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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 18:13

Deux revues dédiées au polar viennent de paraitre et ce sont deux revues de très grande qualité. Je veux parler du dernier numéro en date de Alibi et de l’Indic.

L’information du mardi : Les revues polar

Alibi – Saison 3 – Automne 2013 :

On a eu peur pour la revue Alibi. Presque une année d’absence, c’est dangereux pour une revue consacrée au polar qui a eu quelques difficultés à trouver un distributeur digne de ce nom. Il revient dans le même format, entre roman grand format et revue, il est toujours épais avec ses 162 pages et le contenu est toujours aussi attrayant. Le dossier principal est consacré aux détectives privés.

On va donc tout apprendre sur le métier de détective privé, l’enquêteur qui vit de filatures, dans le monde moderne. Puis, on revient vers la littérature avec Philip Marlowe et l’auteur de manges Taniguchi, avant de finir par un formaidable article consacré à 10/18.

Vous aurez le droit aussi à 10 pages consacrées à Jean Christophe Grangé, très intéressantes. J’adore ces longues interviews, où l’auteur a le temps de s’installer et où on peut parler de littérature tranquillement. C’est le même cas pour Davis Simon, le créateur de la série The Wire. Une longue entrevue comme je les aime.

Deux articles plus courts nous parlent ensuite d’un libraire à coté de Fleury Mérogis et de Carlos Zanon. Dommage que ces billets soient si courts, d’ailleurs ! Par contre, la visite d’une capitale étrangère est consacrée à Reykjavik avec de superbes photographies. Décidément, il va falloir que j’y aille !

Enfin, après un article bien trop court sur Patricia Highsmith, Alibi nous offre 25 pages de critiques et avis sur des polars, aussi bien des romans que des films en DVD.

Bref, encore une fois, Alibi fait fort, avec un numéro passionnant comme un roman.

L’information du mardi : Les revues polar

L’indic 16 :

Auréolés du trophée 813 MAURICE RENAULT (essai, étude, article de presse, magazine…), les amis de l’association nantaise Foudu au noir nous concocte un numéro encore une fois à noter dans les annales. Car le sujet n’est autre que l’enfance, vaste thème fort utilisé : L’enfant en tant que victime, mais aussi l’enfant en tant que bourreau. Car quoi de mieux pour un auteur de tout un chacun que d’imaginer un démon caché derrière un visage angélique. A noter d’ailleurs une belle analyse de l’œuvre de Stephen King, ou du moins de ceux qui parlent des enfants et des adolescents, et quelques romans jeunesse. Il faudrait d’ailleurs (si je peux me permettre une suggestion) ajouter une rubrique polar jeunesse dans les futures numéros ?

Il est à noter aussi de nouvelles plumes (si je ne m’abuse) telles que celles de Sylvain Forge ou Julien Védrenne, qui viennent rejoindre celles habituelles et fortement appréciées par votre serviteur de Eric Maneval ou Caroline de Benedetti.

Tout cela est complété par un bel hommage au regretté Elmore Leonard, un article sur les femmes auteures et les inévitables avis sur les romans actuels ou plus anciens. Mais où est donc passée la rubrique Affaire classée où était chroniqué un excellent vieux roman ?

Bref, vous l’aurez compris, c’est encore un numéro sans faute que vous pouvez vous procurer par abonnement auprès de l’association Fondu au noir 44. Je vous joins d’ailleurs le lien vers le blog de l’association : http://fonduaunoir44.blogspot.fr/

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8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 19:04
Vilaines filles de Megan Abbott (Jean Claude Lattès)

Depuis Adieu Gloria, Megan Abbott fait partie des auteurs dont je lis tous les romans, car j’adore sa façon d’écrire, sa subtilité, sa finesse, la façon qu’elle a de construire ses intrigues par petites scènes avec un choix fin de ses phrases, de ses mots, et des émotions qu’elle transmet. Ce roman, encore une fois, tape dans le mille.

A Sutton Grove, les cheerleaders agrémentent les matches de leur équipe. Beth est la capitaine et Addy, sa meilleure amie est sa lieutenante. Pour démarrer cette nouvelle saison, une nouvelle coach débarque. Elle s’appelle Colette French et est bien décidée à leur faire franchir un pas, devenir les meilleures. Elle leur fait faire des entrainements extrêmement durs physiquement, arbore une attitude distante et sans concession, et sa première décision est de destituer Beth de son rang de capitaine.

Addy est subjuguée par Colette. Elle passe bientôt beaucoup de temps avec la famille French, Matt le mari qui est comptable, travaille beaucoup et est souvent absent et la petite Caitlin, âgée de quatre ans. Addy, qui ne voyait que par Beth, la suivant partout, croyant ce qu’elle disait, buvant chacune de ses paroles se trouve une nouvelle icône, Colette, passant de nombreuses soirées en sa compagnie.

Le sergent Will est recruteur pour l’armée, détaché auprès du lycée. Il est d’une beauté confondante et a cet air triste des gens qui ont perdu leur femme trop tôt. Beth a vite compris que Colette et Will sont amants. Addy va aussi le découvrir. Après quelques semaines, Will est retrouvé dans son appartement, suicidé d’une balle dans la tête. Mais s’est-il réellement suicidé ? Addy, aveuglée par ses idoles, va découvrir une vérité douloureuse.

Une nouvelle fois, Megan Abbott nous concocte un suspense psychologique parfait, à travers les yeux d’Addy qui en est la narratrice. Addy, jeune adolescente, en mal d’émancipation, à la recherche d’un pilier sur lequel se reposer, curieuse du monde des adultes et à l’écoute du moindre des ragots, faisant toutes les déductions sur ce qu’elle apprend pour comprendre ce monde auquel elle ne comprend bien.

Il y a de l’amour dans ce livre, il y a de la haine dans ce livre, il y a de la manipulation dans ce livre, et dans chaque phrase, chaque mot est soigneusement choisi pour semer le doute, pour faire naître le trouble. Encore une fois, la traduction rend formidablement hommage à la subtilité du style de Megan Abbott et en cela, je vous remercie, M. Jean Esch. Car, jusqu’à la dernière ligne de la dernière page, on appréciera le suspense, les questionnements et les doutes que l’on ressent à la lecture de ce roman. Et Megan Abbott excelle dans ces situations intimes de faux semblants.

J’avais déjà apprécié La fin de l’innocence ou Envoutée, qui avançait selon le même principe, mais avec une addition de petites scènes. Cette fois-ci, la narration est plus linéaire, mais avec toute une foultitude de détails qui nous plongent dans le monde inconnu (ou mal connu) pour nous des cheerleaders, ces reines du sport qui prennent des risques inconsidérés pour se lancer des défis, pour se sentir plus grandes que la vie, pour grandir, franchir le pas et devenir adultes.

Megan Abbott creuse aussi le thème du mensonge et de son poids dans la vie. Si Beth apparait comme une intrigante, une star déchue de son piédestal, Colette apparait comme une idole étrange, auréolée d’un mystère fascinant tandis qu’Addy est triturée entre les deux personnes qu’elle adore. Mais que s’est-il réellement passé dans cette chambre ? Megan Abbott ouvre toutes les portes du possible et nous livre un roman sur les adolescentes rêvant de la pureté du soleil remarquable. Mais, qui s’approche trop près du soleil se brule les ailes. D’ailleurs, le soleil existe-t-il pour ces jeunes en mal de reconnaissance ? La fin justifie-t-elle tous les moyens ?

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 18:30
Loupo de Jacques Olivier Bosco (Jigal)

Accrochez vous, les amis ! Le dernier JOB, Jacques Olivier Bosco pour les ignares, n’est pas un livre à offrir aux cardiaques ou aux âmes sensibles. Après avoir montré son talent dans le roman de serial killer avec Et la mort se lèvera, après nous avoir ébloui avec son roman noir Le Cramé, après nous avoir enchanté avec son roman à la James Bond Aimer et laisser mourir, place au pur roman d’action. Pur roman d’action ? Pas seulement.

Loupo est un jeune délinquant, vivant de petits braquages de bureaux de banque locaux. Il fait toujours ses coups à deux, avec son ami d’enfance Kangoo qu’il a côtoyé lors de ses passages en orphelinats et autres maisons de redressement. Ces deux là se vouent une confiance aveugle et leur méthode est simple : ils récupèrent les adresses de leurs coups chez leur complice Le Chat, puis organisent le casse, pour en général quelques milliers d’euros, ce qui permet à Kangoo de régler ses dettes de jeu.

Mais ce matin là, il était dit que la machine se déréglerait. Ils entrent dans un bureau de poste, demandent à tout le monde de s’allonger. Pour impressionner tout le monde, Loupo tire dans un présentoir de publicité. Derrière le présentoir, il y a un enfant qui jouait. En plus, le contenu de la caisse ne dépasse pas quelques centaines d’euros, et le directeur de l’agence lui avoue qu’ils ont été donnés. Outre la culpabilité qui touche Loupo de plein fouet, il doit aussi découvrir qui les a dénoncés à la police.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce roman va à 100 à l’heure. Pas la peine d’essayer de vous accrocher, vous allez succomber au style de ce roman, fait de bout de mots, de bouts de phrases, de bouts de vie, tout ça pour vous obliger à appuyer encore plus fort sur la pédale d’accélérateur, alors que votre pied touche déjà le plancher.

JOB nous prend tellement à la gorge, qu’on est tout de suite projeté à l’intérieur de la tête de ce petit délinquant dont le seul but dans la vie est bien de survivre, mais aussi de ressentir cette excitation du moment où il entre dans une agence, tire une balle dans le décor et empoche l’argent. Ces quelques minutes sont devenues une vraie drogue pour lui. Le fait qu’il tire une balle en entrant permet aussi de faire peur aux clients, mais aussi de se faire respecter auprès de la mafia qui le surnomme le Flingueur.

Il est inutile de vous dire que ce roman de deux cents pages se lit très vite ; de toute façon, dès que vous avez tourné la première page, vous êtes foutus : Loupo prend votre tête entre ses deux mains, et vous la secoue jusqu’à ce que vous ayez fini le livre.

Par contre, il ne faudrait pas réduire ce roman qu’à un livre d’action. JOB nous y présente encore et toujours ses thèmes chers, tels que l’amitié, la fidélité, la loyauté ou la rédemption. Il nous montre aussi que Loupo ne peut échapper à son destin, mais c’est la partie que j’ai trouvé la moins convaincante.

Alors, êtes vous prêt à faire un tour dans le manège infernal de JOB ? êtes vous prêts pour votre dose d’adrénaline ? Dépêchez vous à prendre votre ticket pour ce voyage en enfer, cet aller simple dans la tête d’un braqueur de banque qui n’a rien à perdre. Bon voyage, bonne lecture !

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 18:38
Sur ta tombe de Ken Bruen (Fayard)

Jack Taylor, mon pote, un de ces personnages récurrents qui m’a procuré les sensations les plus fortes est de retour. C’est sa neuvième enquête, il y a du nouveau, beaucoup de nouveau, et en même temps, c’est toujours pareil, toujours aussi noir, toujours aussi bien. La grosse nouveauté, c’est que Jack est amoureux d’une écrivaine américaine, qu’ils ont passé quelque temps à Londres et que Jack revient à Galway … seul. Et que tout va se dérégler.

Le père Malachy a été agressé, et il est dans le coma. Bien que l’ambiance entre les deux hommes ne soit pas au beau fixe (c’est le moins que l’on puisse dire), Jack est intrigué, d’autant plus que les agressions se multiplient, un jeune homme trisomique puis ceux qui recoivent une stèle funéraire miniature, à savoir Jack et ses amis Ridge et Stewart. Il semblerait qu’un groupe de jeunes illuminés se consacre à l’élimination de gens différents tels que les pauvres les homosexuels ou les handicapés.

En parallèle, le père Gabriel demande à Jack de retrouver le père Loyola qui a disparu de la circulation avec l’argent d’une association catholique. En éclusant les bars et tous les endroits possibles et imaginables, le père Loyola reste introuvable … jusqu’à ce que sa gouvernante, la sœur Maeve le mette sur une piste digne de ce nom.

Mais c’est surtout Galway, ce petit quartier typiquement irlandais qui est le véritable partenaire de Jack. Au travers de son personnage fétiche, Ken Bruen fait l’autopsie de la société irlandaise, qui s’enfonce méticuleusement vers un avenir noir et bouché, accueillant à bras ouvert la modernité pour mieux perdre ce qui faisait son identité.

Cet épisode est tristement réaliste sur un pays qui répond à l’appel de l’argent facile, qui vend son âme pour le tourisme mondial, au détriment des petits pubs que Jack affectionne. Le nombre de bars où il se sent bien diminue comme peau de chagrin, le nombre de gens qu’il connait aussi et la plupart de ses amis peuple le cimetière. C’est aussi une société toujours plus violente que nous peint Ken Bruen dans cet épisode, avec des gens illuminés et racistes, dignes des nazis, des armes en vente libre et des propagandes plus dégoutantes les unes que les autres.

C’est un Jack en réaction, face à cette évolution néfaste, dépassé par la violence, mais capable de répondre au coup pour coup, qui se retrouve de plus en plus isolé, désespéré, parfois au bord du suicide jusqu’à ce que son téléphone sonne, ou qu’un enfant lui fasse un sourire. C’est un Jack fataliste, qui se débat comme un beau diable face à un combat perdu d’avance.

J’ai trouvé cet épisode plus noir et pourtant toujours marqué de traits d’humour, plus violent et pourtant toujours aussi peu démonstratif, plus noir alors que certains passages sont d’une beauté éclatante, plus désespéré que les autres car montrant une lutte vaine. Après son combat contre le diable (dans le précédent épisode qui s’appelait le Démon), Jack se bat contre ses contemporains et ce n’est pas forcément facile. C’est aussi un roman qui ressemble à la conclusion d’un cycle, et qui me parait plus destiné aux fans. Je ne le dirai jamais assez, lisez donc le cycle Jack Taylor depuis le début.

Cette chronique de Galway est dédicacée à Lilas Seewald, qui comprendra.

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 18:38

Appel à jurés pour le festival Quai du polar :

Quais du Polar, le festival international de littérature et de cinéma policiers, et le quotidien 20 minutes lancent un appel à candidature pour former le jury officiel du Prix des lecteurs Quais du Polar/20 minutes. Présidé par Claude Mesplède, auteur du Dictionnaire des Littératures policières, ce jury sera chargé de désigner « Le » polar francophone de l’année 2013, parmi une pré-sélection de 6 romans. Les 10 jurés seront officiellement sélectionnés le 16 décembre 2013. Ils se réuniront pour délibérer le samedi 8 mars 2014 à Lyon. La remise du Prix des Lecteurs Quais du Polar/20 minutes au lauréat aura lieu pendant le festival, le samedi 5 avril 2014 en présence des lauréats des 9 précédentes éditions !

POUR FAIRE PARTIE DU JURY :

Adressez un courrier expliquant les raisons de votre candidature et présentant vos goûts littéraires avant le 7 décembre 2013 minuit (cachet de la poste ou date de l’e-mail faisant foi) à :

PAR COURRIER

Association Quais du Polar

Candidature Prix des Lecteurs

20 rue Constantine 69001 Lyon

PAR MAIL

prixdeslecteurs@quaisdupolar.com

RÈGLEMENT SUR LE SITE :

www.quaisdupolar.com

L'information du mardi : Des bons plans ...

Concours de nouvelles de Vaisons la nouvelle :

Dans le cadre de la 4ème édition de Vaison la Nouvelle invite le Polar, qui se tiendra du 12 au 18 avril 2014, voici le thème du 10 ème concours de nouvelles :

1er Décembre 2013 – 31 Janvier 2014.

Dotation totale (chèques et séjours ) : 800 €

La nouveauté : le concours est ouvert au plan national.

Cette année le thème choisi est à la fois un clin d'oeil à Jean-Bernard POUY, que nous avons reçu en 2013 et grand amateur de trains, et un hommage au metteur en scène, réalisateur, scénariste et acteur Patrice Chéreau. Le thème sera ainsi le titre éponyme de son film sorti sur les écrans en 1998 :

"Ceux qui m'aiment prendront le train".

De Patricia Highsmith à Tonino Benacquista, les trains ont souvent servi de décor au genre policier. Un thème ouvert donc et, comme diraient Raynal, Pennac et ... Pouy, qui ne vous rendra pas "La Vie duraille" (on ne pouvait pas ne pas caser ce titre ici...).

Tous les renseignements sur www.vaisonpolar.blogspot.fr

L'information du mardi : Des bons plans ...

Le bon plan de la semaine, c’est chez Ska :

Miss Ska nous fait part d’un recueil de nouvelles gratuit à télécharger sur le site en version électronique, et ce jusqu’au 15 janvier. Pour en avoir lu quelques unes, on passe de l’humour au noir puis au rose avec un évident plaisir de la lecture. J’ai adoré le massacre entre les rennes du Père Noel et les lutins.

http://skaediteur.net/2013/11/11/la-fete-au-pere-noel-cest-cadeau/

Le communiqué annonce :

Découvrez SKA en dégustant ces friandises littéraires, c'est gratos Jusqu'au 15 janvier 2014.

Noël sacré ? Chez SKA, c’est plutôt SACRÉ NOËL !

Sacré Noël se décline en rose et en noir, Eros et Thanatos sont convoqués pour orchestrer le réveillon… pour allumer un feu d’artifices littéraires, de fusées inédites lancées par les auteurs SKA en grande forme.

Michel Baglin, Hafed Benotman, Laurence Biberfeld, Paul Colize & Armèle Malavallon, Franq Dilo, Nigel Greyman, Pascal Jahouel, Franck Membribe, Jose Noce, Max Obione, Prancis Pornon, Claire Rivieccio, Roland Sadaune, Alain Seyfried, Claude Soloy, Gérard Streiff, Jan Thirion, Frédérique Trigodet, Ava Ventura, Bernard Vitiello et Francis Zamponi.

Tous ces auteurs s’en donnent à cœur joie dans ce recueil collectif, avec tout le talent de leurs plumes débridées. Ces ex-bambins ont, de toute évidence, des comptes à régler avec le Père Noël. Que voulez-vous : il est le témoin d’un monde d’avant, du temps de l’enfance, fait d’insouciance et de merveilleux à jamais enfuis. Il est le symbole de la supercherie des adultes. C’est la première tromperie que l’enfant découvre, c’est un rite de passage en quelque sorte, croire et puis ne plus croire. Et le pire, devenus parents, les vieux enfants bernés veilleront à réitérer le faux mystère pour obtenir des éclats dans les yeux de leurs mômes. Voici ce qui se joue au pied du sapin. Quelle farce !

Diable ! Nos auteurs iconoclastes nous guérissent foutrement de l’angélisme béat qui préside à la fête.

Antifestif

Le Père Noël est une ordure : ça se confirme. Avec SKA, vous n’aurez aucun risque de l’oublier. Nous non plus d’ailleurs, ce bougre pratique le chantage (nous tairons les motifs crapuleux) en nous obligeant à vous offrir gratuitement cet e-book durant la trêve des confiseurs ! Escroc !

A déguster, sans modération, avant ou après la gueule de bois !

Bonnes fêtes !

Sacré Noël, recueil collectif de nouvelles noires et érotiques, Culissime, gratuit jusqu'au 15 janvier 2014. Après cette date : 2.99 €

Mieux connaître les auteursTéléchargerAccéder au catalogue Culissime

AU MENU DU RÉVEILLON

Le Renne s’habille en rouge, par B. Vitiello

Noël au balcon, par Pascal Jahouel

Mères Noël & C°, par José Noce

Joyeux Noël, patron ! par Laurence Biberfeld

Santa Claus’trophobe ! par Franck. Membribe

Ryan’s Nativity, par Franq Dilo

Composez le 24-25 ! par Claire Rivieccio

Quand je vous dis que…. ! par Jan Thirion

La clé, par Gérard Streiff

Moi, Père Noël… par Francis Pornon

Mon dernier Noël, par Francis Zamponi

Papa Nono, par Klod SolØy

Illuminés, par Frédérique Trigodet

Les jouets de l’Histoire, par Hafed Benotman

Le père Noël est à l’envers, par A. Seyfried

Les mitraillettes du Père Noël, par J. Noce

La paire de Noël, par Roland Sadaune

Réveillon de minuit, par Malavallon & Colize

La commande, par Nigel Greyman

Rudolf &C°, par Ava Ventura, p. 201

Révélation de Noël, par Michel Baglin

Farcie, par Max Obione

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 18:51
Oldies : Nu dans le jardin d’Eden de Harry Crews (Sonatine)

Attention coup de cœur, gros coup de cœur ! Moi qui n’ai jamais lu de roman de Harry Crews, me voilà bien servi, avec cette publication inédite en français, un roman qui n’est pas forcément facile à appréhender mais qui recèle pour celui qui le lira des sources inépuisées et inépuisables de réflexion. Un grand merci donc à Sonatine pour avoir découvert cet inédit. Et si vous cherchez des romans de cet auteur à lire, allez donc du coté de chez Jean Marc qui nous en conseille pas mal.

L’auteur :

Après une enfance marquée par les conditions de vie difficiles dans le Sud rural et de graves problèmes de santé, Harry Crews s’engage à 17 ans dans le corps des Marines, où il passera trois années. Il intègre ensuite l’université de Floride pour des études d’anglais, qu’il interrompt en 1956 pour une virée de 18 mois en moto à travers les États-Unis. Il exercera jusqu’en 1997 comme enseignant d’anglais dans plusieurs écoles et universités de Floride.

Harry Crews, qui décide de devenir écrivain quand il découvre la littérature lors de son service dans les Marines, devra attendre 1968 pour voir son premier ouvrage publié (The Gospel Singer). Il publie ensuite régulièrement des romans, nouvelles, articles et reportages (notamment pour les magazines Playboy et Esquire dont il fut un contributeur régulier). Le récit de son enfance en Géorgie A Childhood : The Biography of a Place est considéré par l’écrivain James Crumley comme «peut-être le meilleur livre de la littérature américaine contemporaine».

Les romans de Harry Crews, caractérisés par un ton nerveux et ironique, plongent leurs racines autant dans le genre Redneck que dans le roman noir et la littérature gothique. Peuplés de paumés, de monstres, de désespérés, ils forment une fresque grotesque et saisissante sur le thème de l’Amérique profonde.

Crews apparaît au cinéma dans le film de Sean Penn, The Indian Runner, dans le rôle de M. Baker. Son roman The Hawk is Dying est adapté en film par Julian Goldberger sous le titre Dressé pour vivre en 2006.

Harry Crews s'éteint en 2012 à l'âge de 76 ans.

(Source Wikipedia)

Oldies : Nu dans le jardin d’Eden de Harry Crews (Sonatine)

Quatrième de couverture :

Garden Hills a connu des jours heureux. À l’époque où Jack O’Boylan, un magnat de l’industrie, a fait construire le village au fond d’une mine de phosphate qu’il a découverte et exploitée. Travail assuré, salaire, sécurité. Puis, les hommes de Jack ont quitté la place. Le créateur a abandonné sa création, la mine a fermé, les habitants ont déserté le village.

Seules une douzaine de familles ont résisté, constituant une véritable cour des Miracles qui vit aujourd’hui encore dans l’espoir du retour de Jack O’Boylan. Le village pourrait néanmoins renaître seul de ses cendres grâce à Fat Man, qui a hérité de son père, propriétaire des terrains avant la construction de la mine, une incroyable fortune. Mais personne n’attend plus rien de lui : Fat Man est un obèse qui passe son temps reclus dans sa maison à ingérer d’énormes quantités de nourriture en ignorant le monde extérieur. Reste Dolly, une ancienne reine de beauté, dont le souhait le plus ardent est de convertir Garden Hills à la modernité, c’est-à-dire au tourisme et à la débauche. Rapports de forces, manigances amoureuses et sexuelles, trahisons et machinations ... Dolly ne lésinera sur rien pour abattre les vieilles idoles et mener son projet à bien.

Quelque part entre Samuel Beckett et Jim Thompson, Harry Crews nous offre avec l’histoire de ces marginaux perdus dans une ville fantôme une interprétation saisissante de la Chute originelle. On trouve dans ce roman, le deuxième de l’écrivain, publié aux États-Unis en 1969 et jusqu’ici inédit en France, la noirceur, l’humour et la compassion qui ont fait le succès de Body, Car ou encore La Foire aux serpents.

Mon avis :

Quel choc ! Vous en connaissez beaucoup des romans où vous vous arrêtez sur des phrases pour la relire plusieurs fois tant elle est évocatrice ? Cela peut vous arriver une fois dans un roman, oui ! Mais quand c’est à toutes les pages, quand à chaque fois, une image s’impose à votre regard, d’une évidence rare, vous savez que vous tenez là un roman hors du commun. Je ne veux même pas parler de chef d’œuvre, mot que je n’emploie jamais, mais de grand, d’immense roman. Peu importe que l’on parle de polar ou de roman noir, Nu dans le jardin d’Eden est un grand roman.

Harry Crews nous décrit une ville imaginaire perdue au milieu du désert. Jack O’Boylan a construit cette ville en croyant trouver du phosphate et, par dépit, il est parti. Son fils, Fat Man, 280kg au compteur vit sur une colline qui surplombe la ville. Il fait vivre cette ville de douze familles et ne sort jamais de chez lui. Tout le monde espère le retour de Jack O’Boylan, mais a-t-il seulement existé ?

J’ai déjà parlé du style, mais je peux aussi parler des thèmes abordés. Toutes ces petites gens courent après un espoir, une idée du bonheur, et se laissent emporter dans les rêves de Dolly d’amener les touristes à Garden Hills avec des attractions futiles. Quand on lit ce roman, on pense à En attendant Godot de Samuel Beckett mais aussi à n’importe quelle ville d’aujourd’hui, dévastée par la crise qui essaie de survivre par le tourisme. Mais au-delà de ça, on peut y voir une peinture de la société moderne, avec ses strates, ses différences, ses aspirations, son avenir. Un roman visionnaire !

Si vous n’êtes pas encore convaincu par ce que je viens d’écrire, sachez que le dernier chapitre est le meilleur et le plus beau chapitre que j’aie jamais lu, qu’il me reste encore en mémoire, qu’il a hanté plusieurs de mes nuits jusqu’à m’en faire faire des cauchemars. Enfin, ne ratez pas les avis de Claude et de Jean Marc, ce dernier nous donnant des titres de cet auteur parmi ceux qu’il a préférés. Bref, si je devais donner un adjectif à ce roman, ce serait : Magnifique, extraordinaire, visionnaire, biblique, coup de cœur !

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 18:22
Les guetteurs des Ian Rankin (Editions du Masque)

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman de Ian Rankin, l’auteur qui a immortalisé John Rebus. Depuis qu’il a mis son inspecteur fétiche entre parenthèses, il nous offre un nouveau personnage Malcolm Fox.

En Ecosse, la police des polices s’appelle le service des Plaintes. Malcom Fox est inspecteur dans ce service. On a pu le rencontrer dans Plaintes, paru l’année dernière aux Editions du Masque. C’est un homme solitaire, qui ne boit pas et qui a une vie tranquille, si ce n’est son père qui est à l’hôpital, ce qui fait qu’il doit gérer les reproches de sa sœur qui trouve qu’il ne passe pas assez de temps au chevet paternel.

Il débarque à Kirkcaldy, petit port proche d’Edimbourg, pour enquêter sur Paul Carter, un flic soupçonné d’avoir abusé de Teresa une prostituée pendant son service. Abus de position. Mais ce qui est bizarre, c’est que c’est son oncle qui l’a dénoncé. Peu après, l’oncle est retrouvé suicidé ou assassiné. L’affaire pourrait s’avérer simple mais d’autres meurtres vont suivre … Des papiers que Fox va retrouver chez les Carter vont lui donner des pistes vers des groupes révolutionnaires indépendantistes des années 70-80. Et cette affaire qui semblait si simple au départ va se révéler le début d’un secret qui n’a pas été ébruité depuis plus de 30 ans.

N’ayant pas lu la première enquête de Malcolm Fox, j’ai été très agréablement surpris de la façon dont l’auteur nous emporte dans cette ville, nous fait côtoyer les personnages. Il faut dire que Ian Rankin n’est pas n’importe qui, et que l’on sent du savoir faire. Car, avec un point de départ simple, il nous plonge dans les plus sombres heures de l’histoire contemporaine écossaise, à savoir les terroristes indépendantistes écossais, qui ont rêvé dans les années 70 faire comme leurs cousins irlandais, avec les mêmes moyens violents.

Si Ian Rankin ne nous assomme pas de descriptions ni de psychologies à outrance, je dois dire que c’est un roman policier costaud qui avance surtout grâce à ses dialogues fort bien faits … mais très longs. J’ai été surpris par cela car je ne me rappelais pas que les précédents romans de Rankin étaient écrits avec autant de dialogues.

C’est donc un roman qui se lit avec un grand plaisir, qui s’avale goulument, et qui montre que les jeunes révolutionnaires d’antan se révèlent aujourd’hui d’impitoyables nababs qui ont bien profité du capitalisme libéral, celui là même qu’ils combattaient alors. Et si le fond du sujet arrive bien tard dans le roman, ce qui peut donner l’impression que Rankin effleure son sujet plutôt que le traiter réellement, il n’empêche que le message frappe d’autant plus fort. Et si vous croyez que ce que je viens de dire vient de vous révéler le nom des auteurs des meurtres, c'est que vous ne connaissez pas Ian Rankin. Alors, lisez le donc !

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 19:11
Le chouchou du mois de novembre 2013

La fin de l’année se profile déjà, mais les lectures diverses et variées sont toujours au rendez vous. Pour les avis de ce mois, leur nombre est plus faible, surtout parce que le mois de novembre est plus court. Ceci dit, on y retrouve tous les styles et beaucoup de titres à noter pour ceux qui préparent leur liste au Père Noël. Pour le mois de décembre, je vais essayer de vous mettre un maximum d’avis pour vous donner encore plus d’idées.

Mais revenons sur ce mois de novembre, que nous avons commencé avec la désormais réputée chronique Oldies. Ce fut le tour de Un petit boulot de Iain Levison (Liana Levi – Piccolo) lors de la réédition de ce formidable roman noir cynique pour le numéro 100 de la collection Piccolo. Un roman à ne pas rater !

Dans les romans qui vont squatter les têtes de linéaires et qui feront partie des meilleures ventes, j’ai testé pour vous Mauvaise étoile de Roger Jon Ellory (Sonatine) et Lignes de feu de Jeffery Deaver (Editions des deux terres). Si j’ai trouvé le roman de RJ.Ellory bien meilleur que son précédent, je l’ai tout de même apprécié en dents de scie avec de formidables passages dans les paysages américains avec des scènes répétitives. Quand au roman de Jeffery Deaver, il remplit son travail de nous tenir en haleine, de nous stresser malgré un enquêteur paraplégique.

Le mois de novembre fut surtout pour moi le mois des découvertes, de tous genres. Emporté par l’ambiance glauque et nauséabonde de Rouge ballast de Jean Claude Le Chevère (Editions des Ragosses), époustouflé par Tu n’as jamais été vraiment là de Jonathan Ames (Josiane Lofeld), emballé par le thriller Haut le chœur de Gaëlle Perrin-Guillet (Rouge Sang), amusé par Chiennes fidèles de William Exbrayat (Storylab), écroulé de rire sous Le poil de la bête de Heinrich Steinfest (Carnets Nord) et Et si Notre Dame la nuit … de Catherine Bessonart (Editions de l’Aube), ce mois de novembre m’aura fait passer par toutes les couleurs.

Mais revenons au titre du chouchou du mois : j’ai décidé de récompenser Du vide plein les yeux de Jérémie Guez (La Tengo) parce que ce roman est très différent des deux précédents, parce qu’il est centré sur un personnage formidable, parce que ce roman est un hommage aux plus grands auteurs de polars, et parce que les dialogues sont fantastiques. Jérémie Guez réussit à clore sa trilogie en beauté.

Et n’oubliez pas le principal, lisez !

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26 novembre 2013 2 26 /11 /novembre /2013 20:25
L’information du mardi : Balais d’or et Trophées 813

Les Balais du Concierge Masqué ont été décernés samedi soir dans le cadre du salon Paris Polar, en compagnie du pape du polar Claude Mesplede. Organisés par Richard le concierge masqué, un jury indépendant a voté parmi 24 romans en toute indépendance et avec beaucoup de discussions. Les gagnants que je vous présente sont tous de formidables auteurs ayant écrit de formidables romans. Et je voudrais adresser de profondes et sincères félicitations et remerciements à notre concierge masqué, dont vous pouvez lire les interviews sur le site du Concierge masqué.

Et le compte rendu de cette soirée extraordinaire est

L’information du mardi : Balais d’or et Trophées 813

Balai d’or: On the brinks de Sam Millar (Seuil)

De fait, le spectaculaire récit autobiographique de Sam Millar a tout d’un thriller. À ceci près que si on lisait pareilles choses dans un roman, on les trouverait bien peu crédibles.

Catholique, Millar combat avec l’IRA et se retrouve à Long Kesh, la prison d’Irlande du Nord où les Anglais brutalisent leurs prisonniers. Indomptable, il survit sans trahir les siens: voilà pour la partie la plus noire, écrite avec fureur et un humour constant.

Réfugié aux états-Unis après sa libération, il conçoit ce qui deviendra le 5e casse le plus important de l’histoire américaine. La manière dont il dévalise le dépôt de la Brinks à Rochester, avec un copain irlandais, des flingues en plastique et une fourgonnette pourrie, est à ne pas croire. Même Dortmunder, dans un roman de Westlake, s’y prendrait mieux. Il n’empêche, le butin dépasse les 7 millions de dollars!

Un procès et une condamnation plus tard, il retrouve la liberté, mais entretemps, la plus grande partie de l’argent a disparu. Millar semble avoir été roulé par ses complices… Saura-t-on jamais la vérité?

En tout cas, le FBI cherche toujours!

Né à Belfast en 1958, Sam Millar a fait de la prison en Irlande du Nord comme activiste politique, et aux États-Unis comme droit commun. De retour à Belfast où il vit toujours, il est devenu écrivain. Après deux romans, Poussière tu seras et Redemption Factory, et le best-seller international On the Brinks, il a commencé la série policière Karl Kane, à paraître au Seuil.

Les interviews de Sam Millar sont ici et ici

Vous trouverez mon avis ici

L’information du mardi : Balais d’or et Trophées 813

Balai d’argent : Balancé dans les cordes de Jérémie Guez (La Tengo)

Tony est un jeune boxeur ; garçon sans histoires, il consacre sa vie au sport, prépare son premier combat pro et se tient à l’écart des trafics qui rythment la vie de sa cité. Mais il doit composer avec une mère à problèmes, qui se laisse entretenir par des voyous. Tout dérape lorsque l’un d’entre eux la bat et l’envoie à l’hôpital. Tony décide de faire appel à Miguel, le caïd de la ville, pour étancher sa soif de vengeance. Mais dans ce milieu, rien n’est jamais gratuit. La faveur demandée à un prix, celui du sang. Tony, qui doit payer sa dette, entame alors une longue descente aux enfers…

Balancé dans les cordes est le second roman de Jérémie Guez, l’auteur de Paris la nuit. Il a reçu le Prix SNCF du polar 2013 et le Prix sang d'encre 2012 des Lycéens de la ville de Vienne

Les interviews de Jérémie Guez sont ici et ici

Vous trouverez mon avis ici

L’information du mardi : Balais d’or et Trophées 813

Balai de bronze : Une femme seule de Marie Vindy (Fayard noir)

Un petit matin de janvier, au lieu-dit de L’Ermitage, Marianne Gil est réveillée par une pluie de coups frappés à sa porte. Son ami Joe, affolé, a découvert le corps sans vie d’une jeune fille derrière les granges, au fond de la propriété. Ils préviennent les autorités.

Le capitaine Francis Humbert, de la brigade de recherches de Chaumont, prend la tête des opérations. Les premières constatations révèlent que la victime a été étranglée, mais rien ne permet d’établir son identité. Qui est-elle ? Et que faisait-elle seule, dans les bois, en plein hiver ?

Mystérieuse Marianne, qui vit cachée et porte un secret que ni le silence ni la solitude n’ont su consoler. Écrivain de renom, cette femme seule à la beauté sauvage dégage une fragilité à laquelle Humbert sent confusément qu’il ne peut résister. Divorcé, englué dans une vie de caserne qui ne lui convient plus, cet enquêteur acharné va tout risquer pour la protéger de son passé...

L'interview de Marie Vindy est ici

Vous trouverez mon avis ici

L’information du mardi : Balais d’or et Trophées 813

Balai de la découverte : C’est dans la boite de Frederic Ernotte (Avant propos)

Jeff… Jeff Marnier. C’est mon nom. Je suis inspecteur. Plutôt bien coté, voire admiré par certains. Pourtant, comme tout le monde, j’ai mes problèmes. Je bosse jour et nuit. La vérité ? Je n’ai jamais beaucoup dormi. Je suis accro à la vodka, à la solitude, et depuis peu… à un site Internet. « La boîte noire ». C’est un endroit sombre. Un repère de flics. Un cloaque virtuel où je me sens chez moi. Tellement chez moi que j’oublie régulièrement de me coucher. Pourtant, cette nuit-là, j’avais enfin trouvé le sommeil. C’est toujours mauvais signe quand mon téléphone portable sonne en pleine nuit. Un tueur de flics court dans la région. Catherine est morte. Ça m’enterre encore un peu plus. Je dois me mettre au vert quelques jours. La ronde des boîtes tombe à point nommé. Un huis clos secret entre inspecteurs. Une réunion entre des inconnus en mal de découvertes. Une nuit durant laquelle soulever le couvercle d’une boîte peut vous laisser des traces indélébiles.

Frédéric Ernotte est né à Namur (Belgique) le 28 janvier 1982. Assistant social et journaliste de formation, ce jeune écrivain est un véritable touche-à-tout. C’est dans la boîte est son premier roman. Frédéric Ernotte est également à l’origine du blog "Journal d’un Workaholic", un espace virtuel où il dissèque notre quotidien sous la loupe d’un bourreau de travail.

L'interview de Frederic Ernotte est ici

Vous trouverez mon avis ici

La photo de groupe avec de gauche à droite : Sam Millar, Jérémie Guez, Le Concierge Masqué, Marie Vindy, Frederic Ernotte et Claude Mesplede

La photo de groupe avec de gauche à droite : Sam Millar, Jérémie Guez, Le Concierge Masqué, Marie Vindy, Frederic Ernotte et Claude Mesplede

Trophées 813 :

L'association 813 a décerné ses Trophées 2013. Les gagnants sont :

Roman français : "Le Dernier Lapon" d'Olivier Truc

Roman étranger "Michèle Witta" : "Le Diable, tout le temps" de Donald Ray Pollock

BD : "Blast" de Manu Larcenet

Prix "Maurice Renault" : revue L'Indic (Fondu au noir)

Et je suis très heureux du résultat !

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24 novembre 2013 7 24 /11 /novembre /2013 18:58
Mauvaise étoile de Roger Jon Ellory (Sonatine)

Après son dernier roman Les anges de New York que je n’avais pas aimé, il me tardait de lire ce roman, car je suis et je reste un grand fan de cet auteur. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on a affaire à un changement radical, et dans le fond et la forme. Mauvaise étoile est un pur thriller passionnant.

Ils sont deux frères, deux demi frères par leur mère Carole Kempner, qui les a eu de deux pères différents. L’ainé Elliott "Digger" Danziger a toujours aidé et protégé son cadet d’un peu plus d’un an Clarence "Clay" Luckman, surtout après la mort de leur mère. Elle a été tuée par leur père et Elliott va assister au meurtre. Ils vont ensuite passer d’orphelinats en maisons de correction jusqu’à l’adolescence. Digger a toujours été le bagarreur, le maillon fort des deux enfants, alors que Clay est celui qui est plus fragile mais aussi le plus réfléchi.

Earl Sheridan est un psychopathe qui est en route pour son exécution. En route, le mauvais temps les oblige à faire une pause dans la maison de correction à Hesperia dans laquelle les deux frères sont enfermés. Earl arrive à s’enfuir en les prenant en otage. Commence alors une fuite éperdue sur les routes des Etats-Unis où Earl va élever Digger et où Clay va réussir à s’enfuir et rejoindre l’Eldorado, ce nom porteur de tous les espoirs.

On n’a pas le temps de reprendre son souffle pendant ce roman, tant on rentre rapidement dans le vif du sujet dès les premières pages pour suivre cette course effrénée vers nulle part, en suivant trois groupes séparés. D’un coté Earl et Digger qui vont perpétrer des meurtres dans le seul but d’avoir de l’argent pour poursuivre leur route sanglante. De l’autre, Clay et une jeune fille rencontrée en chemin qui essayent d’échapper à leur destin. En parallèle, Franck Cassidy, un simple flic essaie de comprendre qui est le tueur et qui va être leur prochaine victime.

On peut réellement parler d’un virage dans l’œuvre de Roger Jon Ellory, tant cet auteur ne nous a pas habitués à tant de noirceur et tant de violences dans ses précédents livres. Le style si littéraire et hypnotique fait place ici à plus d’efficacité, et on prend les phrases en pleine gueule. Les personnages qu’il nous montre sont tous des gens nés sous la mauvaise étoile, qui n’ont aucun espoir dans la vie si ce n’est celle d’essayer de survivre. Et la morale de cette histoire est que quand on nait du mauvais coté de la barrière, il y a bien peu de possibilités de s’en sortir.

Ce livre montre aussi toute la démesure des Etats-Unis, pays qui exerce une véritable fascination auprès de l’auteur, aussi bien par ses paysages gigantesques que sa violence incroyable, engendrant des monstres errant sans but sur les routes interminables qui parcourent les contrées infinies.

Si le parcours de Digger entaché de meurtres plus sanglants les uns que les autres m’a paru un peu répétitif, si la réflexion sur la maitrise du destin de chacun est probablement un des thèmes que l’auteur a voulu ébaucher, j’ai trouvé tout de même certains passages répétitifs et quelques longueurs. Il n’en reste pas moins que la tension est constante, que le stress monte au fur et à mesure des pages et que j’ai trouvé ce roman un très bon thriller qui culmine dans un final hallucinant, même si le chapitre final en forme de happy-end ne me parait pas forcément utile.

Vous l’aurez compris, je suis heureux de ce nouveau roman, car je l’ai trouvé bien plus passionnant que son précédent, et même si je le trouve inégal et un peu long, il n’en reste pas moins que je garderai longtemps en mémoire certaines scènes et ces personnages perdus aussi bien dans leur vie qu’au milieu de ces espaces gigantesques.

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