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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 19:06

DeliquescenceBizarrement, quand j’ai lu la quatrième de couverture, j’ai tout de suite été attiré par le sujet, bien qu’il ne soit pas forcément original. Pourquoi ? Peut-être par sa façon de raconter brièvement une situation pas forcément facile à aborder. Ce roman s’avère, au bout du compte un bon premier roman.

La narratrice travaille dans un centre social, où elle reçoit des hommes pour les aider à remplir leur dossier. Débarque alors un jeune homme blond. Par son magnétisme et ses sous-entendus, elle va être attirée, et accepter de le suivre. Ils vont descendre dans un parking et faire l’amour …

Commence alors pour la narratrice une longue période qui va durer plus d’un an où elle va l’attendre, espérer qu’il arrive, passer quelques soirées en sa compagnie, délaisser ses amis et en particulier Alison sa collègue de travail, s’éloigner de ses parents. La descente aux enfers peut commencer …

Ce premier roman est assez particulier à aborder. Il faut savoir que tout le livre est écrit à la première personne du singulier, dans un style très pauvre, très plat. On n’y trouve aucune description, juste des états d’ame, des pensées, des sentiments. Si la démarche est louable, au sens qu’elle donne l’impression de lire un témoignage, elle parait parfois maladroite, voire lassante.

En effet, j’aurais aimé un peu plus de passion dans les passages où elle retrouve le jeune homme blond, un peu plus de lassitude dans les moments passés au travail, un peu plus d’impatience à force d’attendre un désir qui ne vient pas. Mais non ! rien ! Et si c’est quelque chose qui m’a gêné, je comprends parfaitement la démarche artistique de l’auteure.

Pour en revenir à l’intrigue, comme il y a peu de descriptions, c’est un livre abordable, pas trop trash mais assez cru, où on voit une femme se transformer en esclave, acceptant de s’abaisser jusqu’à l’état d’animal. C’est donc un livre assez dur à lire, surtout si on s’identifie au personnage. En tout état de cause, Deborah Kay Davies signe là un premier roman suffisamment insolite et jusqu’au-boutiste pour suivre son prochain roman.

Ce roman a été lu dans le cadre de la Masse Critique de Babelio, et je remercie vivement Babelio et Les éditions du Masque pour l’envoi de ce roman.

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Published by Pierre faverolle - dans 2012
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commentaires

Foumette 14/11/2012 16:16

Le sujet m'attire mais j'ai un peu peur du style que tu décris! Je le note...entre parenthèses..on verra!!!! Bise mon ami Pierre!

Pierre faverolle 14/11/2012 21:15



Je pense que tu as raison, et je pense que l'auteur aurait pu tirer de son sujet un excellent polar.


BIZ aussi



gridou 12/11/2012 19:56

Je suis en pleine déception littéraire moi aussi...En dehors des valeurs sûres, je rame un peu en ce moment (trop de mauvaises pioches de suite, ça décourage de découvrir de nouveaux auteurs...)

Pierre faverolle 12/11/2012 21:31



Reviens aux valeurs sures : un petit John Harvey ou un Pelecanos ...



La petite souris 11/11/2012 21:57

moi le sujet ne m'attire pas trop. je passerai donc mon tour en attendant que tu m'en conseille un qui t'aura particulièrement emballé !! ^^ A bientôt mon ami !

Pierre faverolle 12/11/2012 06:42



Normalement, je devrais pouvoir te donner ça d'ici la fin de l'année. Je garde les lectures que je n'ai pas eu le temps de faire le reste de l'année, alors ...


A bientôt mon ami



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