Jérémie Guez de détailler sans lourdeur la psychologie humaine. Il y a un excellent équilibre entre les scènes de bataille et les moments plus calmes et ils sont tous aussi réussis les uns que les autres. C’est un roman qui m’a beaucoup fait penser à des films tant le style est visuel, plus direct, moins poétique.

Vous ne pouvez pas vous imaginer ma joie de lire ce roman, de me dire que je dois continuer à vanter les talents de cet auteur. Car ce roman est une franche réussite avec ses personnages formidables, ses scènes de bataille fulgurantes et ses moments de calme stressants. Un inédit au format poche, quand, en plus, c’est signé Jérémie Guez, ça ne se rate pas !

Ne ratez pas l’avis de l’ami Claude :

http://action-suspense.over-blog.com/2014/03/jeremie-guez-le-dernier-tigre-rouge-10-18-ed-2014.html

http://action-suspense.over-blog.com/2014/02/j%C3%A9r%C3%A9mie-guez-publie-chez-10-18-%E2%80%9Cle-dernier-tigre-rouge%E2%80%9D-avril-2014.html

Ainsi que celui de Velda : http://leblogdupolar.blogspot.fr/2014/06/jeremie-guez-le-dernier-tigre-rouge-la.html

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 18:02
La chronique de Loley : Les ailes arrachées des anges de Gilles Caillot (Editions les 7 péchés capitaux)

Voilà une excellente surprise avec le retour de Loley sur Black Novel. Elle a décidé de venir nous parler d’un roman de Gilles Caillot dont je viens de chroniquer Lignes de sang. Je lui laisse la parole :

L'auteur a choisi un titre long, c'est assez rare mais sur ce coup c'est carrément réussi, il est aussi beau qu'horrible et laisse présager une noirceur à la Caillot.

Replonger avec les personnages d'"Immondanités" est un régal, Massimo Zanetti le Franco-Italien est appelé en renfort sur un meurtre violent et peu commun, pour aider Aymeric Garche lieutenant de police, nouvellement affecté sur le terrain. Ces deux hommes à vifs, aussi blessés l'un que l'autre par ce que la vie peut apporter de pire, vont devoir cohabiter sur cette enquête difficile et douloureuse. Le sujet de la pédophilie me freine toujours et bien je suis très satisfaite de la façon dont il est traité, je ne peux en dire plus mais les victimes n'étant pas celles que l'on croit, j'ai clairement jubilé pendant certains passages, vive la justice ou pas ...

L'écriture révèle une maîtrise parfaite, pour moi la patte de l'auteur est déposée depuis ses débuts, donnez-moi plusieurs textes et je suis sûre de retrouver le sien. Le résultat de ce livre est particulièrement bon, la violence de certaines scènes est brute mais concentrée, ça s'arrête très vite et elles ne sont pas omniprésente, c'est très carré et ordonné. La maîtrise des scènes de crime est stupéfiante, la criminologie n'a aucuns secrets pour l'auteur, les grimaces de dégoûts ont été au rendez-vous et ce pour mon plus grand plaisir. Le lecteur à l'impression d'y assister grâce à la qualité des descriptions. J'aime ses livres qui vous font bouger votre petit postérieur pour fermer la porte d'entrée à clés quand vous avez la frousse, très peu d'auteur sont capables de créer des ambiances aussi fortes et Gilles Caillot en fait parti.

Les meurtres sont originaux ça change de se qu'on peut lire habituellement, si j'osais je dirais presque ingénieux, pas de doutes on peut faire confiance à ce pro de la souffrance, très belle imagination !! Le dénouement tombe avec une logique implacable et joli calcul provenant de l'auteur ça sent la réflexion et le travail. Le final est extrêmement prenant j'ai arrêté de respirer pendant un petit moment, action, douleur ressentie, tout y est pour faire un excellent thriller.

Bref les pages se sont succédées en un rien de temps, sans que je m'en rende compte, on peut appeler ça engloutir un livre avec avidité. Je me répète mais j'aime sentir l'évolution de l'écriture au fur et à mesure des années, je me dis que notre maître du noir va tout exploser avec son prochain livre en continuant comme ça. Belle lancée Gilles j'en veux encore !!!

La chronique de Loley : Les ailes arrachées des anges de Gilles Caillot (Editions les 7 péchés capitaux)

Quatrième de couverture :

Aymeric Garche, lieutenant de police à la Criminelle, est un homme meurtri par la vie. Suite à une surcharge du service, il se voit confié une nouvelle affaire particulièrement délicate. Un homme, ex footballeur est retrouvé pendu par ses propres intestins. Rapidement, les victimes s’accumulent et un lien est établi. Aidé de Massimo Zanetti, qui revient de convalescence, le binôme va mener l'investigation tambour battant, à la recherche de la vérité. Un réseau de pédophile. Des crimes abominables, ponctués de mises en scène invraisemblables. Une enquête qui les renverra dans un passé douloureux. L'enfer n'est pas si éloigné...

L’auteur :

Né en 1967 à Lyon il a toujours été un grand passionné de littérature fantastique et de romans noirs. Il a connu mes premiers émois littéraires en lisant des auteurs tels que Stephen King, Jack Vance, Jean-Christophe Grangé et plus récemment Maxime Chattam. Consultant dans les technologies de l'information, rien ne le destinait à devenir un auteur de romans policiers.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 17:30
Le dernier message de Sandrine Madison de Thomas H.Cook (Seuil)

Depuis Les feuilles mortes, je suis un adorateur inconditionnel de cet auteur, car j’y trouve une subtilité rare dans l’art de fouiller la psychologie de gens simples, qui se retrouvent en général confrontés à un passé douloureux. Thomas H.Cook écrit des histoires simples, avec un suspense latent, et nous pose en face de grandes questions. Ce roman, qui nous narre le procès de Samuel Madison, nous pose la question : Avez-vous réussi votre vie ? Et une nouvelle fois, c’est un roman fort, très fort.

Samuel Madison, professeur à l’université de Coburn, une petite ville du sud des Etats Unis, se retrouve assis à la table du tribunal, accusé du meurtre de sa femme, Sandrine. Comment en est-il arrivé là ? Il est vrai que le corps de sa femme a été retrouvé dans sa chambre, allongé sur le lit. Elle avait avalé trop de calmant, du Demerol, contre ses douleurs de dos. C’est lui, d’ailleurs, qui a appelé les services d’urgence, d’une voix atone, sans vie, sans peine, bizarrement détachée.

La policière qui débarque pour constater la mort de Sandrine, est choquée par le désordre qui règne dans la maison. De la même façon, elle trouve dans la chambre un mot, que Samuel dit ne pas avoir lu et qui parle de Cléopâtre. Et que dire de cette bougie qui trone sur la tablette à coté du lit, souvenir d’un voyage à Albi que les Madison ont fait dans leur jeunesse, souvenirs heureux si vite évanouis et oubliés.

L’inspecteur Ray Alabrandi décide d’ouvrir une enquête pour meurtre, sur la base de ces petits détails, qui lui semblent à lui aussi trop bizarres. Samuel se rappelle, lors de son procès, les petits moments qui ont construit sa vie, les paroles de sa femme, les scènes de disputes pour essayer de comprendre … ou pour mieux cacher son crime ?

Ce roman va raconter le procès de Sam, raconté par lui-même et donner l’occasion au lecteur de suivre toute la psychologie de ce personnage complexe. A chaque interrogatoire, Sam va se rappeler les scènes du passé, les petits détails, ses réactions et surtout la façon dont elles sont interprétées par les autres. Cela va lui donner l’occasion de subir l’image qu’il donne de lui-même, de s’apercevoir qu’il est vu comme un personnage taciturne, froid, sans émotions, et donc suspect. D’ailleurs, pour ne pas faire d’ombre à l’université qui l’emploie, celle-ci va lui demander de démissionner.

Il va donc essayer de recoller les pièces du puzzle de sa vie, essayer d’analyser pourquoi et comment sa vie de couple avec Sandrine est passée d’amour à lassitude, de tendresse à indifférence. Et il se rend compte que, s’il ne se comprend pas, il ne comprend pas plus les autres. D’ailleurs, les scènes avec sa fille sont tout simplement impressionnantes tant même la personne la plus proche de lui se pose des questions sur son propre père. D’ailleurs, Sam a-t-il tué sa femme ? Thomas H.Cook, grâce à toute sa subtilité, arrive à faire douter tout le monde, même le lecteur qui suit ses pensées et ses petites remarques qui sans cesse sèment le doute.

Thomas H.Cook montre aussi la réaction des habitants de cette petite ville, qui ne veulent surtout pas de vague, et qui, dès qu’il se passe quelque chose d’anormal préfèrent tourner le dos plutôt que de voir la réalité en face. C’est aussi un procès sur la justice américaine et du jeu des procès où le plus important est de montrer un visage sympathique, avenant, parfois attristé pour mieux toucher les jurés.

Vous l’aurez compris, c’est un roman lent, un voyage dans la complexité de la psychologie humaine, un portrait d’un homme comme vous et moi et sur la façon dont on voit et on juge les gens. Mais c’est aussi une formidable réflexion sur la vie et l’affection que l’on porte aux gens, et sur cette volonté de laisser une trace de son passage, de réussir sa vie. Et vous, avez-vous réussi votre vie ? C’est bien la question que vous vous poserez à la fin de ce roman remarquable.

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 17:20
Idées de polars numériques

La mémoire sous la glace de Dana Stabenow (Editions Delpierre)

Ce livre est disponible en version numérique ici

Que les morts le restent !

Sam Dementieff, pilier de la communauté du plus grand parc national cd’Alaska, vient de mourir.

À l’ouverture de son testament, sa nièce, la détective privée Kate Shugak, découvre qu’il lui lègue la majeure partie de ses possessions. Ce cadeau est accompagné d’une simple instruction : « Retrouve mon père ».

Véritable aventurier, cet homme a disparu juste après la naissance de Sam, emportant avec lui une icône russe d’une valeur inestimable. Pour comprendre cette vieille histoire de famille, Kate se plonge dans le passé mystérieux de ces étendues glacées... et met sa vie en danger.

Qui donc serait prêt à tuer pour que ce père ne refasse pas surface ?

Idées de polars numériques

En série : journal d’un tueur de David Forrest (Land éditions)

Une version revue et corrigée. Tous les détails sont ici

Par l’auteur best-seller David Forrest !

Découvrez l’univers fascinant et culte de celui qui a défrayé la chronique en étant l’un des premiers succès en auto-publication en France.

Un auteur que vous ne pourrez plus oublier.

(Re)découvrez son best-seller incontournable dans une édition inédite plus longue, plus sombre et plus choc !

Plongez dans l’intimité d’un tueur en série anonyme, un sociopathe à la fois effrayant et fascinant.

De son premier acte barbare au dénouement grinçant de son sanglant périple, le narrateur vous entraîne dans une spirale d’horreur, d’humour noir et de satire sociale.

Un voyage à glacer le sang qui ne vous laissera pas indemne.

Idées de polars numériques

FOOT NIGHT CLUB d'Hervé Mestron (Storylab)

Youcef Hamadi, un jeune prodige du ballon rond, va connaître l’ascension de sa vie. Repéré par un club de Ligue 1, il obtient tout ce dont il a pu rêver, la célébrité, le loft dans les beaux quartiers, ses entrées dans les clubs les plus chics de la capitale et une rencontre mystérieuse, Gaëlle, au charme redoutable. Mais la consécration a un prix : le diktat de la performance physique, la pression et les rivalités sur le terrain, ou encore les journalistes lâchés à ses trousses. Mais devenu personnage public et produit marketing, tour à tour haï et adulé par la clameur de la foule, Youcef est incapable de reprendre le contrôle de son existence. Aspiré sur le terrain comme en dehors par un tourbillon que bientôt, il ne maîtrisera plus...

Écrivain remarqué pour Le Clebs (Flammarion), Hervé Mestron s’illustre par une écriture au service de l’émotion, et qui dévoile un regard intransigeant sur le monde. Il reçoit en 2013 le Prix de la citoyenneté.

Tous les détails ici

Idées de polars numériques

Mortifère l’actionnaire de Jean-Claude Thibault (Editions Helene Jacob)

C’est un bien étrange individu que Bruno et « Soleil » vont trouver sur leur chemin. Un fils de bourgeois en rupture de classe, révulsé par l’impudence des possédants, ses frères. Ils se rencontrent dans une association active, au statut légal, baptisée « Mortifère, l’actionnaire ! »

Époque détestable, en vérité, quand un licencié assassine le responsable de son malheur, quand l’ami du couple, perdant son emploi pour la deuxième fois, en vient à se suicider avec femme et enfant, quand la « culture d’entreprise » – sourde à toute détresse humaine – cherche à unifier actionnaires et salariés en dépit des disproportions iniques de revenus, quand, enfin, Bruno devient victime d’une ignominie policière qui le jette au chômage…

Tous les détails sont ici

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1 juin 2014 7 01 /06 /juin /2014 17:20
Oldies : Mr Paradise de Elmore Leonard (Rivages)

Ce mois, j’ai decide de rendre un hommage à Elmore Leonard, ce grand monsieur du polar, avec une lecture qui date de 10 ans, car sa première publication eut lieu en 2004.

L’auteur :

Elmore John Leonard Jr., né le 11 octobre 1925 à La Nouvelle-Orléans en Louisiane et mort le 20 août 2013 (à 87 ans) à Detroit au Michigan, est un romancier et scénariste américain.

Son père travaille pour General Motors où il était chargé de trouver des sites où General Motors pourrait implanter des usines, ce qui provoque de nombreux déménagements de la famille Leonard. Même si Elmore Leonard est né à La Nouvelle-Orléans, il n'y vécut pas très longtemps. En 1934, sa famille s'installe à Détroit dans le Michigan.

À cette époque deux évènements importants ont lieu, qui influencent beaucoup Leonard dans ses écrits. Les gangsters comme Bonnie et Clyde font la une des journaux du pays, tout comme l'équipe de baseball des Detroit Tigers. Au début des années 1930, Bonnie et Clyde sont connus pour leur folie meurtrière, et sont abattus le 23 mai 1934. Les Detroit Tigers se qualifient pour les World Series de baseball en 1934. Ces évènements marquent Leonard, qui en conçoit une fascination pour les sports et les armes.

Leonard est diplômé de la University of Detroit Jesuit High School en 1943.

Elmore Leonard vit ses dernières années dans le comté d'Oakland (Michigan), avec sa famille. En 2012, il est lauréat du National Book Award pour l'ensemble de son œuvre.

(Source Wikipedia)

Quatrième de couverture :

Richissime avocat à la retraite, Mr Paradise, don son vrai nom Tony Paradiso, apprécie certains petits plaisirs dispendieux. Par exemple, des numéros de majorettes un peu particuliers exécutés par des jeunes filles que lui ramène Montez Taylor, son homme de confiance très cool, lorsqu'il a envie de voir un match de son éqpuie préférée. Pas de quoi fouetter un chat. Non, mais de quoi tuer un homme, car le soir où Chloe, une habituée des soirées de Mr Paradise, arrive avec son amie Kelly, les choses tournent mal. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Mr Paradise et l'une des deux filles ont été abattus. Quand l'inspecteur Frank Delsa débarque sur les lieux, il ne croit guère à l'hypothèse d'un cambriolage avorté, que Montez essaie de lui vendre. Il comprend qu'on se moque de lui. Il ne soupçonne pas encore à quel point.

"Depuis un demi-siècle, Elmore Leonard réjouit les amateurs de western et de polar." (Le Figaro)

"Le roi de l'humour noir." (Télérama)

"Une comédie magistrale sur l'avidité humaine." (Les Inrockuptibles)

Mon avis :

On se disait ça, l’autre jour, avec mon dealer de livres, alors que je réfléchissais au roman que j’allais choisir pour la rubrique Oldies de ce mois : « Le problème avec Elmore Leonard, c’est que c’est toujours bien ». En effet, quelque soit le roman que vous allez ouvrir, vous allez trouver une intrigue qui tient la route, des personnages troubles, des décors à peine brossés et de formidables dialogues.

Dans ce roman, vous y trouverez un bon polar, dont le suspense ne réside pas dans le nom du meurtrier, mais plutôt dans la façon dont Frank Delsa va pouvoir le coincer. Alors Elmore Leonard s’amuse à complexifier son intrigue en introduisant des personnages tous plus louches les uns que les autres, de petits dealers à des avocats véreux.

On y retrouvera par contre, ce qui fait la marque de fabrique de Elmore Leonard, à savoir un décor dessiné en une phrase, imageant un petit détail, ce qui laisse au lecteur le soin d’imaginer le reste de la pièce et surtout d’extraordinaires dialogues. Je trouve que ce polar, sans atteindre les sommets de La loi de la cité, la brava ou Beyrouth-Miami, s’avère à nouveau un bon polar, agréable à suivre.

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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 18:00
Le chouchou du mois de mai 2014

Les mois se suivent et ne se ressemblent pas. En ce mois de mai, j’aurais moins lu, beaucoup moins lu, donc moins chroniqué. Par contre, nous avons fêté en grandes pompes les cinq ans du blog. Nous avons aussi fêté le retour de Suzie, qui nous a parlé de Des yeux dans la nuit de Chevy Stevens (Archipel) qui est un excellent thriller. Décidément, cette auteure est à suivre tant elle sait creuser les psychologies humaines au travers de scenarii bien construits.

J’aurais aussi eu l’occasion de décerner mon deuxième réel coup de cœur de l’année à un roman extraordinaire, à savoir Trois mille chevaux vapeur de Antonin Varenne (Albin Michel), un roman qui se passe au dix neuvième siècle, un portrait rare d’un homme en recherche de rédemption, une réflexion aussi sur l’humanité et la folie des hommes. Ce roman pourrait bien être ma meilleure lecture de l’année, c’est vous dire comme j’y tiens.

Ce mois de mai, ce fut aussi le mois de George P.Pelecanos, puisque j’aurais chroniqué le premier roman de cet auteur paru en France dans le cadre de la rubrique Oldies : Le chien qui vendait des chaussures de George P.Pelecanos (Gallimard – Série Noire), un roman qui reprend les thèmes chers à l’auteur, ainsi que son dernier roman en date Le double portrait de George Pelecanos (Calmann-Levy), qui semble montrer les différences de génération. D’ailleurs, ce fut amusant de lire ces deux romans éloignés de plus de vingt ans et la façon dont ils se faisaient écho.

Ne ratez pas non plus un très bon premier roman, L’échiquier d’Howard Gray de Florent Marotta (Rouge Sang) qui est certes un peu bavard au début, mais qui part à 100 à l’heure dès que les 3 personnages principaux sont en place. Et rien que pour la scène finale, ce roman en vaut la peine.

Je vous avais dit qu’en ce mois de mai, je me faisais plaisir et que je lisais les auteurs que j’affectionne particulièrement. J’ai donc dévoré Lignes de sang de Gilles Caillot (Toucan Noir), qui est un thriller impossible à lâcher, avec un final renversant. La palette de l’ange de Catherine Bessonart (Editions de l’aube), deuxième roman de l’auteure aura confirmé tout le bien que j’en pense avec un scenario diabolique et formidablement bien mené. Le duel de Arnaldur Indridason (Métaillié Noir) est encore une fois très bon. Cette fois ci, Indridason nous propose une enquête avec Marion Briem en 1972, future chef et mentor de Erlendur et c’est encore une fois très fort.

La palme du chouchou du mois revient donc, ce mois ci, à L’hexamètre de Quintilien de Elisa Vix (Rouergue Noir) pour la charge émotionnelle que contient ce roman, pour sa construction très maitrisée, pour son sujet terrible, pour son sujet dramatique qui, je dois vous l’avouer, m’ont secoué et m’ont fait pleurer.

Je vous donne rendez vous le mois prochain pour un nouveau chouchou. En attendant, n’oubliez pas le principal : lisez !

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27 mai 2014 2 27 /05 /mai /2014 17:56
L'information du mardi : Idées de polars

Omaha blues de Patrick Amand (Editions du Caïman)

Il ne s'agit pas d'un polar cette fois mais du lancement d'une nouvelle collection, NOIRES NOUVELLES, aux éditions du Caïman.

Féru du Débarquement de Normandie, Patrick Amand propose de commémorer cet évènement à travers 14 nouvelles se déroulant entre 1944 et 2014. Tirées d’anecdotes, faits réels ou tout simplement fruit de son imagination, ces nouvelles noires décrivent avec réalisme, cruauté et aussi humour de petites histoires dans la grande Histoire.

L'auteur : Né à Poitiers en 1970, Patrick Amand est aujourd’hui responsable de l’administration de la Médiathèque François-Mitterrand de sa ville natale. Passionné par la seconde guerre mondiale et auteur de polars, il aime allier l’écriture et l’histoire. Omaha blues est son premier recueil de nouvelles, après les deux polars L’affaire du Noyé de Poitiers (dont l’intrigue se déroule déjà en Normandie) et Gurs 10.39.

L'information du mardi : Idées de polars

Les éditions Wartberg :

Les éditions WARTBERG font leur entrée dans l’univers du polar, avec 5 romans inauguraux d’une nouvelle collection « Polars en régions ». Le détail de cette nouvelle collection est ici : http://editions-wartberg.com/polars_en_regions.html

Une collection portée par des auteurs déjà confirmés pour certains sur le plan national (Solenn Colléter, Jérôme Zolma) ou régional (Daniel Hernandez…), dont chaque roman est ancré dans la réalité contemporaine d’une ville et de sa région. Thriller théologique et psychanalytique haletant, romans noirs profonds, teintés de réalisme social ou intrigue séculaire au coeur de la mémoire d’une ville, ces premiers titres de la collection « Polars en régions » offrent le délicieux et tant recherché frisson qui fait le sel des page-turners les plus addictifs.

L'information du mardi : Idées de polars

- La semaine des sept douleurs - Évangile noir dans la ville Rose, de Solenn Colléter (Toulouse)

Toulouse. Un prêtre est retrouvé assassiné dans son église, au fond du baptistère. Une colombe veille sur son cadavre. Sur le corps martyrisé, un verset du Nouveau testament : Mon Père jusqu’à présent est à l’oeuvre, et moi aussi je suis à l’oeuvre. Ce meurtre est le premier d’une série macabre, dont les mises en scène bibliques vont contraindre le commandant Florent Pagès à réviser les Évangiles. Un théologien atypique et une troublante psychiatre l’aideront à remonter très loin dans le temps, des souterrains éboulés de Toulouse jusqu’à la Galilée d’il y a deux mille ans. Tous trois se confronteront aux conséquences infinies qu’une filiation mystérieuse peut engendrer sur le psychisme d’un jeune homme hors du commun. Conjuguant psychologie et théologie, ce thriller bâtit un stupéfiant jeu de miroirs où le présent répond au passé, où la Ville Rose se reflète dans les eaux du lac de Tibériade.

L'information du mardi : Idées de polars

- Sextimanie - Mortelle Traversée du Capcir, de Daniel Hernandez (de Perpignan à Montpellier - Préface des frères Fourcade, également personnages de l’intrigue)

Janvier 2012, le maire de Sansa est abattu à son poste de contrôle lors de la mythique course de ski de fond « La Traversée du Capcir » dans les Pyrénées catalanes. Qui a pu tuer ce modeste édile des garrotxes, coin de montagne déshérité s’il en est ? Quel est le mobile du tueur ? Sa candidature aux législatives gênait-elle ? Payait-il de sa vie son opposition au président de la région qui avait entrepris de changer le nom de Languedoc-Roussillon en « Septimanie » ? Avait-il une vie de débauché cachée ? Dans le même temps, deux autres meurtres se produisent. Les trois affaires sontelles liées ? Une nouvelle fois, le commissaire Jepe Llense, avec l’aide de son ami José trapero, devra déployer toute sa perspicacité et se confier au hazard pour dénouer une affaire complexe.

L'information du mardi : Idées de polars

- Le Yéti de Montpellier - Crime de Quidam, de Pierre Barrot (Montpellier)

À l’hôpital de Montpellier, une prostituée nigériane meurt des suites d’un viol collectif. Les médecins sont en émoi : on soupçonne une erreur médicale et murmure que la jeune femme aurait pu être sauvée. Quant au viol… le commissaire préfère parler d’« accident du travail » ; d’autres, à l’hôtel de police, ne s’offusquent guère d’une « tournante » qui aurait mal tourné. Le lieutenant Manon escalettes, elle, ne prend pas les choses à la légère. Il faut dire que quand on a une soeur jumelle handicapée mentale, violée à l’âge de 14 ans et obsédée par le yéti, il est difficile de rester zen. D'autant que son équipier, un monstre de lenteur aussi empoté que surdoué surnommé « Diesel », n'arrange rien à l'affaire...

L'information du mardi : Idées de polars

3 morts sinon rien - Balades macabres dans le Midi, de Jérôme Zolma (arc méditerranéen)

Julien Vaudreuil, passager du train de Perpignan-Hyères se voit accuser de 3 meurtres énigmatiques, tous commis selon la technique du « parapluie bulgare ». Erreur judiciaire ou simple coïncidence entre les 3 affaires ? Quel en est le mobile ? Avec 3 Morts sinon rien, Jérôme Zolma imagine une intrigue qui nous conduit de la prison des Beaumettes à Marseille jusqu’à Perpignan en passant par le Var, en plein coeur des milieux politiques et financiers. Et c’est à lily Verdine, jeune détective privée, que l’on demande alors de mener cette enquête. Arrivera t-elle à résoudre le mystère qui rôde autour de ces trois meurtres?

L'information du mardi : Idées de polars

L’affaire du mur des canuts - Maldonne entre Rhône et Saône, de Jocelyne Fonlupt-Kilic (Lyon)

l’un est flic – l’espingouin –, l’autre est prof – le Rital. Ils ont en commun un amour pour Lyon et la bonne cuisine, un attachement indéfectible à la colline de la Croix-Rousse, une vieille dame un peu borderline surnommée Tantine et des souvenirs d’enfance dans la capitale des Gaules… Le premier enquête sur un meurtre atypique, le second s’inquiète pour sa tante qui s'est soudain mise à retirer de bien trop grandes sommes d'argent. en toile de fond, de très vieilles histoires qui se transmettent un peu n’importe comment. Mais aussi un cadavre, une épée et des souterrains, un pape, une pierre précieuse et une malédiction, deux collines et trois fleuves – ou le contraire. Et la Croix-Rousse, qui vaut tous les ratons laveurs du monde !

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