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Les éditions de l’écailler du sud se sont éteintes. Elles renaissent sous le nom simplifié de L’écailler. Au programme, du polar bien sur et des documents. Dès le 15 septembre, c’est donc le retour en force avec deux romans aux quatrièmes de couverture alléchantes. Et comme vous connaissez ma volonté de parler aussi des petites maisons d’édition, voici donc les deux romans en question :
Bob Dylan et le p'tit quinquin de Noël Simsolo
Voyage dans la violence, le sexe et la drogue au milieu sixties à Lille, Bob Dylan et le P'tit Quinquin fait revivre en noir une époque où les apparences laissaient croire au bonheur de
vivre.
Un jeune bourgeois riche rencontre une routarde qui chante Dylan et tue par plaisir. Un professeur de chimie raciste joue les prédateurs en s'attaquant à l'objet de ses haines. Un historien s'instaure en ange exterminateur pour exécuter les pourvoyeurs du mal. Un sérial killer dépèce les jeunes filles. Une grande bourgeoise se livre au vice pour satisfaire son mari. Un truand cherche à faire le bien de façon peu orthodoxe et les flics y perdent leur latin, se suicident ou pardonnent à ceux qui les ont offensés.
Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser
Dans un collège dit "difficile" une jeune prof d'italien a du mal à mater sa classe.
En particulier quelques éléments récalcitrants qui l'insultent et la menacent, rendent la vie dans la classe insupportable, et bientôt en dehors. Dans un crescendo très tendu, on passe du chahut à la menace physique non seulement sur la prof mais aussi sur ses proches. Mal soutenue par son CPE qui préfère fuir plutôt que de tenir tête aux élèves violents, la jeune enseignante perd son seul soutien, une de ses élèves, Samira, qui se suicide pour ne pas être mariée de force au "bled".
Seule face à "Adrami le boss", Malik, qui la poursuit jusque chez elle, Cindy, qui se prostitue dans une ruelle proche du collège, et quelques autres agités, Lisa Genovesi commence à sentir monter en elle un désir de vengeance et elle se forge une carapace de haine implacable qui la transformer de gibier en chasseur. Après avoir vécu une bagarre au couteau dans sa classe, après avoir été molestée par Malik devant tous les élèves, après avoir essuyé jour après jour les insultes les plus grossières et intimes, elle va, un soir de conseil de classe, prendre Malik a son propre jeu et le tuer d'un coup de couteau dans la ruelle où Cindy se prostituait.
Très amoral - ou trop moral ? - le roman se termine bien pour Lisa Genovesi, qui s'est fait brutalement justice sans être inquiétée un seul instant.