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27 juin 2010 7 27 /06 /juin /2010 19:21

heureux au jeuHonte à moi ! Je suis allé sur internet, et je me suis aperçu que Lawrence Block faisait partie des plus auteurs de romans noirs, à l'instar du très regretté Donald Westlake. Et je n'en avais jamais entendu parler ! Eh bien, c'est maintenant chose faite, avec Heureux au jeu.

William Maynard est un tricheur professionnel, plutôt spécialisé dans les jeux de cartes. Il a commencé sa carrière à Chicago. Il était magicien, mais pas un grand magicien, plutôt un amateur éclairé qui aurait fini sa carrière dans un cabaret miteux. Pour les beaux yeux de sa partenaire, il accepte une proposition qu'on lui fait d'apprendre à tricher.

En quelques semaines, ses tours de passe-passe sont au point, et il se lance dans le grand jeu, au service de celui qui l'a initié. Puis, petit à petit, l'oiseau prend son envol et il se met "à son compte". Un soir, il est démasqué et il est tabassé, y perd deux dents, y gagne un pouce déboité,  et on lui demande de quitter la ville. Il décide donc de partir pour New York.

En route il s'arrête dans une petite ville où il en profite pour se faire refaire les deux dents qui lui manquent chez le docteur Seymour Daniels. Ils sympathisent et celui-ci lui propose une partie de poker avec des amis. Maynard n'a jamais su refuser quoi que ce soit, il accepte. Il a donc renddez vous chez un avocat Murray Rogers. 

Vraisemblablement, ce sont des amateurs et ils ne s'aperçoivent pas de la triche. Il gagne beaucoup d'argent. Toute cette petite mécanique déraille quand il rencontre Joyce Rogers, la femme de Murray. Elle voit bien qu'il triche, le fait savoir à Maynard en langage codé mais ne dit rien aux autres. Maynard n'a jamais résister aux belles femmes. Malgré cela, il ne fait rien.

C'est Joyce qui fait le premier pas. Elle lui rend visite à son hôtel, et lui explique qu'elle n'aime pas son mari, qu'elle l'a épousé pour l'argent, et que le contrat de mariage ne lui octroie rien si Murray meurt car tout revient à ses filles. Elle lui demande de trouver une solution pour récupérer l'argent (et elle par la même occasion). Maynard n'a jamais su dire non.

Au début, je n'ai pas fait atention à la date de publication de ce livre. Petit à petit, j'y ai ressenti un décalage, par les habitudes des personnages. Après vérification, l'action se situe dans les années 60 et le livre a été édité en 1964. A l'époque, les hôtels minables avaient quand même des gardiens et on avait le droit de fumer où on voulait. Donc, si vous commencez ce livre, ça se situe dans les années 60.

C'est à un beau personnage auquel on a droit. Escroc de profession, il lui reste quelques réminiscences de vivre une vie normale. Et c'est ce dilemme que nous décrit Lawrence Block au travers de cette histoire classique avec tous les poncifs du genre : Un escroc, des pigeons à plumer, une belle blonde fatale et le tour (de magie est joué).

Oui, mais ce livre va un peu plus loin. D'abord ce personnage de Maynard, ni bon ni mauvais, auquel on ne s'identifie pas, est un homme qui hésite. Sauf quand il s'agit de tricher, et il le fait tout le temps, Maynard ne sait pas s'il doit choisir l'escroquerie ou une vie normale d'agent d'assurances, s'il doit choisir la blonde fatale incendiaire ou la blonde calme. Et comme souvent dans ces cas, il se trompe, prend la rue à contre-sens pour son malheur.

Un bon roman noir donc, qui ne se démarquerait pas des autres s'il n'y avait ce style si pur, si simple (en apparence), s'il n'y avait cette narration si logique, s'il n'y avait pas cette qualité qu'ont les grands auteurs de raconter une histoire simple en donnant autant de plaisir au lecteur. Je l'ai avalé en deux jours, c'est vous dire, pour un bon moment de divertissement.

A noter que Keller en cavale vient de sortir au Seuil Policier et que je sais ce que je vais acheter dans les jours qui viennent.

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Published by Pierre faverolle - dans 2010
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Claude Le Nocher 28/06/2010 16:20


Eh oui, Pierre, la tradition (du roman noir), ça a du bon !
Et tu vas encore plus te régaler avec "Keller en cavale", promis !
Amitiés.


Pierre faverolle 28/06/2010 17:50



Salut Claude,


Celui là, je l'ai lu un peu au hasard. Bonne pioche. Pour "Keller en cavale", je vais attendre un peu, car il faut impérativement que je vide mon stock. Cette année, j'en ai acheté trop !


A bientot



Dominique 28/06/2010 11:26


Je suis une fan de Lawrence Block depuis très très longtemps , je te conseille les premiers avec son héros Matt Scuder on les trouve presque tous en poche
un des meilleurs : 8 millions de façons de mourir


Pierre faverolle 28/06/2010 13:05



Merci beaucoup du conseil. C'est ce qu'on m'avait dit aussi. Si les avis convergent, il va falloir que je me penche sur le cas Block.


A bientot



Ys 27/06/2010 23:56


Moi non plus je n'ai jamais lu Lawrence Block, mais je vais réparer ça bientôt : "Huit millions de façons de mourir" est sur ma LAL, j'espère que ce premier choix s'avèrera judicieux.


Pierre faverolle 28/06/2010 06:42



Je me rappelle du film, alors ça doit être bien. Je surveille tes billets. Bonne lecture !


A bientot



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