Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 19:30

Grande morilleEt allez hop ! Un nouvel auteur à découvrir, une nouvelle maison d’édition à rajouter sur ce site, c’est le genre de lecture où on part dans le noir les yeux fermés. Et ça change des romans noirs standards !

 « L'aube se lève à peine sur les collines liégeoises. Le ciel, rose bonbon, est crotté de minuscules nuages bleu marine. Le coq chante une troisième fois et la rue Sainte-Walburge s'anime soudainement : d'un coup, la boulangerie est pleine à craquer, une file de quinze mètres se forme sur le trottoir, tout ça pour des petits pains. De l'autre côté de la chaussée, un fort gaillard de fromager lève le volet d'acier de sa boutique ; il éructe des insanités sur le monde et sur l'état du monde. Marzi, les bras encombrés d'un énorme paquet, lui fait un signe de tête. «Salut, Micheline !» Le marchand de frometon n'a pas l'air de trouver la formule à son goût ; il n'émet cependant aucune protestation verbale. »

Quand je ne sais pas comment résumer un livre, je commence par les premières phrases. C’est en fait l’histoire de Marzi et Outchj, qui sont de petits mafieux et qui n’ont pas peur de consommer des drogues ou tuer la moindre personne qui les gêne ou les énerve. Marzi est clairement un psychopathe énervé et Outchj un obsédé sexuel stressé. Leurs aventures sur 3 jours vont nous faire rencontrer des gens aussi divers et déjantés que des militaires débiles, des vieux grabataires adeptes de substances illicites ou bien des prostituées au grand cœur. Tout cela pour une chasse aux champignongnons mémorable.

Le moindre que l’on puisse dire, c’est que ce roman est drôle, hilarant pourvu que l’on accepte de rire de tout (mais pas avec tout le monde). Le but est de faire une gigantesque blague, avec le style à l’appui, avec les situations burlesques et des dialogues de mauvais aloi. Tout y est décalé, à prendre au deuxième degré, avec beaucoup d’argot, de bonnes phrases, et je dois dire que je me suis bien fendu la poire tout au long du livre.

Les personnages sont tous sans exception des décalés, des tarés, des ramollis du bulbe, des démoulés trop tôt. Ça court dans tous les sens, ça flingue à tout va et pour se calmer, on se fait un chien ou une vieille. C’est inconvenant, irrévérencieux, bourré d’humour noir crade avec juste le décalage qu’il faut que l’on rie plutôt que l’on soit effrayé.

Alors, évidemment, on pense à San Antonio pour le style imagé et délirant, mais dans le genre trash et grossier voire en dessous de la ceinture. Et c’est une belle référence, qui me semble méritée. Il faut juste savoir que les chapitres sont alternés entre le vendredi et le dimanche, et que le narrateur change ce qui peut être déstabilisant. Après, ce n’est que du bonheur, pourvu que l’on soit un peu dérangé de la tête, et ce roman s’avère un moment très divertissant.

Partager cet article
Repost0

commentaires

gridou 12/05/2011 10:04


Je ne suis pas sûre que ça me plaise...mais je vais t'avouer un truc: je n'ai jamais lu San Antonio...j'aimerais peut-être...je ne sais pas...


Pierre faverolle 12/05/2011 13:30



J'ai eu ma période et j'ai du en lire une dizaine. Tu peux prendre n'importe lequel pour essayer.


A bientôt



Lystig 11/05/2011 22:03


et si l'on est pas dérangé de la tête ????


Pierre faverolle 12/05/2011 06:36



Ben ... Paul Maugendre sur Mystèrejazz n'a pas aimé ! Je me ssuis bien amusé mais je préfère prévenir que certains peuvent ne pas trouver ça drole !


A bientôt



Présentation

  • : Le blog de Pierre Faverolle
  • : Ce blog a pour unique but de faire partager mes critiques de livres qui sont essentiellement des polars et romans noirs. Pour me contacter : pierre.faverolle@gmail.com
  • Contact

Sur ma table de nuit ...

Le blog reste ouvert.

Dorénavant, les nouveaux billets seront :

http://blacknovel1.wordpress.com/

   

Recherche

Archives

Catégories