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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 19:53
Chronique virtuelle : Chiennes fidèles de William Exbrayat (Storylab)

C’est un premier roman, donc ça m’intéresse. Voici donc le polar de William Exbrayat, au nom connu et dont il va falloir retenir le prénom à présent. Chiennes fidèles nous propose un pur divertissement au programme.

L’auteur :

Williams est né en 1975, dans le 26. Il passe une enfance tranquille dans le 07, puis fait des études en Histoire, dans le 38. Après un rapide séjour dans le 64, il s’installe dans le 31, où il officie comme dompteur de livres, en milieu scientifique. Outre un goût immodéré pour les numéros de département, il écrit aussi des histoires à usage récréatif.

Quatrième de couverture :

Ex-flic à la morale discutable et aux pratiques expéditives, Maddog est devenu détective privé. Il lui arrive même de s'offrir quelques à-côtés juteux à la limite de la légalité.

Sa principale faiblesse : son goût pour les femmes. Lorsque la vénéneuse Dora le plaque, il se rend compte que sa dernière combine était peut-être celle de trop…

Chiennes fidèles, polar efficace et à l’humour caustique, est le premier livre de Williams Exbrayat.

Mon avis :

Maddog tient une agence de détectives privés (Flair Investigations) avec son pote Danny. Il est amoureux d’une femme trop belle pour lui. Sauf qu’elle a disparu avec ses affaires mais aussi avec l’urne funéraire de sa chienne Sally. Ce ne serait pas grave s’il n’y avait à l’intérieur de ladite urne une carte électronique comportant des documents lui servant à faire un chantage auprès d’un personnage douteux et dangereux. Et voilà notre Maddog prêt à partir à la recherche de son urne.

Le fait que j’accroche ou non à un polar est surtout lié aux premières phrases et à la

Personnalité des personnages. Et dès que l’on commence Chiennes fidèles, le ton est vif, rapide et humoristique. On ne se prend pas au sérieux et comme le roman est court, cela va vite, très vite. C’est aussi le but de la maison d’édition Storylab qui propose des romans courts pouvant se lire en une heure maximum.

Alors ça va vite, très vite et l’humour y est pour beaucoup dans le plaisir que l’on ressent à la lecture. D’ailleurs, j’y ai retrouvé toute la joie que j’avais éprouvée avec les romans d’Olivier Gay. Ce roman est donc du pur divertissement, c’est bien écrit, bien fait, et on s’amuse beaucoup, de quoi passer un très bon moment. On se dit juste à la fin, que l’on attend quelque chose de plus long, de plus consistant mais on attend la suite avec impatience.

Vous trouverez les informations qu'il vous faut sur ce roman à 2,90€ ici

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 19:23
Et si Notre Dame la nuit de Catherine Bessonart (Editions de l’Aube)

Lauréate du prix « POLAR » 2013 du Meilleur Roman Francophone de Cognac pour son premier roman Et si Notre-Dame la nuit..., Catherine Bessonart voit son roman mis en lumière, et c’est amplement mérité.

Dans un Paris qui s’embourbe dans un hiver rigoureux, en cette fin du mois d’octobre, une affaire bien étrange va surprendre les habitants et la police : On vient de décapiter neuf statues de Notre Dame. Cela ne pourrait être qu’une affaire de collectionneur d’art, mais un clochard peintre retrouve bientôt le corps d’une femme non identifiée, décapité lui aussi. Seul un tatouage peut éventuellement servir de piste.

Chrétien Bompard, commissaire au 36 quai des Orfèvres, va être chargé de l’affaire. Lui qui a un prénom à tendance religieuse, se dit mécréant, tendance bouddhiste, et vient de décider d’arrêter de fumer. Séparé de sa femme, il va mener son équipe, formée par Machnel et Grenelle, lors de cette enquête fort mystérieuse. Alors que les corps vont s’accumuler, le commissaire Bompard va se rendre compte qu’il est plus impliqué qu’il ne le voudrait, et l’enquête va se transformer en course contre la montre.

A raconter les premières pages de ce roman comme ça, on pourrait penser que c’est un roman policier de plus, un bon roman d’enquête dans le Paris insolite des amateurs d’art. ERREUR ! Ce roman est formidable, car il repose sur un personnage de commissaire hors norme et dont les pensées nous décrivent sa psychologie. Car s’il est compétent et intelligent, il a un coté gaffeur qui le rend sympathique. A travers de nombreuses réflexions humoristiques, Chrétien Bompard nous montre un monde décalé avec une vision loufoque qui nous tire d’incessants sourires.

Avec son équipe de bras cassés qui a du mal à avancer tant que le chef ne leur a pas dit où ils devaient chercher, on avance dans une intrigue qui, petit à petit, s’avère complexe et profondément ancrée dans le passé. Et autant la première partie du livre est humoristique, autant la deuxième devient stressante quand Bompard est personnellement touché par l’assassin. Jusqu’à un dénouement que l’on aura du mal à deviner.

Ce premier roman est remarquablement maitrisé et m’a fait penser aux premiers romans de Carlo Lucarelli. Avec cet opus, Catherine Bessonart a écrit un formidable premier roman, avec un vrai ton original plein d’humour, costaud dans son intrigue avec un personnage rigolo et attachant. Et quand on lit sur la couverture que c’est la première enquête de Chrétien Bompard, je piaffe d’impatience et de plaisir à l’idée de suivre ce personnage fort sympathique.

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 19:18

Voici quelques propositions de lectures parmi lesquelles vous devriez trouver votre bonheur. Soyez curieux, aventurez vous sur les sentiers noirs de la littérature polardesque ! Et n'oubliez pas le principal, lisez !

L’information du mardi : Propositions noires

Les yeux de l’ombre de Annie Ramos (Editions Citron bleu)

Catherine vit un vrai conte de fées : une belle maison, un mari charmant, un magnifique petit garçon. Que pourrait-elle demander de plus ? Pourtant dans ce monde parfait, il y a comme une fêlure, minuscule au départ, qui, tel un animal nuisible, attend le moment pour grossir. Un sentiment de malaise s'installe, vite remplacé par de la peur. La véritable peur, celle qui vous empoigne et vous assiège. La bête est lâchée et tient sa proie.

"Elle courait parmi les arbres. La bête était juste derrière elle. La jeune femme entendait son cri qui résonnait dans la forêt. Un cri d'animal en colère. Mais ses jambes fatiguaient, elle sentait venir un point de côté. Son corps la trahissait. Elle regarda autour d'elle. Des arbres, des buissons, rien pour se cacher. Aucune habitation, personne pour la secourir. Terrorisée, elle avait perdu le sens de l'orientation et il semblait se rapprocher..."

L’information du mardi : Propositions noires

Chester Himes, l’unique de Sylvie Escande (Editions de L’Harmattan)

De part et d’autre de l’Atlantique, il semble qu’en se référant à Chester Himes, on parle de deux auteurs différents : d’un côté, un jeune romancier noir révolté, de l’autre, un auteur très connu de la Série noire. Chester Himes, l’unique cherche à comprendre ce qui les sépare et les unit, à dépasser cette dichotomie et à donner à l’auteur la stature qui est la sienne.

Sylvie Escande s’intéresse à la langue de Himes, à ses thèmes, à ses tactiques et apporte des analyses inédites, par exemple sur le rôle des traductions de la Série noire dans la perception de deux œuvres distinctes. Elle revisite les romans que Himes a écrits avant son exil en France et recherche les fils qui traversent l’ensemble de son œuvre. Elle analyse les moyens qu’il a inventés pour devenir auteur de romans policiers, et montre l’évolution des deux derniers titres, L’aveugle au pistolet et Plan B, vers un genre nouveau : politique et fantastique.

Sylvie Escande

Comme la plupart des lecteurs français, c’est dans ses romans policiers que Sylvie Escande a découvert Chester Himes. À partir de son expérience de traductrice, elle explore l’ensemble de son œuvre, en confrontant les textes originaux de Himes et leurs traductions françaises et en révélant les rapports particuliers qu’il a créés avec ses lecteurs français.

L’information du mardi : Propositions noires

Qui a suicidé Pamela Janis Patersen ? de Muriel Mourgue (Editions Ex-aequo)

Pamela Patersen était promise à un bel avenir, mais son destin ne l’entendait pas de cette oreille. Lors du tournage de son dernier film Pamela met fin à ses jours dans une chambre de l’hôtel Plazza à New-York. Carl Storms, le producteur du film, avait tout misé sur cette starlette montante et refuse de croire à la thèse du suicide, d’autant plus que le contrat d’assurance ne couvre pas un tel cas. C’est donc à Thelma Vermont que revient l’insigne honneur de marcher sur les traces de Pam à Hollywood, afin d’éclaircir cette délicate affaire. Elle va apercevoir quelques-unes des célébrités de cette année 1958, et très vite comprendre que la solitude n’est pas plus légère au soleil. Même si la chaleur californienne parvient à lui faire changer ses habitudes en l’incitant à mettre des glaçons dans son verre, Thelma, fidèle à elle-même, n’acceptera jamais de mettre de l’eau dans son bourbon ! Muriel Mourgue est née en juin 1957. Elle vit en Lorraine où elle enseigne l’allemand. Après la parution de Montevideo Hotel et de Green Gardenia qui sont les premières enquêtes de Thelma Vermont ; voici la suite avec son dernier thriller. Chez le même éditeur vous pouvez aussi trouver les enquêtes d'Angie Werther, polars d'anticipation.

L’information du mardi : Propositions noires

18 jours en avril de Hervé Mosquit (Mon petit éditeur)

"...un désordre indescriptible régnait dans le logement: meubles renversés, armoires ouvertes, tiroirs vidés, habits éparpillés, couverts renversés et vaisselle brisée, jonchaient le sol. Et surtout, il y avait cette absence de Stan, ce silence assourdissant que ne troublait que le sifflement de la bise. Le souffle court, la boule au ventre, frénétique, elle fouilla la maison en hurlant le prénom de son compagnon."

Clémentine et Stan sont un couple heureux et sans histoires. Un jour, Stan disparaît. Clémentine n'aura de cesse de le retrouver et de comprendre le pourquoi de cette disparition. Les protagonistes de ce récit seront confrontés au crime organisé, au blanchiment d'argent, à la violence crapuleuse et même à un accident dans une centrale nucléaire.

Une bonne dose d'action et de suspense, un zeste d'humour, une pincée d'érotisme et, cerise sur le gâteau, de quoi réfléchir parfois au concept de résilience, ) l'état du monde actuel et aux craintes ou aux espoirs de chacun face à l'avenir de l'humanité, voilà, en bref ce que propose ce roman sans oublier son objectif principal: offrir un bon moment de lecture-plaisir.

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 19:03
Du vide plein les yeux de Jeremie Guez (La Tengo)

Voici donc le dernier tome de la trilogie consacrée à Paris, signé Jeremie Guez, après le formidable Paris la nuit et l’excellent Balancé dans les cordes, fort justement récompensé par le prix Polar SNCF. Encore une fois, ce roman fait mouche.

Idir, jeune trentenaire kabyle, sort de prison, après y avoir passé six mois pour coups et blessures. Reconverti en détective privé, son quotidien est fait de filatures pour des maris jaloux ou des femmes en plein doute. Personnage central du roman, puisque c’est écrit à la première personne, c’est un impulsif, capable de périodes de calme et d’accès de fureur, mais il est aussi un tendre sous sa carapace : parfois, sans prévenir, il se met à pleurer sans pouvoir s’arrêter. Mais il annonce que c’est une maladie, la maladie de la tendresse, de la solitude, du mal être, la maladie d’une vie de copains en essayant de tenir à distance sa famille, ses racines que son père lui rappelle sans cesse.

Idir est contacté par Oscar Crumley, le fils héritier de la richissime famille Crumley, pour retrouver son frère, Thibaut qui a disparu depuis quelques mois. Si personne ne s’inquiète de sa disparition, Idir retrouve des cassettes où Thibaut parle de sa vie, de son mal-être, de la difficulté à être accepté en tant qu’homosexuel. Juste après, Eric, le père de Thomas son meilleur ami lui demande de retrouver sa voiture, une AUDI R8 toutes options qui coute une fortune et qu’on lui a volé en braquant son chauffeur. Evidemment, les apprences sont trompeuses et les péripéties nombreuses pour ce détective amateur.

Changement de registre pour ce troisième roman, changement de ton, changement d’ambiance, et quelle réussite ! Là où les précédents romans mettaient au centre de l’intrigue la ville lumière, avec des massages d’un lyrisme flamboyant, Du vide plein les yeux se concentre sur son personnage, et Paris devient le décor noir de ce polar en forme d’hommage, hommage à tous les grands écrivains qui ont bâti ce genre que nous aimons tant.

D’une intrigue simple au départ, de rencontres en rencontres, Jérémie Guez complexifie son histoire avec un personnage complexe, solitaire qui est poussé par la curiosité. C’est aussi un personnage pas forcément doué, un travailleur de l’ombre dont la vie est faite de sorties avec les potes, de services donnés rendus, de réunions avec la famille qui se passent mal car il gâche ces moments par des accès de colère, peut-être pour montrer qu’il est un adulte, avec les responsabilités qui vont avec.

Ce roman, c’est aussi le roman de la maturité, à travers son personnage plus mature et qui veut construire sa vie, mais aussi dans le style, plus direct, plus franc, avec des dialogues formidables qui en disent long sur la psychologie des personnages. Clairement, Jérémie Guez a densifié son intrigue, pour donner plus de densité, plus d’importance aux personnages. Ce changement, s’il peut étonner certains habitués des précédents romans, va surtout leur démontrer que Jérémie Guez est un grand auteur, et qu’il est à l’aise dans tous les domaines. A son âge, on s’incline.

Une nouvelle fois, je suis époustouflé, une nouvelle fois je suis ébahi, une nouvelle fois je suis étonné du talent, de la facilité et de la simplicité que montre ce roman. Il démontre si ce n’était pas le cas encore que cet auteur est à lire, car il a la capacité à vous emmener où il veut, en alliant à la fois l’intrigue et le style, sans en avoir l’air. Bienvenue dans l’ère du roman noir moderne, brutal et lucide, dramatique et réaliste ! Bienvenue chez Jérémie Guez !

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15 novembre 2013 5 15 /11 /novembre /2013 18:28

Il semble que cela soit à la mode d’éditer de courts romans, dotés d’une centaine de pages. Pour l’éditeur c’est l’occasion d’offrir une offre alternative, pour le client c’est une possibilité de découvrir un auteur à moindre cout … quoique. Pour l’auteur, c’est en tous cas un exercice extrêmement difficile, se situant entre le roman et la nouvelle. Voici donc deux romans qui valent le coup d’être lus.

Des novellas

Rouge ballast de Jean Paul Le Chevère (éditions des ragosses) :

C’est un village perdu au milieu de nulle part, traversé par une unique voie de chemin de fer, et écrasé par les odeurs de mort qui émanent de l’abattoir. Gabrielle qui veut qu’on l’appelle Gaby est une jeune adolescente qui va au collège et doit s’occuper de ses deux jeunes frères Djezon et Jirès.

Son père Bruno travaille à l’abattoir puisque c’est la seule entreprise encore ouverte dans le coin et il s’est mis en ménage avec Louise puisque la mère de Gaby est morte. Ce qui inquiète Gaby, c’est la disparition de Mathilde, c’est la dernière en date à « avoir pris le train ». Selon les ragots du coin, plusieurs jeunes femmes se sont jetées du haut du pont qui passe sur la voie ferrée. Suicide ou meurtre ?

C’est un très court roman qui a la chance d’être vendu relativement peu cher : 10 euros pour 100 pages. Voici un roman narré par Gaby, avec son franc parler, son vocabulaire de jeune femme. Gaby nous raconte sa petite vie, les voisins, les histoires, les ragots. Finalement, elle rêve d’ailleurs, d’un ailleurs qu’elle ne connait pas mais elle n’est pas malheureuse.

Avec un style qui s’adapte à son sujet, l’auteur nous fait ressentir le désespoir ou plutôt le manque d’espoir de ces familles bloquées dans un village dont ils ne sortiront pas. Ce roman s’avère un bon roman noir que l’on lira plus pour sa performance dans sa création du langage adolescent que pour son intrigue simpliste. Un roman tout en ambiance, assez pesant mais agréable à lire, qui m’a donné l’impression d’avoir vécu dans ce village horrible.

Des novellas

Tu n’as jamais été vraiment là de Jonathan Ames (Editions Joelle Losfeld)

Joe est un ancien Marines, ancien du FBI, qui est retourné chez sa mère après avoir pêté un plomb lors d’une enquête difficile. Depuis, il travaille pour McCleary, qui lui trouve des missions à remplir. Il passe par l’épicier pour recevoir des messages, cela permet de rassurer sa paranoïa et d’éviter que l’on sache où il habite.

Ce matin là, McCleary lui demande d’aller voir le sénateur Votto. Sa femme vient de se suicider et sa fille a disparue. Il vient de recevoir un SMS lui donnant l’adresse où elle est détenue. Joe achète donc un marteau, son arme de prédilection et se rend à l’adresse indiquée. Mais les apparences sont trompeuses …

Voilà un livre coup de poing qui ne tourne pas autour du pot et qui va droit au but. En presque cent pages, Jonathan Ames nous brosse le portrait d’un homme qui aurait aimé se suicider, qui est une arme vivante que rien ne retient à la vie. Le style se colle parfaitement à l’action, et la traduction de Jean Paul Gratias est impressionnante tant elle parvient à nous retranscrire toute la noirceur du texte et la volonté de l’auteur d’écrire un roman dur, noir, violent et direct.

Quand on lit ce livre, il vaut mieux se préparer à recevoir des coups car les phrases sont toutes très visuelles et l’intrigue simple est faite de flashes comme autant de coups de marteau. Et si l’on peut regretter le prix un peu élevé (12,90€), c’est une lecture qui impressionne et qui restera longtemps dans ma mémoire. D’ailleurs, dans la rue, je me retourne au cas où je sois suivi par un homme portant un marteau …

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13 novembre 2013 3 13 /11 /novembre /2013 18:53
Le poil de la bête de Heinrich Steinfest (Carnets Nord)

J’avais raté ses deux premières parutions en France, à savoir Requins d’eau douce et le onzième pion, malgré le bien que j’en ai lu ici ou là, sur l’humour loufoque et déjanté qui fusent au travers des pages. Voici donc mon rendez vous avec cet auteur autrichien à l’univers si particulier.

Anna Gemini est une belle blonde discrète, mère célibataire, devenue tueuse à gages pour assurer une vie un peu plus confortable à son fils Carl, adolescent handicapé dont elle ne se sépare jamais. Anna s’impose deux principes en guise de morale : elle part toujours en mission avec son fils, et ses victimes doivent s’acquitter elles-mêmes du prix de leur élimination.

Au cours d’une rencontre pour le moins étrange et amusante, elle fait la connaissance d’un employé de bureau, fonctionnaire dans un service qui n’a plus de travail. A moitié agent secret, à moitié truand à la petite semaine, Kurt Smolek, autrichien de son état va lui servir d’intermédiaire et lui trouver les contrats à remplir. La seule mission qu’Anna va accomplir sans Smolek est l’assassinat d’un diplomate norvégien pour le compte de sa femme.

Il s’appelle Markus Cheng et il est détective privé. Il incarne le flegme viennois avec un physique de Chinois, et ne se sépare jamais de son chien Oreillard incontinent. Cheng a perdu sa femme et un bras au cours d’une enquête précédente. Il va se retrouver à enquêter sur le meurtre de ce diplomate autrichien.

Tous ces personnages vont se rencontrer, chercher, courir, deviser sur la vie, leur vie et ce qui les entoure. Dire que ce roman est particulier est un euphémisme. Car si on peut penser à un roman policier, il s’agit plutôt d’un roman qui n’appartient à aucun genre mais qui en créé un à lui tout seul : celui de roman philosophique policier humoristique cynique bizarroïde intelligent.

A la façon d’un Samuel Beckett, qui dans En attendant Godot nous décrit deux personnages qui attendent un événement (l’arrivée de Dieu) qui n’interviendra jamais, Heinrich Steinfest prend trois ou quatre personnages principaux et les fait aller d’un endroit à l’autre, courant à la recherche d’un secret qu’ils ne trouveront jamais (la recette de l’eau de Cologne) pour mieux regarder par le bout de la lorgnette le monde actuel et en profiter pour deviser sur l’homme dans le monde et son inutilité, cela avec un cynisme de fort bon aloi.

Je vous livre d’ailleurs la citation écrite en quatrième de couverture pour vous faire une idée : « C’est triste à dire mais en Autriche, il faut toujours que les nazis se montrent pour qu’il se passe un peu quelque chose. »

Je me rappelle en terminale que nous avions lu en classe Le château de Franz Kafka. J’avais adoré ce roman, et j’avais été le seul dans la classe à trouver cela un formidable roman d’humour absurde. C’est exactement le cas pour ce roman : J’y ai trouvé du Desprosges pour le coté absurde, du Pierre Dac pour l’humour de certains dialogues, du John Irving dans les scènes à plusieurs personnages. Mais j’ai surtout pensé à Franz kafka pour la similitude du sujet et sa façon froide et désintéressée d’analyser la société et ses contemporains. Je dois vous prévenir que la lecture n’est pas aisée, qu’il faut parfois s’accrocher mais le résultat est à la hauteur : c’est de la grande littérature gentiment loufoque.

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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 18:52

Cette semaine, j’ai décidé de mettre en avant une petite maison d’édition, qui ouvre une nouvelle collection : 666. Il s’agit de polars fantastiques, et l’on trouve parmi les 3 premiers titres sortis des auteurs français connus et reconnus pour la qualité de leur écriture.

Alors, en attendant mon avis, allez jeter un œil sur le site des éditions Engelaere, http://engelaere-editions.com/blog/, où on peut y lire ceci :

666 nombre de la Fin des temps… Le soleil s’obscurcira, nous dit-on, une pluie de soufre et de sang s’abattra sur les villes et les campagnes ! D’ici là, les lecteurs de 666 auront le temps de se préparer à leur survie.

Collection ô combien salutaire, 666 donne la parole à un illustre et très discret contemporain de Rubens, l’Anonyme d’Anvers, immortel lié à la Rose-Croix. Héritier de l’alchimiste Nicolas Flamel, on le croise souvent sans le savoir et son rôle n’est pas négligeable dans un monde rongé par le mal lié à l’argent. C’est peut-être grâce à lui que tout n’a pas encore pris fin.

L’information du mardi : 666

« Entretiens avec un très vieux vampire » de Roger Facon

96 pages (broché) · format 110 x 170 mm · 6 € · ISBN 978-2-917621-17-2

Humour et mystère garantis dès les premières pages d’Entretiens avec un très vieux vampire grâce aux pérégrinations du Chevalier Le Clément de Buirette, vieux vampire roublard, ravi de rendre service à L’Anonyme d’Anvers. Même fatigué d’avoir traversé les siècles, notre chevalier ne manquerait pour rien au monde l’assemblée annuelle de la Confrérie des saigneurs de la nuit dont il est l’un des plus solides piliers. Quitte à devoir faire mentir la prophétie maya et se lancer à la recherche de l’Évangile de Sang, un film muet projeté à une poignée de verriers, en 1910, à l’Idéal cinéma, le plus vieux cinéma ouvrier du monde, situé à Aniche.

Auteur d’une trentaine de romans noirs, romans fantastiques et essais sur l’occultisme, Roger Facon fait ici la jonction entre son travail d’écrivain et son mandat d’Adjoint à la culture à Aniche pour son plus grand plaisir et celui de ses lecteurs.

L’information du mardi : 666

« 666, Quai de la Scarpe » de Michel Meurdesoif

84 pages (broché) · format 110 x 170 mm · 6 € · ISBN 978-2-917621-18-9

Diable ! Quel est ce corps qui frappe aux portes de l’écluse du Petit-Bail ? Pourquoi ces étranges disparitions ? Raoul sait-il des choses que les autres ignorent ? Et d’abord, d’où vient-il ?

Une tranche de vie au sein d’un des plus vieux quartiers de Douai, faite de brouillard et de mystère. Les quais de la Scarpe font se rencontrer l’histoire, le romanesque et le rêve !

L’information du mardi : 666

« Les Œufs de Lewarde » de Jean-Marc Demetz

144 pages (broché) · format 110 x 170 mm · 7 € · ISBN 978-2-917621-19-6

Les Œufs de Lewarde est avant tout une fresque jubilatoire sur la fin du monde dans laquelle l’histoire et la fiction se confondent avec une étonnante crédibilité.

Sauver l’humanité, vous en conviendrez, n’est pas à la portée de n’importe quel olibrius. Un seul homme a essayé et c’est son récit. Un personnage singulier, l’Anversois, dont l’aventure défie le temps ! Et Dieu qu’il lui en a fallu des recherches et des voyages pour mener son combat contre l’apocalypse. Une quête terrible dont le chemin lui a fait rencontrer de fameux hommes.

Il a vu Léonardo Da Vinci disséquer des cadavres humains, il a rencontré Michel de Nostredame soignant la peste en Arles, il a appris que Jules Verne avait consulté les verriers d’Aniche au sujet des dimensions des hublots du Nautilus, il a suivi Émile Zola sur les carreaux de mine, il a vécu la création du premier syndicat de mineurs par Émile Basly.

Bien des questions… Quels secrets, quels liens entre ces célébrités ? Et surtout : que couvait le Centre Historique Minier de Lewarde ? Tout est dans « les œufs de Lewarde ».

À 50 ans, Jean-Marc Demetz s’est jeté dans l’écriture de romans noirs et de nouvelles. Il s’est lancé dans le roman policier qui se situe dans une réalité sociale précise et porteur d’un discours critique. Il s’inscrit également dans une vision noire du monde qui est, pour lui, toujours nimbée d’une lueur d’espoir. S’inspirant de ses passions, voyages et rencontres pour créer les personnages et les décors de ses romans, il rend compte de la réalité sociétale : crime organisé et terreau mafieux, société clanique, anomie sociale, corruption politique et policière. Pour chacun des thèmes abordés, il mène une enquête fouillée pour en retranscrire les détails qui jetteront le lecteur dans l’intrigue avec le plus grand réalisme.

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10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 18:20
Lignes de feu de Jeffery Deaver (Editions des deux terres)

Comme je le dis, j’aime alterner mes lectures avec des thrillers américains, tels que ceux de James Patterson par exemple. Cette lecture m’a permis de découvrir un nouvel auteur puisque je n’avais jamais lu de roman de Jeffery Deaver.

Un attentat a eu lieu à Manhattan dans la sous station MH10 : elle s’est mise en défaut et un problème informatique n’a pas permis de délester le réseau. Une explosion a suivi faisant dans un bus tout proche de nombreuses victimes. Tous les organismes de sécurité des Etats-Unis sont sur les dents, et la NSA découvre dans des écoutes la possibilité que cet attentat soit fomenté par un groupuscule dont le nom commence par Justice pour …

Evidemment, on fait appel à Lincoln Rhyme, enquêteur paraplégique, qui est sur une autre affaire, la traque d’un tueur à gages nommé L’Horloger que personne n’a réussi à identifier et arrêter. Comme on le soupçonne d’être au Mexique, Lincoln va s’occuper de cette affaire d’attentat. D’autant plus que de nouveaux attentats vont survenir et que la situation va entrer rapidement dans une situation critique.

Je dois dire que j’ai été agréablement surpris par ce roman, qui nous explique comment l’alimentation électrique est gérée, et que tout repose sur l’enquête de Lincoln Rhyme. Ce n’est pas facile de rendre passionnante une enquête réalisée par un enquêteur paraplégique, et il faut savoir qu’il est aidé par Amelia Sachs, sa moitié, qui va sur le terrain avec une camera miniature placée sur son front.

Et là, tout le talent de l’auteur prend sa dimension, décrivant les discussions à distance entre Lincoln et Amelia, avec un style forcément très détaillé comme pour nous montrer ce qu’il voit de son lit. Et c’est redoutablement efficace car cela permet de ne montrer que ce que l’auteur veut nous montrer et que les zones d’ombre font monter la tension lors de la lecture.

Si le rythme est forcément lent, plutôt axé sur le raisonnement de Lincoln, ce n’est pas pour autant un roman sans stress et surtout passionnant et très bien écrit. Rappelez-vous un film qui s’appelait Bone collector ou Le désosseur avec Denzel Washington dans le rôle principal, il faisait monter la tension par des effets de caméra minutieusement choisis. Ce roman, avec un sujet qui nous montre notre dépendance à l’énergie, est construit sur ce principe, et c’est redoutablement efficace. A l’approche des fêtes de Noel, les amateurs de thriller savent quoi mettre sur leur liste de souhaits.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 18:55
Haut le chœur de Gaëlle Perrin-Guillet (Rouge Sang)

Ce thriller se situe un peu en marge de mes lectures, au sens où je lis rarement de romans sur les serial-killers. Mais cela faisait longtemps que j’espérais un roman où on poursuivrait un tueur sur le territoire français. Gaëlle Perrin-Guillet prend toutes les recettes que les Anglo-saxons maitrisent sur le bout des doigts mais y apporte sa petite touche. Au final, ce roman est une franche réussite, puisqu’il m’aura suffi de deux petits jours pour avaler ses 275 pages.

Chambéry, de nos jours. Alix Flament n’arrive décidément pas à mettre la dernière touche à son article, sur un homme politique embringué dans une affaire de mœurs. Jusqu’au moment où le téléphone retentit. Au bout du fil, Eloane Frezet … qui vient de s’échapper de sa prison en simulant un malaise.

Elle fut une grande journaliste des affaires criminelles retentissantes jusqu’à ce qu’il y a six ans, sa vie bascule dans l’horreur avec le cas Eloane Frezet, la pire serial killer que la France ait connu. Elle avait à l’époque interviewé la tueuse, en avait tiré un livre d’entretiens qui était sorti juste au moment où Eloane demandait sa libération pour bonne conduite. Celle-ci fut refusée et Eloane jura de se venger.

L’ambulance sensée emmener Eloane à l’hôpital est retrouvée sur le bord de la route. A son bord, tous les passagers sont morts égorgés, et Eloane manque à l’appel. Le lieutenant de police Ruiz, aidé de la journaliste et d’une profileuse vont entamer une course poursuite pour éviter que le carnage ne recommence.

Ce roman est conçu comme une course poursuite, donc le mot d’ordre est la célérité de l’intrigue. On n’a effectivement pas le temps de prendre son souffle, ça va à une rapidité folle, surtout grâce au style franc et direct de l’auteure. Je dois dire que j’ai beaucoup aimé sa façon d’écrire qui allie l’efficacité à des dialogues qui vont au plus juste, qui sonnent vrais. J’ai été aussi très surpris de sa facilité à faire agir plusieurs personnages, entre Alix, Eloane, Ruiz et Camille, même si les personnages qui sont au premier plan sont Alix et Ruiz.

L’autre chose que j’ai adoré, ce sont les extraits du roman que Alix a écrit sur ses entretiens avec Eloane, qui sont d’une justesse folle, à tel point que l’on a réellement l’impression d’assister à cette joute entre deux personnages se livrant un duel. J’ai pris un énorme plaisir à lire ce roman, qui vient titiller les anglo-saxons sur leur terrain tout en ayant sa propre identité. A noter aussi qu’il n’y a aucune scène sanguinolente !

Je me permettrai juste de faire deux ou trois remarques : la première, c’est que le roman est court car ça se lit vite, et du coup, on regrette qu’il n’y ait pas quelques dizaines de pages de plus. Ensuite, les personnages mériteraient un peu plus de profondeur, surtout les seconds rôles. Enfin, l’intrigue est simple, et cela ne peut laisser augurer que du meilleur pour le futur. Vivement le prochain !

Ce livre existe en format papier et numérique. Toutes les informations sont à aller chercher sur le site de Rouge Sang éditions

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Published by Pierre Faverolle - dans 2013
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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 20:45
L’information du mardi : infos diverses

Des infos de Marie Neuser :

Marie Neuser collectionne les prix en cette fin d’année 2013. Elle vient de recevoir le Prix des médiathèques DLVA 2013 (Manosque) pour Je tue les enfants français dans les jardins et le Prix marseillais du polar (Marseille, septembre 2013) et Prix de la Ville 2013 (Mauves-sur-Loire, festival Mauves en noir) pour Un petit jouet mécanique. Vous pourrez aussi la rencontrer du 15-17 novembre 2013 au Salon du roman noir - Noir sur la ville à Lamballe (Côtes d'Armor).

L’information du mardi : infos diverses

Je tue les enfants français dans les jardins :

Lisa, jeune prof d'italien, a du mal avec ses élèves. Chahuts, insultes, affrontements, menaces, la tension monte et quelques éléments récalcitrants rendent sa vie littéralement insupportable, à l'intérieur du lycée aussi bien que dehors.

Lisa se sent seule et en danger, encore plus lorsque la seule élève sur qui elle comptait se suicide pour éviter un mariage forcé.

Après avoir essuyé jour après jour les insultes les plus grossières et intimes, après avoir été molestée devant ses élèves, la jeune enseignante commence à se forger une carapace implacable. Face aux caïds de sa classe qui la méprisent et la maltraitent, comment la petite prof peut-elle réagir ?

L’information du mardi : infos diverses

Un petit jouet mécanique :

En Corse, l’été, dans un hameau en ruines écrasé de soleil et de chaleur, la seule maison debout est occupée par une famille en vacances. Anna, adolescente rétive, son père, sa mère et Léa, leur petite-fille, bébé de leur fille aînée (Hélène) que les parents gardent pour quelques jours. Un quotidien banal, ponctué de repas, de bains de soleil et d’allers-retours entre cette bâtisse nichée dans les collines et la plage en contrebas.

L’arrivée de la soeur aînée d’Anna vient jeter le trouble dans cette tranquillité. Anna ne tarde pas à remarquer qu’entre sa nièce Léa et sa mère, quelque chose d’étrange est en train de se passer… Imagination délirante d’une ado sensible ou réalité morbide ?

L’information du mardi : infos diverses

Les abysses d’un songe de Christel Lacroix (Terriciae) :

J’avais annoncé la parution de son précédent roman, Asteria Rubens, donc il est normal que j’annonce la sortie de son nouvel opus qui s’appelle Les abysses d’un songe dont voici la quatrième de couverture

Mig, éminent chercheur en génétique, fait chaque nuit inexorablement le même rêve qui s'étire et se précise un peu plus chaque fois : quand le sablier de ses rêves est retourné, plus rien ne compte pour lui

Sur le fil de ses songes il va rencontrer Enya prisonnière d'une tour de verre.et vivre des aventures oniriques qui lui laisseront un étrange goût de réalité.

Persuadé que ses songes lui dévoileront sa mission et lui ouvriront les portes de ses perceptions, il va lutter pour ne pas se déconnecter totalement de la réalité

Anaëlle sa coéquipière assistera à son errance entre deux mondes et tentera de l'aider à lutter contre les pièges de son rêve mais parviendra t'il à sortir indemne de ce monde clos : les abysses d'un songe sans y brûler les ailes de son âme?

L’information du mardi : infos diverses

La chapelle des damnés de Samuel Gance (Ex-aequo)

Pour finir cette semaine un polar achéologique dont voici la quatrième de couverture

Ivo Varmon, un archéologue en pleine dépression suite à un drame familial, choisit de partir sur les routes de France pour tenter d’oublier. Il est vite rattrapé par son instinct quand, au détour d’une forêt profonde, il découvre ce qu’il croit être une petite chapelle perdue. Bien décidé à fouiller dans ce bâtiment qui l’intrigue beaucoup, il s’installe dans le village voisin, peuplé de personnages au comportement étrange...

Samuel Gance est né en 1962 à Clermont-Ferrand. Après des études de pharmacie, il part travailler en Italie puis sur l’île de la Réunion, avant de revenir s’installer dans le Limousin en 2001. En janvier 2013, il publie son premier roman « Anton ou la trajectoire d’un père » aux éditions l’Harmattan. La chapelle des damnés est son second roman.

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