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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 19:52

CercleCe roman va être l’occasion de lire un nouvel auteur, de découvrir un nouvel univers. Ce roman, que tout le monde voudrait classer dans la rubrique Thriller, en comporte l’écriture alors que la forme est plutôt un roman policier. Et par bien des égards, j’ai beaucoup aimé cette lecture, cette intrigue en forme de puzzle.

Cette enquête est en fait la deuxième du commandant Martin Servaz, après Glacé qui est sorti chez Pocket. Mais si Servaz est bien au centre de l’intrigue, le livre s’ouvre sur Oliver Winshaw, un retraité qui écrit des poésies. Cette nuit là, il a du mal à dormir, et regarde dehors l’orage avancer, et jette un coup d’œil chez sa voisine. Lorsqu’un éclair déchire le ciel, il aperçoit un jeune homme assis au bord de la piscine, alors que des poupées flottent dans celle-ci. Il appelle la police, intrigué et angoissé par cette vision.

Servaz reçoit un coup de fil : c’est Marianne, une de ses amours de jeunesse ; vingt ans qu’il ne l’a pas vue, après qu’il l’ait abandonnée. Elle lui demande de venir à Marsac, car son fils Hugo vient d’être arrêté alors qu’il déambulait dans la maison de Claire, sa professeur de civilisation antique. Le corps est retrouvé dans la baignoire, Claire a été ligotée et noyée, et après sa mort, l’assassin a glissé une lampe dans sa bouche.

Marsac est une petite ville, qui ressemble à une mini Silicon Valley. En effet, son université accueille toutes les têtes de la région. C’est d’ailleurs là que va étudier la fille de Martin, Margot. Quand Martin va découvrir dans le lecteur de CD un disque de Gustav Malher, les chants pour les enfants morts, il va être persuadé que le serial Killer suisse Julien Hirtmann est impliqué dans ce meurtre.

Encore une histoire de serial killer, me direz vous ? Que nenni ! ce roman est avant tout le portrait d’un homme, miné par son passé, déboussolé, à la recherche de son passé, de son présent et de son futur. Il a toujours été abandonné, mais il se complait dans sa solitude. Les deux faits qui vont le bouleverser sont l’appel de Marianne et le fait que sa fille parte à 200 kilomètres étudier à Marsac. Il se retrouve donc seul une nouvelle fois, et s’enfonce dans ses déductions souvent fausses.

Car ce roman regorge de rebondissements, de fausses pistes, à l’image de Martin qui ne comprend rien à cette histoire. On a plutôt l’habitude de lire des enquêtes avec des policiers infaillibles, eh bien ici ce n’est pas le cas. Et jusqu’aux dernières pages, vous ne saurez pas qui est l’assassin ou qui sont les assassins. Car Bernard Minier a l’art de renverser vos certitudes, en rajoutant des pièces dans le puzzle, tout en mélangeant celles que vous aviez en main.

Alors le lecteur que je suis est intrigué, et c’est tellement bien écrit, avec des dialogues excellents car longs juste comme il faut, avec des remarques inquiétantes qui mettent l’ambiance, que ce roman qui fait tout de même 550 pages s’avale en un rien de temps. Il y a dans l’écriture une tension permanente, une urgence dans les phrases qui s’enchainent que le plaisir est intense.

Alors vous qui cherchez un roman à offrir à Noel, nul doute que celui-ci doit faire partie de la hotte du père Noel. Il tient la dragée haute à beaucoup de thrillers américains, et va ravir tous les fans déçus de Jean Christophe Grangé ou Maxime Chattam. Pour moi, c’est en tous cas une sacrée découverte et je vais m’acheter Glacé de ce pas. Voici aussi une liste de quelques avis que vous trouverez sur Internet. Et sachez que la comparaison avec Donna Tartt et son génial Maitre des illusions n’est en rien usurpée.

http://www.unwalkers.com/le-cercle-de-bernard-minier-xo-superbe-bernard-minier/

http://dora-suarez-leblog.over-blog.com/article-le-cercle-de-bernard-minier-112283840.html

http://blog-du-serial-lecteur.over-blog.com/article-bernard-minier-glace-edition-xo-109449574.html

http://www.un-polar.com/article-le-cercle-de-bernard-minier-113284777.html

http://actu-du-noir.over-blog.com/article-encore-une-tentative-de-thriller-113277561.html

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 19:30

balance dans les cordesLe vainqueur de la sélection automne de Polar SNCF a été dévoilé. Et je suis fou de joie de vous annoncer qu’il s’agit de Balancé dans les cordes de Jérémie Guez (La Tengo Editions) que vous avez cité à comparaître !

Ce roman devient donc le deuxième finaliste de l’édition 2013 du PRIX SNCF DU POLAR rejoignant ainsi La Tristesse du Samouraï de Victor Del Arbol (Actes sud).

Voici donc la nouvelle sélection Hiver qui comporte 5 romans. Vous avez jusqu’au 24 février 2013 à minuit pour distribuer vos notes. Je vous rappelle que la participation est totalement gratuite et qu’il suffit de s’inscrire sur le site de Polar SNCF ici. Et n’oubliez pas le principal : lisez !

A noter que sur le site, vous découvrirez aussi un prix polar SNCF pour la Bande dessinée.


Dernière nuit à Montréal De Emily St. John Mandel (Rivages)

Derniere-nuit-a-Montreal.jpgC'est l'histoire de Lilia, enlevée à sept ans par son père, et de la longue cavale qui dura toute son adolescence. C'est l'histoire de Christopher, le détective engagé par la mère de Lilia pour la retrouver, et de sa fille Michaela, qui rêvait d'être funambule avant de finir dans une boîte minable de Montréal. Michaela sait ce que Lilia a toujours ignoré : la raison de sa cavale. C'est enfin l'histoire d'Eli, étudiant, passionné par les langues et la fragilité des sentiments qu'elles servent à exprimer, qui a hébergé Lilia à New York suffisamment longtemps pour tomber amoureux d'elle et partir à sa recherche lorsque, une fois de plus, elle s'enfuit.

C'est dans une Montréal hypnotique que se dénouera cette "histoire de fenêtres brisées et de neige", une histoire en forme d'éclats de miroir brisé qui, une fois reconstitué, dessine une vision déchirante du monde.


Le Dernier Lapon De Olivier Truc (Métailié)

Dernier-lapon.jpgL’hiver est froid et dur en Laponie. À Kautokeino, un grand village sami au milieu de la toundra, au centre culturel, on se prépare à montrer un tambour de chaman que vient de donner un scientifique français, compagnon de Paul-Émile Victor. C’est un événement dans le village. Dans la nuit le tambour est volé. On soupçonne les fondamentalistes protestants laestadiens : ils ont dans le passé détruit de nombreux tambours pour combattre le paganisme. Puis on pense que ce sont les indépendantistes sami qui ont fait le coup pour faire parler d’eux.

La mort d’un éleveur de rennes n’arrange rien à l’affaire. Deux enquêteurs de la police des rennes, Klemet Nango le Lapon et son équipière Nina Nansen, fraîche émoulue de l’école de police, sont persuadés que les deux affaires sont liées. Ils se lancent dans une enquête longue et déroutante...


Le Monde à l'endroit De Ron Rash (Seuil)

Monde à l'endroitTravis Shelton est un jeune gars de dix-sept ans un peu paumé, en perpétuel conflit avec son père. Un jour de pêche à la truite, il tombe sur une plantation clandestine de chanvre indien. Pour écouler cette récolte miraculeuse, il s’adresse à un ancien prof devenu dealer, Leonard Shuler. Trois prélèvements plus tard, Travis est surpris par le propriétaire du champ, qui lui sectionne au couteau le tendon d’Achille.

Ce ne sera pas la seule leçon de cet été-là : Travis quitte ensuite la maison paternelle et trouve refuge dans le mobile home de Leonard, qui devient son mentor. À cette occasion, Travis découvrira les lourds secrets qui pèsent sur la communauté de Shelton Laurel depuis un massacre perpétré pendant la Guerre de Sécession, et se trouvera confronté aux doutes engendrés par le passé.

 

 

Sur les ossements des morts de Olga Tocarkzuk (Noir sur blanc)

Ossements-des-morts.jpgIngénieure en retraite, Janina Doucheyko se passionne pour l’œuvre de William Blake, enseigne l’anglais dans une petite école et s’occupe des « maisons forestières » de sa commune dans la vallée de Klodzko, au cœur des Sudètes. Une série de meurtres étranges frappe son village et les environs, et elle y verrait presque le juste châtiment d’une population méchante et insatiable. La police enquête, s’agit-il d’un règlement de comptes entre demi-maffieux ? Toutes les victimes appartiennent à l’élite régionale, et toutes avaient pour la chasse une passion dévorante.

Bientôt, les traces retrouvées sur les lieux des crimes laisseront penser que les meurtriers pourraient être… des animaux ! Quand Janina Doucheyko s’efforce d’exposer sa théorie (dans laquelle entrent le cours des astres, les vieilles légendes et son amour inconditionnel de la nature), on la prend pour une folle avant de la mettre au premier rang des suspects.

 

Les frères Sisters de Patrick De Witt (Actes Sud)

Freres-sisters.jpgOregon, 1851. Eli et Charlie Sisters, redoutable tandem de tueurs professionnels aux tempéraments radicalement opposés mais d’égale (et sinistre) réputation, chevauchent vers Sacramento, Californie, dans le but de mettre fin, sur ordre du “Commodore”, leur employeur, aux jours d’un certain Hermann Kermit Warm, chercheur d’or de son état. Sur leur parcours, les deux frères multiplient les expériences, aussi violentes que perturbantes, face à un improbable assortiment de prostituées, d’alcooliques et autres visionnaires qui évoluent au sein du paysage darwinien de l’Amérique de la ruée vers l’or.

Face aux sombres ruminations de son frère Eli, confronté à une authentique « crise de la vocation », Charlie Sisters défend les vertus de leur lucrative profession de tueur à gages en continuant à éliminer sans états d’âme toute personne qui se met en travers de son chemin...

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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 19:06

41Après Dans le ventre des mères de Marin Ledun, voici la deuxième sortie de la nouvelle maison d’édition de romans noirs Ombres Noires. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’auteur a pris le parti de l’originalité.

Colima, Mexique.  Un gamin est intrigué par une chevrolet rouge, garée depuis un certain temps dans la rue. Il s’aperçoit que du sang sort du coffre. Effectivement, la police découvre un cadavre dans le coffre. Il s’agit du corps de Ramiro Hernandez Montes, un homme connu pour être le frère du gouverneur de l’état de Colima. Donc, dans cette affaire, il est hors de question de remettre en cause les futures élections de son frère. Les choses se corsent quand la police découvre que Ramiro est connu pour être homosexuel. En outre, il a des penchants pédophiles notoires. Le commandant Obispo va prendre en charge cette affaire, aidé en cela des agents Sabino et Roman.

En parallèle de cette affaire criminelle, Alfonso Castro Bautista, un jeune homme qui se fait appeler Le Japonais ne fait rien de ses journées. Alors que ses parents, comme tant d’autres, vivent du trafic de drogue, lui arpente les salles de jeux et les bars. Il rencontre le Métallo, qui va l’initier au monde du sexe homosexuel.

On ne peut pas dire que ce roman soit facile à appréhender, tant le parti pris de l’auteur est particulier. Et la forme a tendance à prendre le pas sur le fond ce qui est bien dommage. Car la construction du roman est originale : En alternance, on va suivre le parcours du Japonais, jeune homme désœuvré, qui occupe son temps comme il peut. L’enquête, elle, va progresser au travers des procès verbaux de la police. Si cela donne de la véracité au récit, la forme s’avère, du moins en ce qui me concerne, amusante au début puis rapidement un peu longue.

Et il faut patienter jusqu’à la page 170 pour comprendre combien ce roman est véritablement subversif. Car, effectivement, c’est là que l’on se rend compte de ce que Rogelio Guedea veut dénoncer. Et la leçon est éloquente, et redoutablement frappante, car l’enquête s’avère bien secondaire, on n’en a rien à faire du nom de l’assassin, du fait qu’il ait tué cinq personnes homosexuelles à tendance pédophile. En réalité, tout est savamment orchestré par le pouvoir en place pour éviter que le gouverneur perde les élections.

De même, la vie du Japonais donne lieu à des scènes très dures, très difficile à lire, d’une violence sexuelle très explicite et choquante. D’une façon très naturelle, Rogelio nous montre la vie des Mexicains, pris entre politique et drogue, entre sexe et violence. C’est une peinture bien noire, bien désespérante aussi, et nul espoir ne transparait dans la conclusion de son roman.

Si l’on parle des policiers, on s’aperçoit vite qu’ils n’ont d’autres choix que de suivre les desiderata du procureur, et soit on suit les ordres soit on meurt. Sex, drugs and violence, c’est le menu de ce roman, et pour peu que l’on adhère à la forme, ce roman apparaitra comme un excellent roman noir mat. En tous cas, c’est un premier roman impressionnant qui donne une vision sans concession de la société mexicaine. Et ce qui finit de vous démolir le moral, c’est quand on lit au début du roman, que cette histoire est inspirée de faits réels. 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 18:43

Thérapie en sourdineVoici un roman policier qui flirte avec le thriller qui va me donner l’occasion de découvrir un nouvel auteur français. Pour un premier roman, j’ai trouvé le résultat très intéressant, car les qualités essentielles sont là : l’art de conduire une intrigue et de créer des personnages vivants.

Aphrodite Pandora est une psychologue, qui petit à petit, s’est spécialisée dans le traitement des violences conjugales. Ce jour là, elle reçoit un dénommé Sofiane Mansouri, un propriétaire d’une entreprise de BTP. Après une petite discussion, il s’avère qu’il est déçu des relations avec sa femme et qu’il lui arrive de la frapper. Ils conviennent d’un prochain rendez-vous, et de son coté, Aphrodite va essayer de sauver Ingrid Mansouri.

Seulement, à la clinique débarque un flic, nommé Wolf. Grand, d’origine allemande, séduisant, il demande à Aphrodite de l’aider dans une affaire un peu spéciale : l’un de ses précédents patients, M.Stein, s’est suicidé. Il lui demande de rechercher dans ses anciens dossiers, sans qu’il ait besoin de demander un mandat. L’histoire se complique quand le médecin légiste annonce que Stein ne s’est pas suicidé mais qu’il a été tué, et que Mansouri connaissait en fait très bien Stein.

Le gros point fort de ce roman est indéniablement ses deux personnages. De Wolf, flic au passé mystérieux, ayant obtenu la nationalité française pour avoir fait l’armée dans les bérets verts à Aphrodite la psychologue passionnée par son métier et profondément humaniste, on ne peut que s’attacher à ce qui leur arrive. D’autant plus que leur vie privée est bien décrite et plutôt compliquée. Wolf a vu sa femme le quitter, le laissant avec un petit garçon craquant, qu’il est obligé de confier à une nounou, qui le voit plus que lui. Aphrodite, elle, est mariée à un pompier qui est donc souvent absent, ou pris dans ses réflexions, et elle a des doutes sur le fait qu’il ait une aventure extraconjugale. Bref, tous les ingrédients sont là pour que, humainement parlant, cela soit passionnant.

Ce que j’ai adoré, ce sont les dialogues, qui sont remarquablement bien faits. Jean François Thiery, dans les scènes d’analyse d’Aphrodite avec ses clients, ou plus tard entre les flics, sait rendre des dialogues longs mais passionnants, sans en dire trop, en étant très efficace. J’adore quand quelques mots dans un dialogue en disent plus que de longs paragraphes descriptifs.

Et c’est là où je veux en venir : De ces qualités, il ressort tout de même des paragraphes trop longs, trop explicites, trop démonstratifs, alors qu’il me semblait qu’il suffisait d’en faire moins pour en faire un excellent polar. Un exemple : pourquoi vouloir nous décrire l’histoire passée de Wolf, dès le début du livre alors qu’il suffisait d’en parsemer le livre par petites touches et d’en laisser pour le prochain ? C’est un premier roman, c’est aussi une première enquête d’un couple bigrement attachant, donc c’est un roman prometteur, sur un sujet extrêmement difficile que sont les violences conjugales. Et rien que pour ça, cela donne un excellent argument pour le lire.

Ne ratez pas l’article de Jean François Thiery sur Livresque du noir : http://www.livresque-du-noir.fr/2012/09/therapie-en-sourdine-par-jean-francois-thiery/

De même que vous pouvez trouver la suite des aventures de Wolf et Aphrodite dans L’affaire Cirrus, dont vous pouvez lire un article ici : http://www.livresque-du-noir.fr/2012/11/laffaire-cirrus-par-jean-francois-thiery/

Enfin, n'hésitez pas à aller faire un tour sur le blog de l'auteur à cette adresse-ci :
http://thieryjft.canalblog.com/

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 18:44

PikeIls se sont mis à trois pour me tenter, pour me dire qu’il fallait que je le lise. Pas un, trois à la fois. Et dans la même semaine, en plus ! Bref, quand Jean Marc, Yan et Jeanne s’y mettent, vous disent qu’il faut lire tel livre, c’est difficile, très difficile de résister. Le livre en question, c’est Pike. L’auteur c’est Benjamin Withmer. Le résultat, c’est le premier roman d’un auteur que l’on est pas près d’oublier. Retenez ce nom : Benjamin Withmer, car il est le digne héritier des plus grands noms du roman noir américain. Et quand on lit Pike, on pense forcément à Jim Thompson.

Le livre s’ouvre sur une scène de poursuite entre un jeune noir et un flic, Derrick. La ville est sombre, même pas éclairée par la neige qui recouvre les trottoirs. Derrick ne perd pas son temps à poser des questions, il descend le noir d’une balle dans le dos. Le sang va s’écouler en petite rigole sur le blanc immaculé. Derrick, c’est le flic qui a penché du coté obscur.

Pike, c’est l’inverse, le truand qui s’est rangé. Avec le jeune Rory, il essaie de se racheter une conduite, d’éduquer le fils qu’il n’a pas eu. Rory, lui, le suit telle son ombre, étant un peu son bras armé, son coté violent, puisque Rory est boxeur amateur. Quand la petite fille de Pike, Wendy débarque, Pike se rappelle qu’il a abandonné sa fille Sarah alors qu’elle avait 6 ans, il se rappelle ce qu’il a essayé d’oublier, et va se trouver une nouvelle quête : celle de comprendre pourquoi sa fille est morte d’overdose, et pourquoi Derrick semble la connaitre et s’intéresser à Wendy.

Et c’est un duel à distance auquel nous allons assister, entre le méchant qui est devenu bon et le bon qui est devenu méchant. Derrick va semer la violence autour de lui, pour faire marcher son trafic, et Pike va mener l’enquête, rencontrant de nombreux personnages, dans des paysages naturels si beaux et si bien décrits. Ce sont donc de multiples chapitres, ne dépassant pas quatre pages qui vont faire avancer l’intrigue.

Et le style de Benjamin Withmer est tout simplement lumineux. Il a l’art de trouver des mots magnifiquement beaux pour décrire un monde noir absolu, et je peux vous dire que certains chapitres sont de purs chef d’œuvre de simplicité, d’efficacité et de suggestion, alliés à des dialogues tout simplement brillants. Et si par moments, on a l’impression que l’on assiste à une suite de petites scènes, certes magnifiques, mais parfois trop linéaires, il n’en reste pas moins que Benjamin Withmer se pose comme un futur grand s’il continue sur ce chemin.

Et je vais finir mon petit message par un conseil : Entrez dans une librairie, ouvrez le livre au dernier chapitre, lisez le ; après vous ne pourrez que l’acheter. Car ce dernier chapitre va vous prendre à la gorge sans déflorer l’intrigue, il est aussi la parfaite illustration de la noirceur du roman et l’exemple idéal pour que vous soyez envoutés par le style de l’auteur. Benjamin Withmer : A noter du coté des espoirs du roman noir et à ne pas oublier.

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 20:35

Allez ! 2012 se termine gentiment, et nous allons regarder ce que 2013 nous réserve. En espérant bien sur que 2012 ne soit pas la fin du monde. Commençons donc par les éditions Asphalte, qui nous annoncent quatre livres, un par mois, de janvier à avril. Miam, miam ! En voici donc le détail : 

Janvier 2013 : Tes yeux dans une ville grise de Martin Mucha :

Tes yeux dans une ville griseCe court roman est le portrait sensible d’une Lima déchirée en deux, partagée entre ses quartiers pauvres et ses zones richissimes haute sécurité. Une ville que Jeremias traverse quotidiennement en bus ou en combi, posant un regard désenchanté sur ses habitants, ses tranches de vie, sa misère... Cet étudiant est le parfait représentant d’une génération désillusionnée, à qui il n’a jamais été donné l’opportunité d’intégrer l’hypothétique « nouvelle société parfaite » que l’on faisait miroiter dans l’Amérique du Sud des années 1990.
Récit poétique, roman social, vue en coupe d’une ville (et d’un pays) malade, Tes yeux dans une ville grise est servi par une écriture fragmentaire, en mosaïque.
>> Martín Mucha est né en 1977 à Lima, au Pérou. Écrivain et journaliste, il vit à Madrid, où il collabore au journal El Mundo. Ses reportages sur l’immigration lui ont valu le Prix Roi d’Espagne de journalisme en 2007.

Février 2013 : Les fleurs du Karma de Tommaso Pincio :

Fleurs du karmaLaïka Orbit : une jeune femme déboussolée qui ne se rappelle même plus son véritable nom... Elle a même complètement oublié son passé depuis qu'elle a tout laissé tomber pour fuir avec un homme mystérieux, au nom imprononçable et aux motifs incompréhensibles, pour un monde de diners et de motels sur lequel elle sait au moins
une chose : cela ne peut pas être la réalité.
Kinky Baboosian : une jeune femme rebelle au nom improbable... Assoiffée de liberté, elle fugue à 16 ans et part sur les routes. Au cours de ses années d'errance. Kinky découvre la communauté hippie, se familiarise avec les drogues et pratique l'amour libre. C'est dans un squat de San Francisco, dans le Haight-Ashbury des années 1960, que va naître son fils, l'enfant du summer of love... qui ne sera autre que le mystérieux compagnon de Laïka.
Les Fleurs du karma est une fresque se déroulant sur deux époques, dans deux univers, peuplée de personnages étranges et attachants malmenés par l’Histoire. Un livre psychédélique sur la fuite dans tous ses états…
>> Tommaso Pincio est né à Rome en 1963. Écrivain et journaliste, il est également le traducteur en italien de Philip K. Dick, Jack Kerouac et Francis Scott Fitzgerald. Les Fleurs du karma est son quatrième roman traduit en français, après Cinacittà en 2011.

Mars 2013 : Ten Storey love song de Richard Milward

Georgie aime deux choses : les bombecs et son petit ami Bobby. Bobby l’Artiste aime deux choses : Georgie et peindre sous l’influence de drogues psychédéliques que lui refourgue avec complaisance son voisin Johnny. Johnny le dealer de service aime deux choses : le porno et sa petite amie Ellen. Ellen la chômeuse professionnelle aime deux choses : Johnny et faire l’amour, mais pas avec Johnny, parce qu’il ne sait vraiment pas s’y prendre. Tout ce petit monde se croise, trinque et fait la fête à Peach House, une tour HLM de Middlesbrough. Jusqu’au jour où les toiles de Bobby sont repérées par une galerie branchée de Londres… L’harmonie apparente de Peach House y survivra-t-elle ? La vie à Middlesbrough, mode d’emploi : Ten Storey Love Song est le joyeux portrait d’un immeuble dans une ville ouvrière, à travers celui de ses habitants.

>> Richard Milward est né en 1984 à Middlesbrough. Il est peintre et écrivain. Ten Storey Love song est son deuxième roman, après Pommes, publié en 2010 chez Asphalte. « Milward a énormément de talent, et son amour pour ses personnages est éclatant malgré toutes les humiliations qu’il leur fait subir. » Irvine Welsh.

Avril 2013 : Washington noir :

Sous la direction de George Pelecanos

Washington, DC : le lieu évoque aussitôt les arcanes du pouvoir américains, la Maison blanche, le Capitole, la Cour suprême. C’est pour nous un décor de films de conspirations politiques, mettant en scène présidents et espions. Mais c’est aussi une ville à part des États-Unis, riche de plus de 600 000 habitants, et qui détient un taux record de criminalité. George Pelecanos et quinze autres auteurs, dont Laura Lippman et James Grady, nous font découvrir leur Washington, celui des rues sales, des drogués et des prostitués, des gangsters et des flics de base, un monde qui ne croise que rarement celui des politiciens et des journalistes. Même si ces derniers ne sont pas vraiment les derniers quand il s’agit de délinquance…

>> George Pelecanos est né à Washington en 1957. Il est l’auteur de nombreux romans noirs dont il situe les intrigues dans les rues de sa ville natale, en particulier dans sa série du « D.C. Quartet », mais aussi les enquêtes de ses privés Nick Stefanos, Derek Strange et Terry Quinn. Pelecanos a aussi travaillé en tant que scénariste et producteur pour la célèbre série The Wire.

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 18:49

Voici donc les avis des lecteurs volontaires à propos de En attendant les vers de Michael Moslonka, édité chez le Riffle noir. Je tiens à remercier chaleureusement les volontaires pour s’être prêté au jeu de la lecture imposée. Et je leur donne à eux et à vous tous, rendez vous à l’année prochaine pour la prochaine lecture commune.

Je vous rappelle la quatrième de couverture :

En attendant les versAuchel, automne 2010.

Virgile David Blacke n’est plus flic et Amélie Laribi a endossé sa veste de capitaine.

Ces deux-là ont travaillé ensemble. Ils se sont supportés. Ils ont sympathisé.

Étaient-ils autre chose qu’un couple de chiens policiers dans un jeu de quilles ?

Pendant que Blacke s’interroge, la Police découvre sur un ancien site industriel cinq cadavres : le massacre d’une famille entière, celle d’un « enfant du pays » qui rêvait de faire découvrir aux siens sa ville natale, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Et voilà que se joue un film commencé au milieu des années 80… un méchant film qui mettra en scène sept salopards : une prostituée, un mal-aimé, un prêtre-clown, un motard en fauteuil roulant, un ex-dessoudeur de buraliste, un Polak mort-vivant et un recycleur de pieds nickelés…

Voici donc les avis des lecteurs :

 

Nathalie :

En attendant les versAvant toute chose, merci !! merci de m’avoir fait découvrir ce livre et cet auteur que je ne connaissais absolument pas !

« Waouh » est le premier mot qui m’ a traversé l’esprit quand j’ai terminé ce livre ! Je reconnais que je ne l’aurais pas forcément lu si le concept de lecture commune de Pierre ne me plaisait pas autant ! la quatrième de couverture est certes intéressante, mais n’aurait pas suffi je pense à me le faire lire ( et acheter)

Ce livre sort –enfin- des sentiers battus et rebattus du polard !! Une histoire qui parait simple au départ, mais avec des rebondissements et quelques surprises savoureuses. Les personnages sont terriblement humains et attachants . On sort des clichés du polar vendu à grande échelle avec cet auteur qui manie la plume avec beaucoup de qualité et finesse. Et qui plus est, un auteur français, qui fait vivre son histoire et ses personnages en France et plus précisément dans le Nord !

A lire et même à  relire pour savourer le style de Michaël Molonska . J’espère vraiment trouver un jour ses livres en évidence en librairie à côté de Grangé et autres car il le vaut bien !!!

 

Dup de Book en stock :

En attendant les versUne intrigue en béton, avec des ficelles tirées de partout qui s'emmêlent entre le passé et le présent. Ce qui pourrait passer pour des concours de circonstances ne sont que des concordances d'évènements sans fin. (…)

Et l'alternance de chapitres courts entre le passé et le présent apporte un rythme effréné à cette lecture que je n'ai pas réussi à faire durer. (…)

L'écriture reste la même, pleine de verve, de morgue contre tout ce qui a fait, fait ou fera la déchéance de ce département minier. Une région que l'on sent par-dessus tout bien ancrée dans le coeur de l'auteur et qu'il dépeint si bien, même dans le dénigrement. Une écriture qu'il faut aimer cependant, ça passe ou ça casse.

Bref, moi je dis : du bon polar bien de chez nous, que je conseille fortement aux amateurs du genre. Pas de répit, pas de temps mort. Je me suis régalée.

Le billet en entier est à cette adresse : http://bookenstock.blogspot.fr/2012/04/en-attendant-les-vers-de-michael.html

 

Jean de Jackisbackagain :

En attendant les versA mon sens, un écrivain se doit de s’interroger sans relâche : est-ce clair pour le lecteur ? Si la réponse est négative, il doit retravailler son texte, encore et encore. D’autant qu’il y a de bien belles choses dans l’écriture de Michaël Moslonka, des passages qu’on relit tant c’est bien écrit. Il est dommage que cette qualité d’écriture soit oblitérée par l’effort quasi-permanent que le lecteur doit fournir pour savoir qui est qui, qui dit quoi, qui fait quoi et où est-on. (…)

La question de savoir qui est l’assassin d’Eric Bastien et de sa famille n’est pas le fil conducteur du livre. Certes, il y a enquête, un quintuple homicide ne peut être classé sans suite. Le destin tragique de chacun des sept mercenaires nourrit chaque page. Un roman noir, très noir. Si vous y voyez une note d’espoir, c’est que vous avez fumé un plant de cannabis

Je suis un lecteur exigent et j’aime dire les choses telles que je les ai ressenties.

J’ai éprouvé un réel plaisir à lire « En attendant les vers », et je suis convaincu qu’une seconde lecture m’en apporterait bien davantage dès lors que je serais débarrassé de « l’apprentissage » décrit plus haut.

Le billet en entier est à cette adresse : http://jackisbackagain.over-blog.com/article-en-attendant-les-vers-michael-moslonka-112678307.html

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 19:00

Bal-des-debris-points.jpgDans la rubrique Oldies de ce mois-ci, voici l’un des premiers romans de l’un de nos plus grands auteurs de polars français, à savoir Thierry Jonquet. Ceux qui ont lu Mygale ne poeuvent pas ignorer que Jonquet fut un excellent auteur. Mais ce fut aussi un formidable témoin de notre société, situant ses sujets en appuyant bien fort là où ça fait mal.

Thierry Jonquet est un écrivain français, né à Paris le 19 janvier 1954 et mort à l'hôpital de la Salpêtrière à Paris le 9 août 2009. Auteur de polar contemporain, il a écrit des romans noirs où se mêlent les faits divers et la satire politique et sociale. Il a également publié sous les pseudonymes de Martin Eden et Ramon Mercader, et utilisé les noms de Phil Athur et Vince-C. Aymin-Pluzin lors d'ateliers d'écriture. (Source Wikipedia).

bal-des-debris-special-police.jpgThierry Jonquet avait la faculté de prendre un sujet d’actualité, et de créer une intrigue grinçante, quitte à déformer la réalité, pour mieux montrer les travers dont nous n’étions même plus conscients. Je me rappelle du tollé que fut la sortie de Ils sont votre épouvante et vous ètes leur crainte, qui abordait le sujet des lyc ées de banlieue situés en Zone d’Education Prioritaire. Car Jonquet a toujours su choisir ses sujets parmi ceux qui, dans l’actualité, faisaient grincer des dents.

Bal-des-debris-mereal.gifJonquet débute (sa carrière d’écrivain) avec deux récits inspirés de ses expériences hospitalières. Dans le bal des débris (1984), Fredo, mal dans sa peau de brancardier d’un établissement de gériatrie, fait la connaissance d’un patient, Alphonse Lepointre, gangster de la vieille école. Ensemble, ils montent un coup pour rafler les bijoux d’une riche pensionnaire pendant un bal masqué. L’humour affleure, mais la description de ces mouroirs et du sort réservé à leurs occupants est impitoyable, sans concession, typique de ce ton « Jonquet ». (Source Dictionnaire des littératures policières)

Ce roman, écrit à la première personne est d’autant plus marquant que, sous couvert d’humour, la situation des maisons de retraite est scandaleuse. Alors, évidemment, quand on nous propulse à la place d’un petit brancardier qui a toujours rêvé de devenir un truand, quand celui-ci peut enfin satisfaire son besoin de voler, le lecteur suit avec un sourire glacé ses intrépides aventures, et quand il relève la tête, il se rend compte de ce qu’il a lu.

Bal-des-debris-librio.pngC’est exactement dans cet état d’esprit que j’ai lu ce très court roman. Sourire la plupart du temps, puis dès que je fermais le roman, une sorte de honte à avoir pris du plaisir à lire la situation de ces mouroirs. C’est donc à une lecture véritablement cynique à laquelle il faut réellement s’attendre.

Et on le sent bien, le jeune Jonquet, prendre son pied à bâtir ses scènes, comme un pointilleux humoriste humaniste, à toutes les amener sur une remarque cinglante que le lecteur prendra en pleine figure. Avec, en plus, le souci de l’efficacité maximale, des dialogues déjà parfaits, ce roman laissait augurer d’un grand auteur. Ce qui est bien advenu par la suite. Bref, lisez ce roman, que les éditions Points ont eu la riche idée de rééditer et vous vous jetterez sur tout le reste de l’œuvre de Thierry Jonquet, l’un de nos meilleurs auteurs de romans noirs français, et l’un de mes auteurs favoris.

Ce roman a été publié pour la première fois aux éditions Fleuve Noir, dans la collection Spécial Police en 1984, puis réédité aux éditions Méréal en 1998, et enfin aux éditions Librio en 2000.

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 18:51

Le mois de novembre fut un mois intéressant, du coté des lectures, enthousiasmant même ! Peu ou pas de romans moyens (à part un ou deux), et d’autres franchement emballants. Voilà donc pour moi un bon mois, un de ceux où je n’ai pas perdu de temps et où je me suis éclaté !

Monde à l'endroitAu premier rang du podium Novembre 2012, je rappelle le Coup de cœur Black Novel, pour Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock. Avec une intrigue où se mêlent une dizaine de personnages dans une toile d’araignée, le style flamboyant, éblouissant, ce roman est à situer du coté des coups de cœur coups de foudre de Black Novel, un roman marquant inoubliable.

Dans la rubrique Oldies, j’aurais découvert l’univers de Andrea Camilleri, avec le premier roman de la série des enquêtes de l’inspecteur Montalbano, La forme de l'eau. Ce fut une super découverte, le pli est pris, le virus s’est propagé, et j’ai déjà acheté les deux suivants.

Chez les auteurs français, à part Ainsi puis-je mourir de Viviane Moore, que je n’ai pas aimé, les trois autres romans lus m’ont vraiment emballé. Dans le ventre des mères démontre que Marin Ledun est aussi à l’aise dans le roman noir que dans le thriller, En attendant les vers de Michael Moslonka m’a emballé par son ambition de raconter une histoire de souvenirs d’enfance sur plusieurs années, et Grâce de Monde à l'endroitDelphine Bertholon m’a carrément emporté, roman que je n’hésite pas à situer entre Thomas H.Cook et Megan Abbott.

Du coté des auteurs étrangers, c’est en Grande Bretagne que nous sommes allés ce mois-ci. Déliquescence de Deborah Kay Davies m’a surtout déçu du point de vue du style, que j’ai trouvé froid, clinique, sans passion alors que justement c’est un livre de passions. Ensuite, youpi ! Jack est de retour ! Il s’agit de Jack Taylor, bien sur ! Cela s’appelle Le démon, c’est signé Ken Bruen, et même si ce n’est pas la meilleure de ses enquêtes, c’est tout de même hautement recommandable.

Le titre du chouchou du mois revient donc ce mois ci à Ron Rash avec Le monde à l'endroit, roman terrible, et d’une beauté rare. Ron Rash sait parler de l’Amérique des campagnes, des hautes plaines avec des histoires fortes et des personnages marquants. Un excellent roman qui remporte donc normalement le titre de chouchou du mois de novembre. Rendez vous le mois prochain pour un billet de bilan de l’année 2012 .

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 18:23

Voici quelques idées de lectures pas chères, dont certaines sont disponibles en eBook :

Betty :

Betty-points.jpgLes éditions Points sortent en version poche le formidable roman de Arnaldur Indridason. Quand le maitre du polar islandais décide de rendre hommage au roman noir américain, en adaptant Le facteur sonne toujours deux fois, cela donne un excellent roman. A ne rater sous aucun prétexte. Je vous donne la quatrième de couverture :

Quand j’ai rencontré Bettý, j’ai su que ma vie allait basculer. Elle était magnétique et fatale. J’aurais tout donné pour elle. J’ai même accepté de travailler pour son mari. Mais maintenant c’est moi qui suis derrière les barreaux. Aux yeux de tous, je suis coupable de meurtre. Parce que, si l’amour se joue à trois, il y en a toujours un de trop.

Né en 1961 en Islande, Arnaldur Indridason est l’auteur des enquêtes du commissaire Erlendur, disponibles en Points et publiées dans plus de 30 pays.

« Un exercice de style de virtuose et un lancinant roman noir, pimenté, au moment où on s’y attend le moins (mais chut !), d’une incroyable surprise. Brillant. »

Le Figaro

 

MISSION MALONA de Patricia Rappeneau

mission-malona.jpgUne grand-mère qui décède…

Une jeune fille qui se pointe à son agence de détective privé pour lui poser quelques questions d’ordre personnel tout juste deux heures avant que son neveu Noé ne soit enlevé…, et Nathan Malocène plonge.

Dans la course effrénée du temps qui passe…

À la poursuite de tous les passés… qui doivent lui ramener Noé…

Editions Le Hérisson (http:// www.editions-le-herisson.fr/LivresRappeneau.html)

Collection noire.

220 pages. ISBN : 979-10-90347-15-1

 

La caresse du diable de Karol H

"caresse du diableLa petite lampe de chevet s'allume, je peux alors le voir.

Enfin, je le pourrais sûrement si mes yeux s'ouvraient bordel!

Pour le moment son visage est flou, il caresse les cheveux du cadavre.

De longs cheveux roux...

Mes yeux s'ouvrent enfin,je peux clairement distinguer le corps qui est à terre.

Je vois du sang sous sa tête et sur son visage.

Je pousse alors un cri d’effroi, c'est l'horreur absolue, ce cadavre..."

Toutes les informations sont là : http://la.caresse.du.diable.overblog.com/

 

Le Maitre des fils de Stéphane Gravier :

Maitre-des-fils.jpgEt si l'amour entre une mère et son fils pouvait devenir monstrueux ?

Et si notre société en faisait une arme contre elle-même, que resterait-il ?

Stéphane Gravier joue ici admirablement sur l’homographie du mot "fils" pour tisser une nouvelle effrayante.

On retrouve dans cette œuvre le style bien particulier de l'auteur du roman « Le secret de l'eau », avec ses images et ses métaphores poétiques et jamais gratuites, mais il a su condenser son récit, lui donner plus de nervosité pour nous tenir en haleine.

On ne sort pas indemne de cette lecture !

 

AMERICA ANTICHRONOLOGICA de Giovanni D'Emidio 

Editions LE TEXTE VIVANT, collection CHRONIQUE (http://www.letextevivant.fr)

Des petites villes du Kansas à la mégalopole new-yorkaise en passant par Detroit et Boston, America Antichronologica est un plongeon dans l’Amérique du XXe siècle. D’emblée, le filet d’intrigues se resserre, peuplées de personnages désabusés et de figures de flics évoquant tantôt Serpico, tantôt la paire drolatique Starsky et Hutch. L’évasion est assurée ; et, comme dans tout bon polar, les certitudes vacillent à l’approche d’un dénouement qui prend invariablement à revers.

Passionné de littérature policière, Giovanni D’Emidio, belge d’origine italienne et enseignant de formation, travaille dans un centre d’hébergement pour personnes handicapées. Giovanni D’Emidio est né le 24 juillet 1969 à Mons, dans le Hainaut belge.

 

Les trophées 813 :

Monsieur le commandantFantomes de belfastL’association 813 a rendu son verdict, après avoir dépouillé les votes de ses adhérents. Voici donc la liste des vainqueurs, ce qui peut constituer pour nombre d’entre vous de très bonnes idées de cadeaux de Noel. Cela me rappelle aussi que je dois vous parler des fantômes de Belfast.  


TROPHEE DU ROMAN FRANCOPHONE OU RECUEIL DE NOUVELLES : Romain SLOCOMBE – Monsieur le Commandant [Nil]. Mon billet est ici :

 

TROPHEE Michèle WITTA- ROMAN ETRANGER OU RECUEIL DE NOUVELLES ETRANGERES : Stuart NEVILLE – Les Fantômes de Belfast [Rivages]


Detective novelPrincesse de sangTROPHEE MAURICE RENAULT (essai, étude, article de presse, magazine…) : (Etude) – Le detective-novel et l'influence de la pensée scientifique – Régis Messac -[Encrage]


TROPHEE BANDE DESSINEE :La Princesse du Sang 2 – Cabanes et Headline d'après Manchette [Dupuis]


LE TROPHEE DU  MEILLEUR(E) TRADUCTEUR(TRICE) SERA ATTRIBUE AU LAUREAT DU MEILLEUR ROMAN ETRANGER (décision de l’assemblée générale du 15 Octobre 2000)

 

Le prix Folire 2012 :

Le Prix Folire 2012 attribué à Gilles Paris pour son roman « Au pays des kangourous » (Editions Don Quichotte) sous le parrainage de Bernard Pivot

Au pays des kangourousLe jury du prix FOLIRE s’est réuni ce 23 novembre 2012 au Centre Hospitalier de Thuir (Pyrénées-Orientales). Composé de 58 patients de l’établissement de santé, il avait la lourde tâche de départager les trois finalistes de l’édition 2012 du prix : Gilles Paris, Au pays des kangourous (Don Quichotte), Julie de La Patellière, Notre nuit tombée (Denoël) et Martin Belskis, Dans le square (Buchet Chastel). Le prix a été attribué au premier tour du scrutin à Gilles Paris, par 36 voix contre 12 à Julie de La Patellière et 10 à Martin Belskis.

Le Prix Littéraire Folire, créé en 2011 est le fruit d’un partenariat original entre le Centre Hospitalier de Thuir (Etablissement Public de Santé Mentale), la Caisse d’Epargne Languedoc-Roussillon et le Centre Méditerranéen de Littérature (CML).

Le Prix Littéraire Folire a pour objectif de permettre aux personnes souffrant de troubles psychiques de couronner la qualité littéraire d’un récit ou d’un roman d’un jeune auteur francophone.
Peu après la proclamation du prix, André Bonet, président du Centre Méditerranéen de Littérature et Philippe Banyols, Directeur du CHS de Thuir ont dévoilé le nom du parrain. Il s’agit de Bernard Pivot de l’Académie Goncourt. Ce dernier a accepté d’accompagner le lauréat Gilles Paris début janvier 2013 à Thuir pour lui remettre le prix au nom des différents partenaires. Ce parrainage exceptionnel de Bernard Pivot, très apprécié des patients, est un engagement fort et un encouragement pour les jurés-patients.

« Serons-nous capables d’organiser un prix littéraire comme les autres ? » C’était le défi que s’étaient lancés les jurés lors de la création du prix Folire en 2011, dont Patrick Poivre d’Arvor fut le premier parrain. Le pari « fou » du prix Folire est gagné avec cette deuxième édition riche de promesses.

A l’annonce du prix, Gilles Paris s’est dit très ému, « Parce que j’ai le Prix ? Bien sûr, comme tout lauréat, heureux d’être reconnu. Mais plus encore. Car depuis huit ans, les dépressions que j’ai vécues et vaincues à trois reprises, ont toutefois gardé leurs empreintes et le fait que des patients aient voté pour moi change tout. C’est une revanche sur ces années noires aujourd’hui enfuies. Je me souviens des patients avec qui je partageais mes journées et qui m’ont aidé à surmonter mes angoisses et mes peurs. Car bien au-delà de la médecine et de mes efforts, je sais que je leur dois en grande partie ma survie. Des anonymes pour la plupart que je n’ai jamais revus, mais qui restent en moi comme les meilleurs antidépresseurs qui soient. Être lu par un homme ou une femme qui aujourd’hui traverse ce long tunnel, et apprécie ce roman où la dépression d’un père est évoquée de manière légère par les yeux et les mots d’un enfant, est la plus belle des récompenses qui m’aura été faite tout au long de la promotion de ce roman. Et bien au-delà, car « ce corps étranger » qui pénètre tout dépressif et fait de lui un être vulnérable et fragile, donne un sens à l’écrivain que je suis. »

Avec Au pays des kangourous, Gilles Paris a pris le parti de faire parler un enfant de 9 ans, « un âge ou l’enfant ne juge pas. Il essaye de comprendre. Sa vision du monde donne la distance nécessaire pour aborder les choses graves de la vie ».

Mon billet est à lire ici

 

Votre serviteur sur www.confidentielles.com

logo-confi-aime-ce-blog.jpgJ’ai en effet participé à une interview de Marie-Rose pour le site www.confidentielles.com. Si cela vous intéresse, cela se passe ici : http://www.confidentielles.com/r_13072_black-novel-par-pierre.htm

Ce site est très diversifié et intéressant pour y piocher des idées de lectures dans la rubrique loisirs. N’hésitez pas à y alle

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Published by Pierre faverolle - dans Info du mardi
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