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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 18:22
Les guetteurs des Ian Rankin (Editions du Masque)

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas lu un roman de Ian Rankin, l’auteur qui a immortalisé John Rebus. Depuis qu’il a mis son inspecteur fétiche entre parenthèses, il nous offre un nouveau personnage Malcolm Fox.

En Ecosse, la police des polices s’appelle le service des Plaintes. Malcom Fox est inspecteur dans ce service. On a pu le rencontrer dans Plaintes, paru l’année dernière aux Editions du Masque. C’est un homme solitaire, qui ne boit pas et qui a une vie tranquille, si ce n’est son père qui est à l’hôpital, ce qui fait qu’il doit gérer les reproches de sa sœur qui trouve qu’il ne passe pas assez de temps au chevet paternel.

Il débarque à Kirkcaldy, petit port proche d’Edimbourg, pour enquêter sur Paul Carter, un flic soupçonné d’avoir abusé de Teresa une prostituée pendant son service. Abus de position. Mais ce qui est bizarre, c’est que c’est son oncle qui l’a dénoncé. Peu après, l’oncle est retrouvé suicidé ou assassiné. L’affaire pourrait s’avérer simple mais d’autres meurtres vont suivre … Des papiers que Fox va retrouver chez les Carter vont lui donner des pistes vers des groupes révolutionnaires indépendantistes des années 70-80. Et cette affaire qui semblait si simple au départ va se révéler le début d’un secret qui n’a pas été ébruité depuis plus de 30 ans.

N’ayant pas lu la première enquête de Malcolm Fox, j’ai été très agréablement surpris de la façon dont l’auteur nous emporte dans cette ville, nous fait côtoyer les personnages. Il faut dire que Ian Rankin n’est pas n’importe qui, et que l’on sent du savoir faire. Car, avec un point de départ simple, il nous plonge dans les plus sombres heures de l’histoire contemporaine écossaise, à savoir les terroristes indépendantistes écossais, qui ont rêvé dans les années 70 faire comme leurs cousins irlandais, avec les mêmes moyens violents.

Si Ian Rankin ne nous assomme pas de descriptions ni de psychologies à outrance, je dois dire que c’est un roman policier costaud qui avance surtout grâce à ses dialogues fort bien faits … mais très longs. J’ai été surpris par cela car je ne me rappelais pas que les précédents romans de Rankin étaient écrits avec autant de dialogues.

C’est donc un roman qui se lit avec un grand plaisir, qui s’avale goulument, et qui montre que les jeunes révolutionnaires d’antan se révèlent aujourd’hui d’impitoyables nababs qui ont bien profité du capitalisme libéral, celui là même qu’ils combattaient alors. Et si le fond du sujet arrive bien tard dans le roman, ce qui peut donner l’impression que Rankin effleure son sujet plutôt que le traiter réellement, il n’empêche que le message frappe d’autant plus fort. Et si vous croyez que ce que je viens de dire vient de vous révéler le nom des auteurs des meurtres, c'est que vous ne connaissez pas Ian Rankin. Alors, lisez le donc !

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Published by Pierre Faverolle - dans 2013
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commentaires

The Cannibal Lecteur 01/12/2013 16:23

Hello,
J'avais eu aussi du mal avec Rebus, ce qui m'avait fait arrêter... là, je pense que je peux recommencer, comme notre petit mulot ! :D

Pierre FAVEROLLE 01/12/2013 17:31

Tu m'otes les mots de la bouche

Vincent 30/11/2013 09:38

Une chronique qui donne envie, mon cher Pierre, d'autant que j'avais beaucoup apprécié la série avec l'inspecteur Rebus, même si je ne les ai pas tous lus... Et je vais m'intéresser de plus près à ce nouveau détective, et peut-être bien commencer par "Plaintes" avant de me procurer les guetteurs...

Pierre FAVEROLLE 30/11/2013 12:59

Salut Jean, je trouve Rankin inégal dans sa production. il passe du génial au dispensable. Celui ci est d'un très bon niveau. Bonne lecture

Jean 30/11/2013 12:46

Ian Rankin est incontestablement un auteur talentueux et qui connaît la musique. Au final, j'ai lu moins d'enquêtes de John Rebus que je ne le pensais, vérifications faites. Mon petit bémol aux aventures de Jon Rebus, c'est la longueur. Le dernier que j'ai lu mettant Rebus en scène s'appelait "La mort dans l'âme". Très bon, j'en avais écrit une chronique mais trop long. "Les guetteurs" sont à mon programme, bien sûr. Merci pour cette chronique, Pierre, la mienne suivra au moment opportun.

Pierre FAVEROLLE 30/11/2013 10:06

Celui ci peut se lire indépendamment de Plaintes (que je n'ai pas lu). Ian Rankin, c'est du costaud, il maitrise son art. Bonne lecture
A bientôt

La Petite Souris 29/11/2013 20:35

je viens tout juste d'en finir la lecture.J'ai pour ma part bien aimé et j'en suis d'autant plus ravi que jusqu'ici j'avais du mal avec Rankin ! du coup, le signe indien étant vaincu, je vais pouvoir me mettre à m'interesser davantage à cet auteur incontournable. ;)

Pierre FAVEROLLE 29/11/2013 21:04

Salut Souriceau C'est sur que c'est du costaud, on sent l'auteur qui maitrise son art. Il a l'air de ne pas y toucher, et aborde son sujet en douceur. Je pense tout de même que quelques dialogues auraient mérité quelques lignes en moins. Mais ce n'est que mon avis ... A bientôt mon ami !

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