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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 18:14
Sa vie dans les yeux d’une poupée de Ingrid Desjours (Plon)

Je sortais d’une lecture noire et marquante, et je me demandais ce que j’allais bien pouvoir lire ensuite. Alors, emporté par mon enthousiasme, je me suis dit : Pourquoi ne pas prendre un thriller. A coté de mon bureau, se trouvait le dernier roman en date de Ingrid Desjours. J’avais déjà lu et beaucoup apprécié ses deux premiers, Potens et Echo, alors pourquoi pas attaquer un livre qui serait à coup sur un bon divertissement ? Erreur ! ce roman est à la fois un thriller mais aussi un roman noir et très dur !

Je commence le livre, et je m’aperçois que j’ai affaire à deux destinées, deux personnages qui, d’emblée sont deux écorchés vifs. Ils ne devraient pas se rencontrer et pourtant, leur rencontre semble inéluctable en même temps qu’elle va les entrainer dans les abimes de leur cerveau atteint.

D’un coté il y a Barbara, jeune fille de vingt quatre ans, qui n’a connu que des drames dans sa vie. Elle vit avec sa mère aveugle, dont elle s’occupe, et son père est parti du foyer familial. Sa passion, c’est de s’occuper de ses poupées. Elle est esthéticienne dans un centre de beauté et un soir, elle se fait violer dans un parc par un homme moustachu. Ce drame va être comme la goutte qui fait déborder le vase, et l’entrainer dans un enfer dont vous n’avez pas idée.

De l’autre coté, il y a le capitaine Percolès qui revient au travail après un arrêt maladie, pour convalescence. Marié malheureux puisqu’il a découvert que sa femme le trompait, il a connu un accident de la route dramatique qui l’a vu perdre sa femme brulée vive. Dans cet accident, il y a aussi perdu une jambe. Alors qu’il fait preuve d’une agressivité rare envers ses collègues, son chef lui trouve une mutation à la brigade des mœurs.

En deux chapitres courts, Ingrid Desjours va nous présenter ses deux personnages, avec une efficacité telle que j’ai tout de suite eu envie d’en savoir plus. Plongé dans l’intrigue, je me suis laissé emporter par ce style direct, entre Barbara qui va subir un viol dont la scène m’a paru d’une dureté incroyable tant Ingrid Desjours reste spectatrice et nous assène des phrases insoutenables, et Percolès avec son humour noir, misogyne et méchamment cynique. Le décor est planté, et la psychologie des personnages implantée, et le livre décidément et implacablement impossible à lâcher.

Ce roman oscille entre thriller et roman noir, avec une construction implacable. Et je ne peux même pas vous en dire plus sur l’intrigue, de peur de vous en dévoiler le dénouement. Alors, sachez juste que la grande qualité de Ingrid Desjours est de faire vivre ses personnages au travers d’une psychologie très réaliste, et forcer le lecteur à s’imprégner de leurs actes, de plonger dans des esprits fragiles, malades, écorchés vifs, et cachés derrière une apparence trompeuse qui va même tromper le lecteur.

La différence avec ses deux précédents romans, Echo et Potens, est impressionnante tant on sent que Ingrid Desjours s’est amusée à écrire et manipuler le lecteur. Le style est devenu dur, âpre, direct, à un tel point que je suis content d’avoir su décerner une grande auteure de thriller et que ce roman, mi-thriller mi-roman noir est excellent. Et malgré cela, on sent que Ingrid Desjours peut nous concocter un roman encore plus fort pour notre plus grand plaisir. En tous cas, le scenario est implacable, redoutable, vicieux dans sa mise en place et la rigueur de son déroulement.

Clairement, c’est un excellent thriller et probablement le meilleur thriller français que j’aurais lu en 2013. Je ne dirai qu’une chose, en fait deux : lisez ce livre, vous n’en reviendrez pas ! et merci Mme Ingrid Desjours pour cet excellent moment de lecture !

Un grand merci aussi aux copines de Bookenstock grâce à qui j’ai pu lire rapidement ce livre. D'ailleurs, Bookenstock organise le Mois de ... consacré à Ingrid Desjours. Alors n'hésitez plus, allez donc poser des questions à Ingrid, c'est ici.

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 18:22

Il y a peu, je vous proposais une sélection de pavés étrangers pour passer un excellent moment cet été sur la plage … ou ailleurs. Voici l’occasion de compléter vos bagages avec cette sélection de polars français qui trouveront, j’en suis sur, une petite place dans vos valises … Bref, plus que jamais, n’oubliez pas le principal, lisez !

L’information du mardi : des pavés français pour la plage

Stone island de Alexis Aubenque (Toucan noir) :

Archipel en plein cœur de l’océan pacifique, Stone Island est le paradis sur Terre...ou presque...

A la suite du décès de son père biologique, Fiona Taylor, jeune avocate fraîchement diplômée, devient héritière. Plutôt que de couler des jours paisibles dans son pays d’adoption, elle décide de se rendre sur Stone Island à la recherche de ses véritables racines. Dès lors, elle va s’établir dans une vaste demeure coloniale, perdue dans la jungle, où accueillie par des domestiques et une aïeule au comportement étrange, elle tentera de percer les secrets de sa famille. Dans cette quête, elle doit passer par le commandeur Jack Turner, premier homme de loi de l’île, qui doit faire face de son côté au meurtre d’un homme d’affaires, tué dans des circonstances étranges. Simple crime crapuleux, raciste, ou plus délicat encore ?

Turner devra faire le tri entre toutes les pistes, pour tenter de comprendre les tenants et les aboutissants d’une inquiétante série de meurtres qui ne serait peut-être pas sans liens avec les questions de Fiona...

Alexis Aubenque a publié une dizaine de romans (chez Pocket, Calmann-Lévy & Livre de Poche) dont Canyon creek à l’été 2012 chez Toucan.

Il a reçu le Prix du Polar en 2009 pour Un Automne à River falls.

L’information du mardi : des pavés français pour la plage

Un long moment de silence de Paul Colize (Manufacture du livre)

1920 : Wladyslaw ouvre sa pharmacie à Lwow.

1948 : trois jeunes Italiens attendent la sortie des élèves du Brooklyn College devant leur coupé Hudson rouge.

1952 : un homme poursuit une fillette sur le parking enneigé de l'aéroport de Stuttgart.

1989 : une femme aborde trop vite une courbe sur le ring de Bruxelles.

2012 : Stanislas déshabille une femme qu'il connaît à peine.

Paul Colize est l'auteur de Back Up (Folio Policier-Gallimard). Il vit à Waterloo.

L’information du mardi : des pavés français pour la plage

Sa vie dans les yeux d’une poupée de Ingrid Desjours (Plon)

Barbara, vingt-quatre ans, a tout oublié de l'horreur qu'elle a vécue, ce soir d'hiver dans un parc désert. Pourtant, de cette incursion au cœur de la douleur et de l’épouvante, elle n'est pas revenue seule : elle a ramené avec elle une vision, une hallucination tenace, entrevue à travers les lambeaux de son cauchemar. Une image avec qui la jeune femme vit. Hantée, obsédée. Et habitée par une soif inextinguible de vengeance dont la poupée qu’elle vient de s’offrir se fait le relais.

C'est comme ça que la douce Barbara se laisse progressivement posséder par un double maléfique. Et commet en son nom les pires atrocités.

Sur ses traces, Marc Percolès, flic provocateur et omniscient, au corps et au cœur plus couturés que Frankenstein. Il est le premier à faire le lien entre la petite esthéticienne sans histoire et le monstre qui torture des hommes, la nuit tombée. Prêt à tout pour la coincer, il n'hésitera pas à sortir du cadre légal pour arrêter l'escalade de violence.

Mais, en cours d'enquête, il comprendra que Barbara ne tient pas forcément les rênes de sa folie, et que d'autres personnes de son entourage ont tout intérêt à ce qu'elle continue. Et que, elle aussi, il devra la sauver.

Née en 1976, Ingrid Desjours est psychologue spécialisée en psycho-criminologie. Après avoir pratiqué en Belgique auprès de criminels sexuels, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture romanesque et scénaristique. Elle a déjà publié Echo et Potens (Plon, 2009 et 2010) remarqués et plébiscités par la presse et le public. Elle a animé l’écriture de Connexions, un polar interactif édité en partenariat avec l’émission Au Field de la nuit (TFI).

L’information du mardi : des pavés français pour la plage

Le purgatoire des innocents de Karine Giebel (Fleuve noir)

Je m’appelle Raphaël, j’ai passé quatorze ans de ma vie derrière les barreaux.

Avec mon frère, William, et deux autres complices, nous venons de dérober trente millions d’euros de bijoux.

Ç’aurait dû être le coup du siècle, ce fut un bain de sang.

Deux morts et un blessé grave.

Le blessé, c’est mon frère. Alors, je dois chercher une planque sûre où Will pourra reprendre des forces.

Je m’appelle Sandra.

Je suis morte, il y a longtemps, dans une chambre sordide.

Ou plutôt, quelque chose est né ce jour-là…

Je croyais avoir trouvé le refuge idéal.

Je viens de mettre les pieds en enfer.

Quelque chose qui marche et qui parle à ma place.

Et son sourire est le plus abominable qui soit…

Karine Giébel est née en 1971 dans le Var, où elle vit toujours. Son premier roman, Terminus Elicius (Editions la Vie du rail, 2004) reçoit le Prix Marseillais du Polar en 2005. Suivront Meurtres pour rédemption (Editions la Vie du rail, 2006, et réédité au Fleuve Noir en 2010) qui a été sélectionné pour le Prix Polar Cognac, Les Morsures de l'ombre (Editions Fleuve Noir, 2007) tour à tour lauréat du prix Intramuros, du Prix SNCF 2009 et du Prix Derrière les murs, Chiens de sang (Editions Fleuve Noir, 2008) et Jusqu'à ce que la mort nous unisse (Fleuve Noir, 2009), Lauréat du Prix des Lecteurs au Festival Polar de Cognac. Juste une ombre a reçu le Prix Marseillais du Polar et le Prix Polar de Cognac. Purgatoire des Innocents est son dernier roman paru au Fleuve Noir.

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2 juin 2013 7 02 /06 /juin /2013 18:17
Oldies : Natural enemies de Julius Horwitz (Baleine noire)

Ce mois ci, la rubrique Oldies devrait comporter un ajout tout simple, et bien connu : Goodies. Et si je devais classer cet extraordinaire roman, je le mettrais assurément dans les romans noirs, obscurs, impressionnants, amoraux, désespérants. Autant de raisons de lire ce roman que vous aurez peur d’ouvrir après avoir lu ce billet, mais ce sera une de vos lectures les plus marquantes, une des plus inquiétantes aussi, une lecture qui va vous laisser des cicatrices car elle va vous appuyer là où cela fait horriblement mal, sans aucune compassion, aucun regret, avec un sadisme et une clairvoyance rares.

Et pourtant, vous n’y trouverez aucune trace de sang, pas la moindre trainée d’hémoglobine, juste une plongée sans retour dans l’âme d’un homme finalement comme tout le monde, comme vous et moi, qui, un jour pète un câble, et se lève le matin en se disant que ce soir, en revenant de sa journée de travail, qu’il va tuer sa femme et ses trois enfants d’une balle dans la tête. Vous n’y trouverez donc pas non plus de suspense haletant puisque la fin vous est déjà détaillée dès les premières lignes.

Ce qui frappe dans ce roman, c’est que l’on est plongé dans l’esprit de cet homme, parce que c’est écrit à la première personne du singulier, sans aucun pathos, presque avec froideur. Paul est directeur d’une revue scientifique qu’il a réussi à développer avec succès. C’est un homme comme les autres, qui va réaliser son projet, sauf que son projet est horrible. Il ne faudra pas y chercher une quelconque explication ou motivation derrière cet acte meurtrier, mais peut-on seulement expliquer un tel acte ?

Si le roman se situe dans les années 1970, à New York, il semble bien intemporel, tant les questions qui sont soulevées dans le roman sont toujours d’actualité. C’est le reflet d’une génération qui a perdu tout espoir, tout objectif, tout intérêt dans le fait de survivre depuis la deuxième guerre mondiale. Le message est terrible, et terriblement addictif, car plus on avance, plus on est horrifié, plus on continue à lire. Ce roman est diablement subversif en même temps qu’il est nécessaire à lire, important à lire.

Si la forme, qui détaille la journée de Paul heure par heure, comme s’il n’allait rien se passer, fait monter la tension, les sujets abordés au travers de ses rencontres et de ses discussions ne nous donnent même pas une piste. Et ce n’est pas sa déception envers sa vie maritale, ou même son besoin de sexe qui vont nous donner une réponse, une bribe d’explication. Ce roman est bel et bien une réflexion sur la vie et la mort, sur l’homme et la femme, sur sa place dans la société, sur le rêve américain (mais est-il seulement américain) qui part en poussière.

Quand le polar se veut bien plus qu’un divertissement, mais à la fois une leçon de philosophie et d’histoire, quand il pose plus de questions qu’il ne propose de réponses, alors cela donne Natural enemies. C’est un livre dur, âpre, brutal, froid, une pure perle noire comme on n’en lit que deux ou trois fois dans sa vie. Mais c’est un livre à ne pas mettre entre toutes les mains. Oserez-vous le lire ?

Un dernier mot sur l’auteur : Julius Horwitz est l’auteur de 9 livres, tous fortement imprégnés de contexte social. Natif de Cleveland, il a travaillé de 1956 à 1962 au département de la santé à New York. Natural enemies a été adapté en film avec comme acteurs principaux Hal Holbrook, Jose Ferrer and Viveca Lindfors. Ce roman a été édité une première fois par les éditions Seuil en 1977. Il est mort en 1986 à l’âge de 65 ans.

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 17:22
Le chouchou du mois de mai 2013

En ce mois de mai 2013, Black Novel aura fêté ses 4 ans. Et j’ai bien du mal à y croire, mais cela me fait énormément plaisir. Je tiens donc à remercier encore tous les visiteurs de ce blog.

Et pour le chouchou de ce mois de mai 2013, il n’y a pas de suspense. Le titre est allégrement décerné à Stephen King pour 22/11/63 chez Albin Michel, car c’est un roman extraordinaire. En plus, cela faisait plus de vingt cinq ans que je n’avais pas lu un roman du maitre du suspense et de l’horreur. 22/11/63 s’avère être probablement son meilleur roman. N’hésitez pas ! plongez dans l’Amérique du début des années 60.

S’il est un domaine où je suis ignare, c’est bien les nouvelles. J’en lis très peu, car le format me convient peu. Je dois dire que le recueil Washington noir chez Asphalte, dirigé par George Pelecanos lui-même m’aura donné l’occasion de lire de petites merveilles dont je garderai un souvenir pendant très longtemps.

Parmi les auteurs que j’adore, il y a Mons Kallentoft. Avec son personnage de Malin Fors, il a créé une inspectrice qui a le don d’entendre les morts. La 5ème saison, au Seuil, son dernier roman en date va plus loin que ses 4 précédents romans, se permettant de juger la société suédoise, et montrant que finalement, les maux que connaissent les sociétés occidentales sont présents partout. C’est un roman qui s’avère plus brutal et agressif que les autres, pour mon plus grand plaisir.

C’est aussi ce sujet que l’on retrouve dans Ce qu’il faut expier de Olle Lönnaeus (Livre de Poche). Si ce n’est que l’auteur démontre plutôt la volonté de son pays, la Suède, de montrer un visage plus blanc que blanc, alors que sous la peinture qui s’écaille, la population s’avère raciste au possible. Une vraie découverte !

Megan Abbott, auteure que j’adore, démontre dans Envoûtée (Editions du Masque) tout son talent : A partir un fait divers des années 30, elle construit un portrait de femme tout en subtilité, comme elle sait les faire. Envoutée, comme Adieu Gloria et La fin de l’innocence, est pour moi un de ses meilleurs romans.

Du coté des Français, qui ne sont pas en reste, j’aurais lu des premiers romans prometteurs tel que Le cercle des tueurs de Annie Ramos (Citron bleu), agréable tel que Roulette charentaise de Alain Mazère (Le geste noir), franchement emballant tel que Le complexe du prisme de Fabrice Pichon (Citron Bleu), ou franchement stressant comme Unter Blechkoller de Michael Mention (Fantascope). Bref, un mois de mai qui montre que la France regorge de talents dont on attend déjà les futures parutions.

Faites votre choix parmi ces quelques chroniques et n’oubliez pas le principal : lisez !

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28 mai 2013 2 28 /05 /mai /2013 17:44

Ah, ils font fort, en ce mois de mai, chez Points. Ils vont sortir quatre polars, dont deux ont déjà été lus et classés dans les coups de cœur de Black Novel. A cela, on ajoute un roman de Arnaldur Indridason et un de Deon Meyer. Donc, au mois de mai, c’est chez Points que cela se passe. Jugez donc :

L’information du mardi : Un Points, c’est tout !

Antonin Varenne : Le Mur, le Kabyle et le Marin

2009 : flic le jour, boxeur la nuit, George Crozat, dit le Mur, sent sa carrière décliner et accepte de tabasser des inconnus pour le compte d’un mystérieux commanditaire.

1957 : Pascal Verini, ouvrier de Nanterre, soldat en Algérie, refuse de pratiquer la torture. Rien ne semble devoir réunir ces deux hommes. Pourtant, leurs trajectoires vont se croiser et en être définitivement bouleversées.

Né à Paris en 1973, Antonin Varenne est diplômé de philosophie. Il a parcouru le monde avant de revenir en France pour se consacrer à l’écriture. Il a reçu le Prix du Meilleur Polar des lecteurs de Points 2010 pour Fakirs.

« Varenne frappe encore plus fort qu’avec Fakirs. Un texte noir d'une incroyable force et la confirmation d'un écrivain de tout premier plan. » Lire

Mon avis coup de coeur est ici

L’information du mardi : Un Points, c’est tout !

Psychose de Robert Bloch

Sa mère est folle. Norman le sait, mais il l'aime trop pour l'envoyer à l'asile. Alors, il se débarrasse des cadavres. Partie retrouver son fiancé, Mary s'arrête pour la nuit dans un motel isolé. Le propriétaire, un grand garçon à l'air timide, finit par accepter de lui donner une chambre. Epuisée par dix-huit heures de route, elle décide de s'accorder une douche bien méritée...

Né en 1917, Robert Bloch est l’auteur de nombreux thrillers et romans noirs, dont le plus célèbre est Psychose, qu’il écrit en 1957 et qui fut adapté au cinéma par Alfred Hitchcock en 1960. En 1959, il remporte le prix Hugo pour That Hell-Bound Train.

Mon avis coup de coeur est ici

L’information du mardi : Un Points, c’est tout !

A la trace de Deon Meyer

L'Afrique du Sud est un labyrinthe dangereux où se perdnet les traces des plus redoutables prédateurs. Il faut des hommes sauvages comme Lemmer pour espérer s'en sortir. Un trafic de rhinocéros noirs le conduit sur la piste d'un trafic international, mettant en jeu Al-Qaïda. Sa route croise celle de l'ancien policier Mat Joubert, de l'innocente Milla. Tous sont traqués par plus menaçants qu'eux et leurs destins vont se mêler en un inextricable puzzle.

Né en 1958 en Afrique du Sud, Deon Meyer est l'auteur des Soldats de l'aube, Grand Prix de littérature policière. A la trace a été reconnu comme l'un de ses romans les plus ambitieux et des plus aboutis.

"On verrait bien Deon Meyer dans le panthéon qui abrite déjà Mankell et Le Carré."

Le Point

A noter que le prochain roman de Deon Meyer s'appelle 7 jours, et qu'il est disponible aux éditions du Seuil depuis le 17 mai

L’information du mardi : Un Points, c’est tout !

La muraille de lave de Arnaldur Indridason

Abasourdi, Sigurdur lève les yeux vers l’imposante Banque centrale, surnommée la « muraille de lave » en référence à l’impénétrable barrière de corail de la mer d’Islande. Ici règnent le crime et la corruption : une employée, adepte du libertinage, a été poignardée. Sigurdur en est persuadé, l’assassin est entre ces murs. Plus que jamais, les conseils d’Erlendur seraient précieux, mais il a disparu…

Après la pause noire du magnifique Bettý (disponible en Points), Arnaldur Indridason revient sur les terres qu’il connaît bien : celle des atmosphères lourdes et mafieuses de l’Islande aux paysages presque fantasmagoriques sous sa plume. Encore un très bon cru qui prouve que, loin de s’épuiser, cette formidable saga Erlendur a encore de très beaux jours devant elle…

« Un conte moral très sombre sur une société en pleine dérive, qui perd ses repères mais y gagne ses galons littéraires. » Le Monde

« Le charme est intact. Poésie noire et obsédante, maîtrise parfaite du tempo et des intrigues, dénuement du verbe, tendresse et vague à l'âme. » Télérama

Mon avis est ici

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 05:11
Washington Noir, un recueil de nouvelles présenté par Georges Pelecanos (Asphalte)

Quand on parle de Washington, on pense aussitôt à la maison blanche, à la capitale des Etats Unis. Mais depuis Georges Pelecanos, nous savons que c’est une ville cosmopolite où règnent des quartiers dignes des villes les plus noires et les plus violentes au monde. Georges, tel un guide, nous donne à lire une préface qui présente donc sa ville comme une introduction à ce qui va suivre, et en particulier sa nouvelle L’indic de confiance. Si je ne l’ai pas trouvée géniale, elle a le mérite de planter le décor, à savoir une ville faite de quartiers, de rues aux mains de gens comme les autres, loin des magnifiques bâtiments que l’on donne à voir et visiter aux touristes.

Les auteurs participants à ce recueil sont : Robert Andrews, Jim Beane, Ruben Castaneda, Richard Currey, Jim Fusilli, James Grady, Jennifer Howard, Lester Irby, Kenji Jasper, Norman Kelley, Laura Lippman, Jim Patton, Georges Pelecanos, Quintin Peterson, David Slater et Robert Wisdom.

Comme tous les recueils de nouvelles, j’y ai trouvé du bon et du moins bon, du génial et de l’anecdotique, à mon goût. Mais l’ensemble est tout de même d’un très bon niveau. Alors je ne parlerai que de celles qui m’ont vraiment marqué, surtout par la peinture de personnages qui resteront longtemps dans ma petite cervelle.

Juste un dernier mot pour vous signaler que ce livre est divisé en quatre parties, DC dévoilée, Rues et ruelles, Flics et voleurs, La colline et ses frontières et que cette division ne m’a pas franchement convaincu. Par contre, la play-list en fin d’ouvrage permet elle de s’immerger dans cette ambiance bariolée et variée, mais surtout noire.

La capitale du monde de Jim Patton :

Cette nouvelle raconte la rencontre entre un flic et une immigrée clandestine d’origine moldave. La nouvelle fait la part belle aux différences que l’on peut trouver entre les beaux atours d’une ville touristique et la réalité des bas quartiers. Avec une science de l’efficacité dans la mise en place des personnages, cette nouvelle s’avère très attachante … et très noire aussi.

Les noms des perdus de Richard Currey :

Cette nouvelle est un chef d’œuvre, ou du moins je l’ai adorée. Je l’ai lue deux fois, tant cette histoire de vieil épicier, ancien des camps de concentration, est une réflexion sur la violence et l’auto-défense. Ce personnage, horrifié par tout ce qui touche les armes va s’acheter une arme pour se défendre contre les braquages qui empoisonnent sa vie. C’est une histoire extraordinaire, et l’on ne peut que regretter qu’elle soit si courte, tant elle m’a paru parfaite.

La femme et l’hypothèque de Laura Lippman :

On connait Laura Lippman pour sa science de la subtilité des psychologies féminines. Elle fait preuve ici d’un humour noir et froid dans une histoire de femme qui doit acheter la maison de son mari dont elle veut divorcer. Elle montre aussi la hausse des prix des maisons qui engendre une séparation entre les quartiers riches et pauvres. L’ensemble est d’une redoutable efficacité.

Dieu n’aime pas les trucs moches de Lester Irby :

Comment au travers de l’assassinat d’une jeune femme dans une boite de nuit de Washington, l’auteur nous montre par un témoignage d’une fille de bonne famille comment elle a intégré la pègre. Et l’histoire de la mafia de Washington nous est dévoilée de façon exemplaire. Une belle démonstration d’efficacité dans la simplicité du style.

Le pourboire de David Slater :

Dans cette nouvelle relativement courte, David Slater nous parle des pauvres gens, ceux qui travaillent douze heures par jour pour une cinquantaine de dollars. Le portrait de Gibson, cuisinier dans un petit bouge, est d’une exemplarité rare de simplicité pour montrer l’écart se creusant entre les pauvres et les riches, entre les monuments touristiques et les sales rues emplies de vide et de pénombre.

Vous l’aurez compris, ce recueil renferme un grand nombre de pépites que je ne peux que vous conseiller de découvrir.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 18:05
22/11/63 de Stephen King (Albin Michel)

Cela fait vingt deux ans que je n’ai pas ouvert un roman de Stephen King, depuis La part des ténèbres et Le pistolero sortis en 1991. Peut-être est-ce parce que j’ai considéré à l’époque que ce n’était plus de mon âge ? Cela n’enlève rien à l’œuvre du Maitre du suspense et de l’horreur, ni aux souvenirs que je garde de ces lectures fantastiques dont les plus marquantes sont (de ce dont je me rappelle) Shining, Simetierre, Le gout de vivre ou La peau sur les os. Avec les avis unanimes sur son dernier roman, je ne pouvais que m’essayer à sa lecture, et en même temps me remémorer les formidables moments de suspense et d’angoisse que j’ai vécus grâce à cet auteur.

2001, Maine. Jake Epping est un professeur d’Anglais qui vit seul depuis que sa femme l’a laissé tomber. Plutôt solitaire, il se contente de sa vie faite d’habitudes et de routines comme celles d’aller manger ses hamburgers chez Al Templeton, qui sont si peu chers que tous pensent qu’il s’agit de viande de chat. Un soir, Al lui montre, à l’arrière de sa caravane une brèche qui lui permet de remonter dans le temps en 1958 ; c’est là bas qu’il achète sa viande pur bœuf.

Jake va s’essayer à voyager dans le temps. La première fois est un aller-retour dans la ville de Lisbon Falls. Quand il revient, deux minutes se sont écoulées en 2011. A chaque voyage, il s’écoulera deux minutes et les modifications que Jake apportera au passé, avec leurs conséquences dans le futur seront remises à zéro à chacun de ses voyages dans le passé. Al, qui est atteint du cancer, demande à Jake de tuer Lee Harvey Oswald avant qu’il n’assassine John Fitzgerald Kennedy. Mais Jake veut d’abord sauver la famille d’Harry Dunning qui a été massacrée par son père. C’est le début d’une épopée qui va montrer à Jake que le temps est récalcitrant aux changements qui peuvent influer sur le passé.

Et ces quelques lignes ne font qu’effleurer à peine les cent premières pages. Et je ne sais comment vous dire le plaisir que j’ai eu à dévorer ces 930 pages, la joie de retrouver cette écriture limpide, évidente, hypnotique de Stephen King, cette magie de se retrouver plongé dans un autre monde qui est pourtant le notre, mais quelques dizaines d’années auparavant.

Vous allez trouver plein d’avis sur Internet qui vous diront que ce roman est génial, que c’est le meilleur du Maitre … eh bien, bien que je ne les ai pas tous lus, je pense qu’effectivement, ce doit être son meilleur, tant on sent qu’il a mis son âme dans le personnage de Jake, tant il a mis ses tripes dans cette histoire, tant il a voulu recréer les Etats Unis des années 60 selon Stephen King.

Et quel feu d’artifice ! Car dès que l’on lit quelques lignes d’un chapitre, on est happé par la force d’évocation de cette période dorée, mais sous-jacente de menaces, cette période d’insouciance pour les Américains moyens. Rarement, j’aurais eu la chance de visiter de l’intérieur la vie d’une petite ville avec autant de détails. Rarement j’aurais été imprégné par les couleurs vives du Texas, et par les odeurs nauséabondes des usines qui tournent à plein régime, relâchant leurs fumées noires dans un ciel bleu et limpide. Les descriptions des gens ordinaires d’une petite ville américaine sont exemplaires et tellement imprégnées de vérité, les spectacles de fin d’année scolaires, les fêtes de Noel, les galas de bienfaisance, les matches de football universitaire, tout est fait pour que l’on soit plongé dans cette époque du début des années 60.

Ce roman ne va rien apporter au mystère de l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, même si le sujet central, l’obsession du personnage principal est d’empêcher Lee Harvey Oswald de commettre son meurtre, mais il vous emportera par sa force d’évocation, il vous plongera dans le personnage de Jake Epping, un personnage bon mais qui est obligé de vivre avec un passé inexistant et trouble. Et puis, au détour d’une phrase, d’une description d’un paragraphe, Stephen King le grand va vous surprendre, faire monter la tension juste par quelques mots. C’est incroyablement bien fait, cette façon de dérouler son histoire pour s’amuser à nous planter un coup de poignard dans le dos.

Il y a tout dans ce roman : De l’aventure, de l’amitié, de l’amour, du suspense, bref tous les ingrédients pour passionner le plus difficile des lecteurs. Cela m’a rappelé les romans où l’on se passionne pour un héros qui se bat contre des éléments plus forts que lui, et ici nous avons droit à la lutte d’un homme contre le temps. Stephen King se permet même de comparer 1958 à 2011, en disant que finalement, aucune des deux époques n’est meilleure que l’autre, il ne tient qu’à chacun d’entre nous de faire le bien.

Il s’est passé quelque chose d’extraordinaire pendant que je lisais ce livre : je l’ouvrais pour lire un peu, j’étais emporté par cette aventure jusqu’à ce que je lève les yeux de ces pages ensorcelantes, et je m’apercevais que je venais de passer une heure en 1958. Magique ! cela m’est rarement arrivé, cette sensation d’être à ce point immergé, envouté par une intrigue, effrayé par une menace étrange que l’on a du mal à nommer.

Avec ce que je viens de résumer, nul doute que vous allez vous jeter sur ce roman, en courant comme un dératé chez votre libraire. Vous ne serez pas déçu par ce roman intemporel, par cette aventure temporelle, où Stephen King donne tellement et où le lecteur ressent l’homme derrière l’écrivain. La question à laquelle je ne répondrai pas est : Stephen King a-t-il écrit là son meilleur roman ? A vous de juger. En tous cas, nul doute qu’il fera partie de vos bagages de vacances cet été !

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Published by Pierre faverolle - dans 2013
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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 09:02

J’ai déjà parlé ici de la maison d’édition Ring, avec la sortie du document de Stéphane Bourgoin 999 ans de serial killers. Je vais aujourd’hui aborder les romans qui sont sortis récemment, un nouveau roman noir très ambitieux qui inaugure la nouvelle collection Ring noir et une réédition d’importance.

L’information du mardi : Montez sur le Ring !

La femme qui valait trois milliards de Boris Dokmak

Elle est la plus célèbre disparue au monde. Elle sème la mort et le chaos.

Elle s’appelle Paris Hilton.

Le privé Almayer, dopé aux cocktails et à l’étherine, va remonter la piste sinueuse de la princesse blonde de Beverly Hills. A Bruges, un flic obsessionnel enquête sur le meurtre d’une jeune femme, retrouvée embaumée suivant un rituel surgi du fonds des âges. Grouillant sous le soleil de Californie, la jet-set dégénérée, les narcotrafiquants et les mercenaires saignent pour leur place au paradis. La femme qui valait trois milliards sera leur ticket pour l’enfer.

"Premier roman saisissant d’un écrivain de 40 ans né en Ukraine et vivant en Anjou, La Femme qui valait trois milliards fait partie des livres qu’on n’oubliera pas cette année. Polar paré de mille qualités, magnifique objet pop et déclinaison haletante d’un genre qu’il embrasse avec amplitude, angoisse et maestria, La femme qui valait trois milliards imagine la disparition de Paris Hilton dans une intrigue qui mêle services secrets américains, narcotrafiquants et serial killers férus d’égyptologie. Remarquable." Benjamin Berton, Première.fr – Fluctuat

Plus d’informations : http://www.ring.fr/livre/trailer.php/livre/la-femme-qui-valait-trois-milliards

L’information du mardi : Montez sur le Ring !

DOBERMANN - L'INTÉGRALE VOL.1 de Joël Houssin

"Il y a des hommes qui naissent pour fleurir les cimetières, d’autres pour les remplir."

La saga explosive et haletante du Dobermann, monument du thriller français vendu à plus d'un million d'exemplaires à travers le monde.

Né en Janvier 1981, le Dobermann a, en 4 ans et 19 romans, taillé une sanglante balafre dans le paysage du polar. Une anthologie du braquage, un best-of du hold-up ! Côté flics, le mot d’ordre est clair : « Personne n'a envie de voir le Dobermann et son gang en prison. Il y a des voyous qu'on n'arrête pas. Le Dobermann, ce n’est pas un gangster comme les autres. Il ne respecte rien. Il braque les banques pour le plaisir. Ce n’est pas humain.

On n'a pas le droit de mépriser l'argent comme ça. L'argent, ça se mérite. Et le Dobermann, il mérite que d'aller au trou... Un trou bien profond avec de la terre par-dessus. Alors collez-moi un paquet de balles dans la tête de ces tueurs de flics ! » Le problème, c’est que pour mettre le Dobermann dans le trou, faut d’abord le trouver. Pas facile de traquer un gibier qui a toujours le doigt sur la gâchette. C’est comme ça. Il y a des hommes qui naissent pour fleurir les cimetières, d’autres pour les remplir.

Plus d’informations : http://www.ring.fr/livre/trailer.php/livre/dobermann-integrale

Le volume II paraitra en mai 2014

Le volume II paraitra en octobre 2014

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Published by Pierre faverolle - dans Info du mardi
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19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 17:26
Le cercle des tueurs de Annie Ramos (Citron bleu)

Vous connaissez mon appétit pour les premiers romans. Alors en voici un qui a pour qualité un sujet bigrement intéressant allié à une aisance stylistique pour mener à bien une intrigue qui vous surprendra jusqu’à la dernière ligne. A croire d’ailleurs que l’auteur avait en tête à la fois son sujet et la fin du roman. En voici donc le sujet.

Belfort de nos jours. Ils sont cinq, cinq adolescents qui ont créé le cercle des tueurs. Tout avait commencé comme une discussion autour de leur passion, les films d’horreur et les romans d’épouvante. Puis ils avaient édicté des règles jusqu’à mettre leur projet à exécution. Ils ont donc choisi cinq œuvres de suspense et cinq futures victimes, choisies parmi des gens qui n’ont aucun rapport avec eux mais qui sont passés au travers des mailles de la justice. Chaque meurtre comportera un indice rappelant un film ou un livre de suspense. Ils sont cinq, William le chef, entouré de Thomas, Nathan, Fabrice, et Sylvain.

La police, en la personne du capitaine Francis Pouchard, épaulé de la jeune Paula Martinez se retrouve rapidement face à trois personnes poignardées, un professeur, un homme sans histoire et un étudiant. L’enquête va s’avérer difficile pour résoudre ces meurtres perpétrés sans aucune logique.

Annie Ramos a construit son roman de façon originale : les premiers chapitres sont consacrés au cercle des tueurs ce qui fait que l’on ne cherchera pas le nom des coupables. En fait, le livre alterne entre les tueurs et le commissaire Pouchard, même si le déroulement de l’intrigue fait la part belle à William et ses quatre comparses. Ils vont donc réaliser leur projet, puis se retrouver pour discuter de leurs exploits.

J’ai trouvé que le rythme était tendu, l’écriture très descriptive et agréable. Bref, vous l’aurez compris, c’est un livre très plaisant à lire, et ce d’autant plus qu’Annie Ramos est aussi à l’aise dans ses descriptions de la ville de Belfort que dans ses dialogues. Elle pointe aussi le danger des images violentes assénées aux jeunes influençables, que ce soient des films ou des livres. Ces cinq jeunes, pleins d’insouciance mais aussi ayant renié toute notion de bien et de mal, passent leur vie comme on joue à un jeu vidéo, sans se soucier le moins du monde des conséquences.

Pour un premier roman, c’est une réussite, même s’il m’a manqué des choses, surtout du coté de la psychologie des personnages. Je trouve que le sujet est très bien trouvé mais c’est par là qu’il pêche un peu. Car comme la motivation du groupe d’adolescents est floue, et en particulier on n’y trouve aucune rébellion, on en vient à généraliser sur tous les adolescents. En fait, il m’a peut-être manqué un personnage auquel j’aurais pu me raccrocher, soit pour éprouver de l’empathie, soit pour le détester.

Alors même si j’ai adoré la fin, si j’ai lu avec avidité la totalité du roman, j’ai ressenti un malaise face à ce manque de psychologie qui aurait pu faire de ce roman un formidable coup d’essai. Reste que ce roman est vraiment prenant, que c’est un premier roman qui laisse augurer d’un avenir brillant pour son auteure. D’ailleurs, elle a plein de projets que vous pouvez découvrir sur son site : http://annie-ramos.e-monsite.com/

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 17:53
Roulette charentaise de Alain Mazère (Le geste noir)

Voici un premier roman que l’on pourrait classer dans les romans régionaux, un roman policier sympathique agréable à lire.

Tout commence par une personne âgée qui succombe d’une crise cardiaque dans une rue de Chassenon. Dans ses poches, se trouvent des liasses de billets, trente mille euros ! Nul doute que la présence du casino, tout proche y est pour quelque chose. La police enquête et soupçonne un trafic de blanchiment d’argent.

Le lendemain, c’est le directeur général du casino que l’on retrouve poignardé. Le commissaire divisionnaire Anne Marie Saint Angeau est chargée de l’enquête et ses soupçons se tournent vers Jerome Balland, un jeune homme de 25 ans, trafiquant de drogue de son état. Il est localisé en Italie, vers Venise.

Des inspecteurs sont envoyés pour pister Balland, mais dans le train qui le ramène vers la France, Balland est lui aussi retrouvé poignardé dans les toilettes. Le problème est que Donald Marchenet, journaliste à Avenir Charente est présent dans le train. L’enquête de Donald et Anne Marie va leur montrer une facette cachée du trafic de drogue.

Si je devais donner une image de ce livre, je dirai que c’est un livre diésel. Il démarre doucement, un peu maladroitement, au sens où l’auteur est pressé de rentrer dans le vif du sujet, nous donne à voir les deux premiers meurtres dans les deux premiers chapitres. Puis, l’enquête démarre, et là, le livre prend son rythme de croisière et devient très agréable à lire.

On s’attache beaucoup aux deux personnages du roman. Il y a Donald, sorte de journaliste touche à tout, qui court partout comme un chien fou. Et puis il y a Anne-Marie, commissaire plutôt froide, qui dirige l’enquête de son bureau, n’hésitant pas à donner ses directives à ses subordonnés, quitte à manipuler Donald justement. Il faut dire qu’elle est affublée de quelques inspecteurs qui n’ont pas inventé l’eau chaude, dont Marsac qui n’est vraiment pas très malin, comique sans le vouloir.

Voilà donc un roman policier qui va dérouler son intrigue tranquillement, nous montrant comment le trafic de drogue s’insère dans la corruption généralisée. Mais le but du roman est avant tout de nous divertir, et je dois dire que je l’ai lu vite et avec plaisir. Voilà donc un bon premier roman en somme, bien sympathique. En tous cas, on peut s’attendre lors du prochain roman à une structure complexe.

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