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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 11:00

padana cityIl aura fallu la sortie en format de poche de ce Padana city pour que je le ressorte moi-même de ma bibliothèque. Malgré les avis divergents sur ce roman, je ne pouvais pas rater un Massimo Carlotto, même s’il est écrit en collaboration avec quelqu’un d’autre. En voici un bref résumé :

Francesco Visentin est issu d’une grande famille d’avocats. Son père est propriétaire d’un grand cabinet, et comme lui il embrasse la même carrière. Mais il a tout fait par lui-même, a fait ses études avec succès et ouvert son propre cabinet avant d’envisager de rejoindre son père. Car il doit épouser la femme de sa vie : Giovanna. C’est d’ailleurs le jour (ou la nuit) où il enterre sa vie de garçon que sa vie va basculer, pour le pire.

Giovanna est découverte le lendemain, noyée dans sa baignoire. L’enquête préliminaire ne laisse aucun doute : il s’agit d’un meurtre. Quand le juge apprend que Giovanna avait un amant, et qu’elle envisageait de tout dire à Francesco, ce dernier est rapidement soupçonné. Heureusement, son ami d’enfance Filippo qui était l’ancien petit ami de Giovanna lui sert un alibi en or. Mais Francesco va enquêter pour connaître la vérité.Padana city 2

Alors que le père de Francesco et la mère de Filippo s’arrangent pour brouiller les pistes, corrompre les indices et communiquer via leur propre chaîne de télévision, Francesco se demande si le coupable n’est pas son ami ; ainsi ils se servent mutuellement d’alibi. Mais, quand il découvre que Giovanna enquêtait sur les malversations dans le domaine du recyclage des déchets, ses certitudes sont remises en cause.

Massimo Carlotto s’est donc associé avec Marco Videtta pour écrire un roman à quatre mains, qui respecte l’œuvre du maître italien du roman noir. Car Marco Videtta est un scénariste et cela se retrouve dans ce livre, à savoir que l’histoire ne comporte pas de chapitres, mais des petites scènes, pour faire avancer l’intrigue. L’intrigue elle-même peut être divisée en deux parties : la première moitié montre Francesco obligé de se défendre d’une accusation injuste, la deuxième partie montre son enquête pour découvrir la vérité.

Un roman très carré dans sa forme en somme, mais qui poursuit la quête de Massimo Carlotto : montrer et démontrer les travers de la société italienne. Des petits arrangements entre gens de bonne société en passant par la manipulation des media ou les dysfonctionnements de la justice et de la police, tout y est. Avec ce détachement habituel de Carlotto qui montre que tout cela est parfaitement normal. Et je ne parle pas des trafics sur les déchets.

Bref, c’est agréable à lire mais ce n’est pas extraordinaire. Si le style est vif et bref, les fans de Massimo Carlotto resteront sur leur faim. Nous avons l’habitude de lire des portraits de méchants personnages, voire d’ignobles individus avec Carlotto. Ici, on a droit à un gentil monsieur bien lisse. Et si j’ai eu beaucoup de plaisir à avaler cette histoire, je dois dire que je considère ce roman comme une introduction en douceur au monde de Massimo Carlotto. Donc, si vous ne connaissez pas cet auteur, plongez dans le monde noir italien.

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Published by Pierre faverolle - dans Une idée de lecture
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commentaires

Bruno 16/02/2011 21:42


Bonsoir Pierre! Je n'ai pas encore lu ce roman, mais je ne manquerai pas de le faire car j'ai toujours un grand bonheur à lire Massimo Carlotto. Je rejoins tout à fait Jean Marc quand il dit que
"L'immense obscurité de la mort" est un chef d'œuvre, et je suis heureux d'apprendre que tu en feras un de tes billets du vendredi. J'avais découvert l'auteur avec ce roman, j'avais adoré! Pour
l'anecdote c'est d'ailleurs avec un billet consacré à ce roman que j'avais ouvert mon blog à l'époque!^^ En tout un roman à lire absolument. Quant à celui ci , je ne lui laisserai pas le temps de
prendre la poussière sur mon étagère je pense. Amitiés


Pierre faverolle 17/02/2011 11:32



Salut Bruno, on est complètement d'accord sur le cas Carlotto.


A bientôt



Jean-Marc Laherrère 14/02/2011 10:04


Entièrement d'accord avec toi, Carlotto n'est jamais aussi bon qu'avec des personnages beaucoup plus ambigus, pour ne pas dire avec de parfait salops. A ce titre le dernier (aussi à quatre mains),
est une superbe réussite.
Et Rien , plus rien au monde et l'obscurité de la mort sont deux chefs-d'œuvre. Ni plus, ni moins.


Pierre faverolle 14/02/2011 10:29



Bonjour Jean Marc, d'ailleurs, je parlerai de ces 2 livres dans mes chroniques de livres de poche du vendredi.


Merci d'être passé et à bientôt



cynic63 13/02/2011 09:27


Je suis d'accord avec toi Pierre. Malheureusement, Carlotto ne semble plus écrire qu'à quatre mains. C'est dommage mais j'attends son prochain...


Pierre faverolle 13/02/2011 10:07



Salut Cynic, J'ai trouvé une interview où il disait qu'écrire à 4 mains lui faisait découvrir une nouvelle façon de travailler, une façon de se renouveler. Ceci dit, c'est quand même bien !


A bientôt



Claude Le Nocher 11/02/2011 20:37


Salut Pierre,
N'étant pas habituellement un lecteur de Massimo Carlotto, je ne saurais comparer. D'ailleurs, comparer c'est juger, donc j'évite.
Les portraits nous semblent ici assez peu violents, à nous Français. Pour un Italien du Sud, montrer ces arrogants Italiens du Nord, c'est peut-être différent. Ou bien, sommes-nous moins surpris
par cette bourgeoisie mafieuse ? Y a pas qu'en Italie qu'elle existe, finalement.
Oui, ils auraient pu être plus direct dans la dénonciation, mais le but me semble quand même atteint.
Amitiés.


Pierre faverolle 11/02/2011 21:59



Salut Claude, en tant que fan de Carlotto, je ne peux que te conseiller Rien, plus rien au monde qui fait 50 pages (ou à peu près) mais qui est une bombe; et L'immense obscurité de la mort, qui
est un peu plus long et qui est plus profond. Pour un néophyte, Padana city est très bon; pour un fan comme moi, je préfère quand il décrit des méchants. Maintenant, Carlotto comme Lucarelli ou
De cataldo dénoncent les travers de l'Italie, dans lesquels on peut trouver des similitudes avec les autres pays "civilisés", et en cela, ils sont ô combien précieux.


Merci de ton message et à bientôt



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