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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 20:39

939598J’avais lu tellement de bien de ce roman, qu’il me fallait absolument le lire pour m’en faire ma propre opinion. Et puis, l’univers décalé que l’on me promettait ne faisait qu’aiguiser ma curiosité.

Sweeney est un pharmacien dans un hôpital de Cleveland. Son fils Danny agé de 6 ans est dans le coma, et il parvient à se faire embaucher dans la prestigieuse clinique du docteur Peck, située à Quinsigamond, qui est réputée pour avoir ramené à la vie deux cas de comateux. Danny fait la connaissance de toutes les personnes qui travaillent dans cette clinique, de Alice la propre fille du docteur Peck jusqu’à Nadia, la mystérieuse infirmière. Au dehors, règne un groupe de bikers, qui font régner la terreur, avec à leur tête Buzz. Sweeney fait tout pour protéger son fils, et le seul lien qu’il a avec lui est la lecture d’un magazine de bande dessinée qui s’appelle Limbo, et qui raconte l’épopée d’une troupe de cirque formée par des « monstres » de la nature. Petit à petit, les deux mondes finissent par se rejoindre, par s’entremêler.

Ce roman est plein de qualités, non seulement par sa narration, mais aussi par la faculté de l’auteur à décrire des mondes qui sont soit réels, soit imaginaires. Le fait de raconter ces deux univers en parallèle puis de les faire se rejoindre, se mélanger est une sacrée bonne idée. Alors, on est emporté par la force de l’imaginaire de Jack O’Connell, parce qu’il sait nous plonger dans ses univers, de façon assez incroyable, sans effet de style, juste en choisissant soigneusement ses mots, ses phrases, ses dialogues.

C’est aussi toute une galerie de portraits, tous aussi puissants les uns que les autres, que ce soit dans la vie réelle que dans la Bande Dessinée, que l’on est pas prêts d’oublier. Il n’y a pas de bons ou de gentils, dans le vie réelle, et c’est probablement la seule chose qui différencie les deux mondes. Par contre, il n’y a pas de fin, au sens où l’imagination peut tout, et peut tout nous donner. Car, grâce à l’introduction de l’auteur, il nous montre la métaphore de son livre. Sa réflexion sur la littérature  est très intéressante, sur ce que les livres nous prennent et sur ce qu’ils peuvent nous donner, sans pour autant être rébarbative ou « intello ».

Dans les limbes est un très bon livre que j’ai eu beaucoup de plaisir, même si j’ai trouvé que certains passages étaient de trop. L’intrigue et la façon de l’amener est subtilement construite, et la conclusion mérite à elle seule d’acheter et de lire ce roman vraiment en marge de tout ce qui peut se publier aujourd’hui dans le roman noir. A classer dans Hors catégorie, en haut de la pile. Et merci à Coco pour le prêt de ce livre hors du commun.

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Published by Pierre faverolle - dans 2010
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commentaires

Hannibal 01/03/2010 23:16


Je l'ai acheté dès les premières chroniques élogieuses mais je doute de trouver le temps de le lire avant un moment malheureusement.
En espérant être conquis lorsque viendra l'heure d'aller faire un petit tour Dans les limbes...


Pierre faverolle 05/03/2010 13:25


C'est assez particulier. Mais lis au moins l'introduction de l'auteur. ça te donnera une idée de ce que l'auteur veut faire. J'ai trouvé cela passionnant


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