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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 16:44
L’information du mardi, c’est aussi le samedi : TPS 2013

Le festival des littératures policières de Toulouse fait partie des manifestations les plus importantes en France. Cette année, ce sera la 5ème édition, et il se déroulera du 11 au 13 octobre 2013.

Outre les rencontres et signatures d’auteurs de renom français et étrangers, de nombreuses manifestations sont organisées durant les trois jours que dure ce festival.

Toulouse Polars du Sud propose un plateau riche et éclectique pour tous les goûts et tous les âges.

- Des auteurs qui se font rares en France comme Luis Sepúlveda ou James Grady, Carlo Lucarelli

- La jeune génération d’auteurs français qui monte : Jérémie Guez, Olivier Truc, Marin Ledun, Michaël Mention, Ingrid Astier, Elsa Marpeau, Sire Cédric, …

- De nouveaux talents étrangers : Víctor Del Árbol, Cristina Fallarás, Raja Alem, Tina Uebel…

- Des incontournables: Patrick Raynal, Pascal Dessaint, Jean-Hugues Oppel, Carlos Salem, Peter May, Claude Mesplède…

- Des BDistes de renom : Chauzy, Pinelli, Carrère

Le festival donne la parole aux auteurs à travers notamment 9 tables rondes, venez les écouter et débattre avec eux. Elles sont organisées dans le Forum de la Librairie de la Renaissance :

- Le vendredi à 18H30, Le polar historique avec Elena Arseneva, Gilles Bornais et Carlo

Lucarelli

- Le samedi à 10H00, écrire l’ailleurs avec Elsa Marpeau, Olivier Truc et Michael Mention

- Le samedi à 15H00, Ville et polar, une ville, un auteur avec Grazia Verasani, Larry Fondation et Petros Markaris et Jake Lamar

- Le samedi à 16h30, Manipulateurs et manipulés, les dessous de l’espionnage. avec Tina Uebel, James Grady et Patrick Raynal

- Le samedi à 18h00, Les nouvelles voix/voies du polar espagnol. Avec Cristina Fallarás, Víctor del Àrból, Willy Uribe, Carlos Zanón et Antonio Lozano, présentés par l’incontournable Carlos Salem.

- Le dimanche à 10h30, La FAQ Le Vieux qui lisait des romans d’amour a fait la renommée de Luis Sepúlveda. Il a aussi signé des textes policiers dont Comme un nom de torero, un superbe polar. Il répondra aux questions déposées par ses lecteurs dans une boîte sous le chapiteau ou sur le site de TPS sous la forme d’une Foire aux Questions.

- Le dimanche à 11h30, James Grady/Jake Lamar/Larry Fondation. Les visions de l’Amérique.

- Le dimanche à 15h, Carlo Lucarelli, Tête-à- tête.

- Le dimanche à 16h, Le roman noir se met au boulot. Avec Anne Rambach, Marin Ledun et Pascal Dessaint

Les auteurs à la rencontre du jeune public :

On peut écrire du Noir pour le jeune public qui en est souvent friand.14 auteurs partiront à la rencontre de plus de 2000 élèves dans 6 écoles primaires, 8 collèges et 6 lycées, des moments de partage souvent riches en émotion et découvertes. Les travaux réalisés à cette occasion seront dévoilés aux visiteurs du festival dans le Carré scolaire, un lieu d’exposition dédié sous le chapiteau.

A noter trois grandes nouveautés pour cette édition 2013 :

Toulouse Polars du Sud propose au public de s’amuser avec un fil conducteur du Noir dans la ville Rose

- Un grand rallye enquête proposé par Pascal Dessaint et en partenariat avec La Novela se déroulera le samedi 12 octobre dans les rues de Toulouse.

- Chacun pourra également retrouver le plaisir ou les angoisses de sa jeunesse à travers les Dictées Noires.

- Enfin un concours photo est lancé jusqu’au 22 septembre uniquement par le biais du réseau social Instagram.

Toutes ces informations et plus encore sont à retrouver le site du festival ici : http://www.toulouse-polars-du-sud.com/

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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 18:01
Né sous les coups de Martyn Waites (Rivages Thriller)

Ce roman est un premier roman. Ce roman est formidable, et pas uniquement parce qu’il s’intéresse à une période qui m’intéresse mais parce qu’il aborde des thèmes forts et parce que son traitement est impressionnant. Ce roman s’appelle Né sous les coups, extrait d’une chanson des Talking Heads (que je ne connaissais pas d’ailleurs) et c’est un des romans à lire absolument en cette rentrée 2013.

Il est construit par des allers retours entre Avant et Maintenant, par chapitres interposés. Hier, c’est 1984, en pleine grève des mineurs en Grande Bretagne. Maintenant, c’est 2001. Tout se déroule à Coldwell, une cité minière imaginée par l’auteur. L’auteur va au travers le destin d’une dizaine de personnages montrer l’impact de la grève des mineurs sur la vie de la ville, sur la vie des gens, sur la vie.

Le personnage central se nomme Stephen Larkin, journaliste de son état. Il a connu et couvert les événement de 1984, ayant été à l’époque un jeune idéaliste prenant fait et cause pour les mineurs. Aujourd’hui il revient à Coldwell pour écrire un livre, pour faire l’autopsie de cette ville et montrer les conséquences de cette grève, pour crier à la face du monde la vérité, celle que les journaux ont caché à l’époque … et encore maintenant.

Tony Woodhouse était un jeune footballeur, promis à un grand avenir. C’est lui qui avait marqué le but si important contre Newcastle en 1984, avant de mettre un terme rapidement à sa carrière. Aujourd’hui, il dirige un centre pour jeunes drogués. Louise qui cherchait l’amour pour s’émanciper est devenue une femme au foyer qui a des problèmes avec sa fille Suzanne. Tommy qui était une petite frappe est devenue l’un des caids du coin, aidé par deux petites frappes comme il fut, mais en plus violent.

Martyn Waites aurait pu faire un roman donneur de leçons, pontifiant, prenant les lecteurs de haut, il distribue des coups bas. En s’attachant à ses personnages, sans jamais les juger, mais en posant petit à petit des morceaux de puzzle, il montre, détaille, autopsie ce qu’est devenue la Grande Bretagne, celle qui est faite d’hommes et de femmes qui, avant, avaient des espoirs, un but dans la vie et qui aujourd’hui, maintenant n’ont plus rien sauf leur instinct de survie et leur désespoir qui leur poisse les mains.

D’un ton volontairement froid et distant, sans empathie inutile, Martyn Waites livre un roman impressionnant qui nous rappelle que la volonté de destruction du gouvernement Thatcher a obtenu le résultat qu’il cherchait. La ville de Coldwell qui était vivante et travailleuse est devenue une ville de zombies, d’âmes errantes qui courent après leur dose de drogue pour oublier leur quotidien déprimant.

La force de ce roman réside bien évidemment dans ces personnages, tous des écorchés sans but, mais il montre aussi comment le gouvernement a lancé ses troupes pour annihiler toute vie, comment il fallait écraser les manifestations, et Martyn Waites nous rappelle que dans ces manifestations il y avait des hommes. Ce roman montre comment le gouvernement a manipulé l’opinion, ne montrant que des photos dans les journaux de manifestants agressifs et de policiers victimes et Martyn Waites écrit au travers Larkin sa volonté, sa rage pour ne pas oublier. Ce roman montre comment le gouvernement, au sortir de la guerre des Malouines a décidé de s’occuper de son peuple et Martyn Waites nous assène à la figure que le travail des ouvriers a été remplacé par une économie parallèle de drogue et de criminalité.

Ce roman est tout simplement impressionnant, sur les conséquences d’une époque dramatique, dont personne ne parle. Il rappelle aussi que la société est faite d’hommes et de femmes et en cela, il en fait un livre humaniste exemplaire. C’est un livre qui va vous prendre à la gorge, qui est dur à vivre, dur à lire, car vous serez plongé dans le quotidien de gens simples, dans leur vie que le gouvernement s’est acharné à détruire consciencieusement pour faire entrer le pays dans la modernité. Quelle démonstration, faite à coups de poing !

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:54
L'information du mardi, c'est aussi le jeudi : Les éditions de l'aube

Voilà une maison d’édition que je ne connaissais pas. Et par un curieux hasard, on me parle par deux fois de cette maison d’édition. La première, c’est mon ami Le concierge masqué qui me signale que le roman de Catherine Bessonart, Et si Notre-Dame la nuit, était excellent. La deuxième fois, c’est un mail que je reçois pour me signaler les sorties de cette fin d’année. Alors, regardons d’un peu plus près ce qui nous attend aux éditions de l’aube, et commençons par le roman de Catherine Bessonart :

Et si Notre-Dame la nuit de Catherine Bessonart :

"Après le cou, ce qui l'émouvait le plus chez une femme, c'était le poignet, alors il se pencha vers la femme inconnue, effleura ses veines qui ne battaient plus et lui fit la promesse muette que justice serait faite."

Il s'appelle Chrétien, pourtant il se dit "mécréant, tendance bouddhiste". Flic, fraîchement divorcé, il en est proie à une sorte de nervosité - il vient d'arrêter de fumer - mais pas seulement. Il pressent un malheur imminent qui ne tarde pas à survenir : neuf des plus belles statues de Notre-Dame de Paris sont décapitées ; puis, très vite, une jeune femme. La première d'une longue série...

L'enquête que mène le commissaire Bompard l'amène au sentiment qu'il est intimement mêlé à cette affaire. De quelle manière ? Ses doutes se confirment quand le meurtrier le menace dans ce qu'il a de plus cher : son ex, Mathilde.

Cette enquête est époustouflante : le lecteur tombe sous le charme du commissaire et dans les mailles d'une intrigue qui le tient en haleine jusqu'au dénouement de ce polar psychologique, dense et attachant. Un grand moment de plaisir.

L'information du mardi, c'est aussi le jeudi : Les éditions de l'aube

Crime impuni aux Monts Wuyi de He Jiahong, en librairie le 5 septembre.

Monts Wuyi, sud-est de la Chine : six copains de fac se retrouvent trente ans après leurs études dans un hôtel de rêve. Le lendemain, l'un d'eux meurt, empoisonné au Furadan. L'enquête démarre en trombe... et se casse le nez : le coupable présumé est déclaré innocent, faute de preuves suffisantes. Pour s'approcher de la vérité, il faudra aller jusqu'à Aix-en-Provence en passant par Genève. Une plongée impressionnante au coeur du système judiciaire chinois.

«J'ai trouvé le roman du professeur He à propos de cette affaire criminelle non résolue débordant d'ingéniosité. Il m'a fait retrouver le plaisir et la joie de lire de mes jeunes années.» Mo Yan, prix Nobel de littérature.

«He Jiahong se révèle un auteur drôle et cultivé, séduisant et inquiétant à la fois. À suivre.» Dinah Brand, Lire.

Pour ce cinquième ouvrage, l'écrivain criminologue et professeur de droit nous propose une véritable immersion dans le système judiciaire chinois. L'accueil de ses premiers livres en France a été enthousiaste : "Drôle et cultivé, séduisant et inquiétant" selon Dinah Brand de Lire, Christine Ferniot quant à elle appréciait "Une nouvelle approche de la Chine, poétique et réaliste" et Gérard Meudal saluait "Une série prometteuse" ;

L'information du mardi, c'est aussi le jeudi : Les éditions de l'aube

Témoin de la nuit de Kishwar Desai, en librairie le 3 octobre.

Dans une Petite ville Au cœur De l'Inde, Une jeune Fille est découverte, Presque morte, dans Une immense Maison incendiée, Où treize Autres personnes Viennent d'être massacrées. L'adolescente semble avoir été battue et violée.

Elle doit maintenant faire face à son propre procès, car la police locale est persuadée qu'elle a elle-­‐même commis ces meurtres. Simran Singh, une travailleuse sociale peu conventionnelle, est convaincue de son innocence et va tout faire pour le prouver. Mais alors qu'elle tente de comprendre l'histoire familiale de Durga, Simran découvre peu à peu un monde épouvantable dans lequel chaque petite fille qui naît n'est jamais sûre de vivre bien longtemps, dans lequel hommes et femmes n'hésitent pas à tuer leurs filles à peine nées. Simran Singh doit faire avancer sa propre enquête, malgré des policiers avides et corrompus…

Ce premier livre d'une auteure Indienne est bouleversant, déjà publié dans une dizaine de pays. La presse anglo-saxonne a été dithyrambique : "Formidable !" pour le Telegraph, "Un conte triste et stimulant" d'après The Guardian, sans oublier Abigail Tarttelin du Huffington Post selon qui : "Aucun bon thriller (depuis Millenium) ne s'est révélé aussi érudit, audacieux et fascinant que Témoin de la nuit... Au coeur de ce roman à suspense captivant et complexe se trouvent deux héroïnes énigmatiques... Je vous mets au défi - que vous soyez femme, homme, les deux, ou ni l'un ni l'autre - de ne pas l'adorer."

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18 septembre 2013 3 18 /09 /septembre /2013 17:44
La maison des chagrins de Victor Del Arbol (Actes sud)

J’étais passé au travers de son précédent roman, La tristesse du samouraï, malgré tous les avis positifs qui ont été publiés. Il fallait bien que je m’essaie au petit dernier, que je qualifierai de surprenant à plus d’un égard. Nul doute que ce roman sera promis à un grand succès de par son intrigue, ses personnages et sa maitrise.

Eduardo est un peintre doué qui a laissé tomber sa carrière depuis la mort de sa femme et de sa fille dans un accident de voiture. Heureusement que sa galériste Olga, qui a toujours cru en lui, le soutient en lui offrant des portraits à réaliser, ce qui lui permet de survivre. Ses séances de psychiatre, une fois par mois, l’aident bien à tenir le coup, mais il reste dans un état instable. Sa seule satisfaction est de fréquenter sa voisine Graciela à qui il paie la location de son appartement et qui a une petite fille adorable.

Olga le contacte pour lui proposer un marché un peu spécial : Une riche veuve Gloria Tagger, veut qu’il réalise le portrait de Arthur, le célèbre propriétaire de l’INCSA, une des boites de gestion de fonds d’investissement en euros les plus connues. A travers cette peinture, elle souhaite voir ce qu’il y a derrière le visage de cet homme richissime et surpuissant qui a tué son fils, en l’écrasant sur un passage piéton.

Arthur qui purge une peine de prison arrive à se faire protéger au milieu d’une faune qui ne fait pas partie de son monde. Alors qu’il va réussir à alléger sa peine de prison pour bonne conduite, il va pouvoir poursuivre sa quête …

Les deux premiers chapitres sont vertigineux, montrant au travers les yeux de Eduardo son environnement, et Victor Del Arbol écrit comme un peintre construirait sa toile. J’ai tout simplement été époustouflé par ce début, tout en me demandant s’il allait pouvoir tenir jusqu’au bout des 475 pages que comporte ce récit. Puis il introduit petit à petit d’autres personnages, et, comme il est dit sur la quatrième de couverture, ce qui s’apparentait au début à un exercice de style devient un puzzle inextricable.

Alors que le rythme est lent, le style hypnotique et parfois éblouissant nous entraine dans une Espagne contemporaine, en nous détaillant les personnages par une analyse minutieuse de leur passé, et on a l’impression que l’auteur agit comme un médecin légiste, ouvrant le ventre de ses personnages pour en extraire leur racine. Le point commun de tous ces personnages, ce sont leurs cicatrices, ces moments douloureux du passé, leurs décisions parfois aléatoires qui font ce qu’ils sont aujourd’hui, des ombres sans but se fixant un objectif bien mystérieux.

Et au moment où je commençais à trouver le livre un peu long, c'est-à-dire après une grosse moitié du livre, Victor Del Arbol m’a asséné un grand coup de poing derrière la tête. Et ce que je pensais être un gigantesque puzzle devient en fait un château de cartes, que l’auteur a patiemment mis en place, avant de brutalement le détruire, par morceaux, par coups de scènes incroyablement violentes (sans effusions de sang) et incroyablement visuelles. Et tous les personnages se retrouvent liés les uns aux autres par le fil de l’histoire, de leur histoire, de leur douleur, de leur horreur. Avec pour fond de toile ou toile de fond, cette philosophie : la douleur comme règle de vie, la vengeance comme motivation, le malheur comme conclusion.

Victor Del Arbol nous aura proposé avec ce roman une histoire originale, forte, impressionnante et passionnante qui laissera des marques au fer rouge et qui passionnera grand nombre de lecteurs, malgré les quelques longueurs. En tous cas, il passionnera ceux qui recherchent les histoires fort bien écrites pour peu que l’on apprécie les surprises. Comme il est de bon ton en cette rentrée littéraire, sortez des sentiers battus, et laissez aller vos envies, laissez vous surprendre par cette Maison des chagrins.

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 17:34
L’information du mardi : Florilège d’automne chez Jigal

En cet automne plutôt pluvieux (dans le nord du moins), ce ne sont pas moins de 6 romans qui sortent chez Jigal, trois nouveautés en grand format et trois rééditions de qualité en format poche. Voici donc la présentation de ces romans dont vous allez entendre parler très bientôt.

AFRICAN TABLOID de JANIS OTSIEMI :

Nouveauté grand format

Libreville. 2008. Un an avant les élections, un type est retrouvé mort sur une plage de Libreville, près du palais de la présidence de la République, une balle dans la gorge et deux doigts de la main gauche coupés. La victime est un journaliste d’investigation connu pour ses enquêtes très sensibles sur le pouvoir dont il dénonçait la corruption et la main mise sur les affaires du pays. Pour la corporation, la société civile et les associations de défense de la presse, il s’agit là, à l’évidence, d’un assassinat politique. Mais à Libreville, comme partout ailleurs en Afrique, les apparences sont souvent trompeuses…

L’information du mardi : Florilège d’automne chez Jigal

LOUPO de JACQUES OLIVIER BOSCO :

Nouveauté grand format

Loupo, Kangou et Le Chat se sont rencontrés dans l’antichambre de l’enfer, à l’Assistance Publique. Orphelin, fugueur ou petit voyou, leur galère ne faisait alors que commencer… Vingt ans plus tard, la vie, ils ont décidé de la cramer… Ils sont devenus voleurs, braqueurs et délinquants. Les casses, les flingues, le fric, l’adrénaline, la révolte, la nuit… Ils sont comme l’orage, sombres et déchaînés… Sur les tuyaux du Chat, Loupo et Kangou – son ami, son frère – écument les bureaux de poste et les banques de la région parisienne. Pour l’argent, pour le plaisir, pour le frisson glacé… Jusqu’au jour où lors d'un braquage, Loupo tire par erreur sur un môme et le blesse grièvement. Après, c’est comme dans un rêve, plus la fin approche, plus les images s’effilochent… Les flics lancés à leurs trousses, une meute des cités qui leur colle aux basques, ils deviennent des loups… Disparaître, se livrer, tuer ou être tués… L’étau se resserre, mais avant, il leur faut solder les comptes et régler définitivement l’addition…

L’information du mardi : Florilège d’automne chez Jigal

LE CHAT PONSARD du juge ANDRÉ FORTIN :

Nouveauté grand format

Ali et Léonard, deux jeunes à la dérive sont devenus hommes de main… Violences, intimidations, mitraillages et assassinats sont désormais leurs sombres quotidiens. Mais allez savoir pourquoi, Ali commence à douter, à se poser des questions… Il n’a plus envie du rôle macabre qu’on lui fait jouer… Et incidemment c’est un chat, le chat Ponsard qui, en réveillant sa conscience, va bouleverser tous les plans mis en place par deux notables corrompus en mal de pouvoir et de notoriété… Un entrepreneur aux abois, un sénateur véreux, un comptable trop honnête, une bourgeoise esseulée, un baroudeur désabusé, une secrétaire un peu folle, un inspecteur de police avide de vérité… Et le chat Ponsard qui, tel un caïd, règne sur les poubelles du quartier… Sur fond de fausses factures, de financement occulte et de règlements de comptes, leurs destins à tous vont se croiser dans un maelström dramatique, troublant et pourtant plein d’humanité.

L’information du mardi : Florilège d’automne chez Jigal

PARJURES de GILLES VINCENT :

Réédition en format poche de cet excellent polar dont mon avis est ici

Aïcha Sadia, commissaire de police, est une femme désespérée depuis la mystérieuse disparition de son compagnon Sébastien au large d’une plage. Mais quand plusieurs cadavres décapités d’ex-taulards sont découverts dans des entrepôts abandonnés de la ville, c’est elle et son équipe qui se retrouvent en première ligne. Certains indices laissent penser que quelques extrémistes pourraient avoir trouvé là, un moyen radical de remettre la peine de mort au goût du jour. À sa sortie de prison, Abdel Charif, condamné pour meurtre puis finalement gracié, leur échappe de justesse… Et pour sauver sa peau et obtenir sa réhabilitation, il propose à Aïcha un étrange marché : elle prouve son innocence, il la mène jusqu’à Sébastien… Manipulations, horreurs et parjures vont alors guider Aïcha dans une enquête libératrice !

L’information du mardi : Florilège d’automne chez Jigal

LES VIOLENTS DE L'AUTOMNE de PHILIPPE GEORGET :

Réédition en format poche de cet excellent polar dont mon avis est ici

À Perpignan, l’automne est une saison tumultueuse. Le vent violent le dispute à la pluie diluvienne. Un temps à ne pas mettre un flic dehors. Pourtant un retraité pied-noir est retrouvé dans son appartement, assassiné d’une balle dans la tête… Le sigle OAS laissé près du cadavre, la destruction quelques jours plus tard d’une stèle controversée et la découverte d’un autre ancien Français d’Algérie abattu au volant de sa voiture sèment la panique dans la communauté. Le lieutenant Sebag, qui a par ailleurs promis à sa fille de faire toute la lumière sur l’accident mortel survenu à un de ses amis, est officiellement chargé de l’enquête. Flic réputé et intuitif, il va, en traquant le tueur avec son équipe, faire ressurgir du passé un mystérieux commando ayant sévi, il y a bien longtemps, du côté d’Alger. C’est dans ce contexte que les derniers mois de poudre et de sang de la guerre d’Algérie, ses horreurs, ses espoirs, ses trahisons et ses errances vont remonter à la surface jusqu’à la nausée… Cinquante ans plus tard, il est temps de régler l’addition…

L’information du mardi : Florilège d’automne chez Jigal

PUTAINS DE PAUVRES ! de MAURICE GOUIRAN :

Réédition en format poche

Quand Laura, un amour de jeunesse devenu SDF, est venue lui parler de cette « peste des pauvres » qui semblait s’attaquer aux quartiers Nord de la ville, Clovis Narigou n’a pas immédiatement réagi. Les pauvres ? Y’en a partout, on ne les regarde même plus ! Mais quand, quelques jours plus tard, les politicards de tout bord montent au créneau pour démentir cette alarmante rumeur, Clovis se dit qu’il est peut-être temps d’enquêter ! Les pauvres et les sans-abri tombent en effet comme des mouches, décimés par une épidémie foudroyante… Le maire a beau s’égosiller pour minimiser cette étrange affaire, toute la ville est en ébullition… Quarantaine déclarée, routes fermées, état d’alerte sanitaire maximum… Marseille coupée du monde ! La tension est à son comble, le peuple gronde, les politiciens se déchaînent, les pauvres trinquent. Mais à qui profite donc le crime ?

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 17:29

L’année dernière, je faisais partie du jury pour la cinquième édition. Le site féminin Confidentielles.com lance son 6è Prix des lectrices !

Quel sera le roman plébiscité par le jury de lectrices et de blogueuses littéraires cette année ? Suspense jusqu’au 1er Octobre.

10 livres de différentes maisons d’édition participent au concours cette année, et sont jugés par notre redoutable jury composé d’internautes du site féminin Confidentielles.com, et de blogueuses littéraires.

Un seul mot d’ordre : élire LE roman coup de coeur de l’année de nos passionnées de lecture ! Le choix sera très difficile, la sélection est magnifique !

La sélection des romans comprend les 10 romans suivants :

- J’ai aimé être fidèle, Jean-Marc Rivière (JC Lattès)

- Juste avant le bonheur, Agnès Ledig (Albin Michel)

- Lundi noir, Dominique Dyens (Héloïse d’Ormesson)

- Ce que je peux te dire d’elles, Anne Icart (Robert Laffont)

- Une faiblesse de Carlotta Delmont, Fanny Chiarello (Éditions de l'Olivier)

- Shâb ou la nuit, Cécile Ladjali (Actes Sud)

- Complètement cramé, Gilles Legardinier (Fleuve noir)

- Les gens sont les gens, Stéphane Carlier (Editions le Cherche Midi)

- Tombeau pour Don Juan, Margaux Guyon (Plon)

- Si un jour la vie t’arrache à moi, Thierry Cohen (Flammarion)

Petite présentation du jury :

Cinq « Confinautes » grandes lectrices (Céline, Pascale, Estelle, Fabienne, et Adeline) et cinq blogueuses littéraires composent ce jury d’exception aussi exigeant que passionné.

Côté blogueuses, on retrouve Coline, du blog Le Bouquin du coin, Pauline, du blog Entre les pages, Mathilde, du blog Les Découvertes livresques d’Enigma, Mélissa, du blog A faim d’en lire, et Ingrid, du blog Histoire du soir.

Le 1er octobre, retrouvons-nous tous à l’Atelier 750 grammes, 60 rue du Faubourg Poissonnière pour un rendez-vous littéraire et gourmand…

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 17:47
Avis d’obsèques de Michel Embareck (L’Archipel)

J’avais entendu parler de Michel Embareck, et c’est donc avec avidité que je me suis jeté sur le petit dernier, Avis d’obsèques paru aux éditions de l’Archipel. Et même si je savais à quoi m’attendre, j’ai quand même été surpris … en bien.

Alors que la petite ville de Saproville-sur-mer se réveille doucement, un petit événement va faire dérailler les rouages de cette petite ville de province sans histoire. Alors que les policiers font leur tournée d’habitude sans histoires, ils voient le corps d’un homme alongé devant les grilles du jardin Balzac. Imaginer un SDF que les gens pourraient découvrir dépasse l’entendement des deux flics. En s’approchant, c’est bien le corps d’un homme mort, abattu d’une balle dans la tête qu’ils découvrent.

Et comme un malheur n’arrive pas seul, c’est le corps du PDG de France-Ocean, le principal journal régional du coin qui git ainsi. Tout le monde le connait, Fabrice Kerbrian du Roscoät, le fils du père qui a repris les rênes du journal depuis que son père a pris sa retraite. D’ailleurs, il ne s’est pas gêné pour laisser libre cours à ses envies de luxe, mettant quasiment le journal sur la paille. Toute la smala de la ville, du département et même de la nation se penche sur la résolution de ce meurtre dans une ville qui a toutes les qualités pour montrer patte blanche aux touristes.

En parallèle, Victor Boudreaux se remet lentement d’un AVC qui a l’avantage de l’avoir guéri de ses migraines mais qui le handicape dans ses activités de tous les jours. A la fois détective privé et arnaqueur sans morale, il est ennuyé par des représentants d’une société d’assurances qui lui disent que sa nièce Joliette, qui habite à la Nouvelle Orléans serait impliquée dans un vol d’objets religieux. Et c’est son nom qui est utilisé pour les envois de France aux Etats Unis des fameux objets du culte.

Accrochez-vous, serrez-bien les ceintures de sécurité, car cette lecture va vous secouer les méninges et vous dérider les zygomatiques. Car même si on peut s’attendre à du cynisme à grande échelle en allant voir les avis des blogueurs sur les précédents romans de Michel Embareck, les salves de remarques acerbes et autres descriptions généreusement imagées m’ont forcé à sourire, rire, voire m’esclaffer devant tant d’immoralité. Il faut juste aimer cela … et j’adore !

Ici, on a droit à de l’humour fortement politiquement incorrect, mais c’est aussi et surtout parce que les personnages sont tous sans exceptions d’une bassesse sans nom. Tous ont des raisons pour se motiver à être des escrocs à la petite semaine, pour essayer d’obtenir un petit gain d’une situation, pour améliorer leur quotidien au détriment du voisin. Et personne n’échappe au massacre, du PDG du quotidien régional au commissaire de police, du procureur au syndicaliste, tous tirent leur couverture à eux, pour grappiller quelques grammes d’une poussière sur le dos d’un autre, tous sont alignés consciencieusement par Michel Embareck avec un aplomb et un cynisme fantastique.

Tous les personnages sont ignobles, détestables essayant de faire avancer leurs petites magouilles pour s’approcher de leurs petits objectifs et d’améliorer leur petite vie. Et Michel Embareck arrive à nous faire prendre suffisamment de recul pour que l’on arrive à regarder l’actualité sous un autre jour. Et pour le coup, ça fait du bien de rigoler, guidés que nous sommes par la plume virevoltante et acerbe de cet auteur au grand talent.

Alors ça flingue, toujours avec humour, c’est bête et méchant mais c’est redoutablement bien écrit. Le premier chapitre, qui décrit cette petite ville de province tranquille où il ne faut pas faire de vagues est tout simplement génial, et donne le ton pour tout le roman jusqu’à la dernière ligne. Et si l’on ajoute une intrigue menée au cordeau, ce roman fait indéniablement partie des très bons moments de lecture en cette rentrée littéraire.

Ne ratez pas les avis unanimes de l'ami Claude , de l'ami Paul et de l'ami Yan, ainsi que le mot de l'auteur sur Livresque du noir.

Avis d’obsèques de Michel Embareck (L’Archipel)

Au même moment, les éditions de l’Archipel rééditent la première enquête de Victor Boudreaux en format poche, La mort fait mal. Une bonne raison de lire les deux romans l’un à la suite de l’autre.

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 07:16

Je vous livre tel quel une demande de participation financière aux amateurs de polars.

Je me permets de vous solliciter car aujourd’hui j’ai besoin du soutien de toute la communauté des fans de thrillers-polars français.

Je m’appelle Julien Graber et je suis auteur-réalisateur. Je prépare actuellement mon prochain court métrage : VOYOUS (vidéo de présentation : http://vimeo.com/73363920). Je souhaite, avec mon coscénariste Romain Bollengier, parler du mileu du gangsterisme français. Nous voulons confronter ce personnage au quotidien et à l'ambiguïté fascinante qu'il provoque. Un quotidien qui s'avère ennuyeux, violent et absurde. Si ces personnages sont (pour certains) au premier abord sympathiques et familiers, leur vraie nature pourra ressurgir à tout moment dans le film. En voici d’ailleurs le pitch :

« Serge et sa bande attendent leur dealer, Karim. Comme d’habitude, la ponctualité de ce dernier laisse à désirer. Serge, pour conserver la crédibilité de son groupe, va devoir prendre une décision... »

Nourris de nos recherches bibliographiques (Jérôme Pierrat, Frédéric Ploquin) et de nos références cinématographiques (James Gray, David Chase), nous voulons donc aborder le genre sous un point de vue réaliste et psychologique.

C’est un film de « gueules » comme on en fait de moins en moins en France et j’ai la chance d’avoir des acteurs de qualité qui m’ont fait confiance pour ce projet. Ainsi, Stéphane Jacquot (Pigalle la Nuit, 36 Quai des Orfèvres) et Alain Figlarz (Braquo) incarneront les deux personnages principaux.

Il s’agit donc avec Voyous de réaliser une chronique « sociale » réaliste, drôle et violente où la psychologie des personnages prend une place importante dans le récit.

Je me permets donc de vous contacter, car je suis actuellement à la recherche de soutien pour partager ce projet. Nous avons créer une page sur le site Ulule en vue de financer le tournage :

http://fr.ulule.com/voyous-shortfilm/

Toute l’équipe technique (professionnelle) a décidé de travailler bénévolement sur ce projet mais malheureusement, il y a certains points (décor, logistique) où nous avons besoin d’un peu de soutien financier.

Pourriez vous m'aider à diffuser cette page Ulule de présentation de VOYOUS ?

Dans tous les cas, n’hésitez pas à me donner votre avis sur le projet, je suis toujours intéressé par des retours. En espérant que la démarche vous plaise et ainsi que vous puissiez m’aider dans cette entreprise, je vous souhaite une bonne fin de journée.

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Published by Pierre faverolle - dans Info du mardi
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 17:40
Le collectionneur de chair de CE.Lawrence (MA éditions)

Il y a des romans où, rien qu’à regarder la couverture, à lire le titre, vous tournez la tête en vous disant : « Celui là n’est pas pour moi ». Quand vous voyez la couverture de ce roman, avec ses tons rouge sang sur fond noir, on se dit que ça va être violent. Quand on lit le titre, on craint une histoire supplémentaire de serial killer agrémenté de scènes gore. Et quand on lit la quatrième de couverture, on se pose des questions car le résumé ne correspond pas du tout aux aprioris que l’on aurait pu avoir. Jugez-en plutôt :

Au premier abord, cela ressemble à des suicides. Deux cadavres en une semaine - l'un flottant dans l'East River, l'autre électrocuté dans sa baignoire. Mais l'examen médico-légal indique que les victimes ont été droguées, puis assassinées. Tandis que les meurtres se succèdent, leur brutalité va croissant - et le tueur que l'on surnomme "le collectionneur de chair" continue sa moisson macabre.

Le profileur Lee Campbell, de la police new-yorkaise, se joint à la poursuite de ce meurtrier qui prend plaisir à narguer les enquêteurs en leur laissant des messages macabres. Ces crimes terrifiants recèlent la clé des motivations tortueuses du tueur en série. Mais l'affaire devient personnelle au point de perturber Lee. Se rapprocher suffisamment du monstre pour l'arrêter pourrait le rapprocher de sa propre mort...

Alors, la curiosité aidant, j’ouvre le livre et je me retrouve dans un polar qui, je dois le dire, est bien fait. On retrouve un héros Lee Campbell, psychologue et profileur qui n’est pas trop marqué par la vie. Ni alcoolique ni drogué ni suicidaire, sa sœur a disparu il y a 5 ans, il sort d’une dépression et est amoureux de la belle Kathy Azarian. Du coté des flics, la section de police s’appelle l’Unité des enquêtes prioritaires du Bronx. On y trouve des gentils flics et des méchants flics. Du coté des gentils, les inspecteurs Leonard Butts et Chuck Morton, amis avec Lee. Du coté des méchants, l’inspecteur Elena Krieger, qui est sans pitié et sort d’une enquête d’infiltration avec succès, est antipathique à souhait.

Tout cela parait bien classique, mais les personnages sont bien décrits et les meurtres (deux au départ) font preuve d’humour. Or, un serial killer qui a de l’humour, c’est rare ! Le premier cadavre fut retrouvé dans la Bronx River alors qu’il savait parfaitement nager. En plus, la note retrouvée dans sa poche a été écrite par quelqu’un d’autre. Le deuxième cadavre est retrouvé dans sa baignoire, électrocuté par un sèche-cheveux … alors qu’il est chauve !

Bref, si les meurtres font l’objet de mises en scènes macabres et empreintes d’humour noir, le roman, comme je le disais plus haut, se laisse lire, facilement et avec plaisir. Les personnages mènent l’enquête comme dans un roman policier, du moins dans la première partie, car après ça s’accélère, et quand on tourne la dernière page, on se dit que l’ensemble est plutôt bien fait.

Vous l’aurez compris, ce roman n’est pas le chef d’œuvre de l’année, mais en terme de facilité de lecture et en terme de divertissement, il remplit sa fonction. Tous les codes liés au roman policier sont présents, tout cela est bien ficelé, et pour un roman grand format à 17,90 euros, cela s’avère plutôt une bonne affaire.

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 17:31
Ma mort aura ton visage de Jean-Pierre Ferrière (Editions Campanile)

Les éditions Campanile ont décidé de rééditer cinq romans de Jean-Pierre Ferrière, en format poche, et voilà donc une excellente raison de redécouvrir cet excellent auteur de plus de 70 romans.

Jessica Marezki est une veuve richissime d’une quarantaine d’années qui a une fille Anne sourde et muette et qui vit avec le compositeur Julien Valoret. Jessica sait bien que son compagnon n’est pas fidèle, mais jusqu’à maintenant, ses passades n’étaient que passagères et ne duraient pas longtemps. Julien, de son coté, a connu la pauvreté ou du moins les fins de mois difficiles. Jessica lui apporte un confort qu’il est difficilement prêt à lâcher.

Sauf que Julien s’est amouraché d’une jeune chanteuse Corinne, et qu’elle lui demande de quitter Jessica. Julien est harcelé entre son amour pour Corinne et l’argent de Jessica, d’autant plus que sa carrière tarde à décoller. Dans ses rêves les plus fous, si Jessica venait à mourir, il mettrait la main sur la fortune de Jessica, car il s’entend bien avec Anne.

Anne, de son coté, observe et ressent le mal-être de ses parents, étant face à une période difficile de sa vie, l’adolescence. Elle communique grace à une ardoise et des craies et va être le témoin muet du drame qui va se jouer.

Ce court roman (150 pages) confirme tout le bien que je pense de Jean Pierre Ferrière. D’une situation vaudevillesque classique, l’auteur nous concocte un petit bijou de roman noir avec toute la subtilité et l’efficacité dont il est capable. Je vais me répéter, mais Jean Pierre Ferrière ne juge jamais ses personnages, et en dit suffisamment peu pour que les psychologies, pas forcément simples, soient explicites. Et puis, il y a cette créativité dans les scènes, qui finissent toujours par surprendre le lecteur.

Car vous ne devinerez pas la fin, puisqu’elle est bien surprenante et formidablement bien trouvée. Jean Pierre Ferrière nous aura amené jusqu’à son épilogue avec une efficacité redoutable et des dialogues formidable. Au global, ce roman est probablement le plus dramatique parmi ceux que j’aurais lus de cet auteur, et aussi celui que je préfère. Il démontre qu’il n’est pas utile d’en faire des tonnes pour raconter une bonne histoire et que 150 pages suffisent à donner du plaisir au lecteur.

Et comme il y a cinq romans qui viennent de sortir aux éditions Campanile, je peux vous dire que je vais bientôt en reparler. Les quatre autres titres qui viennent de sortir sont :

La mort qu'on voit danser de Jean-Pierre Ferrière (Campanile)

Meurtres en bonus de Jean-Pierre Ferrière (Campanile)

Des relations de plage de Jean-Pierre Ferrière (Campanile)

Bronzage intégral de Jean-Pierre Ferrière (Campanile)

Ne ratez pas les billets de l'ami Claude et de l'ami Paul.

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