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11 septembre 2012 2 11 /09 /septembre /2012 17:46

ça y est, la rentrée littéraire est lancée. Tout le monde est sur le pont, les enfants à l'école, et Krakoen annonce les sorties de ses trois petits derniers. Au programme, un livre de jeunesse et deux polars. Miam, miam !


Maëlys et ceux des caravanes de Antoine Blocier :

maelys-et-ceux-des-caravanes.jpgRoman jeunesse. Les illustrations sont de Damien May. Le roman peut être lu à partir de 9 ans.

Cette histoire est basée sur des faits réels. Comme Maëlys et ses camarades, le jeune lecteur découvrira qui sont réellement les Rroms, comment sont-ils perçus dans notre société et comment vivent-ils au quotidien. Entre la haine, l'exclusion, la compassion et la solidarité, il lui faudra s'interroger sur ses propres sentiments. Antoine Blocier

Parution le 10 septembre

 

 

 

Ulve la rouge de Claude Soloy :

Polar

Ulve-la-rousse.jpgVingt printemps jetés à l’eau, c’est l’ultime fête de la jolie Névé, la mort de sa nudité entre deux galets ; pupilles de sel et le cœur rouge à lèvres, magistralement dessiné, pointe vers l’entre jambes, qui ourle son sexe épilé, impeccablement… Accident, suicide, meurtre… ou autre chose, d’innommable… Ne plus compter les saisons, dialoguer au présent avec tout ce qui a cessé, trinquer à l’absence autour d’un fond d’alcool, convoquer les vieux potes, ces naufragés de la mort, c’est  le quotidien d’Ulve la Rouge, mère de Névé. Trop d’algues vertes dans le souvenir, dans le ventre… Aimer la mère puisque Névé n’est plus, s’enrouler de ses foulards et de ses embruns, c’est l’attente de Petit Louis, le travailleur des docks qui refuse de grandir…

Voici le dernier volet de la Trilogie des Algues, Claude Soloy clôt l’histoire iodée de ses sulfureuses néréides !

 

L'archange est nu de José Noce :

Archange-nu.jpgDe l'argent est déposé dans la mallette à tes pieds. Tu as deux ans, maximum, pile à partir de maintenant, pour réfléchir : être un Archange au service des Lapins, ou n'être plus qu'une conscience torturée. Il t'aura fallu quelques années sur cette île pour te recréer derrière le miroir. Nous t'avons permis de vivre, un peu par compassion, beaucoup par intérêt. Nous avons énormément investi dans ton compagnonnage Ludo, nous espérons en recueillir les fruits, bientôt ! Va, et repose-toi, car travailler fatigue. Comme disait Cesare Pavese : « Ce sera comme cesser un vice, comme voir surgir au miroir un visage défunt, comme écouter des lèvres closes. Nous descendrons dans le gouffre muet. »

Voici la suite de Le monde est un bousillage, où nous retrouvons Ludo qui débarrasse  toujours la planète putride de ses salauds.

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9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 17:49

Chamamé« Ils ne commencent jamais.

Ils explosent.

D’un coup.

Ils sont comme ça, mes rêves. »

Ainsi parle Perro, un jeune délinquant complètement déjanté. Encore qu’il y a pire dans le genre, à savoir son ami le pasteur Noé. Ils se sont rencontrés en prison, où ils se sont battus ensemble contre des paraguayens pour sauver leur peau. Depuis, ils sont inséparables, les meilleurs amis du monde : Perro le fou de la route, le dingue du volant et Le Pasteur Noé chargé de porter la bonne parole ensanglantée.

« J’ai fini par me faire tatouer un truc qui me rappelait ma première copine. Celle qui m’avait fait prendre conscienceque je ne faisais pas et ne ferais jamais partie du camp des gentils. »

A travers leur périple, dans un environnement toujours plus violent et sans limites, Ils envisagent le kidnapping comme potentielle source de revenus. Ils prennent donc la fille d’un ingénieur américain et demandent une rançon. Lors de la remise de l’argent, Perro se retrouve trahi et piégé par son ami de toujours, et enfermé en prison pour kidnapping et meurtre. Libéré par le pasteur Noé, il va le poursuivre pour se venger. Car il doit suivre les 10 commandements de la corporation :

« Tu ne trahiras pas.

Tu n’abandonneras pas ton partenaire après un coup qui aurait mal tourné.

Tu ne coucheras pas avec sa sœur.

Tu veilleras sur sa famille.

Tu exploseras le ou les flics qui ont causé sa perte.

Tu choperas le fric et tu feras jamais dans ton froc.

Tu baiseras bien profond ceux qui ont du pognon, jamais ceux qui n’en ont pas.

Tu ne feras pas de bruit.

Lorsque tu auras la maille, alors tu pourras te reposer.

Et quand ce sera ton tour de danser avec la plus moche, Guns N’Roses … tu seras aveugle et sourd-muet, comme dans la chanson de Shakira. »

Si Perro et Noé occupent le premier plan, leur périple va permettre de rencontrer une belle pléiade de personnages, tous plus ou moins cinglés et certains flics qui eux sont destinés à mourir, et plutôt rapidement. Pour vous imager un peu plus, Perro est un tueur avec des tendances romantiques par moments mais d’un caractère violent, très violent. Noé est un illuminé qui ressemble à un bulldozer dont le réservoir serait rempli d’amphétamines, et qui fait tomber tous les obstacles qu’il trouve en face de son objectif, à savoir batir une paroisse.

Ceux qui ont lu Golgotha vont en avoir pour leur argent. Accrochez vous, car Chamamé va encore plus loin. Et comme Chamamé a été écrit avant Golgotha, on peut se dire que Chamamé est la version décomplexée de Golgotha ou que le deuxième est la version assagie du premier. Car, si l’histoire est classique, nous avons là un livre noir, à la limite du cauchemar, dont on n’est pas près d’oublier ses phrases assassines, tranchées, coupées au couteau ou à la machette.

Il ne faut pas y chercher de message, dans ce road book, cette course poursuite, mais une volonté de faire vivre des personnages et des décors, en suivant scrupuleusement une intrigue très savamment tissée. Car le roman n’est pas linéaire, allant de digressions en souvenirs, de rêves en scènes hallucinantes et hallucinées. Tous les ingrédients sont fort bien intégrés sous la forme d’un polar dont on pourrait dire qu’il est un hommage au hard- boiled américain.

C’est aussi un roman imprégné de culture populaire, aussi bien américaine qu’argentine, faisant référence aux séries télévisées (le scenario fait penser à Shérif, fais moi peur la série navettissime des années 80) ou aux musiques (tout au long du roman on trouve des extraits de paroles) ou au cinéma (avec des phrases issues de Dirty Harry par exemple). C’est définitivement une constante chez cet auteur de revendiquer la culture des années 80.

Attendez vous à un rythme effréné, un roman écrit sous amphétamines, avec des dialogues savoureux, et des scènes très visuelles dans un style très cinématographique : pas de descriptions longues mais juste des petits détails pour donner un ton, une ambiance. Les phrases sont courtes, parfois hachées. Et la faculté de trouver les mots justes, les petits détails dans le décor, la petite touche d’un habillement font penser à un scenario de film. Et quel pied ce serait, de voir ce roman sur grand écran.

Sur la quatrième de couverture, il est dit qu’on y trouve des « scènes de bagarres d’anthologie dignes des films de Tarantino ». Effectivement, on ne peut penser qu’à Pulp Fiction tout au long de cette lecture, sans que Leonardo Oyola ait copié ou pastiché le film. Et si on peut y voir un hommage au hard-boiled ou aux Pulp Fictions américains, il est clair que j’ai eu entre les mains un livre culte. Et nul doute qu’il va devenir culte pour vous aussi !

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 18:02

Et puis PauletteCe roman a été sélectionné dans la liste des romans pour Le meilleur roman français élu par le site Confidentielles.com, dont j’ai la chance de faire partie. Et même si ce n’est pas un thriller, ni même un polar, ce fut une lecture rafraichissante et optimiste.

Ferdinand est un retraité veuf qui vit à la campagne. Un soir, alors qu’il rentre en voiture chez lui, il manque d’écraser un chien. Il reconnait le chien de Marceline, une voisine à qui il n’a jamais adressé la parole. Il décide alors de le ramener. Arrivé chez Marceline, il la trouve inanimée sur son lit et ça sent le gaz. Il coupe alors le gaz et la ranime. Depuis qu’elle a perdu son chat, les souris mangent tout, même les tuyaux de gaz.

Marceline vit au village depuis six ans. C’est une femme modeste, discrète, originaire des pays de l’Est. Elle survit en vendant des fruits et des légumes au marché, qu’elle fait pousser dans son jardin.

Un soir, alors que Ludovic et Lucien, les deux petits fils de Ferdinand ont rejoint leur grand-père à vélo pendant que leurs parents s’occupaient d’un banquet, une tempête éclate. Le toit de Marceline rend l’âme, et les enfants proposent à Ferdinand de l’héberger. Après quelques hésitations, Marceline emménage. Puis, d’autres vont arriver chez ce paisible retraité dont la vie va être quelque peu chamboulée.

C'est un roman bien sympathique. C’est plus un roman campagnard, social et simple. Barbara Constantine, au travers d’une histoire simple d’un retraité qui vit sa petite vie tranquille, nous montre la vie simple des gens simples, les petits tracas quotidiens, les gros soucis du jour, les satisfactions qui donnent le sourire, les conflits entre générations qui n’engendrent pas de séquelles.

Je dois dire que le style de l’auteur est pour beaucoup dans le charme de ce roman, fait de petites phrases, de petites touches, comme on brosse une toile de peinture. Et si l’histoire n’était pas narrée au présent, ce qui m’a parfois gêné, j’ai apprécié l’optimisme qui se dégage de l’ensemble, cette joie de vivre, ce miroir de nos vies encombrées de petits problèmes insolubles et sans importance.

Ce roman est une lecture fort agréable, fort sympathique, qui changent des thrillers emplis de tueurs en série et de policiers alcooliques. C’est surtout un livre profondément humain, voire humaniste, avec ce petit je ne sais quoi dans le style qui fait que l’on pousse la lecture jusqu’au bout juste pour le plaisir de se faire raconter une bonne histoire de chronique familiale et pour le plaisir des mots. Mais, ce n’est pas un livre à réserver à ceux qui veulent du polar.

 

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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 10:04

Ce ne sont pas un, ni deux mais trois nouveautés qui vont débarquer de chez Jigal en ce mois de septembre, accompagnés d’une réédition en format poche d’un roman de Janis Otsiemi. Et les trois nouveautés sont signés d’auteurs maison que je dévore et adore. Voici donc les nouveaux Jacques Olivier Bosco, Maurice Gouiran et André Fortin. N’hésitez plus, courez les réserver chez votre libraire préféré, ils débarquent en force, et ce dès début septembre. Ça va être chaud, c’est moi qui vous le dit :

 

Aimer et laisser mourir de Jacques-Olivier Bosco :  

Aimer-et-laisser-mourir.jpgOn dit d’Amanda qu’elle est la femme de tous les hommes… On dit du Maudit qu’il a dormi dans le lit du diable… Entre eux deux, et face au monde de dingues qui les entoure, ça sera à la vie, à la mort… Partis délivrer la sœur d’Amanda séquestrée par un réseau de proxénètes de l’Est, ils vont s’unir, s’aimer, se combattre et affronter le mal absolu, celui que tous surnomment Le Boucher ! Des cartels de Bogotá aux sinistres fermes des environs de Zagreb, des palaces de la côte aux clubs VIP des beaux quartiers parisiens, l’amour sera passionnel, la guerre totale, l’épopée sanglante, les corps cabossés et les âmes meurtries…

Pour plus d’informations, c’est par là : http://www.polar.jigal.com/?page=liens&p=107

 

La mort du scorpion de Maurice Gouiran :

Mort-du-scorpion.jpgFidèle à lui-même, amoureux transi ou macho incurable, c’est d’abord pour les beaux yeux d’Emma — flic de son état — que Clovis, après la découverte dans une calanque d’un corps calciné et affreusement torturé, va se mettre à fureter un peu partout… Et grâce à son ami JAD, un artiste peintre à la mode, il va découvrir d’étranges personnages rôdant autour de la propriété d’un ancien de la French connection… Comme cette comtesse hongroise davantage habituée aux enchères chez Christie’s qu’aux collines calcinées, ce banquier russe, Monsieur Sacha, ex-trafiquant d’armes vraisemblablement lié à la mafia, ou encore Micha, faussaire de génie ayant largement œuvré dans les faux billets avant de se mettre à la peinture… Navigant dangereusement de l’un à l’autre, Clovis va au péril de sa vie, révéler un des plus juteux trafics de l’Histoire, mais surtout — en suivant la trace du scorpion — faire ressurgir de l’oubli, le spectre du dernier génocide du XXème siècle perpétré dans les Balkans plus de quinze ans auparavant.

Pour plus d’informations, c’est par là : www.polar.jigal.com/?page=liens&p=106

 

Restez dans l’ombre de André Fortin :

Restez-ombre.jpgEn 1943 Da Fonseca, un flic collabo au cœur trouble et desséché, sauve une gamine juive d’une rafle… En 2002, lorsqu’un vieil homme est retrouvé sauvagement assassiné dans une ruelle d’un quartier chic de la ville, c’est tout un pan de l’Histoire de Marseille qui va péniblement se dévoiler aux yeux des enquêteurs… Le juge Galtier, un habitué des cas difficiles, va remonter la piste et le temps, soulever la poussière, provoquer les confidences, entendre les témoins et rouvrir les dossiers particulièrement obscurs de certains personnages ayant su rester dans l’ombre et opportunément profiter de la guerre pour amasser une fortune considérable. Cinquante ans plus tard, les souvenirs sont parfois flous, mais la haine intacte…

Pour plus d’informations, c’est par là : http://www.polar.jigal.com/?page=liens&p=105

 

La bouche qui mange ne parle pas de Janis Otsiemi (Réédition poche) :

BOuche-qui-mange.jpgSolo vient de purger trois ans de taule pour une bagarre qui a mal tourné. À sa sortie, son cousin Tito, un vrai dur, lui propose une affaire… Il lui suffit de voler une voiture, de l’accompagner sur un coup et de manger sa langue. Une sacrée bonne aubaine pour ambiancer toute la nuit et régler ses dettes… Mais Solo se retrouve au cœur d’une embrouille qui pue salement la mort. Au Gabon, on murmure que certains politiciens n’hésitent pas à recourir aux meurtres rituels pour se maintenir au pouvoir… Écœuré, effrayé, traqué, Solo prend ses distances et se planque, mais à Libreville les flics ont mangé des guêpes et ont fermement l’intention de lui faire passer le goût du manioc…

Pour plus d’informations, c’est par là : http://www.polar.jigal.com/?page=liens&p=104

Mon avis est là : http://black-novel.over-blog.com/article-la-bouche-qui-mange-ne-parle-pas-de-janis-otsiemi-jigal-58109937.html

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 17:45

Voici donc le premier billet de cette nouvelle rubrique Oldies, où je vais découvrir d’anciens romans. C’est une façon aussi de fouiller dans la malle de l’histoire du polar, et de remettre en lumière des romans que l’on a tendance à oublier avec les sommes de nouveautés qui sortent chaque année.

Noel-au-chaud.jpgLe premier auteur que je vous propose de découvrir est Georges Jean Arnaud, un auteur très prolifique, puisqu’il a écrit sous son propre nom et sous des pseudonymes plus de 400 romans. né le 3 juillet 1928 à Saint-Gilles-du-Gard, et est l’auteur de La compagnie des glaces, d’une centaine de polars et de romans d’espionnage ainsi que de quelques dizaines de romans érotiques. Il a reçu de nombreux prix littéraires depuis ses débuts dont :
le prix du Quai des Orfèvres 1952 pour Ne tirez pas sur l'inspecteur

la Palme d'Or du roman d'espionnage 1966 pour Les égarés

le prix Mystère de la critique 1977 pour Enfantasme

le prix Apollo 1988 pour La Compagnie des glaces

le prix RTL grand public 1988 pour Les moulins à nuages (Source Wikipedia)

Noel au chaud, paru initialement au Fleuve Noir dans la collection Spécial Police, a été réédité en 2010 chez Plon dans la regrettée collection Noir Rétro. Voici le sujet de ce polar passionnant par la description d’un petit village provençal.

Région de Toulon. Raymonde Mallet, veuve de 76 ans, vit seule dans une grande maison. Tout le village a les yeux braqués sur elle et aimerait bien qu’elle vende sa propriété pour que le gigantesque projet immobilier voit le jour. Entre sa voisine et amie Augusta Pesenti, qui se montre envahissante et Mme Hauser l’assistante sociale qui veut l’envoyer trois semaines en vacances dans une résidence de personnes âgées, Mme Mallet tient bon envers et contre tous.

Noel-au-chaud-2.jpgLa solution serait de louer un grand garage situé à droite du parc au fils de Augusta, Laurent, qui va perdre son emploi de mécanicien automobile et de loger toute la famille Pesenti. Ainsi, elle ne serait plus seule et pourrait rester chez elle. Le seul inconvénient serait la cohabitation avec ses voisins et en particulier la petite Léonie. Mais les choses ne vont pas exactement se passer comme Raymonde l’avait prévu.

C’est un sacré portrait de mamie (même si elle n’a jamais eu d’enfants) auquel on a droit ici, une mamie déterminée, butée et imaginative, prête à tout pour arriver à ses fins, à savoir rester dans sa maison. Elle va utiliser son entourage, manipuler ses voisins pour résister au harcèlement venant des autres, avides d’argent, pressés de faire bâtir le nouveau complexe immobilier qui rapportera tant d’argent au maire et toute sa clique.

Sans jamais juger ni les uns ni les autres, en se contentant de décrire les actes des personnages et en les agrémentant de dialogues savoureux, GJ.Arnaud construit son intrigue avec beaucoup d’ingéniosité, et sans que le lecteur n’ait la moindre idée du dénouement qu’il nous réserve. Et si le style est bien loin de ce que l’on trouve actuellement, le plaisir de la lecture, quand on se fait mener par le bout du nez, est là.

Du duel par dialogues interposés avec Augusta, de la résistance envers l’assistante sociale, des tentatives de séduction pour attirer la petite Léonie, de l’ambiance des petits villages où tout se sait, où tout se raconte, ce roman, qui est à classer dans les très bons polars français, vous fera passer un excellent moment et il serait dommage de le négliger. D’ailleurs, je compte sur les érudits du polar pour m’indiquer les meilleurs polars de GJ.Arnaud. Si ce n’est pas un appel du pied …

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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 18:04

Voici donc la première rubrique des chouchous de Black Novel. Cela sera l’occasion pour moi de faire un bilan des lectures du mois, et pour vous de subir un rappel sur la ou les très bonnes lectures à noter sur vos tablettes. Et pour commencer, ce n’est le chouchou du mois d’aout que je vais élire, mais bien le chouchou de l’été 2012.

En parlant de bilan, cet été fut celui de quelques déceptions et non parmi des moindres. Cela a commencé avec Don Winslow et son Heure des gentlemen, au scenario bien trop faible, même si la lecture est plaisante. Cela a continué avec Miséricorde de Jussi Adler Olsen, que j’ai trouvé moyen, puis Le bloc de Jérome Leroy dont j’attendais peut-être trop. Il y eut aussi le premier roman de Peter Leonard, Ne tremble pas ! à propos duquel j’ai trouvé la fin trop plate. Enfin, je suis tombé sur ma première déception pour un auteur dont je suis grand fan : Roger Jon Ellory et ses Anges de New York m’a paru trop mal foutu, trop mal écrit et tellement rempli de poncifs que j’ai eu du mal à reconnaitre cet auteur dont j’admire le style. Un coup d’épée dans l’eau en somme.

A coté de ces déceptions, on trouve les cadors, qui sont à leur meilleur niveau. Il y eut le magnifique et vénéneux Fin de l’innocence de Megan Abbott, le très bon Arnaldur Indridason avec sa Muraille de lave, et la confirmation de Dominique Sylvain avec La nuit de Geronimo. Sans oublier Karim Madani, qui avec Le jour du fléau démontre qu’il vogue avec les meilleurs auteurs de roman noir.

Les partucules et les menteursIl y eut enfin de belles découvertes. Outre le coup de cœur décerné à Monsieur le commandant de Romain Slocombe pour un roman magnifique, j’ai découvert des auteurs plein de promesses, même si certains n’en sont pas à leur premier roman. C’est le cas de Frederic Mars avec Non Stop, roman qui va à 100 à l’heure à la façon de 24 heures chrono et c’est bigrement réussi. C’est le cas aussi de Alexis Aubenque qui réussit un fort joli polar centré sur des personnages forts dans Canyon Creek. Belles découvertes aussi de l’univers de Richard Morgièvre avec United colors of crime ou de celui décalé de Ange Rebelli et Jack Maisonneuve avec Gonzo à gogo. Enfin, j’ai lu un premier roman qui même s’il n’est pas parfait, mérite d’attendre le deuxième tome et il s’agit de Je ne porte pas mon nom de Anna Grue.

Les partucules et les menteursMais alors, me direz-vous, à qui vais-je décerner le titre (virtuel) de chouchou Black Novel de l’été 2012 ? Il revient à Samuel Sutra avec Les particules et les menteurs. Parce que rares sont les polars humoristiques, que les deuxièmes aventures de Tonton et compagnie sont aussi drôles que les premières et parce que j’adore ce ton qui ressemble aux Tontons flingueurs. Félicitations au vainqueur et n’oubliez pas : lisez !

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28 août 2012 2 28 /08 /août /2012 18:50

Voici quelques infos en vrac dans lesquelles vous pourrez piocher sans modération :

Un essai sur les auteures de roman noir :

femmes-dans-le-noir.pngÇa s’appelle Des femmes dans le noir, c’est écrit par Elizabeth Legros Chapuis et c’est à lire.

Aujourd'hui, c’est un fait, de nombreux auteurs de romans policiers sont des femmes. Dans la période 1975-2000, sur laquelle porte cette étude (focalisée sur les auteurs de langue anglaise), leur nombre s’est fortement accru : c’est à cette époque que sont apparus, ou se sont confirmés, des noms comme P.D. James et Ruth Rendell, Frances Fyfield, Val McDermid, Minette Walters, au Royaume-Uni – et aux USA Sue Grafton, Sara Paretsky, Elizabeth George, Patricia Cornwell, Donna Leon, et bien d’autres.

Pendant ce quart de siècle, le contenu de leurs récits, leurs personnages, leur style d’écriture ont beaucoup évolué. L’objectif de ce livre : cerner leur spécificité, analyser comment les nouvelles venues conservent, détruisent ou subvertissent les stéréotypes du genre, ses langages et ses structures narratives. Étudier comment elles rendent compte de l’évolution sociale de la période concernée. En somme, tenter de décrire ce qu’est – ou n’est pas – une écriture féminine du roman policier à la fin du XXe siècle.

Il s’appuie pour ce faire sur les textes des romans policiers en question, mais aussi sur une large gamme d’études réalisées en langue anglaise et non disponibles en français à ce jour.

http://www.thebookedition.com/des-femmes-dans-le-noir-elizabeth-legros-chapuis-p-81955.html

 

Les éditions Archipel créent une nouvelle collection noire :

Cela s’appelle Cœur Noir. Cœur Noir est une nouvelle collection dirigée par Noel Simsolo : des événements historiques contemporains traités à la façon d'un thriller par de grandes plumes du polar français. Les deux premiers romans sortent bientôt :

Anneaux-de-la-honte.jpgFrançois Thomazeau - Les Anneaux de la honte

Été 1936, Albert Grosjean, reporter à Sport, hebdomadaire proche du parti communiste, mène une campagne farouche contre l'organisation des jeux olympiques à Berlin. Envoyé dans la capitale du Reich avec une délégation française, il rencontre Anna Mayer, escrimeuse juive qui participe aux Jeux avec l'équipe allemande...

Parution le 29 Août

Je-pars-demain.jpgMaud Tabachnik - Je pars demain pour une destination inconnue

A Lyon, Serge Menacé, fils de déportés, prend contact avec l'abbé Glasberg pour lui confier une mission délicate. Il s'agit d'obtenir du ministère de la marine l'autorisation d'embarquer plus de 4 500 rescapés des camps à bord du navire Exodus.

Destination : la Terre promise. Mais les Britanniques ont limité à 1500 le nombre de certificat d'entrée pour l'année 1947...

Étayé par une documentation historique précise, Maud Tabachnik raconte l’épopée de l’Exodus dans ce roman à suspense.

Ces deux romans passeront sur la table d’autopsie de Black Novel

 

Krakoen vous invite à prendre un petit noir :

Les cinq premières nouvelles parues dans la collection Petit Noir étaient excellentes, les cinq suivantes viennent de débarquer. Il s’agit de :

Boarding.jpgBoarding, de Jean-Marc Demetz;

Midi, tu prendras l’avion et ce soir, tu revivoteras dans une autre ville d’un autre pays. Ne crois pas y trouver l’apaisement, fumier ! Même si tu as décidé d’enrayer ta série meurtrière, rien ne retirera de ta tête de fêlé les flash-back qui te tire-bouchonnent les méninges. Tu subiras jusqu’au trépas le racket des remords qui taraudent ton corps à en vomir.

Chapeau.jpgChapeau, de Hervé Sard;

Ces soirs-là, il ne se faisait pas prier. Ses yeux brillaient du feu de ses excès. Du moins, c’est ce qu’on croyait. Il parlait, parlait, parlait encore avec sa drôle de voix. Un peu rauque, à cause du tabac. Envoûtante, étrange. La voix d’un homme qui en avait vu des choses, qui ne voulait pas oublier. À qui cela faisait du bien de ressasser le passé. Alors il racontait l’histoire de Mistinguett, vedette d’un soir d’un bal du 14 juillet.

Encube.jpgEncubé, de Frédéric Prilleux,

Un homme joufflu coiffé d’une casquette marine contemplait avec dégoût l’un des cinq parallélépipèdes exposés exceptionnellement au premier étage de la maison du Bourreau. Les tableaux régionalistes de Mathurin Méheut avaient, pour un temps, cédé leur place aux dernières créations de MasH…

Ligne-13.jpgLigne 13, d’Antoine Blocier

Céline se retourna, prit peur à nouveau. Ce malade la suivait. Vite, trouver un refuge, un lieu avec des gens, des flics… Heureusement elle savait courir et faufiler sa frêle silhouette avec agilité… Elle se retourna. Pas de taré à l’horizon. Ouf ! Son cœur s’apprêtait à jaillir de sa poitrine… « On se calme, ma fille, se dit-elle, on se calme. »

Lucille.jpgLucille, de Franck Membribe.

A cet instant j’ai empoigné un extincteur. Un acte réflexe. Le bruit des fixations arrachées au mur a fait sursauter le colosse. J’ai lu l’effet de surprise dans ses yeux juste avant de lui éclater la gueule avec le réservoir. Il est tombé raide. Je n’ai jamais cogné aussi fort de toute ma vie.

— C’est qui ce nase ? Putain, Lucille !

 

Vous pourrez trouver la Bande annonce sur Youtube :

http://www.youtube.com/watch?v=4d9pJIz8LNM&feature=player_embedded

A noter que vous pouvez les acheter sur le site de Krakoen (http://krakoen.net/) à moins de 3 euros, et aussi télécharger les 5 premiers PETIT NOIR pour la modique somme de 0.90 €/u sur tous les sites de vente de livres numériques.

Ceux là aussi vont passer sur la table d’autopsie chez Black Novel.

 

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26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 18:13

Anges-de-New-York.jpgIl fallait bien que cela arrive : le voilà le roman de Roger Jon Ellory qui m’a déçu. Après le formidable Seul le silence, le très bon Vendetta et sa fin inattendue, le très bon Les Anonymes dont l’intrigue rappelait quelques passages peu glorieux des activités de la CIA, Les anges de New York nous plongent dans l’histoire de la police de New York, le NYPD ou New York Police Department et ses relations avec la mafia.

Dire que j’attends les romans de Roger Jon Ellory avec une impatience de gamin devant ses cadeaux de Noel est une évidence. Depuis Seul le silence, je trouve chez cet auteur un style hypnotique, allié à une profondeur psychologique de ses personnages qui fait que je suis emporté, emballé, pressé d’avancer dans ma lecture pour connaitre une fin que, rarement, j’arrive à deviner.

Et dans Les anges de New York, pas besoin d’attendre la fin pour m’apercevoir que la recette ne fonctionne pas. Dès le début, la présentation du personnage est banale, balourde, trop évidente, pleine de clichés (d’aucuns diraient des poncifs). Frank Parish est inspecteur au NYPD, malheureux en ménage car divorcé, alcoolique, écrasé par la réputation sans taches de son père, idole du NYPD dans les années 70.

Evidemment, il est malaimé de ses compatriotes, son dernier partenaire étant d’ailleurs mort en mission. Alors, son chef l’envoie chez une psychologue, Marie Griffin, qui va lui demander de parler de son père. Là, le lecteur que je suis se pose la question : alors qu’elle doit comprendre pourquoi il est agressif (et les dialogues sonnent faux comme j’en lis rarement !), pourquoi décide-t-elle de s’intéresser au père de Frank ?

Evidemment, il y a une affaire. Danny Lange, un de ses indics se tue chez lui. En enquêtant, Frank découvre que la sœur de Danny, Rebecca a été étranglée. Elle a eu un rapport sexuel mais n’a pas été violée et a des ongles impeccablement vernis. En poursuivant ses investigations, Frank découvre un autre meurtre identique, celui de Karen Pulaski. Il se persuade qu’un tueur en série est à l’action, et, affublé d’un nouveau partenaire, Jimmy Radick, va poursuivre son idée jusqu’au bout.

Le roman présente donc une alternance entre l’enquête sur les meurtres de jeunes filles et les entrevues de Frank avec sa psychologue. Et si l’enquête est bien faite, mais manque d’envolées par rapport à ce que Ellory nous a montré et démontré auparavant, les dialogues avec la psychologue sonnent redoutablement faux. D’une fausse agressivité en passant par une démonstration de la connaissance historique de la vérité sur Les Anges de New York, j’ai vraiment eu l’impression que l’auteur voulait justifier ses recherches historiques à la façon d’un cours magistral d’un professeur d’histoire, et que les deux parties n’avaient pas de relation et n’apportaient rien à la psychologie du personnage principal.

Et si, petit à petit, Ellory arrive encore à m’emporter dans certaines scènes, certains dialogues, le mal est fait. J’ai réussi à voir des ficelles trop grosses, à identifier des savoir-faire trop évidents. N’y voyez pas dans cet article une attaque en règle contre Roger Jon Ellory, mais plutôt celui d’un fan de cet auteur déçu, qui se dit qu’un auteur ne peut être au top tout le temps, et que ce roman ne m’a pas emballé, car je n’y ai pas trouvé le lyrisme, les envolées qui m’ont bercé lors de ses précédents romans.

Alors oui, je suis déçu, très déçu, mais j’attends le prochain avec impatience pour ne pas rester sur une note négative, avec un auteur qui m’a fait passer tant de bons moments par le passé. Allez, M.Ellory, à la prochaine ! Pour moi, Les anges de New York n’iront pas dans mon paradis. A la place, il vaut mieux lire Le dernier baiser de James Crumley, il n'y a pas photo.

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 18:07

Non-stop.jpgDire que je voulais lire ce roman, qui a fait un grand tapage lors de la sortie, est un euphémisme. C’est Dup de Bookenstock qui avait attiré mon attention sur Non stop de Frédéric Mars, et j’ai même gagné ce roman lors d’un jeu organisé par leur blog. Si j’ai mis un peu de temps à le lire, c’est plus par manque de temps que par manque d’envie. Car ce roman a comblé mes envies et mes attentes. Attention ! roman d’action au programme.

Dimanche 9 septembre 2012, Manhattan, New York City. John Artwood est un homme comme les autres. Ce matin là, il va au travail … cela fait des années qu’il commercialise des verres sécurisés. Dans sa boite aux lettres, il récupère une enveloppe kraft qui lui est destinée. Il compte les pas jusqu’au quai du métro : 602 pas exactement. Il descend à la station de Union Square. Au moment où il s’arrête sur le quai, John Artwood explose.

Dans la station, Sam Pollack du New York Police Department. Il va se sortir indemne de cet attentat, mais étant aux premières loges, il va être impliqué dans l’enquête. Liz McGeary va insister sur ce point. Car ils se connaissent bien, pour avoir travaillé ensemble lors d’une précédente enquête. Liz fait partie du Department of Homeland Security, ce service chargé de la sécurité intérieure, créé après le 11 septembre. Bientôt, d’autres explosions similaires apparaissent, un peu partout dans le pays.

Si au début, le gouvernement pense à des explosions accidentelles, le nombre croissant de victimes les force à envisager des attentats terroristes. Tous les services de l’état américain sont mobilisés contre cette attaque sans précédent. Rapidement, ils vont se rendre compte que les personnes qui explosent ont été munies de pacemakers et qu’elles sont en fait des victimes qui ne doivent jamais s’arrêter de marcher sous peine d’exploser.

Ce roman fait clairement penser à 24 heures chrono, la série mettant en scène Jack Bauer. Et c’est clairement un hommage à cette série, mais aussi une illustration comme quoi un roman peut être aussi passionnant qu’une série télévisée, avec moins de violence. Car cette intrigue va à 100 à l’heure, avec une menace constante et une enquête passionnante. Les similitudes sont nombreuses : tous les services de l’état sont représentés, les personnages innombrables sans que l’on soit perdu, les personnages vivants et attachants.

Frederic Mars a rajouté des effets de style, que l’on pourra déplorer car ils ne sont pas forcément utiles, mais donnent l’impression d’être immergés dans cette intrigue. On a vraiment l’impression de voir un écran de télévision séparé en quatre où les protagonistes luttent contre une menace invisible qui peut les frapper à n’importe quel instant et en n’importe quel endroit.

Tous les ingrédients sont là, de l’action pure à l’enquête classique, sans oublier les passages affectifs qui touchent nos héros. C’est vraiment de la belle ouvrage, à laquelle on ajoutera une documentation impressionnante, aussi bien sur les services de sécurité américains que les situations géopolitiques du Moyen Orient. N’y cherchez pas de message, ou une quelconque dénonciation. Fréderic Mars nous a concocté là un pur roman d’action, du vrai divertissement, et ça marche bien, du début à la fin. Une très bonne lecture.

 

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 17:57

Nuit de GeronimoDe Dominique Sylvain, j’avais adoré Guerre Sale. La sélection pour Meilleurpolar.com de La nuit de Geronimo est l’occasion de découvrir un autre de ses personnages récurrents, à savoir Louise Morvan.

Philippine Domeniac, médecin légiste à Paris, s’installe dans le village familial alors qu’apparaissent des messages quotidiens par e-mail, illustrés par une photographie de son père Thierry : Geronimo n’a tué personne, Mais qui a tué Geronimo ? Elle décide de faire appel à Louise Morvan pour résoudre ce mystère concernant son père, génie de la génétique qui s’est suicidé 25 ans plus tôt.

Les suspects peuvent être n’importe qui, mais il faut regarder d’abord chez les habitants du village et en particulier les membres de la famille. Le grand-père, Jean-Pascal, psychiatre renommé, pourrait bien être à même de venger son fils chéri. Sa femme, atteinte d’une maladie mentale, semble hors du coup. Mais que dire de son garde malade Pierrick ? A moins qu’il ne faille chercher du coté de Hadrien, le frère cadet, riche homme d’affaires, ou de sa femme Judith, célèbre propriétaire d’une galerie d’art. Il y a enfin les cousins de Philippine, Stanislas propriétaire de média et Edouard avocat.

Une belle brochette en perspective, avec des secrets de famille et des amitiés et inimitiés qu’il va falloir démêler comme une pelote de laine. Finalement, le mystère va être plus sombre qu’une simple histoire de corbeau.

C’est mon premier épisode de Louise Morvan, et je me dois de rassurer les futurs lecteurs de ce roman, nul n’est besoin d’avoir lu les autres pour suivre cette enquête. Le début m’a fait penser à un roman d’Agatha Christie, avec des psychologies bien esquissées et des non-dits prometteurs de lourds secrets croustillants. Mais au milieu du bouquin, le ton devient plus noir, le thème plus sérieux et le sujet plus complexe voire plus compliqué.

Le personnage de Louise Morvan est tout de même un personnage hors norme, sorte de femme faite d’acier, avec des fissures affectives. Elle nous parait forte, protégée derrière une armure qu’elle s’est forgée, mais on la voit aussi fragile, à la merci d’un homme qui va la faire patienter et la faire craquer. Et les hommes qui craquent pour elle sont délaissés sur le paillasson comme des traces de boue.

Ce roman est à réserver aux amateurs de romans policiers, qui feront le pas vers le royaume du roman noir par la même occasion ; un mélange des genres qui n’est pas sans me déplaire, mais qui pourra en dérouter certains. Malgré cela , la narration est impeccable, les dialogues très bien construits et on ne peut qu’adhérer à ce très bon polar. Avec cette agréable impression que Dominique Sylvain nous aura mené par le bout du nez du début jusqu’à la fin.

 

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