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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 18:55

Comme l’année dernière, Vaison la Nouvelle (84) invite le polar du 13 au 21 avril 2013. Vaison la nouvelle invite le Polar est une manifestation organisée par l'association ACAL (présidée par Anne Jancou).

Affiche-Concours-150x212.jpgVaison la nouvelle invite le Polar a pour objectif d'offrir au public un panorama des ittératures policières (Adultes-Enfants-B.D.) - par l'intermédiaire de rencontres/dédicaces et de conférences –, et de faire naître ou de développer chez ce public le plaisir de l'écriture et donc de la lecture, à l'aide de supports ludiques tels qu'un concours de nouvelles ou des ateliers d'écriture.

L'évènement se veut familial et convivial et le nombre d'auteurs invités volontairement limité à une dizaine. Pour les amateurs éclairés de Polar, ces auteurs présents à Vaison-la-Romaine n'ont plus de secret. Ils sont, en France, une partie de ce qui se fait de mieux dans le genre policier. Cette manifestation se déroule en trois phases :

Du 1er novembre au 15 février, un concours de nouvelles policières.

Le thème de cette année est « Quand la ville dort » : 2013, hommage à W.R. Burnett, monstre sacré du roman noir américain, auteur  de Little Caesar, Dark Hazard, High Sierra et The Asphalt Jungle, publié aux USA en 1949, adapté au cinéma en 1950 par John Huston. En 1951, les éditions Gallimard le traduisent et il devient le n°106 de la collection Série Noire, sous le titre Quand la Ville Dort. 

Tous les détails sont ici : http://www.vaisonpolar.blogspot.fr/p/concours.html

La première semaine des vacances scolaires de Pâques, quelle que soit la zone qui les débute, est consacrée à la manifestation :

Le dimanche, à la Ferme des Arts de Vaison-la-Romaine, se déroule la journée des Rencontres autour des littératures policières : dédicaces avec les auteurs invités – conférences – remise des prix du concours de nouvelles en présence des lauréats. Entrée gratuite, tous publics.

Durant la semaine, au Village Vacances, des conférences et des ateliers d'écriture seront proposés par les auteurs.Des projections cinématographiques ainsi que des jeux pour les enfants compléteront le programme. Entrée gratuite, tous publics.

L'adresse du blog où puiser tous les renseignements nécessaires (règlement, dotation etc).
www.vaisonpolar.blogspot.fr

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 18:31

Le jury des lecteurs de Points a rendu son verdict. Et j’ai eu la chance d’en faire partie. Ils étaient 9 à concourir :

            - La nuit de Géronimo, de Dominique Sylvain

- L’homme inquiet, d’Henning Mankell

- Je ne porte pas mon nom d’Anna Grue

- Les lieux infidèles de Tana French

- La femme congelée de Jon Michelet

- Bienvenue à Oakland de Eric Miles Williamson

- Les visages écrasés de Marin Ledun

- Une petite ville tranquille de Greg Iles

And the winner is : Tana French pour Les lieux infidèles.Je suis heureux pour ce très bon roman, dont je vous conseillebien évidemment la lecture.

Je vous rappelle le sujet :

Lieux infidèlesDans la nuit glaciale, près du halo brumeux d’un réverbère, Frank attend Rosie : ils vont fuir ce quartier minable de Dublin. Rosie ne vient pas. Un dernier coup d’œil sur sa rue, et Frank s’esquive. 22 ans plus tard, devenu flic, il a tiré un trait sur le passé. Du moins, il l’espérait. Sa sœur l’appelle, affolée : on a retrouvé la valise de Rosie. Frank n’est pas seul à ne l’avoir jamais revue.

Tana French a grandi entre l’Irlande, l’Italie, le Malawi et les Etats-Unis et vit aujourd’hui à Dublin. Elle est lauréate du prix Edgar Alan Poe ; ses romans Écorces de sang et Comme deux gouttes d’eau sont disponibles en Points.

 

Ainsi que mon avis : http://black-novel.over-blog.com/article-les-lieux-infideles-de-tana-french-points-seuil-103619324.html

 

Les inscriptions pour être juré 2013 ont commencé. N’hésitez plus, inscrivez vous. C’est ici : http://www.lecerclepoints.com/page-173.htm

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 18:38

ChoquéeRevenons sur une lecture 2012 ...

Ce roman est arrivé par hasard sur ma pile de lecture, et je dois dire que c’est une très bonne surprise. Surprise, car même si vous lisez la quatrième de couverture, vous serez surpris par le contenu. Déjà, juste avant d’ouvrir le livre, la couverture est superbe, le flou d’une maison perdue au milieu d’une campagne nauséeuse, ce mélange entre noir et gris plas clair mais pas foncé non plus. Eh bien, le titre, qui est une traduction littérale du titre anglais Choked, qui signifie enrouée, émue en parlant d’une voix, me parait bien mal choisi.  Car personne n’est choqué ici, et surement pas Marina.

Marina Esposito est psychologue, et a eu une petite fille Josephina avec son mari, Philip Brennan. Alors qu’ils passent le week-end de Pâques chez ses beaux parents, une explosion dévaste la maison. Son beau père meurt, sa belle mère et Phil se retrouvent blessés, et Marina se réveille sur un lit d’hôpital. Quand elle demande où est sa fille, la police lui dit qu’elle a disparu.

Le téléphone de Marina sonne (Love will tear us apart de Joy Division, ce qui prouve qu’elle a un goût excellent !). Une voix inhumaine lui dit qu’elle doit se rendre dans un bar et demander Tyrell si elle veut revoir sa fille vivante. Elle s’enfuit, et vole une voiture de police car tout ce qui compte pour elle, c’est de sauver sa vie.

Et là, vous pourriez vous arrêter de lire. Car une histoire qui tient sur un post-it telle que je viens de la décrire, et qui se déroule sur 460 pages, ça peut rebuter. Donc on croit entrer dans une histoire classique de course poursuite, de mère aux abois … mais en fait ce n’est pas du tout cela. Car Tania Carver va faire entrer Tyrell …

Il est demeuré, ou simplement amnésique, et se retrouve devant un fusil, du mauvais coté … en fait, c’est lui qui le tient, il veut en finir, quand Jiminy Criquet vient le sauver et lui propose de changer sa vie. Et c’est grâce à ces personnages bizarres, dérangés et ultra violents que Tania Carver nous fait entrer dans son monde, étrange et décalé.

En fait, le monde de Tania Carver ressemble à une toile de peintre, qui se transformerait au fur et à mesure qu’on la regarde. Il y a du David Lynch dans les paysages qu’elle nous dépeint, dans les caractères qu’elle nous décrit. L’influence d’un Sailor et Lula ou de Blue Velvet m’est tout le temps venue à l’esprit. Et ce n’est pas pour me déplaire. Donc, le roman est bien une course poursuite avec une Marina qui passe par toutes les couleurs de la psychologie humaine, de horrifiée à concentrée sur son objectif, d’un remarquable sang froid à des scènes de déprime.

460 pages et 128 chapitres, cela veut dire que les chapitres dépassent rarement 4 pages. Si le sujet est plutôt du genre policier, le format lui a plutôt tendance à pencher du coté du thriller. Les chapitres vont donc alterner entre la police, Marina, Tyrell et un drôle de couple ultra violent et complètement barré. Et la lecture va vite, très vite car les personnages sont attachants et/ou fascinants.

Bref, Choquée se révèle un roman plein de bonnes surprises, sautillant d’un genre à l’autre, et dont l’ambiance particulière et glacée laissera un bon souvenir. Et il ne serait pas étonnant que dans quelque temps, j’aie envie d’y revenir et de lire une des précédentes enquêtes du couple Phil / Marina.

N'hésitez pas à jeter un coup d'oeil chez les copains :

http://unpolar.hautetfort.com/archive/2012/11/17/choquee-de-tania-carver.html

http://www.unwalkers.com/choquee-de-tania-carver-ixelles-ne-vous-arretez-pas-au-mauvais-titre/

 

 

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 18:32

Maitre des filsLe père Noel étant une personne que j’admire particulièrement, il a toujours été d’une gentillesse extrême avec moi. Cette année, il a déposé au pied de mon humble sapin une liseuse. Ce n’est pas une jeune femme prête à me lire les plus noirs polars, mais un petit parallélépipède doté d’un écran sur lequel on peut lire des livres.

J’avoue avoir été agréablement surpris par le confort de lecture, d’autant qu’elle est équipée d’un éclairage intégré, ce qui est bien utile le soir. En plus, ça tient dans la poche, donc c’est très pratique. Je ne vais pas lâcher les livres en papier, car j’avoue que le toucher du livre reste un vrai plaisir que la technologie aura du mal à reproduire.

Bref, voici donc une nouvelle chronique que j’ai nommée virtuelle, dans laquelle je parlerai de mes lectures si ce n’est virtuelles au moins numériques. Le premier roman numérique que j’ai lu est un roman de Stéphane Gravier dont j’avais bien aimé Bloody Valeria.

Le synopsis ne nous aide pas trop à savoir de quoi il en retourne :

Et si l'amour entre une mère et son fils pouvait devenir monstrueux ?

Et si notre société en faisait une arme contre elle-même, que resterait-il ?

Stéphane Gravier joue ici admirablement sur l’homographie du mot "fils" pour tisser une nouvelle effrayante.

On retrouve dans cette œuvre le style bien particulier de l'auteur du roman « Le secret de l'eau », avec ses images et ses métaphores poétiques et jamais gratuites, mais il a su condenser son récit, lui donner plus de nervosité pour nous tenir en haleine.
On ne sort pas indemne de cette lecture !

Ce roman a été écrit un an avant Bloody Valeria et confirme tout le bien que je pense de Stéphane Gravier.

En fait, ce roman est écrit à la première personne du singulier, comme un journal secret. Le narrateur, âgé de dix ans, est adoré par sa mère à un point tel, qu’on a l’impression qu’elle l’enferme. Ce qui n’est pas faux, car le trait d’union qui les relie est carrément fusionnel. Elle l’étouffe de son amour exclusif, et lui ne voit le monde que par et pour elle. A tel point que lors d’un mariage, il va rester sous la table, en attendant qu’ils s’en aillent.

Ce jeune garçon, un peu empoté et gros, va devenir la victime des jeunes de sa classe. Et ce n’est pas facile de débarquer dans le monde extérieur quand on a été protégé et épargné des autres par sa mère. Tout aurait pu bien se passer jusqu’au jour où un événement va le toucher, et lui ouvrir les yeux sur le monde et sa cruauté.

L’auteur va prendre la place du petit garçon en utilisant un style simple, usant et abusant d’adjectifs comme si c’était ce petit garçon qui écrivait, appliqué derrière son petit bureau. Ce n’est pas tout à fait un journal, mais plutôt des chroniques de la vie d’un garçon qui découvre le monde des adultes. Souvent empli de poésie, certains passages sont d’une beauté enfantine et pure, alors que d’autres m’ont semblé un peu lourds, exagérés.

Puis, le roman bascule dans le noir, dans la vengeance, le réveil de l’enfant presque homme, se révélant plus immature et cruel que ceux dont il veut se venger. Et sur cette deuxième partie, les pages s’avalent vite, les mots sonnent justes, l’action est constante. Finalement, c’est un roman court (87 pages) mais plein de qualités et qui confirme que Stéphane Gravier est plein de qualités. Vivement le prochain !

Le livre est disponible en version papier au prix de 10,11€ sur le site http://www.thebookedition.com/le-maitre-des-fils-stephane-gravier-p-26770.html, et à 3,17€ sur Amazon http://www.amazon.fr/Le-ma%C3%AEtre-des-fils-ebook/dp/B005XAS68U

 

 

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 18:41

DélivranceAprès Miséricorde et Profanation, Délivrance est la troisième enquête du trio Carl Morck,  Hafez El Assad et Rose la secrétaire. Mais je devrais plutôt dire duo, car Rose, dès le début du roman, est en colère de ne pouvoir poursuivre le décodage d’une mystérieuse lettre. Elle part donc et laisse sa place à sa sœur Yrsa, toute aussi déjantée. Ah, pardon, vous ne savez pas de quelle lettre je parle ?

A Wick, en Ecosse, une bouteille jetée à la mer atterrit entre les mains d’un policier qui, par inadvertance, va la laisser trainer sur un rebord de fenêtre. Sa remplaçante va ainsi en hériter et découvrir dans ladite bouteille, un message d’appel au secours, écrit avec du sang et en Danois. Après tant de temps, le message a été partiellement effacé, mais quelques lettres sont encore lisibles : Au secours !

Le message va donc arriver au Département V, celui dirigé par Carl Morck, dont la mission est de résoudre d’anciens dossiers pas encore classés. Carl n’y croit pas du tout, mais Hafez et Rose cherchent à résoudre ce puzzle. C’est lors d’une de leurs disputes que Rose décide de s’en aller, et de laisser sa place à Yrsa. Ils réalisent rapidement que le message a été écrit par un jeune garçon, enlevé avec son frère dans les années 90. Et il semble bien que le meurtrier soit encore en activité : deux enfants viennent d’être enlevés.

Déjà à la lecture de Miséricorde, j’avais beaucoup aimé la façon dont Jussi Adler Olsen avait de faire vivre ses personnages. C’est donc avec un énorme plaisir que j’ai retrouvé Carl et ses deux coéquipiers. Bien que je n’aie pas (encore) lu Profanation, les qualités de narration sont toujours aussi plaisantes. L’enquête avance lentement, certes, mais avec une rigueur et une application méthodique que le lecteur a l’impression de mener lui-même l’enquête.

L’aspect dont je ne me rappelle pas, ou qui est plus présent ici, c’est le décalage des situations et des dialogues dans l’équipe de Carl, qui font que le début du bouquin s’avale très vite avec un grand sourire aux lèvres. On retrouve aussi Carl, en proie avec ses démons (c’est quelqu’un qui n’a pas vraiment envie de travailler, qui est poussé par son équipe), et avec ses problèmes personnels (sa femme qui parle de revenir, son collègue et ami paraplégique qui débarque chez lui). Hafez s’avère, lui, plus mystérieux que jamais. On n’en saura pas plus sur ce syrien, mais quelques scènes laissent planer un brouillard quant à sa véritable identité et ses motivations et actions hors du travail. Il y a de quoi alimenter les prochaines enquêtes. Enfin, nous avons perdu Rose, mais on n’y a pas perdu au change. Yrsa, sa sœur jumelle, est tout aussi déchainée et déjantée. Les personnages étaient une des grandes qualités de Miséricorde, c’est encore une des forces de ce livre.

Et l’enquête, me direz-vous ? Certains pourront reprocher le rythme lent du livre, mais il faut plutôt ressortir la grande qualité de l’intrigue et sa parfaite logique. L’enquête avance avec une grande rigueur, et on n’y trouve aucun indice tombé du ciel. A tel point que l’on a l’impression de réaliser l’enquête avec Carl lui-même. La psychologie du tueur est de la même façon parfaitement analysée, grâce aux chapitres intercalés qui vont détailler à la fois son passé, ses actes présents et les personnes qui le rencontrent au jour le jour.

Cela donne un roman complet, exemplaire qui se positionne comme un roman promis à un grand succès public, ce qui est amplement mérité tant ce livre est passionnant et remarquablement bien fait. Indubitablement, Délivrance se positionne comme un divertissement haut de gamme en ce début d’année 2013.

A noter qie Miséricorde vient de sortir en version poche au Livre de poche.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 19:00

Vous connaissez Surhumain ?

surhumainNancy, une ville bourgeoise vit sous la menace d’une guerre de gangs : Gruz, le parrain se fait vieux et son associé, Loubon, le notaire véreux, rêve de prendre sa place. Mais tout se complique quand Asano, un des hommes de main, décide de se venger de ses anciens patrons qui l’ont utilisé des années durant. Incontrôlable, c’est un tueur redoutable, qui aime le sang et les combats de sabre. Bizarrement Gruz laisse faire, temporise… Ce n'est pas dans ses habitudes. L’âge peut-être… Dans ce climat extrêmement tendu, il y a Béatrice Rapaic, une infiltrée dans les rangs de Gruz. Femme et flic dans un univers de mercenaires du crime, elle a du mal à vivre : elle abuse de psychotropes, a une sexualité assez débridée… Et puis, Gruz a des doutes à son sujet, ce qui n'aide pas à son équilibre psychique... La menace Asano se fait encore plus précise. A contrecœur, Gruz envoie Béatrice assassiner Asano. C’est une tueuse hors pair. Mais Béatrice et Asano, les deux réprouvés, vont peut-être faire cause commune... Et mettre à jour le secret qui unit Gruz à Asano.

J'en parlais là : http://black-novel.over-blog.com/article-surhumain-de-thierry-brun-nuit-blanche-plon-48375591.html


Vous connaissez La ligne de tir ?

Ligne de tirLe commissaire Fratier est sur le point d'être mis en examen. Depuis trop longtemps, il est lié à la pègre dans sa ville de Nancy et le témoignage de Loriane Ornec, qu'il a corrompue quand elle était dans son service, pourrait bien l'envoyer en prison. Il décide de la supprimer et contraint une ancienne terroriste de la mouvance gauchiste instrumentalisée par le pouvoir à exécuter cette tâche. Mais Loriane Ornec disparaît. Rival de Fratier, Shadi Atassi, qui règne sur le crime organisé nancéien, est amoureux de la jeune femme et mobilise ses troupes à sa recherche. II soupçonne Fratier d'être mêlé à sa disparition... mais surtout Patrick Jade, un homme glacé, au passé de tueur, qui représente pour eux tous, Fratier, Ornec, Atassi, une menace terrifiante. Roman de la nuit et de la corruption, La Ligne de tir, mécanique implacable, nous entraîne imperceptiblement d'un univers à un autre, du roman noir au thriller, et nous invite à une plongée oppressante dans le repaire de Jade, homme granitique, citadelle imprenable, point sombre dont chacun subit l'attraction et vers lequel tous convergent.

J'en parlais là : http://black-novel.over-blog.com/article-la-ligne-de-tir-de-thierry-brun-editions-le-passage-105427228.html


Vous connaissez Thierry Brun ?

Non ? Eh bien il est l’invité du blog des copines Book en stock, et c’est ici : http://bookenstock.blogspot.fr/

N’hésitez pas à aller y faire un tour et à poser vos questions à Thierry qui y répondra bien volontiers.

C’est ici : http://bookenstock.blogspot.fr/2012/11/le-mois-de-janvier-sera-le-mois-de.html

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 18:52

Promenade-du-crime.jpgCe roman m’a été fortement recommandé par Le Concierge Masqué, et je vous conseille d’aller jeter un œil attentif sur l’interview de l’auteur Peter Guttridge, car cela vous permettra d’avoir une idée de son ambition. C’est ici : http://www.concierge-masque.com/2012/12/27/peter-guttridge-promenade-du-crime/

Le début est assez classique, nous assistons à une descente de police, dont une des équipes armées est dirigée par l’inspecteur Sarah Gilchrist. Au rez-de-chaussée, il n’y a rien à signaler. Les équipes montent au premier étage, et là, les coups de feu partent dans tous les sens. Sarah, qui est restée en bas, n’a rien vu. Quand elle monte, un corps est sur les toilettes, deux autres sont dans le lit. Quand elle descend, un homme entre. Elle n’a pas le temps de dégainer qu’il se fait descendre, probablement par un tireur d’élite. Elle a l’impression qu’il laisse tomber quelque chose sous le buffet.

Robert Watts, le narrateur, est le chef de la police, il est très jeune pour occuper ce poste et a de grandes ambitions pour redorer le blason des forces de l’ordre, mis à bas à cause des attentats de Londres du 7 juillet 2005. Macklin, son adjoint l’appelle pour le mettre au courant du carnage. Le truand visé ne semble pas être parmi les victimes. Watts va tenir une position difficile, celle de défendre ses hommes, alors qu’il semblerait que l’assaut ait été donné dans la mauvaise maison. Quand des émeutes se déclenchent, il va être poussé à la démission, d’autant plus que la presse publie le scoop comme quoi Watts et Gilchrist ont été amants.

Watts va alors annoncer la nouvelle à son père, Donald, écrivain de polars. Robert va être contacté par une journaliste Kate Simpson, qui enquête sur l’affaire de la malle, et qui date de 1934. En effet, un corps découpé fut retrouvé dans la gare de Brighton et l’affaire jamais résolue. Mais Robert n’a pas renoncé à découvrir qui cherche à le faire tomber.

En fait, dès la page 25, ce roman m’a pris à la gorge : Alors que Macklin appelle Watts, il lui décrit la situation, sans lui dévoiler le plus grave. Puis, d’une phrase, alors que Watts pense que la situation ne peut pas être pire que ce qu’il lui a annoncé, il dit juste cette phrase : « Il semblerait que nous ayons donné l’assaut à la mauvaise maison ». Je trouve que ce passage donne magnifiquement le ton à ce polar : un style simple, dépouillé et des dialogues percutants et efficaces.

Car, si l’affaire de la malle sanglante va être l’intrigue principale, la ville de Brighton et ses flics corrompus, les mystères des manigances politiques sont le véritable sujet de ce livre. Derrière les frasques de cette station balnéaire, de nombreux gangs profitent de l’argent qui court dans les rues. Derrière les lumières des richesses, se cache la noirceur des mafias locales, gérant les trafics de drogue et la prostitution.

D’ailleurs, ce premier roman est le premier d’une trilogie, et en ce sens, les personnages sont bien positionnés, les intrigues foisonnantes, et l’envie de continuer l’aventure est bien là. Le deuxième tome de la trilogie s’appelle Le dernier roi de Brighton et sort en ce début 2013. Une lecture obligatoire étant donné que Promenade du crime m’a mis l’eau à la bouche. Décidément, j’adore la façon qu’ont les grands bretons d’analyser leur société, avec tant de froideur, mais aussi tant de courage et de si beaux personnages.

L'avis de Claude est là : http://action-suspense.over-blog.com/article-peter-guttridge-promenade-du-crime-rouergue-noir-2012-102981427.html

 

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 18:52

Voici une information pour ceux qui ne lisent pas que des polars, mais aussi des essais. Cela s’appelle Crimes et procès sensationnels à Los Angeles (1922-1962) : Au-delà du Dahlia Noir, c’est écrit par Nausica Zaballos.

 

4ème de Couverture :

Crimes-et-proces.jpgCrimes et procès sensationnels à Los Angeles (1922-1962) reconstitue huit affaires criminelles majeures de la première moitié du vingtième siècle qui ont fait trembler Los Angeles et l'Amérique.

En arpentant les quartiers de la ville du crime (Wilshire Boulevard, les collines de Hollywood, Montecito Heights, Santa Monica, Pacific Palisades), vous découvrirez une galerie de personnages bien réels qui semblent pourtant tout droit sortis de l'imagination d'un scénariste de films noirs: Clara Phillips, la tueuse au marteau; Joseph Jeffers, le pasteur millénariste, gourou sexuel et présumé espion nazi ; William Edward Hickman, lecteur avisé de Nietzsche et meurtrier à ses heures perdues; Elizabeth Mae Duncan, femme incestueuse aux onze maris ; Thelma Todd, l'égérie des Marx Brothers victime de ses mauvaises fréquentations...

Le livre ne se contente pas de retracer, à travers le récit de procès-fleuves, les heures glorieuses de la presse sensationnelle. Il analyse  également le rôle joué par les médias dans la formation d'une mémoire criminelle collective qui érige meurtriers et victimes en figures ambivalentes du rêve américain.

 

Un mot sur l’auteure :

Nausica Zaballos est enseignante d’anglais. Docteur en civilisation américaine (Paris IV Sorbonne), ses thèmes de recherche portent sur l’histoire de la médecine et des représentations culturelles. Elle est spécialiste de l’Ouest américain.

Actuellement allocataire de recherche à l’Ecole de Hautes Etudes en Sciences Sociales, elle est l’auteur du livre Le Système de santé navajo, publié en 2009 aux éditions de L’Harmattan. Suite à ses recherches dans la réserve navajo, elle a collaboré à l’écriture du Dictionnaire du Chamanisme en signant plusieurs entrées, à paraître en 2013 chez Robert Laffont, collection Bouquins, sous la direction d’Yvonne de Sike.

Récompensée par le prix de la meilleure critique à l’édition 2011 du festival Paris Cinéma, elle est aussi rédactrice pour le site Cinemapolis.info.

 

Les sites qui en parlent :

La presse en parle! L'auteur invitée de l'Heure du Crime présentée par Jacques Pradel sur RTL : http://www.rtl.fr/emission/l-heure-du-crime/billet/mardi-6-decembre-crimes-et-proces-sensationnels-a-los-angeles-7739663117

K-libre: http://www.k-libre.fr/klibre-ve/index.php?page=livre&id=2514

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 18:23

Fete-fatale.jpgLa rubrique Oldies, c'est aussi l'occasion de passer en revue des rééditions. Voici une rubrique Oldies qui va parler d’un auteur que je ne connaissais pas. Et c’est grace aux éditions des Presses de la cité et de Babelio que j’ai découvert un auteur de polar dont la grande qualité est la créativité.

Mais commençons par parler un peu de l’auteur : William Katz est l’auteur de nombreux best-sellers internationaux, dont Fête fatale est certainement le plus connu. Diplômé de l’université de Chicago et de Columbia, William Katz a, avant de devenir romancier, travaillé au New York Times Magazine ainsi que pour le gouvernement américain. Fête fatale, puisque c’est de ce roman qu’il s’agit, est sorti aux Etats Unis en 1984. Il a été publié en France en 1986, puis au Livre de poche en 1987. Ces éditions étant épuisées, Les Presses de la cité ont décidé de le ressortir. Pourquoi une telle réédition ? Mais parce que ce roman part d’une idée simple, et que sa lecture est tout simplement jouissive.

Un tueur en série regarde son œuvre, sa sixième victime qu’il va livrer au monde. C’est Spencer Cross-Wade qui la découvre, et il sait que la série ne va pas s’arrêter là. Mais Spencer n’est pas le personnage principal de ce roman. Nous entrons, dès la troisième page dans la vie de Samantha. Nous sommes à New York, en novembre 198… et le mécanisme peut de mettre en place.

Samantha est follement amoureuse de Marty, qu’elle a rencontré huit mois auparavant. Et comme Marty va avoir quarante ans le 5 décembre, elle décide de lui faire une énorme surprise. Elle va essayer de contacter ses amis d’enfance, ses anciens professeurs, pour qu’ils apportent une marque de sympathie et pourquoi pas qu’ils se déplacent pour assister à la fête. Samantha appelle donc sa meilleure amie Lynne pour l’aider à tout organiser.

Marty est à la tête d’une entreprise de publicité et a fait ses études supérieures à l’institut de journalisme de l’université de Medill. Mais quand elle appelle l’université, il s’avère que Martin Shaw n’a jamais fait partie des élèves de Medill. Quand elle contacte l’école primaire de Marty, la réponse qui lui est faite est la même. Samantha, qui va apprendre qu’elle est enceinte de deux mois, se retrouve avec une question insoluble : Mais qui est donc l’homme avec lequel elle envisage de passer sa vie ?

Comme je le disais plus haut, le début du roman est d’une simplicité géniale. Et je dois dire que j’ai lu les cent premières pages d’une traite, avec le sourire aux lèvres. Il faut dire que le personnage de Samantha est d’une gentillesse et d’une naïveté qui attire forcément la sympathie. Et avec un esprit légèrement sadique, j’ai entamé la deuxième partie, c'est-à-dire le milieu du roman.

Et là je dois dire que j’ai eu l’impression que cela tournait un peu en rond, jusqu’à la rencontre entre Samantha et Spencer, qui si elle advient après un coup du hasard irréaliste, lance allégrement la troisième partie. Et cette troisième partie est géniale, avec une fin encore une fois très originale et surprenante.

Vous l’aurez compris, outre la créativité de l’auteur, ce roman est construit de façon très mathématique, très calibrée, les chapitres faisant d’ailleurs environ 20 pages. Et le roman remplit finalement son objectif : divertir le lecteur en le tenant en haleine et en le surprenant. Parfois, les idées les plus simples sont les meilleures, mais je ne peux m’empêcher de penser que William Katz est passé à coté d’un grand thriller.

Je tiens à remercier très chaleureusement Babelio et les éditions Presses de la cité pour cette lecture distrayante.

L'avis de l'oncle Paul est ici : http://leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/article-william-katz-fete-fatale-113614728.html


 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 11:30

En guide meilleurs voeux pour 2013, voici la cultissime annonce d'information du mardi.

Toutes les informations que vous avez souhaité sur le célébrissime festival polar Quais du polar de Lyon, c’est par ici (et merci à Olivia pour les infos) :

 

Les plus grands noms du polar seront à Lyon !

Après une édition 2012 record (45.000 visiteurs), le festival Quais du Polar se développe : l’édition 2013 se tiendra pour la première fois sur quatre jours. Au cours du week-end de Pâques, du vendredi 29 mars au lundi 1er avril, les visiteurs pourront rencontrer ou retrouver les maitres du polar mondial. Le festival accueillera ainsi pour la première le Suédois Henning Mankell, l’Anglaise P. D. James ou l’Américaine Donna Leon. Harlan Coben, qui était venu pour la toute première édition en 2005, fera son grand retour à Quais du Polar.

Parmi ceux que l’on peut d’ores et déjà annoncer, notez également la présence à Lyon de : Gillian Flynn (USA)

Percival Everett (USA)

Benjamin Whitmer (USA)

Elmore Leonard (USA - sous réserve)

Qiu Xiaolong (Chine)

John Burdett (Grande-Bretagne)

Joël Dicker (Suisse)

Sam Millar (Irlande)

Bernard Werber (France)

Tobie Nathan (France)

Jean-Christophe Grangé (France)…

 

À l’honneur : l’Asie et le fantastique

Après les Etats-Unis, lieu de naissance du genre noir, en 2012, le festival s’ouvrira à l’Asie, nouveau continent du polar mondial. Quais du Polar ouvre également sa programmation à la SF et au fantastique. La rencontre de ces « mauvais genres » a en effet influencé de nombreux auteurs de polar qui se sont emparés de leurs codes pour créer des thrillers futuristes et hybrides qui étonnent, dérangent, bouleversent nos certitudes.

 

Prix des lecteurs Quais du Polar – 20 Minutes

Les libraires partenaires de Quais du Polar ont établi la sélection, parmi les romans noirs francophones parus au cours de l’année 2012, des six titres en lice pour le Prix des lecteurs Quais du Polar-20 Minutes :

La Vérité sur l'affaire Harry Quebert, de Joël Dicker (de Fallois)

Mapuche, de Caryl Ferey (Série noire)

Sacrifices, de Pierre Lemaitre (Albin Michel)

Tais-toi et meurs, d'Alain Mabanckou (La Branche)

L'Homme à la bombe, de Christian Roux (Rivages)

Le Dernier lapon, d'Olivier Truc (Métailié)

Un jury de 10 lecteurs, présidé par Claude Mesplède, désignera le lauréat qui sera annoncé le samedi 30 mars à l’occasion du festival.

 

Prix Agostino

Quais du polar lance dès à présent son grand concours d'écriture annuel. Cette année, l’Opéra de Lyon s’associe à l’opération, en résonance avec son festival Justice/Injustice. Le Prix Agostino de la meilleure nouvelle 2013 sera remis pendant le festival Quais du polar et la nouvelle lauréate sera présentée à l'AmphiOpéra.

Le règlement complet du concours est disponible sur le site de Quais du polar.

 

Quais du Polar : festival majeur

Depuis sa naissance en 2005, Quais du Polar s’est imposé en France comme l’événement international majeur autour du polar et des littératures policières, et comme un rendez-vous littéraire de référence par l’importance de sa fréquentation, l’exigence de sa programmation, et l’originalité de ses animations dans la ville.

Enfin, Quais du Polar reste présent toute l’année à travers des avant-premières cinéma, des rencontres avec des auteurs, des formations, son cercle de lecteurs, son site internet et sa page facebook, sur lesquels vous pouvez retrouver toute l’actualité du polar :

www.quaisdupolar.com

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Published by Pierre faverolle - dans Info du mardi
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