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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 18:02

Voici quelques idées à lire, que je n’ai pas testées, mais dont le prix est très abordable.

Zeus de Sébastien Gendron (Storylab)

Zeus.pngPour ceux qui sont équipés de lecteur de livres numériques, chez Storylab, sort un roman de Sébastien Gendron. Le prix est de 1,49 euros pour un temps de lecture de 40 minutes.

Le sujet est :

Zeus est un tueur-né. Zeus aime le sang, il est violent, il est incontrôlable. Tom, petite frappe du banditisme bordelais, aurait préféré ne jamais croiser sa route… Mais on n'a pas toujours le choix.

Toutes les informations sont ici : http://www.storylab.fr/Collections/One-Shot/Zeus

 

Collection Pulse chez 13ème Note :

La collection de poche de 13ème Note continue son petit bonhomme de chemin. Elle s’appelle Pulse et quatre nouveaux titres vont sortir en cet automne. Les prix vont de 6 à 8 euros, ce qui me parait aussi une excellente affaire. Donc faites votre choix :

De sueur et de sang de FX.Toole :

Sueur-et-sang.jpgCe livre sur la boxe est composé de trois nouvelles inédites en français intitulées : «Entraîner un poids lourd », « Saint homme : chaque entraîneur cherche un boxeur, un messie, qui l’emmènera en terre promise », « Folies nocturnes ». Dans chacun de ces textes, un boxeur prometteur attise l’intérêt d’un vieil entraîneur qui, malgré les déceptions réitérées d’une vie consacrée au noble art, s’engage à le rendre plus performant. L’espoir vibrant de l’entraîneur est de remporter un titre :

« fabriquer un champion c’est ce qui me fait bouger le cul ». Ce nouveau « père » – coach philosophe quelque peu cynique – donne tout ce qu’il a au boxeur pour l’aider à gagner, puis assiste fatalement à une débâcle – souvent sanglante. Fin du rêve. Les histoires et les personnages de F. X. Toole sentent le vécu ; ainsi, dans « Saint homme », le boxeur blanc Ernie Pescetti, tétanisé par le trac avant de monter sur le ring, s’oublie et tache d’urine sa tenue noire conçue spécialement par l’entraîneur pour éviter l’humiliation. Au fil de ces trois textes, le lecteur se prend des coups et comprend vite que la boxe, c’est l’évacuation de toutes les humeurs : sang, salive, sueur, pisse. Il y a également les humeurs, en tant que «dispositions affectives », associées au sport en général et à la boxe en particulier : l’extrême violence des matchs, les insultes, les menaces, les tentations, la corruption, les trahisons pour une poignée de dollars, le business... Enfin, pour F. X. Toole, « le monde était les combats et les combats étaient le monde. » (James Ellroy, préface à Coup pour coup, Albin Michel, 2006).

Voyage au bout de la blanche de J.R.Helton

Voyage-au-bout-de-la-blanche.jpgCe deuxième ouvrage de J.R. Helton publié chez 13e Note est un roman. Héritier du Junky de William Burroughs, J.R. y brosse avec une sincérité subversive le portrait d'une Amérique qui préfère se voiler la face plutôt que d'admettre l'évidence : c'est une nation de camés. Dans cette Amérique-là, la consommation de drogues licites ou illicites est non seulement l'un des passe-temps favoris du citoyen, mais peut-être aussi l'un de ses moyens les plus sûrs de s'adapter à la société - et d'y survivre. Dans un style inimitable, poignant et souvent hilarant, J.R. nous décrit en détail les avantages et inconvénients qu'il y a à consommer quotidiennement ces produits que tout accro rêve de trouver à volonté chez son dealer : herbe, coke, champignons, ecstasy, heroïne, alcool... mais aussi toute la panoplie des drogues disponibles en pharmacie et très largement utilisées par une frange importante de la population américaine. Cela fait maintenant des années que Jake, l'alter ego de J.R., est passé du dry martini à la coke, accompagnant sans états d'âme son dealer à des rendez-vous foireux, limite violents. Des années aussi qu'il exploite les failles du système des Instituts de beauté et de santé pour se procurer sur ordonnance les opiacés les plus puissants. C'est au Texas, entre San Antonio et Austin, que, explosé aux champignons hallucinogènes, il tombera raide amoureux de sa future femme... Tout au long de ce «voyage au bout de la blanche », Jake ingurgite des drogues et partage avec nous leurs effets tant sur son corps que son esprit. Leur séduction n'est pas minimisée, même s'il est souvent à la limite de la folie. Et ses commentaires brutaux sur une Amérique prétendant, façon Nancy Reagan, que les drogues sont réservées aux faibles et aux marginaux, n'en sont que plus convaincants. À lire sans crainte d’overdose !

Nouvelles d’Écosse de Laura Hird :

nouvelles-ecosse.jpgNouvelles d’Écosse est composé d’un long récit intitulé «Hope» et de dix nouvelles urbaines, ancrées dans l’Écosse natale de l’auteur. Laura Hird est passée maître dans la construction de ses personnages, elle se glisse dans la peau d’hommes et de femmes de tout âge, qu’importe leur origine et leurs préférences sexuelles, avec la même aisance et la même sensibilité. À travers ces différents portraits et histoires, elle explore le côté sombre de l’humanité, prenant un malin plaisir à décrire les «monstres» que l’énergie du désespoir contribue souvent à créer. Dans « Hope », Laura Hird met en scène avec impudence et sens de la provocation un jeune homosexuel d’Édimbourg égocentrique et futile, Martin, qui travaille dans une librairie d’occasion. Escroc débrouillard, Martin se voit proposer lors d’une fête bien arrosée une chambre tous frais payés dans le quartier bourgeois de NewTown chez la tante d’un de ses amis, une veuve d’âge mûr : Hope. Il saisit l’occasion de vivre à ses crochets. Au fur et à mesure que l’affection naît entre eux, Martin remet en question ses choix de vie, sa sexualité et découvre, stupéfait, qu’il a besoin de Hope pour remplir son vide intérieur. Sans jamais forcer le trait, Laura Hird sème des mots ou des images qui se plantent dans le cœur du lecteur et y sèment des pressentiments presque à son insu. Ces récits sont truffés de références cinématographiques, littéraires et musicales qui dessinent le paysage culturel d’une Écosse représentant à la fois un refuge et une prison. Laura Hird pose un regard cynique mais bienveillant, dénué de tout jugement, sur ces êtres qui ne savent plus quoi faire de leur solitude. Dans des corps à corps où la peau a le plus souvent le goût froid du métal, ils se cognent les uns aux autres. Le bruit de leurs collisions résonne longtemps encore après que le livre est refermé.

LA TÊTE HORS DE L’EAU de Dan Fante :

Tete-hors-de-l-eau.jpgBruno Dante, l’alter ego de Dan Fante, s’est mis sérieusement au boulot. Dans ce roman, il semble désintoxiqué : pas la moindre goutte d’alcool ni la plus petite ligne de cocaïne, trois séances hebdomadaires chez les Alcooliques Anonymes. Employé dans le télémarketing, Bruno devient un as pour fourguer du matériel informatique à des gens qui n’en ont pas besoin. L’intérêt « sociologique » du roman tient largement à la description de ce monde du travail délirant : les patrons et les autres employés de l’entreprise sont tous d’anciens alcooliques et drogués qui, eux aussi, assistent avec ponctualité aux réunions des Alcooliques Anonymes. Curieusement, cette boîte est « number one » dans son secteur d’activité, car il y règne une compétition implacable et une discipline digne d’un centre d’entraînement des marines. On y voit évoluer un Bruno Dante ponctuel et acharné à la tâche, battant tous les records de contrats décrochés en une seule journée… jusqu’au jour où il tombe amoureux de Jimmi. Cette beauté irano-mexicaine, accro au crack et à l’alcool, va le faire rechuter dans une spirale infernale.

« Pour sortir de l’enfer, il reste l’humour et l’écriture : ça tombe bien, Dan Fante a une forte propension au premier et un réel talent pour la seconde. [...] il fait de son odyssée sur le fil [...] un petit chef d’œuvre d’émotion. » (BernardQuiriny,Chronicart)

Pour le site de 13ème Note, c’est par ici : http://www.13enote.com/catalogue-types.php?idt=9

Bonnes lectures !

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Published by Pierre faverolle - dans Info du mardi
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commentaires

Cathy 13/11/2012 12:46

voila qui me plait, Jean ;-)

Pierre faverolle 13/11/2012 20:59



qu'est ce que je disais ?



jean 13/11/2012 12:37

Salut Pierre,

A vue de nez, je suis tenté par tous les titres, mais il faut parfois raison garder. Le Dan Fante, l'amant littéraire de Cathy emporte mes suffrages. Jamais rien lu de lui,
Cette lacune se doit d'être comblée. Et ce bouquin m'emballe. Amitiés. Jean.

Pierre faverolle 13/11/2012 20:58



Je ne pense mon ami


 



Cathy 11/11/2012 23:21

Celui ci je l'ai dans la précédente édition :-)

Pierre faverolle 12/11/2012 06:42



Je m'en doutais !



Cathy 07/11/2012 19:08

Excellente collection que ces Pulse, format agréable, couverture originale et fidèle aux auteurs déjantés qui sont légion chez 13eme note.

Pierre faverolle 11/11/2012 17:00



Tout à fait , et connaissant tes gouts et ton amour de Dan Fante ...



Foumette 07/11/2012 18:30

Merci Pierre de penser à nos sous!!!! Figure-toi que je vais recevoir un livre de la collection Pulse mais je ne sais plus lequel!! Sont sympas de me faire ce petit cadeau! Bises

Pierre faverolle 11/11/2012 17:01



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