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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 18:23
Oldies : Un petit boulot de Iain Levison (Liana Levi – Piccolo)

Iain Levison, c’est un auteur que je n’ai jamais lu, alors que j’ai tous ses livres chez moi. La réédition de Un petit boulot pour fêter le numéro 100 de la collection de poche Piccolo de Liana Levi est une bonne occasion de commencer à découvrir l’œuvre de cet écrivain. Ce roman est sorti aux Etats Unis en 2002 sous le titre Since the layoffs (littéralement Depuis les licenciements), et en France en 2003. C’est un roman toujours d’actualité, d’une modernité incroyable. Un grand merci à Amélie et mon dealer de livres Coco.

L’auteur :

Après avoir vécu avec sa mère célibataire dans un taudis d’Aberdeen, il part vivre aux Etats-Unis en 1971. Il poursuit sa scolarité à Philadelphie, où il évolue dans les quartiers huppés de la ville. Il retourne en Angleterre pour effectuer son service militaire, mais supporte très difficilement son affectation en Afrique de Sud. De retour à Philadelphie (après 10 mois de chômage à Glasgow), il monte sans succès une société de cinéma, puis devient travailleur itinérant. Pendant 10 ans, il enchaine ainsi des dizaines de petits boulots. Cette longue expérience lui inspire un récit autobiographique. (Source Dictionnaire des littératures policières)

Quatrième de couverture :

Une petite ville américaine ravagée par la fermeture de l’unique usine. Un héros qui perd non seulement son travail, sa télé, son aspirateur, mais aussi sa petite amie. Pour ne pas perdre aussi sa propre estime, il est prêt à accepter n’importe quel «petit boulot», y compris celui qu’un bookmaker mafieux, lui propose… Un portrait au vitriol de l’Amérique des laissés-pour-compte.

Mon avis :

Ce roman est écrit à la première personne du singulier, au présent. On y suit Jake Skowran qui habite dans une petite ville des Etats Unis, ravagée par le chômage depuis que la seule usine du coin vient de fermer ses portes pour délocaliser le travail au Mexique. Jake essaie de survivre en vivant du peu que lui versent les assurances chômage. Depuis, il a été obligé de vendre sa voiture, s’est séparé de sa copine, et a arrêté son abonnement au câble. Petit à petit son appartement se vide, et il lui reste tout juste assez d’argent pour payer son loyer. Alors parfois il parie sur les matches de football.

Son pote de toujours Tommy lui propose un poste de caissier de nuit dans la station service Gas’n’Go, payé 6 dollars de l’heure, de quoi s’acheter à manger. Puis Ken Gardocki, le dealer de drogue et bookmaker lui propose un marché. Si Jake tue la femme de Ken, il sera payé 5000 dollars. Jake accepte et s’aperçoit même qu’il aime ça. Il va devenir le tueur attitré de Ken.

De ce roman, je retiendrai la rage de Jake et l’intrigue décalée, à la limite de l’humour cynique. Car ce personnage est bigrement marquant, et on suit ses pensées à propos de tout et de rien, mais avec une lucidité moderne et actuelle. Alors si l’intrigue et les différents meurtres qu’il doit réaliser est la trame du roman, elle devient vite secondaires devant certaines scènes dont qui sont frappantes. Je vous citerai par exemple celle d’un salarié de sa banque qui lui dit qu’il est au courant qu’il est sans travail mais qui veut savoir quand il va rembourser son découvert.

La morale de ce roman force à réfléchir, tant elle est comiquement amorale. L’auteur dénonce la course aux profits des entreprises, rendant la société amorale, rendant les gens toujours plus individualistes. Le personnage principal est en rage, et comme la société est amorale, il ne se pose pas de questions et justifie ses actes par sa survie dans une société inhumaine. Avec ce roman, Iain Levison fait une entrée fracassante dans le monde du roman noir, et au travers d’une intrigue amusante, se pose en porte parole des laissez pour compte, des oubliés du Rêve Américain. Ce roman est une lecture importante, d’une actualité confondante.

Oldies : Un petit boulot de Iain Levison (Liana Levi – Piccolo)
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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 19:10
Le chouchou du mois d’octobre 2013

Avec toutes les sorties de cette rentrée 2013, forcément, j’ai lu beaucoup de romans, et forcément j’ai chroniqué beaucoup de livres. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le roman policier se porte bien et qu’il a très largement franchi les frontières de notre pays. Que cela soit dans les pays nordiques, en Suède plus exactement, où Ann Rosman nous donne à lire avec Le cercueil des âmes un roman scandinave matiné de légendes scandinaves, ou Janis Otsiemi qui nous fait visiter le Gabon des hautes sphères avec African Tabloid, que ce soit Lorenzo Lunar qui nous montre le quotidien des Cubains avec le formidable La vie est un tango, ou bien que l’on soit plongé dans la réalité d’une entreprise française de textile avec Miss Lily-Ann de Lucienne Cluytens, j’aurais eu l’occasion de voyager et de découvrir de nouveaux univers.

Puisqu’on parle de découvertes, je ne peux que vous encourager à laisser aller votre curiosité. Par exemple, vous pouvez partir à la rencontre d’un nouveau personnage récurrent dont les aventures sont écrites par un auteur différent, à la façon d’un Poulpe. Le nouveau personnage s’appelle Luc Mandoline, il est Thanatopracteur, et ses deux premières enquêtes sont Harpicide de Vincent Vigneron et Ainsi Fut-il de Hervé Sard. Dans le premier cas, c’est brutal, dans le deuxième c’est loufoque. De quoi satisfaire tous les gouts.

De découvertes, j’aurais lu le premier roman de Barbara Abel, L’instinct Maternel, un roman psychologiquement violent et bigrement maitrisé. J’aurais lu et bien apprécié le premier roman d’une jeune auteure à suivre, à mon avis, à savoir Claire Le Luhern avec Protocole 118, qui nous concocte un roman noir dans un Paris nocturne et désespérant, roman qui a remporté le prix Première impression. J’aurais aussi essayé une expérience inédite avec Fais ton cinéma d'André Delauré (Numeriklire), à savoir lire des nouvelles qui laissent libre cours à l’imagination du lecteur en ne donnant que le strict minimum en terme de descriptions.

Et puis, j’aurais lu aussi le roman de Malcolm MacKay, Comment tirer sa révérence qui a remporté le prix Dagger du meilleur polar écossais de l’année, ce qui est mérité tant je l’ai trouvé prenant et émotionnellement fort. Et j’ai fini ce mois avec une œuvre de « jeunesse » de Don Winslow, Dernier verre à Manhattan, à situer entre polar et roman d’espionnage, où on retrouve tout l’art de cet auteur pour maitriser une intrigue complexe avec des dialogues étincelants.

Le titre du chouchou du mois revient donc à Antoine Chainas avec Pur, un pur roman noir parfaitement maitrisé, écrit avec une aisance incroyable lorsqu’il passe d’un personnage à l’autre, roman témoin de notre société, roman d’anticipation sur des résidences ultra-sécurisées réservées aux riches de cette planète. Avec ce roman, Antoine Chainas écrit son roman le plus accessible sur des résidences inaccessibles, et nous fait réfléchir sans prendre position sur un avenir proche peu enviable. C’est magnifique, passionnant, et c’est un beau chouchou pour ce mois d’octobre.

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 18:45
Dernier verre à Manhattan de Don Winslow (Seuil Policier)

Voici une curiosité, une œuvre inédite de Don Winslow qui date de 1995, qui se situe dans l’œuvre de cet auteur vers la fin du cycle Neal Carey, dont nous parlerons bientôt dans le cadre de la rubrique Oldies.

1958, en pleine guerre froide. Walter Withers est recruteur pour la CIA, et travaille à Stockholm. Ses qualités d’analyse de la nature humaine font qu’il est indispensable pour l’embauche de futurs espions. Pour autant, il n’est pas sur le terrain et vit une vie normale avec sa compagne, Anne Blanchard, chanteuse de jazz. Quand il demande à retourner à New York, la CIA ne peut pas lui proposer de poste puisque la sécurité intérieure est gérée par le FBI. Il est donc embauché par une entreprise de détective privé, qui fait des enquêtes sur la vie des gens en vue d’une embauche.

Une de ses prochaines missions consiste à protéger la femme du sénateur Joe Kenneally, Madeleine. Le sénateur est un personnage important puisqu’il envisage de se présenter aux élections présidentielles. Rapidement, il se rend compte que le sénateur a une aventure avec une superbe jeune actrice suédoise, Marta Marlund, ce qui fait tache d’huile dans le CV d’un futur président. Mais le décor se trouble quand il s’agit de savoir qui est qui et qui joue pour qui ?

Avant d’écrire son chef d’œuvre La griffe du chien, Don Winslow écrivait des polars, de très bons polars. Si celui-ci peut sembler classique, une œuvre de jeunesse je dirai, on y retrouve tout de même toute ses qualités d’écrivain, menant une intrigue en prenant le temps de décrire la vie des gens et leur psychologie. Don Winslow ne prend pas pour personnage principal un super héros, mais un homme standard, avec une vie de couple qui est loin d’un James Bond qui échappe à toutes les balles perdues.

Des descriptions des lieux et de la vie en 1958 en pleine guerre froide, les petits clubs new-yorkais où pullulent les écrivains et les musiciens de jazz, on voit déjà la lucidité de Don Winslow pour décrire la vie des américains, comment ils se font mener par le bout du nez par leurs politiciens, les magouilles des différents services secrets et leurs manigances pour le pouvoir. Il ne se gène pas aussi pour montrer ce que va devenir la vie des gens dont le but est d’aller vivre en banlieue avec leur petit jardin, pour avoir l’illusion de liberté.

On retrouve donc dans ce roman, fort agréable à lire, l’analyse de la société qui fait le petit plus des romans de Don Winslow, sa qualité d’écriture et ses dialogues formidables, ce qui nous donne à nous lecteurs, quelques heures supplémentaires de plaisir. Ce roman se révèle être à la fois une curiosité pour ceux qui ne connaissent pas cet auteur mais aussi une lecture indispensable pour ses fans.

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 17:59
Miss Lily-Ann de Lucienne Cluytens (Krakoen)

Allons à la rencontre de la dernière publication en date des éditions Krakoen, et aussi d’une nouvelle auteure, dont Miss Lily-Ann est déjà la septième roman.

Miss Lily-Ann, c’est le fleuron de cette petite ville du Nord de la France. Depuis que Blanche Barré a passé la main, l’entreprise est dirigée par sa nièce Liliane, qui l’a bien développée, lui donnant un style, un nom et un marché dans le domaine de la couture mondiale. Même si les relations entre les deux femmes n’est pas au beau fixe, il faut se rendre à l’évidence que Liliane a bien su la faire prospérer.

Quand un rapprochement, ou un rachat par des Japonais devient la rumeur insistante, Blanche décide de la convoquer pour lui faire savoir qu’elle fera tout pour que le conseil d’administration la vire. Liliane n’est pas très inquiète, mais il y a bien quelques malversations qu’il ne faudrait pas rendre publique. Un dimanche matin, Blanche est découverte assassinée, poignardée dans son salon.

Le commandant Marc Flahaut, en charge de l’enquête, doit démêler les fils de cette intrigue, faire le tri entre les affaires familiales et les ragots qui peuplent cette petite ville provinciale. Heureusement, un de ses amis, bricoleur de génie, Martial vient de se faire embaucher comme mécanicien pour remettre en état les vieilles machines destinées à un musée. Quand Flahaut est destitué au profit de son adjoint Sauvignon, il va poursuivre l’enquête par pur plaisir et pour trouver le vrai coupable.

A la lecture de ce roman, j’ai eu l’impression que l’auteure avait pris un grand plaisir à écrire son roman policier. Et je peux vous dire que j’ai pris un énorme plaisir à lire ce roman, d’une part parce que l’intrigue est solide, très solide, d’une logique implacable, parce que c’est remarquablement bien écrit avec un très bon équilibre entre les situations et les dialogues, et parce que Flahaut nous est présenté comme un travailleur qui a l’honneur de bien faire son travail. La passion de son métier l’anime, le plaisir de la déduction logique, mais aussi sa faculté à comprendre la psychologie des gens qu’il interroge. L’auteure nous permet même de suivre ses déductions, ses questions, ses pistes au travers des passages en italique qui reflètent les pensées du commandant.

Et puis, ce que j’ai adoré, c’est le tableau de la vie provinciale que nous brosse Lucienne Cluytens. Dans l’usine, tout le monde se connait, tout le monde se côtoie, tout le monde a un lien de parenté avec son voisin, et tout le monde colporte des rumeurs, des ragots, des on-dit parce que tout le monde croit savoir quelque chose de plus que son voisin.

On sent bien tout le savoir faire de Lucienne Cluytens derrière ce roman, je ne suis pas étonné que cela soit son septième roman. L’intrigue avance doucement, à son rythme, mais avec suffisamment de petits détails pour piquer le lecteur à vif. Vous l’aurez compris, ce n’est pas forcément un roman à énigmes à l’ancienne (rien de péjoratif dans ces termes) mais bien un roman policier moderne et provinciale, très bien fait, dont le but de chaque page est de donner du plaisir. Mission remplie.

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 18:05
La vie est un tango de Lorenzo Lunar (Asphalte)

Voici un nouvel auteur à découvrir, pour plusieurs raisons, la première et principale étant de nous faire découvrir Cuba de l’intérieur. Lorenzo Lunar écrit avec La vie est un tango un vrai roman noir, imprégné des couleurs, des odeurs et des gens de là bas, dans ce qui est une des plus vieilles dictatures contemporaines. J’ai eu la chance d’aller là-bas, et j’y ai retrouvé la simplicité des gens, la magie des petites rues, et ce roman a eu le mérite de me montrer un envers du décor que je n’avais pas aperçu, ni perçu, même si je me rappelle avoir fortement apprécié la gentillesse de ces gens qui n’avaient rien, et qui avaient la joie de nous montrer leur maison, leurs meubles, leur télévision, en même temps qu’ils nous offraient du café. Ils n’avaient rien, si ce n’est leur cœur à offrir, leur fierté, et leur confiance dans le pouvoir qui les illusionnaient.

Il y a tout cela dans ce roman, à travers une enquête qui peut paraitre simple au premier abord. A Santa Clara, Leo Martin est un flic qui résout toute sorte d’enquêtes, allant du meurtre au vol, du trafic de drogue à la prostitution. Sauf que être flic à Cuba, c’est avancer dans le brouillard, se déplacer dans des trains qui sont arrêtés par les coupures d’électricité, c’est trouver des indices grâce aux indics, faire appel aux plus anciens pour avoir les historiques car il n’y a pas d’ordinateur.

Justement, Leo est mis sur une affaire de contrebande de lunettes de soleil. Jusque là, rien d’extraordinaire, sauf que cela l’amène rapidement sur les traces de maikel, petit truand qui s’est fait poignarder chez lui. Y a-t-il relation de cause à effet ?

Si le style de Lorenzo Lunar est résolument moderne, à cent mille lieux d’un Leonardo Padura qui a un style très poétique, il permet aussi aux générations actuelles, ivres d’efficacité et de rapidité de coller à l’histoire. Car l’enquête avance au rythme du pays, lentement, au contraire des phrases courtes et sèches. Mais l’intérêt n’est pas là, loin de là. Les personnages que nous décrit Lorenzo Lunar sont les vedettes de ce roman. Ne serait-ce que Leo lui-même qui vit chez sa mère, qui fréquente des prostituées et est séparé de sa femme.

Le peuple de Cuba que nous montre Lorenzo Lunar est explicite. C’est un peuple qui a une grande fierté et une confiance aveugle envers son pays et son gouvernement. S’il y a un meurtre, alors la police trouvera le coupable. Et bien que ce soir un pays communiste, on découvre un pays où les gens ont succombé au plaisir de l’argent facile. Un des exemples qui m’a marqué est la réflexion qu’un des personnages donne à Leo : Auparavant, une fille qui se prostituait était chassée de sa famille, répudiée, bannie. Aujourd’hui, ses parents lui font payer un loyer, et avec l’argent, ils se pavanent dans des habits tous neufs.

“Le quartier est un monstre, la vie est un tango.” Et ce livre est excellent. Une nouvelle fois, les éditions Asphalte ont trouvé un auteur qui nous parle de sa ville, de ses gens, de sa vie, de son pays. Et Lorenzo Lunar, derrière une enquête policière et bien noire, nous montre l’envers du décor, sans remords, sans revendication, mais avec une ouverture d’esprit et une honnêteté qui forcent le respect. C’est un livre attachant comme peuvent l’être les gens de là-bas, un livre qu’il serait dommage de rater, sous prétexte que Cuba c’est loin de chez nous. Au contraire, ouvrez vous l’esprit et allez donc faire un voyage dans les petits quartiers d’une petite ville de Cuba, vous ne le regretterez pas.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 17:47
Luc Mandoline épisodes 1 et 2 (Atelier Mosésu)

On ne présente plus Le poulpe, ni le principe de tous les romans qui racontent ses enquêtes. Vous prenez un personnage, vous ajoutez quelques rêgles indérogeables, et vous demandez à un auteur d’inventer une aventure. Depuis le poulpe, nous avons eu droit à quelques personnages, tels Mona Cabriole ou même Pierre de Gondol créé par Jean Bernard Pouy lui-même.

Un nouveau personnage vient de voir le jour. Son nom, Luc Mandoline. Son métier, Thanatopracteur. Sa description, on la trouve sur le site des éditions Mosesu :

Longtemps, il a voulu être médecin légiste. Durant sa scolarité, il dévore les manuels, romans et biographies sur le sujet, mais son caractère bien trempé et son refus viscéral de l’autorité lui valent l’exclusion de plusieurs établissements scolaires. Il s’engage alors dans la Légion étrangère pendant huit années.

Huit années aussi sans voir Élisa, sa confidente, son amour platonique, huit années sans se voir mais pas une semaine sans s’écrire, tout comme avec il n’a jamais rompu le contact avec Alexandre et Max, ses potes de toujours.

C’est en se liant d’amitié avec un autre camarade légionnaire, Sullivan, qu’il découvre la thanatopraxie. Sullivan a prévu de se reconvertir dans le milieu du funéraire à sa sortie de la légion. Luc s’engage dans la même voie que son ami.

S’il est une chose qu’il a retenue, c’est que ses collègues ont beaucoup de mal à prendre des vacances, car trouver un remplaçant n’est pas chose aisée. Or lui est totalement polyvalent dans le funéraire, il a tout fait, même conducteur de four… Il décide donc de remplacer les copains.

Il bosse quand il veut, et comme dans le bon vieux temps, il voit du pays.

Les aventures d’un héros pas comme les autres. Luc Mandoline n’est pas flic, journaliste, docteur, pompier, ou bien même détective, non. Mandoline est thanatopracteur, il s’occupe de la dépouille mortelle de ses contemporains. Leur ultime toilette, c’est lui.

Seulement, quand la mort lui paraît trop suspecte, la famille trop bizarre, c’est plus fort que lui, il faut qu’il fouine, qu’il enquête à sa façon. Au risque de faire remonter la vérité la plus sordide.

Voici donc les deux premières enquêtes :

Luc Mandoline épisodes 1 et 2 (Atelier Mosésu)

Harpicide de Michel Vigneron :

4ème de couverture :

Un polar « aventurier » dont l’action se déroule Guyane.

Un légionnaire s’est fait Tuer lors d’une mission Harpie. Le chef de corps du 3ème REI fait appel à Luc, ancien de ce régiment, afin de s’occuper du défunt, et surtout de faire la lumière sur cette affaire. Et pour cela Luc à carte blanche, ce qui n’est pas pour lui déplaire.

Nous voici plongé dans l’univers de l’orpaillage clandestin, de sa violence, des garimpeiros et de la prostitution. Un roman sans concession, violent et réaliste.

Michel Vigneron à mis toute la verve qui le caractérise dans l’écriture de cet opus de l’Embaumeur.

« Dans la forêt amazonienne, personne ne vous entend hurler »

Mon avis :

Pour une première enquête, c’est un cap vers l’aventure, direction la Guyane, mais pas celle des touristes, plutôt la version jungle. Luc et Sullivan affublés de la belle Elisa se retrouvent dans le milieu des légionnaires, des orpailleurs et truands de tout poil. Si vous cherchez un polar tranquille peinard (j’aime bien cette expression !), passez votre chemin. Entre scènes de tortures, bagarres violentes et humour noir cynique (typiquement masculin dirait ma femme), c’est un polar d’homme pour les hommes. Et même si l’intrigue est un peu trop linéaire, le style s’avère percutant et l’ambiance glauque, crade et étouffante pour dévoiler le royaume des orpailleurs clandestins.

Luc Mandoline épisodes 1 et 2 (Atelier Mosésu)

Ainsi fût-il de Hervé Sard :

4ème de couverture :

« Quand Luc est appelé auprès d’un châtelain milliardaire, il s’attend à une mission ordinaire. Il va vite s’apercevoir qu’à la Pilonerie on meurt un peu trop souvent et d’étrange manière.

Le petit-fils du maître des lieux a été retrouvé écartelé par quatre chevaux, une pancarte portant l’inscription « RAVAILLAC » glissée autour du cou.

Mort naturelle selon le médecin de famille… »

Une enquête où l’embaumeur exprime tout son art, entouré de personnages tous plus extravagants les uns que les autres.

Un polar à l’intrigue bien ficelée, une galerie de portraits haute en couleurs, où le cynisme et la bêtise de chacun sont exacerbés dans les moindres détails.

« Au grand prix des macchabées, on parie que vous allez gagner ? »

Mon avis :

Changement d’auteur, changement de décor et changement de style. On entre ici dans une narration fort maitrisée, avec une plume légère et une dérision constante. Si on ne retrouve pas la force des scènes et la violence de la jungle, le plaisir de la lecture est décuplé par des dialogues formidables et des sourires constants par toutes sortes de petites remarques acerbes. Ecrit à la première personne, on découvre un Mandoline dont l’humour plein de dérision lui permet de faire face aux situations difficiles imposées par son métier, et un homme écartelé en est une. Hervé Sard montre encore tout son talent dans une histoire au contexte imposé, et il ne perd rien de son art à nous peindre des personnages vivants et humains … Un roman au décalage sympathique qui m’aura beaucoup fait rire, et un deuxième épisode des enquêtes de Luc Mandoline qui hausse le ton. A noter le bel hommage signé Pascal Dessaint en préface ainsi que la superbe dédicace au grand Max Obione.

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 17:59
Comment tirer sa révérence de Malcolm Mackay (Liana Levi)

J’avais raté Il faut tuer Lewis Winter, et du coup, je commence la trilogie consacrée au crime à Glasgow par le deuxième roman. Il faut dire que ce roman a reçu le prix Deanston du meilleur polar écossais de l'année, devant Ian Rankin, Val McDermid, Ann Cleeves, Gordon Ferris et Denise Mina, excusez du peu !

Franck MacLeod est un vieux de la vieille, tueur pour la mafia depuis quarante ans. Quarante années de meurtres, aucun échec, aucune arrestation, pas la moindre journée en prison. Alors qu’il dépasse les 60 ans, il pourrait en montrer aux jeunes. Il travaille pour Peter Jamieson, le parrain de Glasgow, qui lui a payé une nouvelle hanche en plastique. Il revient donc après un arrêt de 4 mois en pleine forme, bien que boitant encore un peu.

Jamieson est en concurrence avec un autre parrain plus jeune, Shug Francis. Jamieson, affublé de son conseiller John Young, lui demande de se débarrasser de Tommy Scott, un jeune dealer ambitieux à la solde de Shug. Mais alors qu’il fait tous les repérages, Tommy, à l’aide de son comparse Balourd arrive à assommer Frank. Comme il n’est pas un tueur, Tommy appelle Shug pour qu’il lui envoie un tueur.

Jamieson arrive à être au courant de l’échec de Frank. Il envoie alors Calum MacLean pour le sauver, ce qui ne se fait jamais : un tueur qui échoue connait les risques et doit mourir. Mais Jamieson ressent beaucoup de compassion envers son ami Frank. Alors que la mission de Calum réussit, Jamieson doit se rendre à l’évidence que Frank doit raccrocher. Mais dans ce milieu, comment peut-on tirer sa révérence ?

Si le scenario est assez simple, c’est bien le monde que nous dépeint Malcolm MacKay qui retient l’attention dans ce roman. On est littéralement plongé dans le monde des tueurs, un métier bien à part où l’on doit effectuer une mission sans poser de questions. On a l’impression de voir des personnages qui vont au travail, en ayant en tête le travail bien fait. Il y a très peu de contacts avec les gens communs, ce qui fait que l’immersion est totale. On voit aussi que les tueurs tels qu’ils nous sont présentés sont tout le temps à l’affut du moindre détail, sachant déterminer s’ils sont suivis, ou notant chaque détail pouvant avoir une importance lors d’une de leur mission. Ce sont aussi, les tueurs, des hommes seuls, obligés de se replier sur eux-mêmes puisqu’ils ne peuvent avoir confiance qu’en eux-mêmes.

Et il y a le style de l’auteur, fait de petites phrases, de petits mots, comme des salves de mitraillettes. Il se met à la place de chaque personnage, durant un chapitre entier, et donne plein de détails, tous les détails que la personne en question voit et note. Ce style behavioriste est très efficace et redoutablement prenant puisqu’il colle parfaitement aux caractères des personnages. Certains auront du mal avec le style, arguant qu’il n’y a pas de dialogues pour aérer l’ensemble. D’un autre coté, ce sont des gens taciturnes, qui ne parlent que pour dire quelque chose. Et je peux vous dire que j’ai rarement lu un livre faisant vivre une dizaine de personnages dans ce style là, avec tant de vérité que j’ai trouvé cela passionnant. Sans entrer dans des détails superflus, à l’affut du moindre signe qui apparaitrait sur le visage d’un homme, Malcolm MacKay nous écrit là un roman bigrement original et je peux vous dire que j’ai adoré et que j’ai regretté de ne pas avoir lu Il faut tuer Lewis Winter. Et comme les deux romans peuvent se lire séparément, je peux encore me rattraper !

Ne ratez pas l'avis de l'oncle Paul ici

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:43

Je n’avais jamais lu de roman de Douglas Preston et Lincoln Child. Il a fallu que je commence par leur nouvel héros, Gideon Crew, l’année dernière. Il est grand temps de leur rendre justice, alors que le premier tome R pour revanche vient de sortir en format poche et que le deuxième tome C pour cadavre vient tout juste de voir le jour.

Même si je n’ai pas encore lu C comme cadavre, R pour revanche est une excellente introduction aux aventures de Gideon, un personnage à la durée de vie limitée puisqu’il lui reste moins d’un an à vivre. Ici, on ne s’encombre pas de descriptions à n’en plus finir, on a affaire à des chapitres courts, des rebondissements incessants, et les pages du livre se tournent toutes seules si bien qu’on arrive à la fin sans même s’en rendre compte. Bref, si vous aimez les livres qui vont vite, les livres où on se laisse porter par l’action pure, si vous recherchez un personnage récurrent, nul doute que vous allez succomber aux deux premiers volumes des aventures de Gideon Crew.

L’information du mardi : Gideon Crew

R pour revanche (J’ai lu) :

À 12 ans, Gideon voit son père, un scientifique travaillant pour le gouvernement, se faire abattre sous ses yeux.

À 20 ans, Gideon est au chevet de sa mère, qui lui révèle que son père n'était pas le traître que tout le monde croyait, mais qu'il fut la victime d'un complot d'État.

À 32 ans, Gideon est enfin en paix avec lui-même. Il a exaucé les derniers souhaits de sa mère qui, sur son lit de mort, lui avait soufflé : « L'heure de la revanche a sonné... » Il vient enfin de d'éliminer l'assassin de son père, un ancien général haut gradé...

Une officine travaillant pour la CIA a suivi ses « exploits ». Elle connaît de surcroît son passé de cambrioleur et sa maîtrise des nouvelles technologies. Elle le contacte alors pour lui confier une mission aussi secrète que dangereuse...

Premier pas de Gideon Crew dans l'univers trouble des services secrets. Un premier tome bien accueilli tant par le public que la critique : « On imaginerait bien Gideon Crew dans un roman de Ludlum ou dans un film de la série Ocean's Eleven. » David Baldacci ; « Vivement la suite. » Suspense Magazine ; « Une nouvelle série qui tient toutes ses promesses. » Booklist ; « Un seul regret : la fin arrive trop vite. On en redemande. » Associated Press

L’information du mardi : Gideon Crew

C comme cadavre (Archipel) :

Après une première mission mouvementée (R pour revanche), Gideon Crew, à qui il ne reste plus qu'un an à vivre, n'aspire qu'à un peu de tranquillité. Mais l'EEC - cette officine travaillant en sous-main pour le gouvernement américain -, fait de nouveau appel à lui.

Chalker, l'un de ses anciens collègues du laboratoire nucléaire de Los Alamos, est en proie à une crise de délire paranoïaque. Se croyant victime d'un complot d'État, il a pris une famille en otage. Gideon est dépêché sur place pour tenter de le raisonner, mais le forcené est abattu sous ses yeux par les forces spéciales...

Les autorités découvrent alors que Chalker, qui s'était converti à l'islam, était irradié. Et l'on retrouve chez lui un calendrier indiquant qu'un attentat terroriste de grande ampleur aura lieu dans douze jours. Mais où ?

Gideon, épaulé par un agent du FBI, a peu de temps pour déjouer l'attentat - et surtout très peu de pistes. Et sa mission se complique le jour où il est suspecté d'être le complice de Chalker...

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 18:09
African Tabloid de Janis Otsiemi (Jigal)

Janis Otsiemi est un auteur que j’adore pour ses intrigues polardesques, pour la description vue de l’intérieur du Gabon et surtout de son style, parfait mélange de phrases efficaces et d’expression du cru imagées. Une nouvelle fois, Janis Otsiemi m’a enchanté.

Nous allons suivre deux groupes d’enquêteurs dans ce roman, Koumba et Owoula de la Police Judiciaire d’un coté ; et Boukinda et Envame de la gendarmerie de l’autre. Koumba et Owoula sont très occupés depuis qu’ils sont à la recherche d’un homme qui a écrasé une femme et son enfant. Mais ce n’est pas la seule affaire dont ils ont la charge. Des jeunes filles sont retrouvées assassinées, et il semblerait que cela soit du au fait qu’elles apparaissent sur des vidéos pédophiles sur internet.

Baoukida et Envame ont affaire quant à eux à une affaire plus chaude. Un corps est retrouvé près de la résidence du président, executé d’une balle dans la tête et les deux doigts d’une main coupée. Cela ressemble à un meurtre de la pègre locale, mais cela devient étrange quand on connait l’identité du mort : le célèbre journaliste Roger Missang. Entre l’indignation de la presse et le risque de voir le président mouillé dans une affaire alors qu’il est très agé et proche de la fin, la pression est grande sur nos gendarmes.

Le titre est évidemment un hommage à James Ellroy, plus qu’à Jean Hugues Oppel, pour mieux montrer l’influence de la politique sur la vie de tous les jours des policiers. Car c’est évidemment eux qui sont au centre de l’intrigue, ou plutôt des intrigues. Comme pour ses précédents romans, Janis Otsiemi nous fait découvrir un autre pan de son pays, avec son langage si beau, parsemé de mots du cru ou d’expressions explicites comme par exemple : « Quand le tambour change de rythme, le danseur change de pied. »

Je suis étonné de la facilité avec laquelle cet auteur arrive à installer des personnages sans en rajouter plus que ça, d’une efficacité qui force le respect. Evidemment, les policiers ne sont pas très clairs, pas tout blancs. Chaque infraction qu’ils voient leur permet de négocier auprès du fautif du liquide pour éviter une amende ou un procès. Mais quand cela touche le pouvoir en place, c’est un peu plus difficile.

Ce roman lève un nouveau voile de la société gabonaise, à savoir les hommes blancs venant utiliser les jeunes filles mineures pour faire des vidéos pédophiles jetées sur internet. Cela permet aussi à l’auteur de montrer l’impunité dont font preuve les blancs par rapport aux Gabonais. Par moments, sans en avoir l’air, Janis Otsiemi jette quelques remarques bien acerbes qui sont fort bien senties.

On s’aperçoit aussi que les policiers, aussi doués soient ils pour faire des déductions et trouver les coupables en sont réduits à suivre les indices donnés par leurs indics, devant le manque de moyens qu’ils ont à leur disposition pour résoudre les meurtres. On y voit aussi les rivalités entre services, ce qui semble exister dans tous les pays. Bref, vous l’aurez compris, si vous ètes fan de Janis Otsiemi, vous allez adorer. Si vous ne le connaissez pas, ce roman est une bonne occasion de lire un auteur africain témoin de son pays, porte parole des pauvres gens. J’adore !

Ne ratez pas son message sur livresque du noir : Janis Otsiemi écrit sans trame par avance, il se laisse porter par ses personnages. Alors, moi je dis : formidable et chapeau bas !

Ne ratez pas également les avis des amis Claude, Oncle Paul et Yvan.

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Published by Pierre Faverolle - dans 2013
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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 17:47
Chronique virtuelle : Fais ton cinéma de André Delauré (Numeriklire)

Voici de retour la chronique virtuelle, qui concerne une lecture numérique. Ce sont 6 nouvelles écrites par André Delauré, dont j’avais adoré Fiché Coupable, qui sont suffisamment originales pour en parler ici.

Ces 6 nouvelles s’inscrivent dans un cycle qui s’appelle Fais ton cinéma. Le principe, c’est d’écrire une nouvelle qui se situe entre le scenario et la pièce de théatre, mais qui est tout de même un roman au sens où l’auteur donne quelques pistes sur les décors et les émotions. Sinon, tout est dans l’art du dialogue. Pourquoi ? Pour que le lecteur se fasse lui-même une idée de la scène, pour qu’il se fasse son propre cinéma. Il est donc inutile de vous préciser que les dialogues sont écrits au cordeau, très pensés pour que cela fonctionne.

A ma connaissance, cela n’a jamais été fait. Mon avis est que cela fonctionne à merveille, mais que cela marche parce que ce sont des nouvelles, dont la lecture est de l’ordre de 15 à 30 minutes. Dans les 6 nouvelles présentées ci-dessous, certaines partent d’une situation simple et forment une scène de vie, d’autres me paraissent plus abouties et forment une vraie histoire, à propos de laquelle on regrette justement qu’elle ne soit pas plus longue.

Reste que j’ai adoré faire cette expérience, que cela marche formidablement bien, car en lisant doucement les premières pages, on arrive à se créer un véritable décor. C’est évidemment du au talent de l’auteur. Sinon, comme tout recueil de nouvelles, j’ai mes préférées, et j’ai adoré Mamie momie et Le plan Triple A. J’ai beaucoup aimé Amours Mortes et les Minettes auto-adhésives. Les deux dernières m’ont paru plus classiques, présentant moins d’intérêt, peut-être parce que ce ne sont pas des histoires noires.

Il faut savoir que pour lire ces nouvelles, il suffit d’aller sur le site de Numeriklire. Le premier épisode est gratuit, les suivants sont vendus 0,99€. Les détails sont ici : http://numerikseries.net/category/fais-ton-cinema/

1ère séance : Mamie Momie

Blandine, septuagénaire alerte, se fait arracher son sac à main en sortant de la pâtisserie. Pour beaucoup de dames de son âge, ce serait une catastrophe… pas pour Blandine. Une délicieuse intrigue portée par une vieille dame qui cache bien son jeu, et qui ne s’en laisse conter ni par la société, ni par ceux qui pensent pouvoir abuser d’elle en toute impunité.

2ème séance : Le plan Triple A

Le brave Henri, méridional pittoresque, réserve une surprise à son fils Jean-Louis. Une de ces surprises qui vous changent la vie : Agnès, sa nouvelle conquête. La beauté, la séduction, le charme incarné. Mais la belle roucoule en apparence, car elle cache de bien noirs desseins. Elle finira par faire un voyage tout à fait inattendu.

3ème séance : Amours mortes

La douce Mona, qui vient de disparaître, manquera beaucoup à Fabien. Elle était si belle, si amoureuse. Cynthia aimerait aider le veuf à tourner la page. Mal lui en prend. À trop vouloir plaire, Cynthia risque bien de perdre son identité, mais trouvera-t-elle l’amour ?

4ème séance : Les Minettes auto-adhésives

Daniel, quinquagénaire séduisant, est hospitalisé d’urgence. Sa fille Véronique découvre chez lui une étrange collection de sacs à main, de cartes d’identité de jeunes femmes, mais où sont les demoiselles ? Terrifiée de découvrir son père sous un nouveau jour, elle va tout mettre en œuvre pour l’aider à combattre ses démons.

5ème séance : Inhibitions

En proie à un vague à l’âme redoutable, nostalgique d’un cinéma d’antan, la jeune Cécile passe ses journées scotchées à son portable, glissant peu à peu dans une insidieuse dépression. Sa mère l’espionne discrètement, et n’est pas loin de la croire folle. Quel pourrait être le remède à ce mal-être, si ce n’est l’amour ?

6ème séance : Délicatesses

Vincent, directeur de banque, a réuni ses employés autour du sapin de Noël. Caroline, son épouse, n’apprécie guère la foule et les honneurs rendus à son mari, pour lequel elle ne ressent plus qu’une indifférence polie. Elle se réfugie dans le bureau directorial, à l’abri du bruit et de la fête. Bernard, sous-directeur de la succursale, entend bien tirer parti de ce manque d’appétence pour séduire Caroline.

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