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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 18:25

Pour les fans de Jérémie Guez, et pour ceux qui veulent le découvrir, il sera en dédicace dans deux librairies.

J'ai reçu ce message que je vous livre en intégralité :


Bonjour,

Je me permets de vous envoyer ce mail, pour vous annoncer que Jérémie Guez sera en dédicace dans nos librairies, le samedi 13 novembre :

- de 10h à 12h à la librairie Cyclope 127 rue Dalayrac 94120 Fontenay sous bois 01 41 95 75 20

- de 16h à 18h à la librairie Nath'à lire 158 bd de Créteil Saint Maur des Fossés 01 55 96 39 24

Christophe, lecteur assidu de votre blog.

 

Pas sur que j'y sois, car je serai peut-être en vacances. Mais vous savez ce qu'il vous reste à faire !

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 17:44

Petit-jouet-mecanique.jpgAprès le grinçant et controversé Je tue les enfants français dans les jardins, voici la dernière production de Marie Neuser, qui démontre que cette auteure est indéniablement douée par son univers noir et sans concession.

Il semblerait que l’univers des jeunes soit à l’honneur en ce moment ; du moins, c’est mon impression au vu de mes lectures récentes. Et la période de l’adolescence est une charnière, un moment bien particulier de passage de l’enfance à l’âge adulte. Le roman s’ouvre sur Anna, une jeune femme qui retourne dans la maison familiale d’Acquargento, en Corse. Elle se rappelle cet été maudit, quand elle avait 16 ans, ses moments de solitude, de lassitude, et l’arrivée de sa sœur Hélène.

Car, Anna a toujours mal vécu l’écart d’âge avec Hélène, ces 14 années qui ressemblent à un rempart infranchissable. De même, Hélène a toujours été adorée par ses parents, là où Anna s’est sentie délaissée, comme le vilain petit canard. Et comme il est facile de s’enfermer dans une culture cinématographique ou musicale qui parle de ce qu’elle ressent, mais a du mal à identifier, et que ses parents dénigrent. Comme il est facile de s’isoler, de foncer dans sa chambre à écouter au casque Nick Cave ou les Cure.

Mais comme il est difficile de comprendre les autres, d’ouvrir les yeux devant les attitudes des « grands ». Que c’est compliqué de comprendre sa mère si attentionnée envers la fille de Hélène, Léa qui a un an, et pourquoi son père semble si absent en laissant tout faire, pourquoi Hélène agit-elle si bizarrement envers sa fille, au risque de lui faire prendre de réels dangers, pourquoi les hommes la regardent-ils sur la plage ? Autant de questions restées sans réponses auxquelles d’ailleurs il n’y a peut-être pas de réponses.

Anna subit ce que Baudelaire a si bien décrit, l’Ennui avec un grand E. Elle assiste aux futilités des uns, aux actes inutiles des autres. Anna regarde le monde comme si elle était spectatrice, se découvrant pas tout à fait femme, mais ressentant un sentiment inconnu d’elle, un attrait inédit envers un petit être sans défense, qu’elle ne comprend pas, qu’elle pense être de la pitié, puis un sentiment d’amusement, avant de devenir de l’amour filial.

Vous l’aurez compris, ce roman est un magnifique portrait d’une adolescente mal dans sa peau, qui va trouver son salut dans sa nièce, mais l’intrigue est et restera noire. Marie Neuser va suivre son personnage d’un seul point de vue, totalement subjectif et sans jamais en rajouter. C’est magnifique de sensibilité, de pureté, d’intelligence, un portrait sans concession, sans forcément juger les différents personnages.

C’est aussi un roman écrit à la deuxième personne, avec un « vous » obsédant, dérangeant, énervant parfois, provocant ; ce « vous » qui force le lecteur à se mettre à la place de Anna, qui donne l’impression de se retrouver devant un tribunal, devant des juges sans pitié. Je me suis d’ailleurs posé la question si le roman n’aurait pas été plus direct, plus frappant s’il avait été écrit à la première personne du singulier.

N’allez pas y chercher de suspense quant à l’issue de l’intrigue, elle va être dramatique. N’allez pas non plus y chercher une quelconque leçon de morale, ou la moindre piste vers un avis ou une opinion. Par contre, je suis resté époustouflé par la justesse des sentiments exprimés, par l’acuité de la psychologie d’Anna, tantôt aveuglée par ses doutes, tantôt ébahie par la beauté des paysages corses. Avec ce deuxième roman, Marie Neuser frappe fort et ne laisse aucun doute quant à son énorme talent à construire des intrigues incroyablement noires et fortes au travers de la vision subjective de personnages torturés. Un des romans à ne pas rater pour cette rentrée littéraire 2012.

Vous trouverez un excellent article chez l'amie Jeanne ici.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 18:11

Je vois d’ici nombre de lecteurs qui se posent la question : Mais que veut donc bien dire Ombres noires ? Cela ferait un excellent titre de polar, il s’agit en fait d’une nouvelle maison d’édition, axée sur le polar. Bref, de quoi s’enthousiasmer car plus nous lecteurs en avons à notre disposition, plus il y a de chances de trouver des perles.

Sur le site www.ombres-noires.com, on peut lire :

Le monde de la littérature policière est vaste : thriller, roman noir, enquête sur fond historique, drame psychologique… Ombres Noires s’inscrit dans cette diversité et se développera au rythme de six à huit titres par an d’auteurs français et étrangers.

Ombres Noires, c’est le désir de vous faire découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles cultures, de nouvelles civilisations.

Polars en provenance du Mexique, d’Allemagne, de Russie, d’Afrique du Sud, d’Argentine, d’Equateur, d’Egypte… Le frisson n’a pas de frontières !

Avouez que découvrir des polars du monde entier, c’est tentant. Quand le premier titre est signé Marin Ledun, je ne résiste plus.

 

Dans le ventre des mères, de Marin Ledun, (26 septembre 2012)

Dans-le-ventre-des-meres.pngUne femme, victime de manipulations génétiques, est prête à tout pour retrouver et sauver sa fille. Dans une enquête où les frontières entre le bien et le mal s'effritent, le commandant Vincent Augey lancé aux trousses de Laure Dahan devra choisir son camp.

Une mystérieuse explosion détruit le village de Thines, en Ardèche, et ses environs, libérant un virus qui modifie génétiquement tout ce qu'il croise, végétal, minéral, animal. Et humain. Le commandant de police Vincent Augey est envoyé sur place pour tenter de trouver les responsables d'un charnier de près de 90 cadavres présentant des mutations biologiques inquiétantes.

Quelques jours plus tard, une survivante est repérée dans les décombres. Probablement détentrice de réponses, la jeune femme s'enfuit et se révèle une véritable guerrière semant la désolation sur son passage.

Une chasse débute alors, à travers toute l'Europe, une chasse au cours de laquelle les frontières qui séparent habituellement le bien du mal s'effritent et où Vincent Augey doit choisir son camp.

 

41, de Rogelio Guedea, (24 octobre 2012)

41.pngSexualité, drogue, corruption, violence régissent la société mexicaine. 41, inspiré d'un fait divers réel, suit sur fond politique la perte de l'innocence d'un enfant devenu un assassin.

Des traces de sang sur le pare-choc arrière d'une voiture. Le cadavre de Ramiro Hernández Montes, frère du candidat du parti officiel au poste de gouverneur de l'État, est découvert dans le coffre, tué par balle. Quatre flics sont chargés de l'enquête avec pour consigne de l'étouffer autant que possible.

L'enquête sur l'assassinat de Montes révèle une série d'assassinats d'homosexuels, tous abattus avec un calibre .41 mais aussi les collusions entre le monde politique et la victime : les orgies homosexuelles organisées pour les politiques et le goût du gouverneur pour les films vidéo pédophiles.

Parallèlement, le lecteur suit un enfant, le Japonais, issu d'une famille d'une extrême pauvreté. Il devient ami avec un adulte qui ne tarde pas à le présenter à un couple, Roi Camilo et Reine Sophie.

 

Le planning de 2013 est aussi disponible :

Janvier : La Vérité sur Frankie de TINA UEBEL (Allemagne)

Février : Ciel orange d'ANDREÏ RUBANOV (Russie)

Mars : La dette de MIKE NICOL (Afrique du Sud)

Avril : Utopia d'AHMED KHALED TOWFIK (Égypte)

Septembre : Monstres parfaits de MIGUEL MOLFINO (Argentine)

Octobre : Mourir, la belle affaire d'ALFREDO NORIEGA (Équateur)

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23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 17:45

Voici deux romans que j’ai lus dans le cadre du Meilleur roman élu par le site Confidentielles.com. Deux romans très différents, qui n’ont en commun que leur taille, 120 pages pour le premier et 150 pages pour le deuxième. D’ailleurs, je ne les ai pas ressentis de la même façon. Autant le premier m’a beaucoup ému, autant le deuxième m’a laissé froid.


Juste avant de Fanny Saintenoy (Flammarion)

Juste-avant.jpgLa quatrième de couverture résume bien le sujet difficile de ce roman : voici le bouleversant portrait croisé d'une très vieille dame sur son lit de mort, Juliette, et de son arrière-petite-fille Fanny, bousculée par la vie moderne. Avec leurs deux récits qui alternent en courts chapitres, cinq générations s'observent, un siècle s'écoule: les orteils de Juliette enfant tombent congelés pendant la Première Guerre, le jeune mari Louis, résistant communiste, tombe pendant la Seconde Guerre. Une seule fille naît, c'est une rêveuse impénitente, et elle tombera d'un cancer à tout juste cinquante ans. Elle élèvera une fille sans mari, Martine, l'instit' hippie, obsédée par les voyages à l'autre bout du monde. Et enfin Fanny, la trentenaire paumée qui a donné naissance à Milena.

Mon avis : Nous assistons donc à un dialogue par chapitres intercalés entre une presque centenaire et son arrière petite fille. Ici, on ne cherche pas à en mettre plein la vue, le style est simple comme la vie de ces gens qui ont connu les guerres. Cela nous permet aussi de voir comment la société a évolué, comment les besoins (ou plutôt les envies) ont changé, et malgré cela, comment on peut encore dialoguer entre générations.

C’est un texte extrêmement émouvant, qui m’a beaucoup touché et secoué avec une fin en forme d’espoir. Il y a une fierté de la part de ces femmes d’avoir bien vécu, ayant élevé leurs enfants sans leur homme. Et par moments, on retrouve des moments de pure poésie, dépouillée, directe, simple comme la vie de ces femmes.

 

La petite de Michèle Halberstedt (Albin Michel)

Petite.jpg« J’ai 12 ans et ce soir je serai morte. Méfiez-vous des enfants sages. » Elle n’a pourtant vécu qu’une enfance ordinaire, celle des années 1960 où l’on gardait pour soi secrets et blessures : se sentir terne et insignifiante, et surtout bête et laide. Mais il faut se méfier des enfants sages, ils portent parfois en eux des océans de désespoir…

Voilà un roman qui m’a laissé de marbre. Pourtant, le début était prometteur. Mais je n’ai pas réussi à imaginer une petite fille de 12 ans écrivant avec un style aussi évolué que celui qu’utilise l’auteur pour narrer la vie de cette fille. Du coup, les événements m’ont paru sans intérêt, les sentiments évoqués ceux d’une indéniable égoïste en recherche d’amour et de reconnaissance, et le livre suffisamment court pour passer à autre chose. Peut-être suis-je passé à coté d’un bon roman, mais il ne m’a pas touché plus que ça.

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20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 19:07
Quand un ami fait une grande interview d'un grand auteur, je relaie.

En gros, ne ratez pas ça :
http://www.unwalkers.com/entretien-avec-richard-morgieve-pour-united-colors-of-crime-editeur-carnets-nord/
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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 17:39

Je continue mon petit voyage dans le wagon de la littérature blanche, dans le cadre du meilleur roman français de www.confidentielles.com avec deux romans qui ont beaucoup de choses en commun, dont les personnages principaux qui sont des enfants ou des adolescents.

Vous prendrez bien une tasse de thé ? de  Claude Keller (Plon)

Vous-prendrez-bien-une-tasse-de-the.jpg4ème de couverture : Les beaux quartiers de Lyon, immeubles de pierre de taille, appartements sombres où l’on rencontre des choses bizarres, des familles à secrets : Francine Kennedy, une gentille grand-mère qui peine à refréner ses pulsions meurtrières ; Isabelle Vital-Ronget, la dame catéchiste qui entretient une liaison clandestine ; Aurélie, seize ans, qui couche avec Etienne de la Salle, l’écrivain raté du grenier ; et Marie-Cécile, la mère d’Aurélie, qui ignore tant de choses.

Et puis, cachés quelque part, il y a ces deux amoureux en rupture de ban. Fille de psy, Dora, quinze ans, vient de fuguer sur un coup de tête. Enfant de personne, Ben est un petit voyou qui croit en l’impossible. Ils s’aiment mais autour d’eux le monde s’agite férocement et les bouscule.

Mon avis : Si les deux personnages principaux sont bien Dora et Ben, ils sont entourés d’une pléiade de caractères tous aussi vivants les uns que les autres. Et si Claude Keller nous donne l’impression d’une intrigue un peu décousue, elle s’avère vite débridée et anarchique, à l’image du bordel (excusez la grossièreté) qu’ils vont mettre dans un petit immeuble de la rue d’Auvergne. Le livre pourrait perdre le lecteur, mais le plaisir de la lecture est au rendez vous avec un style sautillant, léger et débridé, fait de petite phrases, de mots et de bons mots qui donnent le sourire. Car finalement, le but n’est pas de passer un message, mais bien de divertir. Et en l’occurrence, la mission est remplie.

 

Au pays des kangourous de Gilles Paris (Don Quichotte)

Au-pays-des-kangourous.jpg4ème de couverture : « Ce matin, j’ai trouvé papa dans le lave-vaisselle. En entrant dans la cuisine, j’ai vu le panier en plastique sur le sol, avec le reste de la vaisselle d’hier soir. J’ai ouvert le lave-vaisselle, papa était dedans. Il m’a regardé comme le chien de la voisine du dessous quand il fait pipi dans les escaliers. Il était tout replié sur lui-même. Et je ne sais pas comment il a pu rentrer dedans : il est grand mon papa. »

Simon, neuf ans, vit avec son père Paul et sa mère Carole dans un vaste appartement parisien. En fait, le couple n’en est plus un depuis longtemps, la faute au métier de Carole, qui l’accapare. Paul est écrivain, il écrit pour les autres. Carole est une femme d’affaires, elle passe sa vie en Australie, loin d’un mari qu’elle n’admire plus et d’un enfant qu’elle ne sait pas aimer. Le jour où Paul est interné pour dépression, Simon voit son quotidien bouleversé. L’enfant sans mère est recueilli par Lola, grand-mère fantasque et jamais mariée, adepte des séances de spiritisme avec ses amies « les sorcières », et prête à tout pour le protéger. Mais il rencontre aussi l’évanescente Lily, enfant autiste aux yeux violets, que les couloirs trop blancs de l’hôpital font paraître irréelle et qui semble pourtant résolue à lui offrir son aide. Porté par l’amour de Lily, perdu dans un univers dont le sens lui résiste, Simon va tâcher, au travers des songes qu’il s’invente en fermant les yeux, de mettre des mots sur la maladie de son père, jusqu’à toucher du doigt une vérité que l’on croyait indicible.

Mon avis : Ce roman est une vraie découverte pour moi, un roman empli de tendresse qui va rejoindre les livres dont je relis souvent des passages. Le parti-pris de l’auteur est de raconter par la voix de Simon sa vie alors que son père subit une dépression. Gilles Paris utilise le vocabulaire d’un enfant de 9 ans, et surtout, face aux petits moments de la vie quotidienne, nous glisse sa logique. Le coup de force de l’auteur, c’est bien de tenir la distance, d’en faire un roman passionnant au long duquel on rit, on sourit, et surtout on fond d’amour pour ce gamin. C’est un roman rempli de tendresse, d’humour, d’optimisme, pour lequel on peut que craquer. N’hésitez plus, lisez ce roman qui est une vraie réussite.

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18 septembre 2012 2 18 /09 /septembre /2012 18:16

Ça y est ! c’est confirmé, Jack va être de retour sur les étals français. Je parle de Jack Taylor, bien sur. Après avoir été édité chez Gallimard, il revient en force, et ce sera chez Fayard noir dès le 17 octobre. Nul doute que nombre d’entre vous, tous ceux pour qui, comme pour moi, Jack est un compagnon de route vont se jeter sur leur libraire favori afin de voir comment son personnage va évoluer. Cela s’appellera Le démon, et le résumé promet avec un Jack qui va revenir sur ses terres.

A peine aurez vous eu le temps de vous remettre de vos émotions, que vous verrez apparaitre un roman dont le résumé ferait saliver même le plus insensible lecteur de polars. Fichtre ! C’est signé Norman Spinrad, et ça s’appelle Le temps du rêve. Utilisant des sujets déjà abordés ailleurs, il semble bien que ce roman en soit la synthèse voire l’antithèse d’une reflexion nécessaire sur notre futur. Et ça sort le 31 octobre 2012.

Bref, trève de palabres, voici donc les quatrièmes de couverture.

 

Le démon de Ken Bruen :

Le-demon.jpgÉtats-Unis, terre d’opportunités et de prospérité – mais pas pour Jack Taylor, ex-flic reconverti en privé : la police des frontières lui refuse l’accès à bord.

Amer et dépité, Jack va se consoler au bar de l’aéroport. Quand un certain Kurt l’aborde au comptoir, il ne s’en soucie guère. Pourtant, cet homme à la beauté étrange en sait un peu trop sur sa vie et lui tient un discours ambigu : le mal s’infiltre partout où l’espoir recule, ses plus belles proies sont ceux dont le destin bascule.

Or, fragilisé, Jack l’est bien. Boiteux et revenu de tout, il se shoote intensément au Jameson et au Xanax, en fumant à la chaîne ses Sweet Afton préférées. L’Irlande, le Tigre vert, est mise à mal elle aussi par la crise financière et voit resurgir ses vieux démons : chômage, émigration économique, pauvreté.

L’enfer est pavé de bonnes intentions. De retour à Galway, Jack accepte d’enquêter sur la disparition d’un étudiant. L’affaire révèle des liens avec un mystérieux Mr K., et Jack repense à l’homme de l’aéroport. Après la découverte de plusieurs cadavres martyrisés selon un rituel satanique, puis la profanation de la tombe de son père, le doute n’est plus permis. Il a croisé la route du démon. Mais pourquoi lui ?

Avec l’aide de ses fidèles partenaires, dont le père Malachy et Ridge, la fliquette lesbienne, Jack s’engage dans un combat contre le Mal.

 

Le temps du rêve de Norman Spinrad :

Temps-du-reve.JPGPour quelques dollars et quand vous le souhaitez, vivez la vie dont vous avez toujours rêvé ! Grâce au DREAMMASTER, sélectionnez le scénario de votre choix, fermez les yeux et laissez-vous glisser dans le sommeil. Une aventure dont vous êtes le héros, aux côtés de vos stars et icônes préférées !

Porté au rang de huitième art, le Rêve devient un produit de consommation courante. Il offre en effet des sensations inédites au dormeur/lecteur, qui se change en aigle, en condor, en avion à réaction puis en dragon, en chevalier, en homme, en femme, en papillon !

Mais consommé comme une nouvelle drogue, le Temps du Rêve préprogrammé absente ses utilisateurs de la réalité. La vie réelle n’est bientôt plus que l’ersatz de la vie rêvée, parallèle, numérique, hyperconcurrentielle. Prisonnier de son addiction et d’une variété de choix qu’il confond avec la liberté, le dormeur s’enfonce dans l’enfer de l’aliénation.

Pourtant, au gré des identités qu’il endosse (star, personnage célèbre, animal, virus, monstre, machine ou superhéros), il fait d’étranges rencontres. Des programmes pirates, infiltrés dans les failles de la matrice, et certains de ses désirs. Cauchemar ou opportunité ?

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 18:19

Couleur champagneDans le cadre de l’élection du meilleur polar français du site Confidentielles.com, dont j’ai la chance de faire partie, voici un roman aux allures de chroniques familiales avec une enquête qui s’étale sur plusieurs dizaines d’années.

En 1851, Eugène Mercier, un jeune garçon de treize ans, va voir sa vie chamboulée en quelques  semaines. Alors qu’il a de plus en plus de mal avec son statut de fils naturel, puisqu’il est élevé par sa mère seule. Ses deux meilleurs amis vont le quitter, Paul va aller au collège de Reims et Antonin va devenir apprenti chez son père. Le dernier jour de classe, Eugène et Paul apprennent la mort d’Antonin, qui ne s’est jamais remis du cholera qu’il a contracté durant l’hiver.

Une nuit, le père de Paul est retrouvé assassiné dans son bureau. Lors d’un repas de famille auquel Eugène est convié, Paul est accusé par son frère Pierre d’avoir tué leur père. Leur mère répudie alors Paul et l’envoie chez leur oncle aux Etats-Unis. Eugène, à cause de cet exil, va se retrouver seul et commencer son journal intime. Eugène va se fixer trois objectifs dans sa vie : démocratiser le champagne, trouver le tueur du père de Paul et découvrir l’identité de son véritable père.

1970, Mary Robinson apprend que le corps de son père, disparu depuis plus de 30 ans, a été retrouvé dans les caves Mercier. Il a été assassiné, la nuque brisée. Il y a 30 ans, elle l’avait attendu le jour de son anniversaire, car il lui avait promis un voyage en dirigeable. Cette cicatrice est toujours ouverte pour Mary qui va essayer de découvrir qui l’a tué et ses relations avec la France et le champagne.

Passons sur ce qui m’énerve un peu : la mention Best seller sur la couverture a tendance à me hérisser le poil. Afficher ce que les gens doivent acheter, ça a tendance à me rebuter. Donc, j’ai commencé la lecture avec des aprioris négatifs, puis je me suis laissé prendre par le style fluide l’auteur et par sa construction à la fois ingénieuse et non linéaire.

C’est donc un roman que j’ai pris plaisir à parcourir, car Lorraine Fouchet privilégie ses personnages, et nous immerge par de petits détails qui nous immergent dans les différentes époques. Elle aurait pu nous asséner de longues descriptions, elle a préféré faire dans le léger, par petites touches, et cela donne d’autant plus de plaisir.

Dans ce roman, on va alterner entre l’enquête de Mary et ses découvertes sur des secrets de famille et le journal intime de Eugène Mercier. Les chapitres sur le journal intime, créé de toutes pièces par l’auteur deviennent tout simplement passionnants tant tout sonne vrai et juste. Et comme Eugène Mercier est un aïeul de l’auteur, le lecteur que je suis est admiratif devant l’hommage rendu envers une personne qui aura marqué à la fois sa famille mais aussi le monde entier. Cet ouvrage qui m’a fait passer un bon moment est tout de même à réserver aux adeptes de sagas familiales, et qui ne recherchent pas de suspense à outrance ou de mystères insolubles.

 

 

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14 septembre 2012 5 14 /09 /septembre /2012 17:35

Krakoen nous a habitué cette année à savourer ses petits noirs. Ce sont des nouvelles d’une vingtaine de pages, à moins de 3 euros. Chacune de ces nouvelles est écrite par un auteur différent. La précédente livraison avait été dégustée là, voici donc les petits noirs de septembre, avec un petit arrière goût de cynisme.

 

Boarding, de Jean-Marc Demetz :

BoardingMidi, tu prendras l’avion et ce soir, tu revivoteras dans une autre ville d’un autre pays. Ne crois pas y trouver l’apaisement, fumier ! Même si tu as décidé d’enrayer ta série meurtrière, rien ne retirera de ta tête de fêlé les flash-back qui te tire-bouchonnent les méninges. Tu subiras jusqu’au trépas le racket des remords qui taraudent ton corps à en vomir.

Mon avis : Il ne fait pas bon s’appeler Dupont sur l’ile. Un tueur décide de les supprimer pour réparer une injustice. Si le sujet évité le thème de la vengeance, il est bigrement agréable à lire et se termine en apothéose avec une fin qui, personnellement m’a fait éclater de rire. Jean Marc Demetz est un auteur qu’il va falloir que je lise.

 

Chapeau, de Hervé Sard :

ChapeauCes soirs-là, il ne se faisait pas prier. Ses yeux brillaient du feu de ses excès. Du moins, c’est ce qu’on croyait. Il parlait, parlait, parlait encore avec sa drôle de voix. Un peu rauque, à cause du tabac. Envoûtante, étrange. La voix d’un homme qui en avait vu des choses, qui ne voulait pas oublier. À qui cela faisait du bien de ressasser le passé. Alors il racontait l’histoire de Mistinguett, vedette d’un soir d’un bal du 14 juillet.

Mon avis : Outre que j’ai rencontré plusieurs fois Hervé Sard dans les salons polar, outre le fait que j’ai adoré son Crépuscule des gueux, je dois avoué que je retrouve dans cette nouvelle tout ce que j’ai aimé : cette nouvelle est emplie d’humanisme, d’amour pour ses personnages, et si le sujet est noir, l’ambiance des petits bars où des gens qui ne se connaissent pas finissent par se fréquenter est remarquablement rendue, et l’histoire en ressort grandie par l’émotion qu’elle donne.

 

Lucille, de Franck Membribe :

LucilleA cet instant j’ai empoigné un extincteur. Un acte réflexe. Le bruit des fixations arrachées au mur a fait sursauter le colosse. J’ai lu l’effet de surprise dans ses yeux juste avant de lui éclater la gueule avec le réservoir. Il est tombé raide. Je n’ai jamais cogné aussi fort de toute ma vie.

— C’est qui ce nase ? Putain, Lucille !

Mon avis : Comme le narrateur, je suis tombé amoureux de ses fantasmes, de Lucille, de ses airs vaporeux, alors que je ne la connaissais pas avtn de tourner la première page. Une nouvelle très forte par son évocation, et d’autant plus cruelle par sa fin.

 

Ligne 13, d’Antoine Blocier :

Ligne 13Céline se retourna, prit peur à nouveau. Ce malade la suivait. Vite, trouver un refuge, un lieu avec des gens, des flics… Heureusement elle savait courir et faufiler sa frêle silhouette avec agilité… Elle se retourna. Pas de taré à l’horizon. Ouf ! Son cœur s’apprêtait à jaillir de sa poitrine… « On se calme, ma fille, se dit-elle, on se calme. »

Mon avis : Cette nouvelle est la démonstration que le vendredi 13 porte chance, quoique … vous vous doutez bien que, dans le domaine du noir, ça se termine comme on n’aurait pas pu l’imaginer. Eh bien, ici, on ne sait pas comment cela va se finir, jusqu’à la dernière ligne. Une lecture jouissive.

 

Encubé, de Frédéric Prilleux :

EncubéUn homme joufflu coiffé d’une casquette marine contemplait avec dégoût l’un des cinq parallélépipèdes exposés exceptionnellement au premier étage de la maison du Bourreau. Les tableaux régionalistes de Mathurin Méheut avaient, pour un temps, cédé leur place aux dernières créations de MasH…

Mon avis : Sous ses airs d’histoire qui démarre dans tous les sens, la construction aboutit dans une scène d’apothéose, démontrant tout l’humour noir de l’auteur sans que le lecteur n’y trouve une explication claire. Il est à remarquer aussi le style très court, très efficace, et un talent remarquable de poser le bon mot au bon endroit.

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 18:21

Bangkok noirAlors que les éditions Asphalte ont ouvert la voie des recueils de nouvelles centrées sur de grandes villes mondiales, les éditions GOPE complètent la collection avec ce Bangkok noir.

Autant en emporte l’Orient de John Burdett : Le narrateur, après avoir découvert le journal de l’oncle Walter, sorte de brebis galeuse de la famille, va s’installer en Thaïlande et découvrir les légendes spirituelles de ce pays.

L’inspecteur Zhang et le meurtre du gangster thaï de Staphen Leather : L’inspecteur Zhang et le sergent Lee de la police de Singapour vont en Thaïlande pour ramener un prisonnier. A l’atterrissage, un passager est mort assassiné. Vraisemblablement, il a été tué un quart d’heure avant l’arrêt de l’appareil. L’inspecteur Zhang va devoir résoudre ce mystère.

Mille et une nuit de Pico Iyer : après la perte de sa femme, le narrateur va quitter l’Angleterre, et se rendre en Thaïlande. Il va se perdre dans le Bangkok nocturne, pour mieux se retrouver.

Crâne-coupé de Colin Cotterill : Samart Wichaiwong est plus connu sous le nom de professeur Wong. Sa profession de devin a fait sa renommée. La police va lui demander de l’aide dans une affaire qui va lui rappeler son statut de charlatan

Dauphins SA de Christopher G.Moore : Entre réalité et jeux vidéo virtuels, Chinapat, un jeune Thaïlandais au crane rasé joue au tueur à gages et est engagé pour assassiné Tanaka, une activiste qui lutte contre le massacre des dauphins par les Japonais.

Une femme libérée de Tew Bunnag : Phi Nok, un jeune homme rencontre son amie Nong Maew, jeune femme entretenue par un riche industriel, Khun Taworn. Dans un centre commercial, ils se croisent sur un escalator, et Phi Nok reconnait en l’industriel son ancien amour, qu’il avait rencontré dans un bar.

Hansum man de Timothy Hallinan : Un ancien du Vietnam s’exilé à Bangkok. Un matin, mal réveillé, il part à la recherche de la femme avec qui il vit, Jah. Mais il ne fait pas bon se perdre dans les bas-fonds de Bangkok.

Le jour s’est levé de Alex Kerr : Un jeune homme est assassiné, poignardé dans le métro aérien de Bangkok. Le narrateur, journaliste pour un quotidien new-yorkais, reçoit un appel de son rédacteur en chef : il a 24 heures pour enquêter sur cette affaire que la police a bâclée sans trouver le coupable.

La mort d’une légende de Dean Barrett : Deux tueurs à gages, un ancien et un débutant, se retrouvent dans l’appartement de leur future victime, la légende inégalée des assassins, le plus connu des tueurs. Un huis clos amusant et plein de rebondissements.

L’épée de Vasit Dejkunjorn : Vie et mort d’un inspecteur corrompu

Bras de fer autour d’une glacière de Eric Stone : Comment un journaliste économique, qui a l’habitude de manger sa soupe de poisson auprès d’une vendeuse ambulante, assiste à la résolution du vol de sa glacière contenant son poisson de façon tout à fait non violente.

Canicule mortelle de Collin Piprell : La journée de Chaï, un tueur, permet de décrire la vie des Thaïlandais de l’intérieur.

Ce recueil de nouvelles montre un certain nombre de facettes de cette ville de Thailande, entre ombre et lumière, entre réalité et cauchemar, entre sentiments et virtualité. Chaque nouvelle comporte sa propre identité, allant de la poésie pure à l’enquête policière classique à la façon de la Grande Mme Agatha Christie. C’est surtout la spiritualité, les croyances, les esprits omniprésents qui donnent à ce roman ce charme si discret et cette tonalité typiquement asiatique. Et même si comme dans tout recueil de nouvelles, le lecteur aura ses préférées, ne ratez en aucun cas les nouvelles de John Burdett, de Pico Iyer, de Eric Stone. Ainsi que la cruauté de l’auteur thaïlandais Tew Bunnag.

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Published by Pierre faverolle - dans 2012
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