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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 17:11

complexe du prismeSon premier roman s’appelait Vengeance sans visage. Et je le classais dans les romans policiers régionaux. Avec Le complexe de prisme, on garde la même région de Besançon, on sort de l’échiquier le commissaire Desvigne, et on y place le commissaire Bracq, Marianne Bracq. D’ailleurs, à propos de ce roman, je ne suis plus sur de vouloir le classer dans la catégorie Roman Policier. Mais j’y reviens.

Besançon, le 15 juin. Une silhouette se promène dans Besançon. Elle connait les lieux, les recoins de la ville. Arrivée à la Porte Noire, qui n’a jamais si bien porté son nom, une clocharde l’interpelle, pour un peu de monnaie. Elle l’entraine alors dans un endroit un peu plus calme, et avec un stylet acéré comme un cutter, transperce le cœur de la pauvre hère. Puis, elle lui ouvre l’abdomen, pour découper les veines et artères qui retiennent le cœur. La silhouette dépose à coté de la grille son trophée, le cœur de la clocharde.

Marianne Bracq était commissaire à Bergerac. Elle a décidé d’accepter cette promotion à Besançon. Ses premiers contacts se passent bien avec son équipe, contrairement au procureur. Elle se lance dans son travail, sachant que dans une semaine, ses deux filles la rejoindront, deux filles qu’elle a eu avec deux hommes différents. A peine posés ses bagages, la voilà lancée dans cette enquête, où un prisme retrouvé près du corps lui rappelle celui qu’elle a chez elle dans un carton. Et à la suite du deuxième meurtre, elle doit bien se rendre à l’évidence qu’elle est malgré elle bien plus impliquée qu’elle ne le voudrait.

Je vais vous dire une chose : ce roman justifie à mes yeux mon envie de lire des premiers romans. Le premier roman de Fabrice Pichon était un roman policier qui démontrait un talent pour brosser des portraits vivants de personnages et une grande qualité dans la façon de mener une intrigue. Et pour celui-ci, Fabrice Pichon n’a pas grimpé une marche, il en a sauté trois ou quatre tant il fait preuve de maitrise et s’amuse avec les nerfs de son lecteur.

On peut séparer ce roman en deux parties : la première est une enquête policière que je qualifierai de classique, avec ces petits plus qui font que l’on n’a pas envie de lacher le roman. Le personnage de Bracq, flic direct, pressée le jour, déçue en amour, et mère de deux enfants le soir, ses enfants qui lui manquent terriblement. En alternance, des chapitres sont consacrés à l’assassin qui est décrit comme La silhouette. Quelle belle trouvaille, tant je me suis demandé si c’était un homme ou une femme. Et je peux vous dire que ça m’a agacé (dans le bon sens du terme) ! Et puis, on se demande comment les flics vont résoudre ces meurtres qui sont commis sur des personnes pris au hasard dans la rue, sans aucune piste, sans aucun mobile.

Et puis on arrive au chapitre 14, pierre angulaire de ce roman, situé en plein milieu, sorte de transition entre roman policier et thriller. Le parallèle entre Bracq et l’assassin est remarquable d’inventivité, la scène éloquente, les sensations extraordinaires à la lecture. A partir de ce moment là, on connait le nom de l’assassin, et on plonge dans un roman à suspense qui fait doucement monter la tension … jusqu’à la dernière page. Car la fin est tout simplement géniale. Elle est tout d’abord totalement logique par rapport au destin des personnages, et suffisamment ouverte et indécise pour qu’elle laisse une impression de délice.

Fabrice Pichon a parfaitement passé son examen du deuxième roman. Son style a gagné en efficacité, les dialogues en sobriété. Il confirme que l’on peut attendre de lui de formidables romans policiers à suspense. Et en refermant son roman, j’ai eu l’impression qu’il pouvait encore plus nous surprendre, nous éblouir. Pour reprendre une expression d’une amie blogueuse, « on sent bien qu’il en a encore sous le pied ». Alors, monsieur Pichon, je suis prêt à attendre le temps qu’il faudra … Celui-ci m’a emballé, vivement le prochain.

 

L’avis de Marine : http://lespolarsdemarine.over-blog.fr/article-le-complexe-du-prisme-fabrice-pichon-116265495.html

L’avis de Jacques : http://unpolar.hautetfort.com/archive/2013/03/03/le-complexe-du-prisme-de-fabrice-pichon.html

Et enfin, allez lire le message de l’auteur sur livresque du noir : http://www.livresque-du-noir.fr/2013/03/le-complexe-du-prisme-par-fabrice-pichon/

 

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Published by Pierre faverolle - dans 2013
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commentaires

blanche ida 19/05/2013 00:03

je viens de lire vengeance sans visage et le complexe du prisme .se sont des polars ou je n'ai pas trouvé le temps long et je felicites Fabrice Pichon . vivement le prochain

Pierre FAVEROLLE 19/05/2013 08:53

Salut Blanche Ida, je pense que nous tenons là un auteur de talent et que la progression entre les 2 romans nous laissent envisager de futurs grands polars ! donc, oui, vivement le prochain !
A bientôt

Evy-Sirène 05/05/2013 21:02

ça me tente je note passe une bonne bonne soirée c'est génial ton blog bizzzz evy

Pierre FAVEROLLE 05/05/2013 21:17

Merci Evy ! Je devrais arriver à vider ton compte en banque avec mes suggestions !
BIZ

Carine 05/05/2013 20:01

Entièrement d'accord avec toi ! Merci pour le clin d'oeil ! ;-)

Pierre FAVEROLLE 05/05/2013 21:17

De rien, Carine, je crois d'ailleurs que j'ai du en rater quelques uns. Du très bon polar
A bientôt

Sharon 05/05/2013 19:58

Je note. J'essaie d'être optimiste et de me dire que je trouverai le temps de lire tout ce qui me fait envie.

Pierre FAVEROLLE 05/05/2013 21:16

Si nous ne sommes pas optimistes, alors où va le monde ?
A bientôt

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