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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 18:37

Il va falloir vous y faire, en chaque fin de mois, je vous propose un bilan de mes lectures, ainsi que l’élection (unilatérale, cela va de soi) du chouchou du mois.

Au niveau de la rubrique Oldies, nous avons eu droit à un bon polar réédité par les presses de la cité en fin d’année dernière. C’était Fête fatale de William Katz et cela restera comme un bon souvenir, surtout au niveau du scenario et de l’inventivité.

Une nouvelle rubrique a vu le jour sur Black Novel, il s’agit de la chronique virtuelle. Le père Noël, dans sa grande bonté, m’ayant doté d’une liseuse, c'est-à-dire d’un appareil permettant de lire des romans électroniques, j’ai donc étrenné mon nouveau jouet. Et ce fut une réussite tant au niveau du polar avec Zeus de Sébastien Gendron (Storylab), du roman noir introspectif avec Le maître des fils de Stéphane Gravier ou du thriller avec La verticale de fou de Fabio Mitchelli (Ex-aequo).

J’ai aussi lu ce qui devrait être les grosses ventes de romans au mois de janvier, ou du moins les romans qui vont squatter les étals des libraires. Si j’ai été plus qu’emballé par Délivrance de Jussi Adler Olsen (Albin Michel), j’en attendais plus de  Vert-de-gris de Philip Kerr (Editions du Masque). Le premier ne vous laissera pas tranquille, vous obligeant à poursuivre plus avant sa lecture, le deuxième m’a laissé sur ma faim quant aux zones d’ombres de Gunther (le personnage principal) et m’a fait penser à un best-of, ou à des intrigues qui auraient pu paraitre sous forme de nouvelles.

Il y eut de bonnes, de très bonnes découvertes pour moi, en ce mois de janvier. J’ai été bluffé par le talent de Claire Favan avec Le tueur intime (Points), dans le style thriller. J’ai découvert l’univers onirique et bizarre autant qu’étrange de Tania Carver avec Choquée (Ixelles éditions). J’ai adoré le Brighton de Peter Guttridge dans Promenade du crime (Rouergue Noir). D’ailleurs, nous allons bientôt reparler de ce dernier puisque le deuxième tome de la trilogie est sorti et s’appelle Le dernier roi de Brighton. Il y eut, enfin, la découverte d’un auteur pétri de talent, passionné d’histoire, qui nous fait revivre le Vichy de 1943. C’est génial à lire, pour son contexte historique formidablement rendu, et c’est Le vallon des parques de Sylvain Forge (Toucan noir).

Vous allez me dire : Mais alors, ce chouchou, qui est-ce ? J’ai décidé de le remettre à un auteur péruvien, qui nous parle de Lima, sa ville, de son pays, de ses habitants, avec une subtilité poétique rare. Sous forme de cartes postales, au travers un trajet de bus, il va nous peindre un pays à travers la vision de Jeremias, un jeune étudiant. Et magie de la littérature, ça marche, c’est beau, c’est triste aussi, horrible parfois. C’est Tes yeux dans une ville grise de Martin Mucha (Asphalte).

Le mois prochain, les rubriques habituelles reviennent, bien sur. Et puis, je lancerai une lecture commune, pour découvrir un jeune auteur français. Mais chut ! ce sera pour février ! Et n’oubliez pas le principal, lisez !

 

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:55

Polar-a-Montgeron.pngLa ville où j’habite, Montgeron, organise de multiples activités autour du polar, tout au long du mois de février. Montgeron, c’est une formidable petite ville de la banlieue parisienne, qui brille par le fait que j’y habite. Non, je plaisante ! Un mois de polar, juste à coté de chez moi, ça vaut le coup et ça vaut la peine d’en parler. Il est donc normal que cela apparaisse dans ces pages. Toutes les informations sont disponibles en suivant ce lien :

http://mediatheque.montgeron.fr/opacwebaloes/index.aspx

Deux expositions vous seront présentées : «Frédéric Dard ou la vie de San Antonio» pour les adultes, et « coup de jeune sur le polar » pour les enfants.

Didier Daeninckx viendra parler du Polar et dédicacer vos livres.

Durant cette période, vous pourrez tester vos connaissances à travers de multiples jeux (phrases mystères, quizz, etc.), et participer au jeu concours.

Cette manifestation qui L’Art du polar, se déroulera du 5 au 23 Février 2013. A cette occasion, seront organisées des expositions :

« Coup de jeune sur le polar »

« Frédéric Dard ou la vie de San Antonio »

Le programme des animations comprend :

Samedi 9 février à 15h

Daeninckx.JPGRencontre d’auteur : Didier Daeninckx viendra à la rencontre du public montgeronnais

Mardi 12 février à 17h

Projection d'un film policier

(plus d'information à l'accueil du Carré d'Art)

Mercredi 13 février

Heure du conte : "Mystère Mystère"

A 10h30 pour les 0-3 ans

A 15h pour les 3-6 ans

Samedi 16 février à 15h

Lecture spectacle : Lecture de nouvelles policières par Jean-Paul Shintu accompagné d’un accordéoniste 

Samedi 23 février à 15h

Jeu concours : Remise des prix pour les gagnants du concours

Alors, au mois de février, tous à Montgeron. Et puis, par la même occasion, venez prendre l'apéro !

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 19:11

Tes yeux dans une ville griseLes éditions Asphalte ont décidément le don de trouver des romans pas comme les autres. Parfois, j’accroche, pour d’autres pas. Pour celui-ci, j’adore.

Jeremias est un jeune étudiant. Tous les jours, il traverse la ville, en bus ou en combi. Ces trajets lui permettent de regarder, d’observer et de parler des autres. Par petites tranches de vie, par petites touches, par petites anecdotes, il va nous dépeindre les gens, leur vie, la ville.

Ce sera le tour des pauvres qui font la manche, de quelques amis riches, de jeunes filles qui ont été violées par leur père ou d’un groupe de jeunes délinquants qui dévalisent, frappent ou tue pour une montre. C’est un pays de désolation que nous montre Martin Mucha, un monde de violence pour la survie, où seule la loi du plus fort y a ses droits.

Mais ne croyez pas que c’est un roman empli de rage. Tout est décrit très simplement, avec quelques moments de pure beauté, de pure poésie. Et ces petites scènes mises bout à bout font que l’on se met à la place de Jeremias, que l’on se met à vivre parmi eux, tout cela en une ou deux phrases, en une ou deux pages.

Et quand il évoque, à Lima, cette ville coupée en deux par un mur, avec d’un coté les riches, leurs voitures rutilantes, leurs maisons immenses, et de l’autre coté la bataille pour manger, pour assouvir ses besoins basiques, on est pris à la gorge. Ce mur, comme un fossé infranchissable, dont il ne se rappelle même pas quand il a été construit, et qui fait partie de leur vie sans remise en cause.

Alors, quand dans la dernière partie, nommé Epilogue, Martin Mucha présente des témoignages de gens qui ont connu Jeremias, il m’est venu une grande tristesse, je sentais que j’allais perdre un type que je connais depuis longtemps. Et malgré sa forme de petites scènes, ce roman devient un témoignage à lui tout seul, le puzzle se construit, et quand on a fini la dernière phrase, on ne sait toujours pas ce qui est arrivé à Jeremias, on tourne la dernière page, et on se dit qu’on reviendra vers ce petit condensé de voyage pour sa beauté.

Tes yeux dans une ville grise se révèle un livre beau, tout simple, bigrement attachant. Et j’espère que vous aurez le courage ou l’envie, le besoin ou le plaisir de découvrir un poète contemporain, un magicien des images, un équilibriste sans peur, un grand auteur tout simplement.

Jean Marc a aimé aussi ici

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 18:44

J’adore quand les intrigues sont imaginatives, créatives. C’est le cas de ce court roman, qui existe aussi bien en version papier qu’en version électronique. C’est le premier tome d’un trilogie, et les trois romans sont aussi disponibles en un seul volume.

L’auteur :

Fabio M. Mitchelli est né le 30 septembre 1973, à Vienne en Isère. Passionné de littérature fantastique depuis l’adolescence, il ébauchera ses premiers textes dés l’âge de quinze ans après la lecture de Double assassinat dans la rue morgue d’Edgar Allan Poe. Ses textes se nourriront ensuite des lectures de Stephen King, Thomas Harris, Jean-Christophe Grangé et surtout de Maurice G. Dantec, dont Les Racines du mal fut pour lui une révélation en 1996. L’auteur puise également son inspiration dans les univers oniriques de David Lynch, Tim Burton et David Cronenberg qui ont bercé son adolescence.

Quatrième de couverture :

Verticale-du-fou.jpgElle ouvre les yeux sur son corps mutilé, entouré par la police scientifique qui s’affaire sur la scène de crime de son propre meurtre. Dans cet état d’exo-conscience, elle fait alors un come-back sur sa vie passée et réalise l’être qu’elle à été : suffisante, égocentrique et dépravée. Dans une affliction particulière, dérangeante, elle revoit les instants de son enfance, de son adolescence et, au cœur de ce travelling spirituel, elle prend conscience des brutalités qu’elle a infligées à son être et du mépris qu’elle ressentait pour les autres. Peu à peu, Clarisse prend également conscience de la véritable beauté humaine. Elle va vivre ses derniers instants post-mortem dans une bien particulière situation : celle de refaire à l’envers le chemin des heures qui ont précédé sa mort, afin de pouvoir expier ses péchés de luxure et confondre son propre meurtrier. Chris, le jeune lieutenant de police affecté sur cet homicide, va se retrouver lui aussi face à une situation qui le dépasse : la femme qu’il aimait, celle pour qui sa vie allait basculer, se trouve sous ses yeux, atrocement mutilée. Peu avant sa mort, Clarisse qui avait consommé une relation enflammée avec le jeune flic, avait remis toute sa vie en question, prête à sacrifier les fondations de son arrogante existence, prête à bousculer sa petite vie bien rangée.

Mon avis :

Ah ! si les morts pouvaient parler ! Ils pourraient indiquer le nom de leur assassin, guider les policiers vers le nom du coupable. C’est le principe de ce roman, raconter une intrigue par la voix de l’âme d’une morte. Ce principe permet aussi à l’auteur de nous mener là où il veut, maitrisant les scènes et les morceaux d’une vie qu’il choisit de dévoiler. Et comme la psychologie de Clarisse est remarquablement bien faite, je me suis laissé prendre dans le fil de cette toile.

L’intrigue est simple, faite de flash-back, et le style froid, forcément. On n’a pas de sympathie pour Clarisse, jeune fille qui se laisse mener par ses envies, quelles qu’en soient les conséquences. Et le nombre de coupables potentiels est faible, mais cela suffit pour que l’on se demande qui peut bien être l’auteur de cet horrible acte.

Et malgré quelques répétitions, quelques scènes trash pas forcément utiles à l’intrigue (à mon gout), on passe un excellent moment avec cette lecture, une lecture qui va en appeler une deuxième puisque je vais attaquer de ce pas le deuxième tome de cette trilogie. Cette Verticale du fou s’avère une très bonne découverte et est à classer dans les thrillers originaux et créatifs.

A noter que la trilogie des Verticales est disponible en ebook à 4,99 euros. C’est donné !

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 18:51

vert de grisChaque nouveau roman de Philip Kerr est un événement et l’une des grosses ventes de livres. Il faut dire que cet auteur sait allier les intrigues solides avec un contexte historique rigoureux et même impressionnant. Le cycle de Bernie Gunther en est le parfait exemple, à un tel point que l’on a l’impression de lire une biographie, écoutant sans se lasser l’histoire de ce personnage hors du commun.

Alors que Philip Kerr nous donnait l’impression de choisir une date correspondant à un fait historique connu et de construire son intrigue autour, ce nouveau roman passerait plutôt pour être la suite du précédent, Hôtel Adlon, qui sort d’ailleurs au Livre de poche. L’histoire de ce roman débute donc à Cuba, en 1954, et Bernie Gunther, qui s’appelle xxx et a un passeport argentin doit amener Chica à Haïti.

Bernie se retrouve donc à amener Chica, une jeune prostituée travaillant dans une maison close de Cuba à Haïti pour qu’elle échappe à la police. Tout se passe bien, transport en bateau compris jusqu’à que la police maritime américaine les arrête en pleine mer. Lors de cet accostage, Chica, qui transportait un pistolet, descend un policier. Tout l’équipage se fait arrêter.

Bernie est donc ramené à Cuba, puis à la suite d’un interrogatoire, est emmené à New York. Les questions tournent autour de ses activités pendant la deuxième guerre mondiale. Finalement, Bernie est envoyé en Allemagne, dans le camp de Landsberg à Berlin. Les agents (FBI ou CIA ?) vont s’intéresser à ses relations avec Erich Mielke, le chef de la Stasi. Cela donne l’occasion à Bernie de revenir sur certaines zones d’ombre.

Comme tous les romans de Philip Kerr, la qualité de l’écriture est telle que cela se laisse lire très facilement. La différence avec les autres épisodes de cette saga, c’est que, comme c’est un interrogatoire, il y a plus de dialogues. Et donc, par voie de conséquence, il y a moins de descriptions de lieux, et moins d’imprégnation dans cette époque trouble. C’est plus un témoignage sur certaines dates sensibles qu’une enquête.

Ceux qui connaissent Bernie Gunther (et je ne saurais que vous conseiller de lire la trilogie berlinoise) vont se jeter sur ce nouvel opus, car il faut bien convenir que Philip Kerr a construit une véritable saga sur un personnage qui, au fur et à mesure de ses enquêtes s’avère moins drôle, amusant, et plus humain voire inhumain. La personne de Bernie Gunther après la lecture de Vert-de-gris n’est pas plus claire pour moi, Philip Kerr de contente de lever quelques passages de son personnage.

Je regrette tout de même qu’il se soit contenté de ne parler que des relations de Bernie avec Mielke, qui fut ministre en République Démocratique d’Allemagne. S’il remet au gout du jour un beau scandale (un nazi reconnu qui s’en sort et arrive à devenir ministre d’un pays), le roman m’a parfois fait penser à une accumulation de passages, comme on construit un best of, tout ça pour dire que les scènes prises une par une sont très bien mais il m’a manqué une cohérence de l’ensemble.

Et puis, j’aurais aimé que Bernie, ce personnage si sombre et mystérieux se livre. Alors, évidemment, on se demande tout au long du bouquin s’il dit la vérité ou s’il dit ce que les Américains veulent entendre. Il y a bien quelques passages ou quelques phrases qui laissent entendre que Bernie est opposé au massacre de masse mais pas quand il s’agit des Russes par exemple. Il y a bien quelques vérités bigrement modernes sur le monde tel qu’il est devenu. Mais il m’a manqué ce souffle, cette imprégnation que j’ai trouvé dans les autres volumes.

Ce roman n’est pas mon préféré, mais pour qui a lu la trilogie berlinoise, c’est un roman obligé, que l’on pourrait comparer à du ciment dans un mur savamment bati par Philip Kerr. Il est en train de construire une œuvre qui ressemble à une biographie sur une période noire de l’histoire contemporaine, vue de l’intérieur. Je ne conseillerai donc pas de démarrer par ce Vert-de-gris mais plutôt par la première trilogie. Pour les fans, il est inutile d’en dire plus, ils auront déjà lu ce livre au moment où ils liront ces quelques lignes.

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 19:20

Mes journées ne faisant que 24 heures, je ne peux décemment tout lire. Alors, comme je reçois beaucoup d’informations à relayer, voici une petite sélection des polars récemment sortis, qui m’ont été fort gentiment recommandés.

 

Sol de Philippe Yvon (Lulu.com)

Sol.jpgRuelle sombre, Sol, , déambule dans son quartier du South Pigalle, le SoPi. Un bon Miles Davis en mode play. Vingt ans d'une vie vouée au jazz, dix ans à chercher le meurtrier de son père. Sol, jeune femme énigmatique qui carbure à l'impro se voit plonger dans un univers parisien noir avec comme seule ouverture sa musique. Sol en perfusion constante avec l'adrénaline et la violence, lance des regards sur la vie sans compromis .

Sol est un polar rythmé au son du Jazz.

Solitaire un diamant Brut

SOL la dominante de DO

SOL une jeune femme rude

SOL au regard sans bémol

SOL la clé du Jazz

SOL....

 

Signé Radarax de Jean Marc Demetz

Signe-Radarax.jpgCOMMISSAIRE : « Il y a pire. Hier, l’équipe de Kickuncoutétoupal n’a jamais trouvé les studios de la radio. L’annulation de l’émission a provoqué une manif au centre de Lille. 500 motards ! Tous dans le brouillard ! Ils se sont rentrés dedans les uns les autres ! On a relevé 235 constats à l’amiable et 123 constats pas à l’amiable. C’est la zizanie. » BILL : « Comment êtes-vous certain que ce soit Radarax ? » COMMISSAIRE : « J’ai reçu une cassette. Tu vas l’entendre… »

Signé Radarax est un feuilleton radiophonique édité chez sKa Éditeur numérique.

Vous retrouverez dans ce feuilleton loufoque écrit pour la radio les personnages hauts en couleurs de mon premier polar : Wagadou, paru en 2006 chez Krakoen.

Un hommage motard à Signé Furax…

SIGNÉ RADARAX est proposé à l’achat sur toutes les plateformes de vente de livres numériques. Vous le trouverez en format courant e-Pub et aussi en format PDF au prix de 1,99 €.

 

Ombres et errances de Hervé Le Choucas (Kirographaires)

OMBRES-ET-ERRANCES.jpgBlessures de l’enfance livrée à elle-même, émotions refoulées qui fleurent un inquiétant mal-être, la voilà qui sombre inexorablement dans une spirale vertigineuse semblable à un improbable retour, là où le réel perd tous ses contours rassurants, là où l’existence elle-même se teinte de désenchantement poisseux et de cette mélancolie qui assèche.

Puis c’est l’ancrage mortifère dans un égarement total pétri d’outrage, de drogue et de provocation. C’est aussi la haine qui viendra la ronger. Une haine inspirée par la perfidie subie et les pires humiliations qui puissent secouer une jeune femme en peine de reconnaissance.

Dépendance affective, désirs exaspérés par le besoin d’aimer et d’exister pour quelqu’un, elle se verra brûlée au fer rouge de la trahison.

Adepte inconditionnelle de la scène rock-gothique, sa vie est calquée sur ses noirs idéaux.

C’est l’histoire d’une jeune écorchée, engloutie par le gouffre enténébré des tourments existentiels ; celle dont la conscience chloroformée a laissé toute place à une pâleur chagrine et à un mode de vie déjanté.

Toujours plus loin, portée aux pires excès par son implacable destinée, c’est là une manière irréfléchie de se précipiter soi-même vers le jour où tout finirait mal, où tout finirait froidement pour elle.

Une plongée glauque dans un univers glauque qui semble dénué de toute espérance.

Et pourtant…

 

Montevideo Hotel de Muriel Mourgue (Editions ExAequo)

Montevideo-Hotel.jpgCe roman noir est la première enquête du détective privé Thelma Vermont. L’action se déroule à New-York à la fin des années cinquante au milieu d’une bohème en pleine effervescence créatrice. Un musicien, Martin Lassovski, saxophoniste dans une formation de jazz appelée Beaulieu’s Band, est assassiné un soir d’automne. Son ami, John Ginger demande à Thelma Vermont de mener l’enquête car la police semble peu se soucier du meurtre de Martin. Commencera alors pour Thelma la découverte d’un microcosme qu’elle se met peu à peu à apprécier.

Dans ce roman noir « à l’ancienne », elle va côtoyer des patrons de club un peu louches, des écrivains, des musiciens ; le tout dans une société de consommation à son apogée, certes traumatisée par la guerre froide et guettant l’arrivée des premiers Martiens, mais qui croit en un avenir rose bonbon sur fond de cinoche hollywoodien. Thelma n’est pas dupe, les horreurs de la seconde guerre mondiale -à laquelle elle a participé en Angleterre- sont encore trop fraîches dans sa mémoire. Peut-on encore croire en quelque chose après tout cela ? Et surtout est-il possible d’oublier et de passer à autre chose ? Car on fait d’intéressantes rencontres à New York dans ces années-là ; de Kerouac aperçu à la White Horse Taverne à Billie Holiday, sans oublier Ava Gardner –entrevue à Central Park- ; même si, comme le chante Dana Raise tout se termine toujours par un rêve noir, un Black Dream blues…

 

Lumière noire de Marie Frering (Editions Kyklos)

Lumiere-noire.jpgNaples a été évacuée avant le passage d’un nuage toxique. Ils sont trois, le padre Ciabatta, Samuel l’Éthiopien et Gianni, un bâtard d’une famille de la camorra, décidés à rester et à vivre dans les sous-sols de la ville…

Leur aventure nous entraîne dans la porosité des mondes, ponctuée par les figures des arcanes du Tarot de Marseille, théâtre et art de la mémoire.

Née en 1960 en Alsace, Marie Frering est écrivain, réalisatrice. Elle poursuit depuis plusieurs

années des ateliers d’écriture, principalement auprès de publics défavorisés. Aujourd’hui, elle travaille principalement sur des romans, des nouvelles et des adaptations pour le théâtre et le cinéma. Elle est l’auteur de :

Désirée (Quidam Editeur, 2005)

L'Ombre des montagnes (Quidam Editeur, 2009)

Le Livre d'Amba Besarion de Besik Kharanaouli, traduit du géorgien par Marie Frering et

Omar Tourmanaouli (Quidam Editeur, 2010)

Le petit peuple des airs, livre pour enfants illustré par des gravures d'Elsa Frering (Jean-Pierre Huguet éditeur, 2012)

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 19:19

Tueur intimeQuand ce roman est sorti aux éditions Points, j’en avais déjà entendu parler lors de sa sortie chez Les Nouveaux Auteurs, et j’avais considéré que ce devait être décidément trop sanglant pour moi. Après de nombreuses discussions avec quelques blogueurs de mes amis, j’ai donc décidé de lire ce premier roman d’une jeune auteure pétrie de talent. Retenez bien ce nom : Claire Favan. Si vous êtes fan d’histoires de serial killer, n’hésitez plus, foncez, ce roman est fait pour vous.

Pour ceux qui ne sauraient pas quel est le sujet de ce roman, je pourrais le résumer en quelques mots : Voici l’histoire de Will Edwards. Nous faisons sa connaissance alors qu’il a 15 ans. Outre le fait qu’il soit malheureux à l’école et passe pour la poule mouillée de service, le demeuré de la classe, Will est aussi malheureux à la maison. Sa mère est morte très tôt, et son père alcoolique abuse de lui les soirs de bonne cuite.

Cela pourrait vous démolir un jeune homme. Will s’accroche à un espoir : elle s’appelle Samantha Monaghan, est brune aux yeux clairs et semble le protéger quand il est l’objet de brimades de la part de ses camarades. Alors, il tombe amoureux de cette jeune fille ; il y croit tellement que la déception est grande quand elle accepte d’aller au bal de fin d’année sans lui. Will ira jusqu’à tuer le prétendant qui a osé lui ravir sa place. A la fin de la soirée, Will violera Sam, qui ne dira rien. Mais ses études l’envoyant loin, ils se séparent.

5 ans après, Will revient. Sam est là, elle a vieilli, est revenue alors qu’elle travaillait à New York pour s’occuper de sa mère malade. Et là où Sam protégeait Will à l’école, la relation s’inverse. Il va devenir le chasseur et petit à petit enfermer Sam dans une relation exclusive et ultra violente. Le serial killer va créer une esclave disponible.

Pour un premier roman, c’est une sacrée réussite. Tous les amateurs de thriller ou d’histoires de serial killer vont y trouver leur compte. Des histoires de serial killer, il e en a des tonnes et des tonnes. Ce roman se distingue des autres par la psychologie des personnages, fouillée, tirée au cordeau : Will tout d’abord est un être ignoble qui se découvre, se créé, se façonne dans la première partie, jusqu’à devenir un monstre. Et si c’est intéressant et passionnant à lire, c’est bien parce que l’on a l’impression de lire une biographie. Cet homme, qui a soif de pouvoir va trouver en Sam la victime idéale, il va la forger à devenir son objet, prêt à assouvir ses envies de violence et de douleur.

Dans la deuxième partie du bouquin, nous allons faire la connaissance de RJ.Scanlon, un agent du FBI qui est avant tout un profiler très doué. Là aussi, les techniques et le coté rébarbatif des recherches sont réalistes, et on se demande si Claire Favan n’a pas fait ça toute sa vie ! Avec toujours cette précision maniaque dans les descriptions psychologiques de ses personnages, le tout est un vrai plaisir à lire.

Je ferai juste deux ou trois petites remarques : Dans les tous premiers chapitres, Claire Favan accumule les clichés pour décrire la jeunesse de Will (enfant brimé, adolescent battu et violé) et pourquoi il est devenu comme ça et j’ai trouvé ça dommage. Ensuite, je ne suis pas particulièrement fan de scènes de violence, et je dois dire qu’il y en a pas mal, avis aux amateurs, qui sont bien écrites et donc il ne faut pas mettre ce livre entre toutes les mains. J’ai tendance à penser que la violence est plus efficace quand elle est suggérée. La troisième chose est plutôt une question : Qui créera un serial killer œuvrant en France ?

Tout ça pour vous dire que ce roman est impressionnant, par la maitrise de son intrigue, mais aussi par la fluidité du style, simple et tellement efficace, et par la psychologie des personnages. C’est un premier roman totalement bluffant, dans lequel on se laisse facilement prendre, et qui révèle une jeune auteure qu’il va falloir suivre de très près, d’autant plus que la suite est déjà sortie et que ça s’appelle Le tueur de l’ombre et c’est sorti aux Nouveaux Auteurs.  

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 18:48

Voici une nouvelle chronique virtuelle, c'est-à-dire une lecture de e-book. Cette fois, il s’agit d’une nouvelle, éditée par Storylab, d’un auteur dont l’univers est résolument délirant. Il s’agit de Sébastien Gendron, et ceux qui n’ont pas lu Le tri sélectif des ordures ont intérêt à se le procurer de suite. Dans Zeus, nous sommes plutôt dans le registre polar plus classique.

Zeus.pngLa biographie de l’auteur, rédigée par lui-même (il me semble), ne manque pas d’humour : La naissance de Sébastien Gendron advient seulement quatre-vingt dix jours après la mort de François Mauriac, et à peine vingt après celle du Général de Gaulle. Ses parents en sont si troublés qu’ils hésitent longuement sur le prénom : sera-ce François ou Mon Général ? Ils optent finalement pour un « Sébastien » qu’ils imaginent neutre et moins handicapant. Bien mal leur en prend. À quarante ans, non seulement Sébastien Gendron n’a pas libéré la France, mais en plus, il n’a toujours pas obtenu de prix Nobel pour l’ensemble de son œuvre. Ce qui est désespérant, pour ses parents surtout.

Mais revenons à Zeus :

Résumé de l’éditeur :

Zeus est un tueur-né.

Zeus aime le sang, il est violent, il est incontrôlable.

Tom, petite frappe du banditisme bordelais, aurait préféré ne jamais croiser sa route…

Mais on n'a pas toujours le choix.

Mon avis :

Le premier mot qui me vient en tête sur cette nouvelle, c’est noir et efficace. En deux pages, on est plongé dans une histoire qui va petit à petit se dérouler. Tous les tenants et aboutissants vont se dévoiler et se révéler être un excellent scenario, mené rapidement et de main de maitre.

Tout commence avec une scène de torture. Tom est amené devant son frère Paul, qui est attaché à une chaise. Ces deux là sont des petites frappes qui font de petits larcins sur demande, en particulier voler des voitures pour préparer des casses. Sauf que sur ce coup là, ils ont volé une mallette pour un dénommé René, et qu’ils n’auraient pas du. Les voilà donc chargés, par un homme cinquantenaire que l’on devine être le parrain local, de retrouver ladite mallette. Pour cela, Paul restera attaché et Tom devra remplir cette mission affublé d’un homme inhumain, tueur professionnel ultra efficace que l’on surnomme Zeus.

Deux pages pour présenter la situation, et pour lancer la machine, c’est tout ce qu’il faut à Sébastien Gendron pour nous accrocher à cette histoire. Là où d’autres en auraient fait un bouquin de 300 pages, il règle son intrigue en 36 pages, avec une célérité et une évidence qui force le respect. Les personnages sont vivants, l'action va à 100 à l'heure.

Et si à la fin, on regrette que cela soit si court, on se dit aussi qu’il a construit un sacré scénario qui pourrait faire l’objet d’un film, et que cela serait bien passionnant. En tous cas, je ne regrette pas cette lecture que j’ai trouvée géniale et qui m’a complètement immergé pendant une heure. A 1,49 euros, c'est une bonne affaire. Le seul bémol concerne la couverture ... minimale, bref pas terrible.

Vous pouvez trouver toutes les informations nécessaires ici : http://www.storylab.fr/Collections/One-Shot/Zeus

Et enfin, voici la bibliographie de Sébastien Gendron :

- La jeune fille & le cachalot, Cylibris, 2003

- Le tri sélectif des ordures, Bernard Pascuito Editeur, 2008

- Echantillons gratuits (recueil), Les Petits Matins, 2008

- Mes amis mortels (coll. Les Mat-Sperone), Toucan Noir, 2008

- Mort à Denise (coll. Le Poulpe), Editions Baleine, 2010

- Taxi, take off & landing, Editions Baleine, 2010

- Quelque chose pour le week-end, Editions Baleine, 2011

- Ava ou l’aigreur, Storylab, 2011

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 18:37

sKa.jpg

Vous l’avez peut-être lu, ici ou là, ou bien ailleurs. Krakoen change de formule. Cette coopérative d’auteurs qui publie entre autres les romans de Max Obione, Jeanne Desaubry, Hervé Sard, Jan Thirion et tant d’autres va s’arrêter … pour mieux repartir.

Krakoen devient donc sKa. Là où Krakoen publiait des livres papier et des livres numérique, sKa est un éditeur exclusivement numérique.

Dans l’introduction du site dédié à sKa, on peut y lire :

Pour vos tablettes, vos liseuses, vos smartphones, pour votre plaisir de lecteur de textes courts, érotiques, policiers, inclassables… Une marque de fabrique : le ton, la qualité… sKa !

sKaNous, on y croit ! Consacrant le principal de notre activité, et de notre plaisir à éditer, nous saisissons donc cette chance qui nous est offerte par  Internet. Cependant si nous visons le développement du numérique exclusif, nous ne concevons pas l’édition de livres numériques sans éditeur. L’auto-édition individuelle sur le Web est dans la quasi-totalité des cas un leurre pour l’auteur, car cette production atomisée disparait dans le « bruit de la toile », et n’offre de surcroît aucune garantie de qualité aux lecteurs.

sKaNotre métier d’éditeur demeure inchangé pour accoucher des ouvrages, pour découvrir et promouvoir de nouveaux auteurs, c’est la logistique en aval qui a changé. Un éditeur délivré des lourdes contraintes du  marché du livre papier, vivant un rêve devenu réalité avec les nouvelles technologies qui ne connaissent actuellement que les premières années de la révolution numérique.

On peut invoquer la conjoncture, on peut déplorer une moindre appétence pour la lecture, on peut craindre l’émergence des nouvelles technologies, on peut aussi avoir peur de son ombre. Le fait est que la logistique (diffusion et distribution) et la visibilité de nos livres papier en librairie constituent notre principale difficulté.

sKaAujourd’hui la concurrence du livre numérique vient bouleverser le paysage éditorial. Nous sommes en train de vivre les premières années de transition, l’étoile de Gutenberg pâlit peu à peu, celle de Jobs brille de plus en plus, alors autant être acteur que spectateur.

Nous  diffusons nos livres numériques à partir de tous les portails de téléchargement possibles. Notre site n’est qu’une vitrine de référence.

Je forme le vœu que vous trouviez à la lecture de nos ouvrages, tout le plaisir souhaitable… plaisir qui vous ramènera vers nous dès la première lecture achevée !

 

Trois collections apparaissent donc :

Culissime : des romans et nouvelles érotiques à haute teneur en littérature (réservé à un public de plus de 18 ans).

Noire sœur : des polars et des nouvelles ou romans noirs arpentant les lisières du genre. Et aussi des classiques du polar et du roman noir préfacés par des écrivains contemporains.

Mélanges : ni érotique ni polar, regroupe nos coups de cœur, dans tous les genres possibles.

Alors retenez bien l’adresse, car c’est ici que cela se passe : http://skaediteur.net

Je vous tiendrai au courant des publications régulièrement.

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Published by Pierre faverolle - dans Info du mardi
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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 19:13

Vallon des parquesDans les nouveautés de ce début d’année 2013, il va falloir compter avec ce deuxième roman de Sylvain Forge publié aux éditions du Toucan, un roman qui nous plonge dans le Vichy de 1943 au travers d’une enquête policière pour la découverte d’un tueur en série.

1943, c’est une date charnière pour le régime de Vichy, puisque c’est l’année à partir de laquelle Vichy, qui était jusque là située en zone libre, passe sous contrôle allemand. Quatre corps de jeunes filles vont être découverts atrocement mutilées dans les bois environnants, et les Allemands vont demander au préfet français de faire preuve d’efficacité dans la résolution de ce massacre sous peine de perdre son autonomie.

L’enquête va être confiée à André Lange, un ancien mobilard, c'est-à-dire qu’il a fait partie des brigades du tigre et à ce titre jugé compétent mais mis sur la touche car dévoué à Clémenceau. Pour cette mission, il va être nommé directeur de la Sûreté de l'État français, et est chargé de former son équipe. Il va naturellement se tourner vers ses anciens collègues, mobilards comme lui.

Il va réunir Paul Montford, ancien commissaire des brigades du tigre, et trois de ses anciens collègues. Mais l’enquête va se révéler bien difficile et le nom du coupable va entrainer des difficultés plus politiques que policières.

C’est un roman que l’on a envie de défendre, malgré quelques réserves qui ne remettent en rien en cause la lecture passionnante de ce roman. Car au travers cette enquête que je qualifierai de classique, Sylvain Forge montre et démontre la situation politique de Vichy, tous les services en charge de la « sécurité », de la Gestapo à la police allemande, de la police française aux milices, et toutes les pressions pour sauver un peu d’indépendance.

Il y a aussi les personnages, dont aucun n’est ni blanc ni noir, cherchant à sauver leur peau. Il y a ceux qui sont persuadés que les Alliés vont débarquer et qui font partie des résistants (actifs ou passifs). Il y a ceux qui préparent leur avenir, en se faisant bien voir par les Allemands tout en soignant leurs relations avec les Allemands. Il y a des Allemands qui profitent de leur pouvoir, et font des menaces incessantes et des policiers compétents concentrés sur leur travail.

Et puis, il y a les Français moyens, ceux qui vivent tout simplement, qui élèvent des lapins dans les caves, des poules dans leur jardin, qui subissent et se battent pour survivre. C’est au travers d’une multitude de personnages que le roman va avancer pour illustrer avec beaucoup de talent l’ambiance et la situation de ce gouvernement félon pendant cette période si particulière. Je suis resté ébahi devant le talent de l’auteur pour savoir faire vivre autant de personnages différents (une quinzaine, quand même !) et pour les mettre au service de l’ambiance et de la situation politique.

Il y a bien quelques petites choses qui apportent un léger bémol à ce roman, telles que des indices qui ne sont pas triviaux, ou quelques personnages plus accessoires car avec des motivations difficiles à cerner, ou bien une fin que je trouve rapide et compliquée car regroupant tout le monde au même endroit. Mais je défendrai ce roman contre vents et marées car la force des psychologies des personnages et la façon qu’a Sylvain Forge de nous plonger dans cette ambiance des années 40 sans lourdeurs font que ce roman se révèle une excellente lecture. J’ai adoré ce roman, et je souhaite du fond du cœur que vous l’aimiez aussi. Sylvain Forge est un nom a retenir.

Les avis des copains et copines blogueurs :

http://lespolarsdemarine.over-blog.fr/article-le-vallon-des-parques-sylvain-forge-113745191.html

http://leventsombre.cottet.org/service-de-presse/2012/le-vallon-des-parques

http://www.unwalkers.com/le-vallon-des-parques-de-sylvain-forge-editions-du-toucan/

http://blue-moon.fr/spip.php?article7792

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Published by Pierre faverolle - dans 2013
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